Vendredi 17 août 2007 5 17 /08 /Août /2007 18:30
Aujourd'hui ? Le lendemain de mon anniversaire.
Bon, le score en soi n'a pas d'importance sauf pour moi.
Je me souviens d'un super anniversaire.
J'étais en Bretagne, en camping avec mon chien. Il faisait trés beau et trés chaud. J'ai passé la journée à la Pointe du Raz. Le soir, je suis arrivée au camping. Mes parents m'avaient adressé une belle carte d'anniversaire et il y avait de la tarte au citron, le pêché mignon de mon enfance. J'ai lu ma carte assise par terre en mangeant un bout de tarte. L'été de mes 23 ans.

Image-1.png
Image trouvée ici


Il y a quelques temps encore, le mois d'Août était plutôt affreux. Comme si le mois anniversaire devait être le moment d'un bilan. Et le bilan n'était pas forcément positif.
Ça va un peu mieux à cet égard. Non que le bilan soit forcément plus positif. mais j'ai appris à le vivre différemment. Les questions sont toujours les mêmes. Les réponses, elles, évoluent à mesure que j'avance...
Qu'est-ce que je cherche dans la vie ?

La réussite professionnelle ?
(c'est plutôt raté si l'on considère la chose selon des critères classiques...) Et, non, ça n'a jamais été ma priorité. Je me suis toujours dit que je ne voulais pas "être quelqu'un" mais être "quelqu'un de bien" et surtout "heureuse".
À me plaire dans mon travail ? Oui. C'est important. Et là, ça dépend... Grosso-modo, j'ai trois jobs. Aspect attractif, par ordre croissant, job N°1, N°2 et 3 ex-aequo.
À gagner de l'argent ? 
Job N°1 est rémunérateur mais chronophage et me rend folle, Job N°2 est relativement rémunérateur selon les moments mais pour l'instant l'horizon est plutôt bouché... Job N°3 est pour  l'instant ridiculement peu rémunérateur compte tenu du temps que j'y passe.
Après, l'argent n'a qu'une importance moyenne : En gagner "beaucoup" ne fait pas le bonheur.
[Souvenir d'une dame qui, signant un chèque à deux zéros précédés d'un trois à l'ordre de la structure pour laquelle je travaillais, m'a dit "et voilà, une paire de chaussures en moins". Je n'ai rien dit. Je n'ai jamais envisagé de payer une paire de chaussures plus chère que, disons, 70 euros (et c'est déjà l'exception) alors cette phrase me faisait miroiter un niveau de vie difficile à imaginer pour moi. Pour autant, est-on plus heureux de pouvoir s'offrir des chaussures à 300 euros plutôt qu'à 30 ?]
Mais il faut tout de même en gagner suffisamment pour pouvoir vivre correctement. Et, bon, être sans cesse en train de compter d'un mois sur l'autre, ne s'acheter de fringues que pas trés souvent, avoir un budget pour la nourriture et les dépenses incompressibles et se poser des questions de conscience dés que l'on a envie d'un livre de poche... Économiser  pour la retraite sans trop savoir pourquoi... Bref. Pas trop la joie.
Il faut faire des choix dans la vie. Comme me l'a dit Prof récemment, certains choix n'en sont pas. Depuis déjà trois ans, je ne fais que temporiser. Cependant je temporise plus ou moins consciemment, alors que durant les dix ans qui ont précédé j'ai temporisé en toute inconscience.
Me donner encore un an ? Deux ans ? Oui. (Qu'est-ce que je ferai si à ce moment là rien n'a fonctionné ?
Ben... tu chercheras autre chose...
)

Autre aspect, la vie perso. De ce point de vue là rien ne ressemble à ce que j'imaginais quand j'étais gosse, ni à un schéma "classique". Peu importerait si j'étais heureuse. Mais, bon, j'ai beau me dire qu'il y a des choses qui ne viennent pas dans toutes les vies, il y a forcément un manque.
J'y reviendrai peut-être, ou pas, peu importe.
Comme pour tout le monde, j'ai des bons et de mauvais moments. Des rires, des larmes, du désespoir, des moments de bonheur.
"Et il me semble parfois que l’horizon s’éclaircit. Des petites choses, me trouver saisissante dans mon miroir, être consciente de faire plein de trucs intéressants, que ce soit la plongée, le bientôt-saut en parachute, job N°2 ou job N°3. Être consciente que même si je galère sur pas mal de choses j’ai certaines exigences, une certaine soif d’absolu, un certain refus des concessions. J’aurai  zz ans cet été, sais pas si j’aurai jamais des enfants, sais pas si je trouverai jamais l’amour mais parfois je me dis que c’est pas si nul que ça… Et m--e pour ceux qui ne comprennent rien…
"
écrit en avril 2007
Par Dragon d'eau - Publié dans : Tout et rien : ma vie en direct-live ;-))
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Vendredi 17 août 2007 5 17 /08 /Août /2007 08:00
Nous nous retrouvons devant la piscine de W… le matin de l’examen, Gentil, Patient, Givrée et moi. Gentil (un gars charmant) est affreusement stressé et fait comme si ça lui était assez égal de rater ou pas. Je le regarde et me dis qu’au contraire, ça doit être très important pour lui. Patient gère assez bien son stress. Givrée est complètement « schtarbée » (expression personnelle) sous l’effet du stress : elle saute partout, discute très fort, rigole, s’agite et nous raconte qu’elle a eu un mal fou à s’endormir.
Première épreuve, la réglementation. Nous voilà tous dans une petite pièce en train de remplir un questionnaire.
J’ai perdu l’habitude de passer des examens (et puis c’est un exam de plongée, quand même !) et réalise deux minutes avant la distribution des questionnaires que je n’ai ni feuilles, ni trousse ni stylos. C’est malin… Heureusement, Simplet, le président de notre club, est là et me passe sa trousse et des feuilles.

Le gars qui nous surveille tandis que les autres examinateurs vont boire un café (ils nous en améneront un aprés) est Parlefort l’un des candidats au MF1 avec lequel nous avons travaillé lors des séances théoriques. C’est quelqu’un de très sympa.
Je gratte et, à un moment, jette un coup d’œil discret à droite sur la copie de Gentil et à gauche sur celle de Givrée… Mouai… Je relève le nez et voit Parlefort qui me sourit, amusé. Mouai. Il a beau sourire, il vaut mieux ne pas trop insister et puis je crois que j’aurais dû mieux choisir mes voisins, des trois c’est moi qui me débrouille le mieux sur cette question un peu pointue…
Enfin ça ne marche pas trop mal.
Quelques minutes après nous voilà tous au bord de la piscine avec nos palmes, nos masques et tubas et là je deviens très décidée. Autant ne pas faire traîner les choses. Un moniteur nous a désigné la ligne d’eau où l’épreuve de mannequin allait se tenir ; les autres sont encore en train d’hésiter que je suis déjà sous la douche et me voilà en train d’attendre  dans la ligne d’eau.
Un moniteur me dit : « tu veux y aller ? Vas-y. »

1 - MANNEQUIN  (COEFFICIENT 1)
Effectuer un parcours de 100 mètres équipé de palmes, masque et tuba.
À la fin de ce parcours, descendre à une profondeur comprise entre 2 mètres et 6 mètres et tenir  une apnée de 20 secondes minimum en déplacement.
Après une récupération de 10 secondes au maximum en surface, redescendre à la même profondeur et remonter un mannequin de 1,5 kg de poids apparent et le remorquer sur une distance de 100 mètres.
1 à 8 points supplémentaires peuvent être attribués : pour la tenue, l’aisance, l’efficacité et la rectitude lors du tractage du mannequin.
La prise et la tenue du mannequin se doivent d’être applicable à une victime réelle : le mannequin devra être maintenu le face hors de l'eau, selon la prise classique (bras placé sous l'aisselle, main sur la poitrine, tête du mannequin sur l'épaule) en se déplaçant sur le dos. Toute immersion complète de la face du mannequin d'une durée de 5 secondes consécutives au moins durant le remorquage entraîne l'élimination du candidat
NOTA: Un mannequin réglementaire adulte et homologué type « FFSS », agréé par la jeunesse et sports pour les épreuves de sauvetage aquatique devra être impérativement utilisé.

J’ajuste mon masque et pars tranquillement pour les 100 mètres de nage.
J’arrive à l’aplomb du mannequin et fais mon canard. Le premier truc qu’on nous a appris c’est qu’au cours de cette apnée il fallait commencer par arranger la position du mannequin de façon à pouvoir l’attraper correctement à la seconde apnée. Et puis économiser son énergie pour tenir...
J’arrange mon mannequin, le dispose crâne vers la partie libre de la piscine, puisque c’est par là que je vais le tracter, me tourne moi-même dans cette direction et commence à toucher les carreaux du fond de la piscine, l’un après l’autre comme si je voulais les compter.
Oh oh, l’apnée vient à peine de commencer, je manque déjà d’air, je ne vais pas tenir. Si, allez, c’est tout de suite ou jamais, tu tiens.
C’est terriblement long, ils savent qu’ils doivent me faire signe de remonter ?
(Précision, à l’entraînement, il y avait toujours quelqu’un qui nous chronométrait l’apnée et tapait contre l’échelle pour nous faire signe de remonter.)
J’ai entendu quelque chose, là ? C’était le signal de remontée ? Je remonte doucement et reste un instant sous la surface, regardant les examinateurs au bord dans l’espoir qu’ils me fassent un signe.
Ils me regardent aussi et restent impénétrables, t’tes façons je ne tiens plus, j’émerge. N…, une monitrice de notre club qui est dans ce groupe, me fait signe que tout va bien.
10 ! 9 ! Un moniteur commence le décompte, je souffle un max pour récupérer, 8 ! 7 ! je jette mon tuba (qui ne peut que me gêner pour le tractage de mannequin) au bord, 6 ! 5 ! il heurte l’un des examinateurs (Oh oh me souffle une petite voix, n’oublie pas d’aller t’excuser…)   4 ! 3 ! 2 !
Je plonge au moment où j’entends le 1 !, j’arrive sur le mannequin encore limite en souffle alors tant pis je l’attrape de par en dessus et le remonte à la palme.
Surface, signe de détresse et je pars pour les cent mètres de tractage.
À la fin des cent mètres, Givrée est là qui m’encourage, ainsi que Patient et Gentil.
Waw, j’y suis arrivée. J’ai du mal à réaliser mais…. Oui, je suis contente. Je reste un moment dans l’eau pour accompagner mes trois collègues.
Je sors de l’eau, c’est un peu le chaos général : dans tous les coins il y a des moniteurs, dans tous les coins des candidats préparant ou exposant un sujet, sur l’eau ou dessous.
J’entends la voix bien reconnaissable de Prof qui demande un candidat. « Moi ! ». Je vais donc passer avec Prof et Léon, un autre MF1 que je connais bien et par chance je tire dans l’éventail de sujet qu’ils me soumettent les techniques d’immersion, soit le canard que j’ai déjà exposé à Prof hier et le phoque.
Je me souviens de ses conseils, je leur fais une bonne démonstrations, leur fais pratiquer l’exercice. Morte de rire devant les fausses erreurs qu’ils commettent et que je corrige dans la bonne humeur.
Nos encadrants nous ont dit que parfois quand on a deux parties dans un sujet, les examinateurs ne nous demanderaient d’exposer que la première…. Du coup j’espérais un peu n’exposer que le canard mais faut pas être trop gourmand non plus, Prof me demande d’enchaîner sur le phoque. Ça marche relativement bien aussi.

En sortant ensuite de l’eau, je sais quelque part au fond de moi que ça a marché mais je n’aurai le résultat qu’en fin d’après midi et non sans que Givrée nous ait à nouveau un peu saoulé les oreilles entre temps.
De nous quatre, seul le pauvre Gentil a échoué…
Un autre rapport à la plongée débute…

Par Dragon d'eau - Publié dans : Plouf plouf ? Pouet pouet !!!
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Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /Août /2007 08:05
Bref, la veille de l’examen, nous nous retrouvons à la piscine de S… pour une dernière séance d’entraînement.
Sont présents M… et L… qui sont niveau IV initiateur et nous ont accompagné dans notre entraînement, Prof (et ça c’est très exceptionnel et je lui en ai été reconnaissante), Patient, Gentil, Givrée et moi.
Je me sens horriblement stressée, très fatiguée avec une déjà affreuse migraine.
Je viens d’équiper mon bloc (= ma bouteille) de plongée et suis en train de le déposer au bord de l’eau quand Patient vient me voir et me demande ce que je veux bosser. Sans réfléchir, je lui réponds qu’il faut absolument que je travaille le mannequin.

Il me regarde et me demande gentiment si je crois que ça vaut bien le coup, la veille de l’examen….
Je me sens me décomposer. OK… Je vais aller me doucher, hein, comme ça les autres ne verront peut-être pas que je suis au bord des larmes. Quelques pleurs et une douche plus tard, je reviens au bord de l’eau où Prof me dit sans me poser de question « Toi, tu me prépares le « canard ».
Il faut que je précise au passage qu’à l’examen, nous aurons une épreuve de pédagogie : un à deux examinateurs joueront le rôle d’élèves et nous aurons un sujet à leur enseigner : pré requis à l’enseignement du sujet en question (ce que les élèves doivent absolument connaître pour que l’enseignement du jour ne soit pas dangereux pour eux), vérification de ces pré requis , explications, démonstration, exercices…
Bon, le canard (qui est une technique d’immersion), je pense que ça va aller. Je me mets donc au travail. Dix minutes après, j’expose mon sujet devant tous le monde. Prof me corrige (c’est pas mal !), me suggère quelques exercices supplémentaires et c’est au tour de Givrée d’exposer. Mon moral remonte un peu.

Ensuite nous travaillons le mannequin et ça va, à peu près… M… et L… me disent que si ça se passe comme ça demain, c’est bon.
En rentrant je veux travailler un peu la théorie, suis trop crevée, idem le matin de l’exam, bref, je pars sans avoir révisé à nouveau. En plus mal au crâne en me réveillant, et un gramme d’aspirine en sachet avec le petit déjeuner, un !
Nous nous retrouvons devant la piscine de W… le matin de l'examen...
Par Dragon d'eau - Publié dans : Plouf plouf ? Pouet pouet !!!
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Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /Août /2007 10:04
Nous avons eu des séances théoriques où nos encadrants (Prof, moniteur fédéral de deuxième degrés, qu’on abrège en « MF2 » et Audi, MF1 préparant son MF2) nous faisaient travailler la pédagogie sur des sujets en même temps que des candidats au Monitorat Fédéral de premier degrés et des séances pratiques en piscine.
Mais moi en fait, j’ai commencé la pratique très tardivement à cause d’un pépin de santé. Et puis en fait, je ne savais pas trop si je voulais le passer, cet examen, je ne me sentais pas prête, pas motivée. J’ai failli arrêter mais Simplet, le président du Club m’a dit que de toutes façons je n’avais rien à perdre à y aller.
Il y a une épreuve de mannequin à l’Initiateur et c’était celle-ci qui me faisait très peur. Une semaine avant l’examen, nous avons de plus appris que le mannequin avec lequel nous travaillions depuis le début n’était pas celui que nous aurions à l’examen. Or, même s’ils faisaient le même poids apparent, la gestion du second mannequin était beaucoup plus pénible… C’est simple, la première fois que j’ai essayé (donc une semaine avant l’exam), je me suis essoufflée, n’ai pas réussi à terminer l’exercice et suis sortie de l’eau dégoûtée : « Non, mais c’est bon, si c’est pour faire cette (contre) performance à l’examen, je n’y vais pas, moi !! Pas envie de me ridiculiser !»
En plus, j’ai commencé à vraiment apprendre la théorie deux jours avant l’exam. Pas motivée, vous disiez ?
Bref, la veille de l’examen, nous nous retrouvons à la piscine de S… pour une dernière séance d’entraînement.

Par Dragon d'eau - Publié dans : Plouf plouf ? Pouet pouet !!!
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Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /Août /2007 10:02
Depuis quelques mois, je suis initiateur de plongée.
Ça veut dire quoi ?
Les prérogatives de l’initiateur de club, d’après l’arrêté du 22 juin 1998 modifié 2000.
— Surveillance et organisation des séances en bassin, dans l'espace proche (zone des  6 mètres).
— Responsabilité d'enseignement en bassin, dans l'espace proche (zone des 6 mètres).  (Directeur de plongée).
— Encadrement dans l’espace proche.
— Enseignement du débutant au Plongeur Autonome Niveau II dans l'espace proche (zone des  6 mètres). Si l'enseignement s'effectue en milieu naturel, le directeur de plongée doit être au  minimum un moniteur 1er degré (encadrant E3).
— Participation aux jurys du brevet Niveau I.
— En milieu artificiel : validation des compétences du Brevet niveau I.

Donc concrètement, cela veut dire que je peux enseigner la plongée dans les premiers niveaux et encadrer (emmener un plongeur plus débutant que moi) jusque 6 mètres de profondeur, en piscine et en milieu naturel (lac ou mer).
J’ai eu envie de passer ce niveau il y a environ deux ans, quand je suis devenue niveau 2 moi-même, parce que je pensais pouvoir donner des cours théoriques et que ça me plaisait bien, comme idée. Après, j’ai plus ou moins décroché…
Mais cette année, il y avait, d’une part, une séance d’examen dans mon département, d’autre part deux membres du club, Patient et Givrée, qui le passaient. Et puis Gentil, un homme d’un autre club, s’est aussi joint à notre préparation.
Par Dragon d'eau - Publié dans : Plouf plouf ? Pouet pouet !!!
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