Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 12:30

Journée de congès inopinée mais bienvenue.


Petit déj : ça, c'est fait ! Un de mes grands plaisir lors de mes jours de congès, venir petit-déjeuner au village, dans un café sympa, d'un énorme chausson aux pommes avec de la compote maison. C'est tout juste miamm.


En revanche, mon plaisir est un peu gâché lorsque vient me faire la bise  et en me tutoyant comme une vieille connaissance ce vieux monsieur que je croisais avant souvent au port dans mon ancien club de plongée. Il serait temps que j'en guérisse, et pourtant, si j'ai plaisir à croiser sur les spots de plongée Lechefl'intimidant, je n'ai aucune envie de revoir tous ces gens que je croisais au port quand j'étais amoureuse et puis aprés encore.

 

Dans le même thème, j'aime bien les amoureux qui se bécottent sur les bancs publics, mais ceux qui se font des bisous supers bruyants chez MaacDau, et dont on peut suivre la conversation à deux mètres de distance, ça me saoûle.

Envieuse et aigrie ? Ce sont des questions que je me pose toujours, il n'est pas facile d'assumer socialement son célibat quand on n'est pas sûr justement de l'assumer intimement. En même temps, sincèrement, non je ne crois pas. Justement parce que je suis capable de regarder des couples en souriant et en me disant qu'ils enjolivent le monde.

 

cahier1

 

 

 

 

Alors, ça, c'est un des trucs qui m'ont fait trés plaisir récemment : cette photo très nulle est celle d'une bouteille de plongée (vous auriez reconnu, non ?) Qui comme il est écrit dessus a été dégagée du service actif car rouillée à l'intèrieur.

Un de ces jours, quand j'aurai du temps, je la décaperai, la repeindrai, y ajouterai un socle et la transformerai en lampe dont je serai à tort ou à raison très fière ;-)

 

 

 

 

 

 

J'aime bien sortir de chez moi et sentir l'odeur particulère d'ici, j'aime moins quand le temps est gris et froid, mais marcher sur le bord de mer reste toujours aussi sympa, d'ailleurs je vais y aller, sinon, je vais assassiner le couple d'à côté.


À part ça :

Faire mes comptes, ça c'est fait.

              Regarder la météo pour demain, aussi.

Réviser pour demain, reste à faire, de même que... le reste, et d'aller me coucher tôt.cahier2

 

 

 

En même temps, il n'est que midi et demi et sinon, oui, il va être temps de quitter MaaacDooooo et Internet pour retourner à la liste des trucs à faire.

 

 

 

 

 

 

et comme vous l'auriez peut-être compris, il se passe actuellement un stage niveau 4 au club de plongée et ce soir là je faisais les exercices en même temps que les candidats histoire de dérouiller les neurones.

 

 

 

 

 

 

Et chez vous, qu'est-ce qu'il raconte, ce mois d'avril ?

 


Par Dragon d'eau - Publié dans : Tout et rien : ma vie en direct-live ;-))
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 19:02

 

.... que j'aurais pu poster ce billet, rédigé après un week end de quelque jours sur l’île de beauté, à Ajaccio très précisément où j’étais venue déjà il y a quelques temps

 

"et que je retrouve avec plaisir.

 

Je suis partie léger, j’ai juste quelques vêtements et une paire de basketts et même pas d’appareil photos dans une petite chambre prêtée sur les hauteurs d’Ajaccio.

Une longue petite trotte — mais je suis bonne marcheuse, à force, ce qui pique un peu c’est de commencer par la descente et de devoir avaler la montée au retour — le long de la route en regardant la mer, les bateaux ancrés dans la baie, les ferrys en train de partir ou de charger ou d’arriver et me voici en bord de mer, au début de la route des sanguinaires, ou en centre ville.

 

 

Il y a des zones très agréables, à Ajaccio, par exemple le vieux port avec ses restaus aux serveurs / menus / vues sur la mer / terrasse (cocher la mention préférée)  plus attractifs les uns que les autres.

 

Difficile de choisir ce qui me plaît le plus, entre la citadelle avec ses ânes et chèvres broutant tranquillement dans les douves (les a-t-on descendus par hélitreuillage ? Avec la copine qui m’accompagnait ce jour là, c’est ce que nous nous sommes amusées à imaginer), la vue de la mer bleue vert azur, émeraude, transparente, depuis les remparts, les petites rues.

 

 

Mais j’avais aussi envie de vous parler d’un endroit extraordinaire, que j’avais déjà repéré au cours d’un premier touch and go sur l’île il y  a quelque temps : Le bistrot du cours.

Je l’avais repéré parce que je passais quasiment tous les jours devant lors de mon premier séjour à cause de tous ces livres et de la mention wifi et puis parce que la déco de la façade est vraiment sympa [oui oui j’utilise ce mot à toutes la sauces et pour tout dire].

 

 le bistrot du cours

Photo http://www.cityvox.fr, clic sur la photo

 

Je suis donc passée des tas de fois devant, aux heures d’ouverture ou à des heures où il était fermé, et j’étais subjuguée par  cette accumulation improbable et tellement fascinante de livres. Des poches par dizaines, centaines, milliers peut-être, des grands formats, tellement attirants pour moi qui ne m’en achète jamais tant par nécessité budgétaire — c’est cher scredioune, les livres !! Déjà en poche, alors en grand format ! — que par économie de place chez moi. Des vieux livres aux belles reliures.

Des livres qui visiblement avaient vécu et d’autres qui semblaient avoir été peu ou pas lus.

 

 

Plusieurs fois, alors que le rideau était fermé, j’ai lorgné l’étagère de métal sise à côté du bistrot, et les livres qui restaient dessus, attendant quoi ?

 

Personne ne semblant se formaliser, je me suis laissée aller à feuilleter l’un ou l’autre et puis un gars est passé alors que j’étais plantée là et m’adressant un rapide sourire de « salut-tu vas bien- on ne se connaît pas mais on partage une mince complicité de part notre présence au même endroit pour la même raison », a déposé deux bouquins et est parti.

Alors j’ai osé en emprunter un que j’ai reposé deux heures après, ayant lu ce qui me suffisait dedans.

 

 

Et puis le lendemain, je suis revenue, avec mon gros sac à ordinateur. Je suis rentrée, le propriétaire( ??)-serveur un homme mince  aux cheveux ras, grisonnants, au nez aigu et aux petites lunettes, portant un grand tablier noir de bistrot (?) — m’a croisée avec un plateau de verres en me disant bonjour et je suis restée plantée là,  regardant autour de moi,  attendant de demander si je pouvais brancher mon ordi et sur quelle prise.

 

Un autre homme — cheveux mi longs frisés pantalon-veste ouverte m’a demandé s’il pouvait m’aider et je lui ai exposé ma question.

Il m’a répondu « Oh, sans doutes, mais on va demander. ». L’homme au tablier revenait et l’homme à la veste lui a posé ma question qu’il lui a retournée « Ben qu’est-ce que t’en pense, toi ? ».

J’ai attendu sagement qu’ils aient terminé de me bizuter gentiment, déterminant entre eux qui était le chef et pouvait m’autoriser le grand accès à l’électricité et donc à Internet et puis ne pouvant du fait de la place de la prise utiliser une des banquettes d’aspect confortable, je me suis assise, sic, sur une chaise de jardin très jolie mais pas confortable du tout et j’ai commandé un grand crème décaféiné et j’ai passé des heures sur Internet.

Un moment il y a eu de la musique — une play list diiiizer branchée depuis un ordinateur visible depuis le recoin menant aux toilettes — et puis les nouvelles locales sur la télé. Je me suis enfuie quand, beaucoup plus tard, le match de foot a commencé.

 

À un moment j’ai demandé à l’homme au tablier pourquoi ils étaient là tous ces livres, et j’ai dû lui faire répéter sa réponse tant il parlait doucement « Pour tourner ».

C’était exactement la réponse que j’espérais.

Alors, je ne sais pas si le Bistrot est une entreprise rentable (et à vrai dire, vu le temps passé depuis la rédaction de ce post, j’espère qu’il existe encore)…

Et qu’est-ce que je déteste positionner  ce genre de question alors que le bistrot est surtout, pour moi, une fantastique caverne d’Ali-Baba, un lieu de convivialité, de partage, d’échange, de rêve, parce que pour moi, lire, c’est avant tout s’évader et rêver ce qui explique que je n’aie jamais su lire de livres qui puissent être qualifiés de « sérieux ».

Mais je pense que cet endroit vaut vraiment le coup d’y aller, d’y prendre un café ou même plusieurs, une bière corse ou autre chose, de lire les citations écrites sur les murs, d’y amener des bouquins et d’en emprunter."

Par Dragon d'eau - Publié dans : Tout et rien : ma vie en direct-live ;-))
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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 13:24

Au téléphone, il s’agit d’une jeune femme. Elle a trouvé un chien, elle voudrait savoir s’il a une puce électronique.

Moi j’étais au téléphone avec mon patron, parce que j’essaye de faire des radios à un chien et j’ai un problème de développement.

Je lui dis, OK, qu’elle peut me l’amener pour voir s’il a une puce, mais je sens venir le plan foireux s’il n’a pas besoin de soins je ne pourrai pas le garder. Justement, me dit-elle, elle lui a donné à manger, et il a des difficultés à manger, justement ; elle a l’impression qu’il est blessé.

On discute trois minutes, je suis de sale humeur mais je crois parvenir à rester pro et à la cacher, entre ce problème de développement de radios, la chienne au chenil-je-sais-absolument-pas-ce-qu’elle-a-et-ça-m’emmm-fortement, et puis ça.

 

Les animaux errants, c’est LA tuile sur laquelle je déteste tomber (enfin quand on y réfléchit, y’a pas mal de tuiles sur lesquelles je déteste tomber).

 

Bon, parce que, en trois mots, les animaux errants, c’est censé être le problème de la municipalité. Qui me semble-t-il devrait « avoir »  un chenil de fourrière contactable 24 heures sur 24 et puis un vétérinaire dédié.

 

Sauf que tout ça c’est coûteux et souvent les animaux errants c’est le cadet des problèmes du maire ou en tous cas c’est l’impression que tu as toi le véto dans ton coin (je remercie à ce sujet par avance mes honorables lecteurs de ne pas polémiquer, j’ai bien parlé d’ « impression » sous entendu « personnelle » et quand je mentionne « toi le véto dans ton coin » c’est en fait de moi que je parle).

Et souvent en tous cas dans mon expérience personnelle c’est le bordel.

 

Si on t’amène un chien (NB dans les paragraphes suivant, à peu prés toutes les mentions « chien » pourront être heureusement remplacées par « chat ») errant à toi le véto dans ton coin, tu regardes s’il est identifié, tu regardes s’il a besoin de soins.

Si non identifié et besoin de soins (sous entendu de « soins relativement importants »), t’es dans la merde. Parce que, faut pas croire, t’as un cœur et t’aimerais bien le soigner. Mais t’es aussi patron d’une entreprise qui ne peut pas travailler à perte — ou un employé de cette structure qui essaye de travailler aussi dans l’intérêt de l’entreprise, donc pas à perte.

 

Et on ne parle pas d’un chien errant par ci par là, parce que si tu commences à les soigner gratos, ça va très vite être la suite de Fibonacci, le nombre de chiens et chats que t’auras à soigner gratos sans compter tous les gens qui t’amènent un animal en disant qu’ils l’ont trouvé alors que c’est le leur.

 

La jeune femme me dit qu’elle n’a pas de voiture, elle verra lundi avec son véto ; le problème temporairement réglé, je retourne à ma radio.

Elle me rappelle plus tard, j’ai à peine terminé avec mon chien à radio, je sais toujours pas ce qu’a la chienne que j’ai dans le chenil et j’ai pas eu le temps de rappeler maman-dragon pour le cadeau d’anniversaire de mademoiselle-petite-fleur.

 

Finalement elle (la jeune femme au téléphone, tout le monde suit ?) ne peut pas garder le chien chez elle, elle me l’amène. Avec un sentiment croissant d’anxiété, je lui répète que si le chien n’a pas besoin de soins je ne pourrai pas le garder (et s’il a besoin de soins, je fais comment, et s’il n’a pas besoin de soins, ai-je le cœur de le renvoyer dans la rue).

 

Quand j’ouvre la porte, un moment plus tard, ce sont deux ados et une jeune femme à peine plus âgée qui sont sur le seuil.

Dans les bras de la jeune fille, un petit chien probablement tondu de pas si longtemps, et qui a l’air tout décati, jaune très clair, ou blanc, peut-être, la barbe tâchée d’une hypersalivation pas récente.

La jeune fille qui le porte me remercie de l’accueillir et je ne réponds rien à cela, super gênée en mon for intérieur.

 

On le pose sur la table, je pose deux-trois questions, j’enfile des gants et ouvre la gueule du petit toutou sympa.

Que je referme avec une exclamation de dégoût désolé à mi-voix, manquait plus que ça.

La petite bête ne porte pas de puce électronique mais un tatouage est lisible dans son oreille.

Qui renvoie à un numéro de téléphone d’un monsieur ou madame Crue-d’hiver, à quelques 600 km d’ici.

Au téléphone, une voix de femme sympa. Non, elle ne possède pas de chien, juste un chat, et comme je progresse dans mes tentatives pour comprendre, elle me dit ne pas  s’appeler Crue-d’hiver et qu’elle a toujours eu ce numéro de téléphone fixe, depuis son emménagement dans son domicile en 2004.

Le chien a été tatoué en 2000, de toutes façons, alors il est fort possible que son maître  ait eu ce numéro de téléphone, avant de déménager et d’omettre le changement de coordonnées, comme beaucoup de gens.

 

Je prends mon courage à deux mains pour expliquer aux jeunes gens que je suis désolée mais que je ne peux rien pour eux.

 

Que ce chien a certes des problèmes de santé, mais qui ne sont aucunement liés à un accident ou quelque chose comme ça, et qui ne nécessitent pas une hospitalisation. Je vais lui faire des injections pour dire que j’ai fait quelque chose le soulager, et il faut qu’ils l’amènent à la poolice municipale qui le confiera à la SPAAA.

La jeune fille me demande si elle ne pourrait pas avoir le numéro de téléphone que je viens de composer : peut-être la poolice pourrait-elle retrouver l’ancien propriétaire…

Mais, non : si des policiers (municipaux) viennent me le demander, je leur donnerai, mais pas à des particuliers — puisque ce téléphone n’est plus attribué aux propriétaires du chien, je ne pense  pas être autorisée à le dévoiler à des particuliers.

 

Je lui explique que cette pauvre bête a un gros problème de langue, probablement une tumeur de la langue.

 

Si on ne retrouve pas ses maîtres — seuls à même de décider comment le soigner à priori — rapidement, il faudra peut-être  l’endormir pour éviter qu’il ne souffre, mais moi je n’ai pas le droit de le faire, là, ce soir, et eux ne peuvent rien de plus pour lui, à part le confier justement à la fourrière qui fera ce qu’il faut.

Je suppose que je devrais peut-être leur demander une participation symbolique aux soins mais je ne le fais pas.

Ils repartent le chien dans les bras et elle me remercie de nouveau.

Moi j’ai honte de ne pas pouvoir / vouloir faire plus. J’ai mal au cœur pour ce pauvre chien. Dans ce genre de circonstances, je sais très bien que je ne suis qu’une pauvre tâche qui rêverait de pouvoir sauver le monde et qui n’assume pas de ne pas se donner les moyens de sauver au moins quelques animaux errants par ci par là. Vaste sujet de réflexion.

Par Dragon d'eau - Publié dans : Boulot
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Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 11:34

Que je vous raconte. C'était un beau samedi aprés midi de garde et tout s'annonçait pour le mieux (c'est à dire que le dragon d'eau, ayant dévoré un tranquille repas de midi parce que, quand on est de garde, il vaut toujours mieux manger quand on en a le temps, ça sera peut-être plus pareil plus tard, était en train de se lover douillettement sous la couette pour la tranquille sieste de l'aprés midi.)

Le téléphone sonne, urgences vétérinaires du jour, bonjour, c'est monsieur Chasseur-que-je-ne-connais-ni-d'Ève-ni-d'Adam qui a un chien blessé par un sanglier, la discussion est trés brève, je suis, ses deux collègues qui vont m'amener le chien et le numéro de rappel qui va bien, au cas où je ne les verrai pas arriver.

Un peu plus tard, deux messieurs d'âge (et à la bedaine) plus que mûrissant(e)  sont devant la porte, tenue typique des chasseurs, c'est à dire, grosses bottes, vêtements de chasse dans des tons neutres et magnifiques parkas orange fluo avec bandes réfléchissantes, histoire de bien signaler à tout sanglier qui passerait qu'ils sont chasseurs et au bout d'une laisse le chien de chasse moyenmaigre, l'air de rien, les oreilles pendantes et la tête basse parce qu'on ne la leur fait pas, à eux les chiens de chasse, ils savent très bien quand ils sont  devant une clinique vétérinaire et que ça sent mauvais pour leur matricule.


Nom de code Globule, deux ans au compteur

Bonjour, entrez, je referme la porte à clef, toujours, chien sur la table, jeune, trop maigre comme tous les chiens de chasse que je connais (oui, je l'ai déjà dit), des oreilles duveteuses trés longues trés lourdes trés douces qu'on aurait envie de se frotter dessus, pardon je m'égare.

 

 

Examen clinique rapide pour vérifier qu'il n'y a rien d'autre, points de suture à prévoir mais bon, rien de bien méchant, juste une petite suture pour se mettre en jambes pour le WE.


Aparté : Monsieur-patron-mon-patron détestant les impayés a développé comme pas mal de vétos ses propres techniques, parmi lesquelles l'établissement pré-opératoire d'un devis à faire signer par le propriétaire.


Donc je me mets en devoir de faire un dossier administratif dans l'ordi. date de naissance, sexe, race... "C'est un Bruno du jura ?"

Deux paires d'yeux un peu scandalisés me fixent par dessus le dos du chien qui tranquillement couché sur la table n'a quant à lui pas conscience de l'erreur à la limite de l'insulte que je viens de commettre : "Oh ! Docteur !" me réprimande l'un d'eux gentiment "C'est un Saint Hubert, voyons."

Sourire "Je ne le ferai plus, promis." Enfin, jusqu'à la prochaine fois où mon cerveau ne sera qu'à moitié connecté et où j'aurai oublié la tactique à suivre pour les cas où on n'est plus sûr de reconnaître la race.

 

globule2

 

 

Deux heures aprés, Globule dans sa cage regardait fixement la tubulure de perfusion qui sortait de sa patte et semblait en plein questionnement métaphysico-existentiel sur ce qui lui était arrivé.


Encore une heure aprés je le retrouvais derrière la porte-fenêtre du chenil, la cage ouverte, la perfusion trainant derrière lui à moitié arrachée, regardant mélancoliquement à l'extèrieur et je comprenais l'utilité des clips destinés à verrouiller les portes de cages que jusqu'ici je ne mettais pas.


" — Allo, monsieur Chasseur-que-je-ne-connais-ni-d'Ève-ni-d'Adam ? Est-ce que vous pourriez venir chercher Globule ? Il est parfaitement réveillé et je crois qu'il aimerait bien rentrer chez lui."


Ah oui mais non, ça l'arrangeait pas, monsieur Chasseur-que-je-ne-connais-ni-d'Ève-ni-d'Adam, il aurait bien aimé que je garde son chien pour la nuit, enfin, est-ce que ça allait lui coûter quelque chose en plus ?


 

Et là, j'avoue, je suis, j'ai été, je serai toujours sur ce genre de choses, faible. J'ai dit que non, ça ne lui coûterait rien de plus.

 


Pourquoi je dis que je suis faible ?

Parce que, non, ça ne coûte pas "rien" à la structure de garder une nuit  un chien qui pourrait sortir à 18 ou à 20 heures (en garde, on ou en tous cas moi se préoccupe assez peu des horaires classiques).

Ça coûte en disponibilité du véto de garde qui va devoir sortir le chien, le nourrir, essuyer pipi et caca le cas échéant, qui devra rendre le chien à un moment où ça ne sera plus calme du tout (dixit la loi de Murphy) et aura la cage sale à mettoyer-désinfecter au moment où il en a besoin propre.

Ça coûte en énergie vitale du dit véto qui va passer du temps à disputer le dit chien qui chougne, aboie, gémit, hurle, caquète, pleurniche, etc etc, ça dépend des chiens. À noter qu'il n'y a qu'à la télé que vous verrez un véto prendre un animal hospitalisé dans son lit. Ou p't'être que c'est moi qui suis un véto trop nulle et dénuée de coeur.


Éventuellement, ça va coûter une injection de Stresssssnail si vraiment le dit animal est trop stressé et que c'est compatible avec la clinique.

Mais tout ça c'est des petits trucs qu'on n'est pas habitués à compter, qui ne se comptent pas d'ailleurs, et puis souvent on n'y pense qu'aprés. Donc oui, c'est sûr, je pourrais certainement facturer wouatmille chouias d'euros plus ou moins symboliques. Sauf que non je ne le fais pas et au fond c'est certainement trés bien comme ça.


Parce que quand comme là, il s'agit d'un chien au comportement de  chiot adorable et pataud  qui vous fait craquer parce qu'il demande des calins, se roule sagement en boule quand vous ne vous occupez pas de lui, dévore avec appétit deux gamelles de croquette (une petite le soir, une normale le lendemain matin, moi ça me fait plaisir les chiens qui se jettent sur la nourriture et mangent en battant de a queue avec enthousiasme) et accueille tout content les deux mêmes messieurs venus le rechercher, ben ça, ça fait partie des cas où on se dit que, non, vraiment, c'était plutôt un plaisir qu'autre chose d'avoir ce toutou au chenil.

Par Dragon d'eau - Publié dans : Boulot
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 14:18

Je rentre d'une journée de formation, intéressante, mais...

(mais il va falloir que je passe mille coups de fil et renvoie des documents pour me faire payer dans wouatmille mois, et ça me fatigue d'avance...)

(mais est-ce que j'aurai jamais l'occasion de mettre tout cela en pratique ?)

(mais est-ce que que c'est vraiment bon pour moi de continuer à graviter en périphérie de cette société où j'aurais sans doutes tellement aimé rentrer mais c'est maintenant plus possible. Moi et mon esprit de corps, mon désir d'intégration, c'est parfois dur d'être la roue de secours.

Enfin de toutes façons, c'est là-bas comme partout, avec des problèmes spécifiques et ci et ça.


Reste que quelles que soient mes avancées, parfois je me prends de plein fouet l'impression d'être passé il y a longtemps à côté de moi-même et que quoi que je fasse tant de portes ouvertes il y a des années débouchaient sur des territoires aujourd'hui inaccessibles. Et où je (crois que jeme sentirais tellement mieux.

Ceci dit, regarder ailleurs et se dire qu'on y serait mieux est fondamentalement décourageant et contre-productif. Regretter ce qu'on a loupé, idem.

 

 

 


 

 


D'ailleurs, tout le monde, quelle que soit sa place sur terre / dans la société, a loupé des portes à un moment ou à un autre. S'appesantir là dessus, regretter, avoir des remords, est stérile.

Donc avancer.


Le bon Dr Docteur mon médecin traitant m'a récemment prescrit un bilan sanguin de cinq pages (de résultats, la demande d'analyse, elle, ne comportait "que" environ une vingtaine d'items) quand je suis passée le voir pour mon certificat d'aptitude médicale à la plouferie.

Je suis retournée le voir avec les résultats parce que je me questionnais un peu sur le taux de potassium qui sortait un peu de ses bornes des limites. Mais le dr Docteur ça l'a pas plus perturbé que ça, par contre il m'a fait remarquer que j'avais plus du tout de fer et que ça pouvait expliquer que je sois fatiguée.

—  "Mais vous en avez déjà  pris, du fer, non ?"

—  "Ben oui, y'a deux ans, vous m'en aviez prescrit..."

—  "Et vous ne le prenez pas ?" (Regard étincelant du médecin qui choppe son patient en flagrant délit d'inobservance et dont le capital patience, un vendredi soir à 18 H 30 avec encore 4 personnes dans la salle d'attente, est aussi bas que mon taux de fer.)

—  "Ben si, Docteur, je l'ai pris pendant trois mois comme vous aviez dit, et puis aprés, vous ne m'aviez pas donné d'instructions..."

 

Là, curieusement (stupéfié par tant de stupidité ? Se disant qu'aprés tout il avait sa part de responsabilité ?), il a préféré ne plus rien dire et m'a represcrit du fer pour trois mois.

Au délà de l'absolument inintéressant de cette anecdote, je rigole doucement et je m'énervouille un peu. À la Vieille Maison, on m'avait enseigné à TOUT écrire sur les ordonnances : à bien des égards,  ce qui est dit s'envole, les écrits restent.

Et puis je note que même quand le véto que je suis dis (aux propriétaires de mes) à mes patients qu'ils doivent me donner des nouvelles ou revenir à la fin du traitement, bien souvent, ils ne le font pas.

 

Et puis p't'être que je dois comprendre que je dois, soit modifier radicalement mon alimentation pour y chopper plus de fer, soit admettre que je suis chroniquement carencée en ledit élément donc que je "dois" me traiter de façon chronique ou récurrente, mais je suis censée comprendre ça toute seule ? C'est vrai que je suis véto, donc bien évidemment d'une intelligence supèrieure, (je plaisante of course) !

 

Mais en fait non : je suis moi-même un patient lambda, ni plus intelligente ni moins qu'un autre, d'autant que sur ce type de thème, je n'ai pas de "point de repère" issu de ma pratique, qui m'aurait permis de me méfier. Alors si mon médecin ne me donne ni ne m'inscris  d'instructions précises ?   Et là c'est pareil : le bon Dr Docteur, il m'a represcrit du fer pour trois mois, mais c'est à moi de comprendre que dans trois mois il faut que je repasse le voir. La communication, ça ne s'invente pas, et je suis bien consciente que chacun voit midi à sa porte. D'un autre côté, c'est lui le professionnel. M'enfin si je ne le fais pas, c'est bien moi qui au final en suis responsable et en "pâtit".

 

Mon médecin traitant, il est bien pour des tas de choses, moins bien pour d'autres, mais j'ai plus besoin de lui que lui de moi.


C'est vrai que maintenant qu'on en cause, je suis fatiguée.

 

Mais là, j'ai deux semaines de vacances (on se demande pourquoi je suis fatiguée, hein, à ne rien f... comme ça) et aprés je me remets à l'eau. Je ne suis pas sûre, la balance gémissant un peu actuellement, de rentrer dans ma combi, et l'eau va être froide, mais j'ai hâte.

Par Dragon d'eau - Publié dans : Boulot
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