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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 20:10
Today, été à un cocktail de mariage, dont est tout droit issu le titre de cet article, puisque sur la carte, j'ai écrit que je souhaitais aux mariés beaucoup de bonheur, tous les jours, toute la vie....

Le marié ? Un supérieur hiérarchique de Jobnumberthree. La mariée ? Une jeune femme qui m'a une fois employée, fort sympa.

J'y ai retrouvé le gars qui me met toujours du soleil et parfois des larmes dans le coeur, avec qui je me suis disputée l'autre jour sur MSN et qui semble invexable. Nous n'avons eu le temps de parler de rien, nous n'aurions de toutes façons parlé de rien, je me suis promis à nouveau de prendre du recul, de ne plus prendre au sérieux ce qui pour lui n'est qu'innocentes provocations qui, moi, m'enflamment... et je l'ai donc planté là — de toutes façons je cherchais la mariée, de toutes façons il devait partir, de toutes façons il ne se passera jamais rien entre nous
.

J'y ai retrouvé aussi une partie des autres collègues de jobnumberthree que je n'avais pas vus depuis des mois et j'ai retrouvée l'ambiance habituelle.
Le chef de job, mal dégrossi, aux trois quart c..n et au quart sympa ; son adjoint aux trois quart sympa et au quart c..n et qui  s'alligne sur son chef et ami, et les deux sous-fifres 100 % sympathiques mais obligés de s'alligner sur le chef de job. Moi je suis  l'électron libre, plus diplômée qu'eux tous réunis (quoique je m'avance fort, là), et ça leur pose un problème, ou au moins à l'un d'eux-devinez lequel, femme et ça leur pose un problème ou au moins à l'un, vétérinaire et ça aussi ça leur pose un problème ou au moins à l'un d'eux-suivez mon regard si vous n'avez pas deviné lequel.

J'espérais m'intégrer, je pensais possible de développer un véritable partenariat : eux avaient des choses à m'enseigner, moi je pouvais représenter une véritable plus value pour leur groupe.
Whatmilleans aprés, ils ne m'ont rien appris, ou pas grand chose —  sans doutes ne suis-je pas spontanément trés douée dans la discipline, sans doutes ne sont-ils pas trés pédagogues, peut-être ne souhaitaient-ils pas réellement m'enseigner leur savoir, peut-être aussi ce savoir ne peut-il s'enseigner à quelqu'un qui ne le possède pas instinctivement...
Je n'ai pas été capable de m'insérer, de m'intégrer. Je n'ai pas pu leur apporter grand chose — j'ai toujours eu le sentiment qu'ils ou au moins l'un d'entre eux méprisaient ce que je pouvais avoir à offrir, sauf quand ça l(es)(') arrangeait.

Je quitte le cocktail comme je les quitte toujours, désenchantée. J'ai mis tellement d'espoir dans jobnumberthree. Au moment où j'y suis entrée, j'en rêvais depuis des années, d'abord confusément comme les gosses rêvent d'être vétérinaire et puis consciemment. J'avais deux possibilités pour y "entrer", l'une qui m'attirait plus, et l'autre que j'ai finalement adoptée parce que je n'ai plus eu le choix.
Lorsque cette année là je suis allée au siège social me renseigner pour la première solution, le recruteur m'a dit "Mais mademoiselle, ce n'est même pas la peine de monter un dossier de candidature, il sera d'emblée refusé pour telle raison." Estomaquée j'ai remercié et fait demi tour pour cacher les larmes qui menaçaient de déborder devant la gentillesse paternelle avec laquelle il disait cela. Cette année là, j'étais en train de quitter un bon poste stable pour d'autres dont le mot d'ordre était précarité, je m'apprêtais à déménager, j'avais perdu beaucoup de poids, je me sentais fragile et assez perdue. Ce soir là, dans le hall désert du siège social, je me suis vue dans un miroir et je me suis dit que, cette fille trop maigre perdue dans une laine polaire, ce n'était pas moi et je me suis dit "si la porte est fermée, entre par la fenêtre" ou une phrase du même style. Le lendemain je partais en vacances, une semaine aprés je candidatais pour la seconde voie d'accés à jobnumberthree où j'ai été accueillie avec un apparent enthousiasme qui s'est ensuite avéré complètement factice.


Et puis voilà, wouatmilleans aprés, le bilan est plutôt à l'échec.  De toutes façons, dans mon esprit j'ai commencé à tirer un trait, je ne parviendrai à rien et j'en ai assez de me sentir méprisée, dévalorisée, raillée, sous des dehors bons enfants et sans que je ne puisse rien dire ni faire — certaines personnes, lorsqu'elles tombent leur masque de bonhommie, sont capables de bassesse et d'une véritable méchanceté dont pour en avoir trop souvent suspecté l'ampleur je ne souhaite vraiment pas être la cible.
Voilà longtemps que je me le dis "Pour vivre heureux, il est préférable d'éviter les c..n". Il serait temps de passer aux actes. Tous les jours, toute la vie, ça s'applique à ça aussi.
D'ici peu je l'espère (espérer, toujours espérer, y croire, desespérément, parce que si ça ne fonctionne pas, je ne sais pas ce que je ferai) je pourrai leur dire adieu et moi je serai civilisée à ce moment là comme je l'ai toujours été.




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Published by Dragon d'eau - dans Boulot
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commentaires

vetonat 01/09/2008 16:48

J'aime bien la conclusion de l'article. Malheureusement ils ne sont pas faciles à éviter les c..n. Mais tu as raison, vaut mieux changer si tu te trouves si mal...

Adeline 01/09/2008 16:30

étrange, je vous avais laissé un comentaire ce matin, mais il semble qu'il n'ai pas été enregistré...
Je recommence donc. Travailler dans un milieu, avec des gens qui ne reconnaissent pas nos qualités ni notre envie d'évoluer, peut être non seulement éprouvant, mais délètère à la longue. Je en peux que vous souhaiter de réussir à prendre du recul, à vous éloigner, et à trouver un endroit, une équipe, qui vont conviendront mieux et où vous pourrez vous épanouir.
Bien amicalement, Adeline

Adeline 01/09/2008 11:09

Tr'availler lorsqu'on n,e se sent pas respecter par ses collègues, c'est toujours une galère. Si une explication calme et à tête reposée ne suffit pas, il faut savoir, parfois, prendre son envol vers des cieux plus accueillants. J'espère que tu trouveras un havre de paix ou tu pourras t'épanouir!
Amicalemnt, Adeline

Malgven 31/08/2008 08:21

J'espère aussi que ça changera dans le bon sens, que tu puisses quitter ce boulot et ces collègues souvent désagréables. Travailer en étant méprisée et rabaissée sans cesse j'ai connu, j'ai tenu huit mois... Alors m... pour la suite et retrouve vite la pêche !

Julie et sa Nina 30/08/2008 21:59

C'est fou comme d'un simple cocktail de mariage tu nous ammènes à une veritable reflexion sur le vie pro et les abrutis qui la peuple! mais onedaysoon
tu trouveras sûrement une équipe qui te convienne!

Dragon d'eau 09/09/2008 11:13


Oui, c'est un peu n'import nawak, hein, la façon dont je saute du coq à l'âne ? (sourire)
Merci de ton passage Julie


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