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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 13:05
Il faudra finalement une intervension du continuum temporel lui-même pour que la situation se résolve, que Tossie tombe amoureuse de monsieur C [je dis qui c'est ? Je le dis pas ? Allez, je le dis, c'est                       le Majordome           .], que le cours de l'histoire se remette en place tandis que Ned, tombé amoureux de Verity, va la chercher dans la cathédrale de Coventry durant le raid même, ce qui lui permet de constater que la potiche est absente. Revenu dans le présent, il comprend alors où elle est et la récupère.

La dernière page se ferme sur la cérémonie d'inauguration de la cathédrale...

    (Ned) Je décidai de remettre moi-même la potiche de l'évêque à sa place. Je la portai jusqu'à la chapelle des forgerons en pensant que son support avait dû entre temps disparaître. Mais il était toujours là. Je me débarrassai de mon fardeau.
    Des fleurs. Il manquait des fleurs. Je retournai vers la femme au tablier vert.
    (Ned) — Il faut mettre des chrysanthèmes jaunes dans le vase posé devant la grille de la chapelle des forgerons.
    Elle prit son multifonctions qu'elle fixa avec angoisse.
    (La femme au tablier vert) — Des quoi ? C'est Lady Schrapnell qui vous envoie ? Il n'y avait pas de chrysanthèmes jaunes dans la commande.
    (Ned) — C'est un ajout de dernière minute.
    [...] Lady Schrapnell fondit sur moi.
    (Lady Schrapnell) — Où étiez-vous passé ? [Il est juste en train de la chercher depuis 10 pages] Je vous ai cherché partout. [...] Je croyais que vous aviez retrouvé la potiche de l'évèque. Où est-elle ? Vous ne l'avez pas perdue, au moins ?
    (Ned) — Non. Elle est à sa place, devant la grille de la chapelle des forgerons.
    (Lady Schrapnell) — Je veux la voir.
    (Ned) — Vous n'en aurez pas le temps, fis-je remarquer. La cérémonie va débuter.
    Elle fendit le groupe de chanteurs tel un brise-glace.
    (Lady Schrapnell) — Allons donc ! Le soleil n'est pas encore couché.
    Elle traversa les rangs des professeurs qui s'écartèrent comme la mer rouge devant Moïse [...].
    Je lui emboitai le pas, en espérant que la potiche de l'évèque ne s'était pas mystérieusement volatilisée. Non, elle était toujours sur son support en fer forgé. La femme au tablier vert y avait mis un ravissant bouquet de lis blancs.
    Je la désignai avec fierté.
    (Ned) — Après d'innombrables tribulations, voilà la potiche de l'évèque. Qu'en pensez-vous ?
    (Lady Schrapnell) — Seigneur, c'est hideux !
    (Ned) — Quoi ?
    (Lady Schrapnell) — Je sais que mon  arrière-arrière-grand-mère l'a trouvé magnifique, mais... Mon Dieu ! C'est quoi ça ? Un dinosaure ?
    (Ned) — La signature de la Grande Charte.
    (Lady Schrapnell) — Je regrette de vous avoir fait perdre votre temps. Je présume qu'elle est indestructible ?
    [...] Elle s'interrompit pour fixer la potiche de l'évèque en fronçant les sourcils.
    (Lady Schrapnell) — Pourquoi des lis ? Il devrait y avoir des chrysanthèmes jaunes.
    (Ned) — Les lis sont de circonstances. [...]
    (Lady Schrapnell) —  Il y avait  des chrysanthèmes jaunes. Dieu est dans les détails.

Sur Finch (un collaborateur de l'équipe, présent dans le passé à Muchings End pour des raisons qui restent trés longtemps mystérieuses et qui ne s'éclaircissent qu'à ce moment là) proposant à Verity et Ned
    Finch arriva avec un multifonction et une grosse boite en carton.
   (Finch) Ah, vous êtes là ! Je vous ai cherchés partout. Mr Dunworthy a dit que vous pouviez en prendre un, vous et Mdlle Kindle [Verity]. Mais je ne sais pas s'il voulait dire un chacun
    (Ned) Si j'ignorais totalement de quoi il parlait, je n'en étais plus à ça prés après avoir passé une semaine à l'époque victorienne.
    (Ned) — Un pour les deux, décidai-je afin de forcer la main à Verity.
... d'adopter l'un des chatons qu'il a ramené du passé dans le but de reconstituer l'espèce...

Et sur Verity et Ned se déclarant leur amour.
    (Ned) — C'est vraiment innommable, commentai-je.
    Verity prit ma main.
    (Verity) — Placet, répondit-elle. [en latin dans le texte, alors qu'elle a elle-même précisé quelques dizaines de pages plus tôt "J'ai horreur de ça, quand l'auteur place un truc dans une langue étrangère et ne se donne pas la peine d'en préciser le sens."]

J'ai donc tenté de vous faire toucher ce qui me séduit autant dans ce récit. Certes, il est lent.
Certes, l'histoire est un peu abracadabrante, quoiqu'elle représente simplement une utilisation 
somme toute assez classique à ma connaissance [Merci la bibliothèque paternelle fournie en science fantasy et science fiction] du voyage dans le temps et de la notion de paradoxe temporel.
Mais c'est aussi un bouquin hanté par deux animaux à la personnalité trés attachante, la Princesse Arjumand et Cyril, qui en théorie simples seconds rôles silencieux, sont en fait omniprésents.

Et enfin un bouquin trés trés drôle, pourvu qu'on aie la patience de s'en imprégner
, de noter les "retours en arrière", eux aussi omniprésents, de bien lire les dialogues, souvent à double thème qui s'entremèlent avec une drôlerie irrésistible.

Si quelqu'un le lit ou l'a lu , ça serait sympa de me donner votre avis !

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commentaires

Julie et sa Nina 15/06/2008 20:42

Non je l'ai pas lu mais tu me donnes envie, critique litteraire t'y a pensé c'est bien plus sympa tes critiques que celles des "vrais" !!

Dragon d'eau 15/06/2008 21:48


Non, je n'y avais jamais pensé, mais j'aime bien écrire !
Merci de ton passage, Julie !


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