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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 20:39
Nana m'a rappelé  qu'avant d'être vieille et c... [Vous allez comprendre bientôt] j'avais été étudiante.
Étudiante en lycée, étudiante en classe prépa, puis étudiante en École Vétérinaire.



Quand je pense à mon École, que les privilégiés reconnaîtront sans peine, je repense à la chanson de Maxime Le Forestier "Né quelque part".

On choisit pas ses parents,
on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus
les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher
Etre né quelque part
Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C'est toujours un hasard
[...]
Y a des oiseaux de basse cour et des oiseaux de passage
Ils savent où sont leur nids, quand ils rentrent de voyage
Ou qu'ils restent chez eux
Ils savent où sont leurs œufs

Etre né quelque part
Etre né quelque part
C'est partir quand on veut,
Revenir quand on part


Cette chanson, telle que je la comprends, pose entre autres [Entre autres car le thème fondamental est tout de même l’égalité des chances et des droits selon la zone du globe où tu nais et vis, vaste sujet…] la notion de racines, de savoir  qui on est et d’où on vient. Et dans ce cadre, avoir fait ses études à un endroit plutôt qu’à un autre est aussi déterminant. Pour moi, avoir fait ma classe prépa au LDT puis avoir intégré la vieille maison (on va appeler l’école ainsi) sont des points importants de mon existence.
Cette école, c'est une vieille enceinte dont j’ai fait la connaissance avant de l’intégrer et j’y ai passé quatre années.
J’avais une chambre à la cité, une vieille cité, une chambre que je sentais chargée d’histoire car elle renfermait un placard dans lequel tous mes prédecesseurs avaient marqué leur nom. J’y ai inscrit le mien, aussi (et celui du toutou qui après tout avait également occupé la chambre !). J’ai mis beaucoup de soin à l’inscrire lisiblement, au feutre indélébile. Il y avait sur cette liste des noms qui dataient, me semble-t-il, mais ça fait longtemps, de plusieurs dizaines d’année en arrière, et moi, naïvement, je voulais que mon inscription tienne plusieurs dizaines d’années et que d’autres puissent la lire aprés moi. Quelques années après la cité a été fermée et complètement refaite… Je doute qu’ « ils » auront gardé les inscriptions dans les placards…
Fut un temps où je la connaissais comme ma poche. Fut un temps où j’étais chez moi partout ou presque dans ces locaux. Fut un temps où si j’étais rentrée dans un batiment j’étais assurée de trouver quelqu’un que je connaissais…
J’ai vécu plein de choses dans ces vieux batiments, des révisions, des TP, des examens, des grèves, des nuits blanches de travail, des nuits de fête, des rires et des larmes, un incendie.
J’y suis retournée, parfois, au hasard de formations ou simplement pour le fun. Elle a bougé, bien sûr, la vieille maison. Elle a aéré sa signalétique.
L’âne mascotte — Caliméro — qui s’y trouvait à une époque, je ne l’ai pas revu, et je n’ai vu personne pour m’indiquer s’il habitait encore ces murs. Lorsque j’étais arrivée à la vieille maison, étant une pure fille de la ville, je n’avais jamais entendu un âne braire. Lorsque, pour la première fois, je l’ai entendu, non loin de moi, je me suis confusément demandé s’il y avait une baleine dans l’enceinte de l’école. Il me semblait que ce bruit immense dans mes oreilles ne pouvait provenir que d’un animal… immense.
Lors des examens, la promo était divisée en deux groupes (plus exactement d’ailleurs, les quatre groupes de TP étaient regroupés en deux demi promos) qui passaient leur examen, pour l’un dans l’amphithéâtre L… et pour l’autre dans le réfectoire. Nous avions la chance d’être dans l’amphithéâtre L… où certaines places surplombaient les autres, l’amphi présentant quelques « gradins ». Une saine collaboration s’établissait donc durant les exams (que celui qui n’a jamais ne serait-ce qu’éprouvé la tentation de regarder la copie de son voisin me jette la première goutte d’encre). Les profs ont dû s’en apercevoir car au bout d’un certain temps nous avons été sommés de nous installer à des places fixées par les professeurs et qui évitaient les gradins. Je n’ai pas souvenir que mes notes aient chuté… J’étais travailleuse.
À l’approche de l’été, nous avions des examens oraux. C’était une période sympa en ce sens que jamais les garçons de la promo n’étaient aussi élégants qu’à ce moment-là, et tous rasés de près.
Les étudiants me paraissent aujourd’hui tellement jeunes. Ai-je réellement été à leur place un jour ?
 

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