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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 19:57
Hier soir je sortais de mon appartement au moment où les voisins du dessus arrivaient.
J'ai été alertée tous d'abord par les pleurs d'un bébé, ou c'est ce qu'il me semblait.
Il s'agit d'une famille de la plus belle couleur ébène : une grande jeune femme mince avec des lunettes, son compagnon ou mari, trapu et qui parait plus âgé, un bébé de quelques six mois à vue de nez et une petite fille qui parait avoir deux trois ans et qui court souvent dans l'appartement.
La jeune femme passe donc devant moi avec un sourire, "bonsoir vous allez bien ?" et continue à monter tandis que je ferme ma porte à clef. J'ai eu le temps de remarquer que le bébé, dans ses bras, est fort calme, et que les pleurs viennent de plus bas.
Effectivement, deux volées de marche derrière sa maman, la petite fille est l'image de la désolation.
Je l'ai rarement vue de prés (les gens viennent d'arriver dans l'immeuble et pour ceux qui ont lu mon premier article, ce ne sont pas ces voisins-là qui font du bruit dans l'escalier). Elle est toute petite, craquante avec ses joues rebondies et ses cheveux de petites black attachés en couettes. Elle porte une robe rouge vif, un collant blanc épais, elle tient serrées contre son coeur ses chaussures noires et elle pleure tout haut en grimpant l'escalier avec une certaine difficulté (c'est haut, ces marches, pour des pattounes de toute petite fille !)
J'imagine bien qu'elle a dû faire une bêtise, ne pas être sage... Mais je craque, m'agenouille devant elle et lui offre mon plus beau sourire "Hey, il ne faut pas pleurer quand on est jolie comme toi !"
Elle me regarde sans rien dire, se remet à gémir et me tend la main tout en recommençant à grimper.
Je la prendrais bien dans mes bras pour la porter jusqu'en haut mais je ne voudrais pas que la maman le prenne mal, alors je me contente de tenir la menotte et de l'accompagner. Nous arrivons sur mon palier et curieusement elle lache ma main et ses chaussures toujours étroitement serrées contre son coeur, s'appuyant d'une main potelée contre le mur, elle continue son ascension, toujours en larmes.
Je commence à redescendre en souriant : "ah, ces gros chagrins d'enfant !"
Derrière elle, une forte jeune femme black que je n'avais encore jamais vue la rejoint et lui dit gentiment de cesser de pleurer.
À mon retour quelques minutes aprés, elle est déjà en train de courir au dessus de ma tête.
"Ah, ces gros chagrins d'enfant.... Ça passe aussi vite que c'est venu !"
NB : Toutes les petites filles sont des petites princesses...

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