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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 20:05
NDLR : écrit y'a quelques temps :-)

Ce soir
, j'ai retrouvé dans le restau où nous avons [avions, en ce qui me concerne, puisque, je ne sais pas si je l'avais explicitement dit mais je vous fait confiance,  vous aviez lu entre les lignes, voilà plusieurs mois que j'ai translaté vers le sud de la France] nos habitudes,  
les copains de l'ancien club de plongée aprés la piscine.

Pas tous, mais des que j'aime bien, que j'aime beaucoup même. Mike (que j'avais un temps surnommé Oleps) sans l'adorable Narnia, il me dira qu'elle sera déçue de m'avoir ratée et moi aussi je regrette de ne pas l'avoir vue, Sérène sans Brossdur
(que par le passé j'avais pseudonymé Audi parce qu'il est fan de ce constructeur automobile), Callista avec son homme, Lylwie (anciennement Bâlot  ---  oui oui, faut s'y retrouver dans les pseudos, p't'être que je pourrais mettre leurs vrais prénoms en disant que c'est des pseudos, aussi ?  ) sans sa charmante  épouse mais avec son ange blond de fille, et encore Givrée (Voir Ici, , , et   !!) avec qui je n'aurai pas le temps de discuter, lepapa et lamamandupetitelphe, et lepetitelphe et sa petite soeur, et Djydjy et Famous....


Embrassades chaleureuses, bon dieu, c'que j'suis heureuse de les revoir et de voir que c'est partagé !, félicitations, questions.
Ils veulent tout savoir et moi aussi je veux tout savoir d'eux que je n'ai pas vus depuis des mois, en août certains étaient descendus mais quand on a "essayé de se capter" comme dit Sérène, on a réalisé qu'ils étaient à 200 km de moi, je travaillais, je n'ai pas pu les rejoindre, j'étais déçue mais pas de solution...

Je ris beaucoup, je raconte mes projets, je dis à mi mot seulement mes angoisses, je partage surtout la joie et l'excitation, le positif.

Les angoisses, les désarrois qui sont le lot du quotidien sont aussi le lot de la solitude, c'est à dire les moments où on est tout seul aussi bien que le fait d'être tout seul, toujours, sans personne avec qui partager, sur qui s'appuyer.
Et qu'importe le fait de savoir que ce n'est pas d'être deux ou plus qui fait qu'on est moins seul dans la vie, face à ses aléas, aux décisions, aux changements...

Quand on aimerait être deux, ou plus, et qu'on est tout seul, on se sent encore plus que quand on est tout seul en étant deux.
En tous cas c'est mon ressenti.

Et notamment  — et évidemment — on refuse d'entendre toutes les bonnes âmes qui vous serinent à l'occasion qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné -- quelle connerie, çà !
Mais fi des "on" et des noeuds au cerveau. Ce soir, je  suis en bonne compagnie !!


Aprés le repas, une bière  encore, avec Lilwye, Mike et le compagnon de Callista tandis que celle-ci et Sérène commandent une tisane en riant par avance des réflexions faciles que le patron ne manque pas de leur faire ("Mais vous êtes des grands-mères ou quoi ???") et puis une autre (bière, pas de tisane pour moi ce soir).

Lilwye ramène sa fille chez lui ; elle a dix ans, elle est fatiguée -- il serait bien resté plus s'il avait été seul -- et Sérène prend la route pour rejoindre Brossdur, elle a environ une demie heure de route.



Plus tard, au moment où nous sortons du restaurant, Callista, son homme, Mike et moi, une voiture de la PN arrive en trombe, gyrophares bleus tournant, toutes sirènes hurlantes, et force un 4*4 noir avec 4 ou 5 jeunes gens dedans,  à s'arrêter. Les agents sortent brutalement de leur voiture, main sur leur arme (je vous jure, je n'exagère pas du tout  ! 
limite on se croyait dans un film !) "Sortez du véhicule. Sortez ! Discutez pas, sortez, tout de suite."
Ils sont tendus et moi je rentrerais bien dans le restau, va savoir comment ce genre d'incident peut évoluer, soit les agents se croient au théâtre mais j'en doute un peu, soit le conducteur du 4*4 a m....dé en beauté, et va savoir, oui, va savoir comment ça peut tourner ce genre de c....rie... Trois autres voitures de PN surviennent en renfort  (en sens interdit, bravo la force publique mais chut, je n'ai rien dit) et encore une autre banalisée avec juste un petit gyro bleu discret.

Les gars devaient faire un transfert de blocs Nitrox d'une voiture dans l'autre, ils préfèrent attendre que l'incident soit terminé et tout le monde reparti, les agents sont assez tendus pour que le moindre truc leur paraisse suspect, ou c'est l'idée qu'on a sur le moment en tous cas.
Alors nous redescendons au restau boire un dernier café que le patron qui finit par bien nous connaître et a de plus un faible pour Callista nous offre. Et bavarder, encore.

Plus tard on se quitte en se disant combien on a été heureux de se voir et ça fait chaud au coeur et en se promettant, eux  qu'ils me feront signe s'ils descendent, et moi, de leur donner des nouvelles.
Demain je reprends la route du sud et c'est toujours difficile, le moment du départ, quoi qu'on quitte et quoi qui vous attende. C'était la minute philo de comptoir du soir - espoir !

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commentaires

Alex 18/12/2009 15:17


Bonjour Dragon d'eau,

Simplement pour réagir à ton dernier parapgraphe, dans lequel tu dis toujours ressentir un petit pincement au coeur quand tu reprends la route. C'est aussi vrai quand on reste et qu'on voit l'autre
partir... C'est peut-être même plus dur...


Dragon d'eau 18/12/2009 18:03


Ça sent le vécu, ça. Je dois dire que je n'ai jamais expérimenté... Puisque je n'ai jamais eu "d'autre" dans ma vie, mis à part
le Chercheur d'or, et là c'était moi qui partait, à chaque fois qu'on devait se séparer. Mais j'imagone tout à fait que ce soit dur :-).


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