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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 10:56

Il a exactement 22 (finalement en recomptant c'est 22) tous petits jours de moins que moi
.... et j'étais tellement contente (bêtement, sans doutes), d'avoir rencontré quelqu'un qui avait exactement le même âge que moi, quelqu'un qui m'attirait, quelqu'un qui semblait tout autant attiré, quelqu'un, enfin, qui semblait libre....



Qu'il a exactement la même taille que moi (ou peut-être un ou deux tous petits centimètres de moins)
.... Ce qui fait qu'il est plutôt pas très grand pour un homme, et ça ne semble pas le perturber, et moi je le trouve tellement beau tel qu'il est (oui oui j'assume), et je trouvais tellement bien qu'il aie la même taille que moi pour me serrer contre lui et l'embrasser.




Qu'il a les cheveux ras avec une petite houppette craquante, bruns mêlés de sel au propre comme au figuré, un petit nez fin, de petites rides sous les yeux et dans la nuque, des yeux bruns (ou noisette ? Je me suis souvent perdue dedans et suis toujours incapable de définir la couleur exacte... )  chaleureux, la peau douce sauf aux endroits où la barbe repousse, et que j'adore l'embrasser tout partout, très doucement
.... et les premières fois où je l'ai vu, je ne lui ai rien trouvé de spécial, et puis après j'ai discuté un peu avec lui, goûté sa gentillesse, sa réserve, sa tendresse, sa chaleur et son humour, et je suis tombée amoureuse



Qu'il a eu de la gentillesse et de la classe pour me dire que ses sentiments ne répondaient pas aux miens et qu'il ne souhaitait pas d'attachement (je résume, hein, je dois dire que cette partie là j'ai pas vraiment écouté, je savais juste que ce qu'il me disait allait me rendre triste, je le voyais dans son regard et je sentais ses doigts qui caressaient les miens, très doucement, et je cherchais  surtout à garder contenance)
.... Ce qui fait que je ne peux même pas lui en vouloir, c'est comme ça, c'est la vie, on ne désire pas tous les mêmes choses aux mêmes moments.
... Et il m'a dit (il a dit ça comment exactement) que je serais toujours la bienvenue quand je reviendrais. Et quand je lui ai dit qu'il me manquerait quand je serais loin, il m'a dit qu'on pouvait s'appeler. Mais lui, ça m'étonnerait qu'il m'appelle, [il a peu de temps à lui, déjà bien occupé, et puis je pense qu'il est tout simplement bien dans sa vie telle qu'elle est, je suppose qu'il ne ressent pas le besoin de fonder un couple, une famille] et moi, je l'appellerais pour lui dire quoi ? Qu'il me manque ? Mais je lui ai déjà dit, deux fois, et ce serait l'encombrer que lui redire, et ça servirait à quoi s'il n'y a pas de place pour moi dans sa vie ?


Et je sais bien que, ce soir là, au moment où nous nous sommes regardés en sachant que nous allions monter dans ma chambre d'hôtel, ni l'un ni l'autre ne pensions à autre chose qu'au moment présent, que nous ne nous sommes jamais rien promis, ou quoi que ce soit. C'est moi et moi seule qui suis tellement prête à accueillir un autre coeur contre le mien, qui suis tellement séduite par lui  que j'ai voulu espérer que ce serait son cas aussi, et que quelque chose d'autre pourrait sortir de cette nuit d'amour.


C'est un matin que nous avons parlé, à une table du café où l'équipe va souvent prendre le petit déjeuner. Il y a eu ensuite forcément  une journée, une plongée très froide où j'ai eu du mal à descendre, où j'ai dû effectuer des rinçages de nez à l'eau de mer.
Quand je suis sortie de l'eau, j'avais les yeux explosés, je ressemblais à un lapin myxomateux, et ça ne s'est pas arrangé le soir quand je me suis retrouvée dans ma chambre, quand j'ai eu le réflexe d'écrire [écrire, encore et toujours, écrire pour partager,  écrire pour mettre de la distance, écrire pour laisser une trace et  se rappeler après, le bon comme le moins bon] et que je me suis mise à pleurer sur tout cela.

Et puis il y a eu une autre journée, et une autre nuit toute pleine de tendresse dans ses bras et les larmes que j'ai étouffé contre sa poitrine quand nous nous sommes quittés.


... Et je sais bien que de lui, je ne garderai que le meilleur :
                Toute cette tendresse que j'ai ressenti à son contact, son regard
sur moi, ces rires avec lui, le plaisir dans ses bras, la chaleur de ses mains et de ses caresses, cette sensation de plénitude quand il me serrait très fort contre lui, le dernier soir, ou le matin, au réveil 
                 Cette envie de me placer entre lui et le monde le matin lorsqu'il avait tellement de mal à s'éveiller et que, à tort ou à raison, il me paraissait vulnérable
                  Cette envie de me blottir contre lui pour qu'il me protège au moins un petit peu de temps en temps de tout ce qui me fait mal et pleurer, pour qu'il m'enveloppe de sa tendresse et de sa force, de me blottir contre lui où je me sentais tellement à ma place...







NB1 : Les commentaires sur ce billet (qui risque d'ailleurs de disparaître si  "il" le souhaite, grande première -- sourire --, j'ai donné l'adresse de mon blog à quelqu'un qui me connait "en vrai"), si ça ne vous dérange pas (mais si ça vous dérange, vous le savez à l'avance donc rien ne vous oblige à commenter  -- sourire ;) ) je ne les validerai peut-être pas, je me les garderai probablement pour moi toute seule...


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commentaires

sangui 14/12/2008 00:38

Comme tu vois, j'ai du retard dans ma lecture de blogs...Je viens de lire ton article, et je le trouve à la fois très beau et très triste.Comme toi, j'ose toujours espérer quand je rencontre quelqu'un qui me plait qu'une longue histoire est possible... je suis souvent déçue...J'espère (autant pour toi que pour moi) qu'un jour la bonne personne se présentera...

vetonat 11/10/2008 09:43

Tu écris bien, on sent transparaitre tes émotions dans ton billet. On voit même que tu as la sensibilité à fleur de peau... Et ça ne doit en être que plus douloureux! Je compatis, vraiment...
Bisou et courage!

Aurélie 11/10/2008 08:26

Que c'est compliqué pour être sur la même longueur d'onde avec ces zoms :-(

J'espère que tu n'avais pas fondé trop d'espoirs fous (et moins fous), que l'atterrissage n'aura pas été trop violent.

Je pense bien à toi, c'est pas simple les relations homme/femme.

vetote 10/10/2008 17:07

c'est une jolie histoire... dommage qu'elle ne s'écrive qu'à sens unique.La prochaine fois peut etre... bonne chance!

Alex 09/10/2008 23:16

Je n'aurai pas l'indécence de commenter ton post, nous nous connaissons à peine, juste quelques mots pour te dire que je compatis à ta peine et à ton chagrin.

Bien amicalement,

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