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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 22:12
Ma participation de ce soir au jeu des sabliers givrés, amorce proposée par benjamin

"La tripoteuse de tête est rentrée de vacances. On se revoit donc, dans le moelleux de son cabinet. Tout est doux chez elle, les tapis, le fauteuil, son sourire, ses yeux. Pas sa voix. Elle a le phrasé râpeux. Toujours au bord de la quinte de toux. Tout du moins quand elle parle.
Elle parle peu, d’ailleurs. Elle semble ne pas aimer cela et préférer se cantoner dans ce mutisme sans réserve, accueillant, doux et chaleureux. Tous les mardi, à 18 heures, j’entre chez elle après avoir à peine frappé à la porte de bois épais.
Elle vient vers moi, me salue d’un sourire qui ne découvre jamais ses dents, envahit ses yeux bruns chauds, éclaire tout entier ce visage de femme plus toute jeune, belle dans sa maturité. Elle me laisse suspendre, selon les saisons, mon manteau ou mon blouson sur le portant. Je m’installe ensuite dans ce fauteuil de cuir rouge vieilli profond, moelleux. Elle se place derrière moi et se met à l’œuvre dans ma nuque et sur ma tignasse tandis que je ferme les yeux et me laisse emporter par le parfum ambré subtil de son cabinet.
Ses mains sont chaudes et fermes, apaisantes par leur seul contact. Je tente toujours de retenir quels mouvements elle effectue sur mon cuir chevelu et dans ma nuque afin d'essayer de les reproduire ensuite mais jamais je n’y parviens. De toutes façons j’ai le sentiment que ses mains renferment un fluide guérisseur, à moins que ce ne soit sa voix.  En s'occupant de ma tête, elle chante en effet, doucement, de cette voix rauque et profonde qui perd alors sa tonalité écorchée et m’envoute littéralement.

Durant cette heure hebdomadaire chez Kassandra, le feu qui couve en permanence sous mon cuir chevelu s’apaise miraculeusement. Une heure après mon arrivée environ, je la sens terminer ses manipulations par ma nuque. Quelques minutes après je sors de chez elle merveilleusement bien. L’effet dure généralement « presque » jusque la semaine suivante et il est rare que je doive reprendre rendez-vous. Les spécialistes du centre anti-douleurs ont peiné à dissimuler leur air goguenard lorsque je leur ai dit qu’il m’avait été suggéré de la consulter. Une rebouteuse. C'est l'un d'eux qui l'a qualifiée de tripoteuse de tête. Pensez-vous.

N’empêche que depuis l’accident il y a 15 ans, le trauma crânien, la trépanation, elle est la seule qui soit parvenue à apaiser ces douleurs qui m’ont martyrisé si longtemps.
"


Ah, ça m'a mieux convenu, ce soir...

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 09:11
Cette semaine, en rempla dans un bled, je partage en leur absence la maison de mon employeur (son épouse et leurs loulous) avec leur chat Venise, gros mâle castré hyper sympa.

Petite maison aux meubles en bois chaleureux,  carrelages aux tons chauds-passés dans certaines pièces, parquet dans d'autres,  un grand salon salle à manger avec coin cuisine et un piano et des lampadaires en fer forgé et une grande baie vitrée devant laquelle le midi il fait bon s'asseoir par terre pour lire au soleil, une salle de bain
faussement rustique habillée de carrelage imitant la pierre, magnifiquej'adore la façon dont elle est agencée.  J'aime beaucoup cette maison, on s'y sent bien.

Source meuble attilas.fr

Je dors à priori dans la chambre de mon employeur et son épouse — à moins qu'il n'y ait une pièce ou un étage dont l'accés soit si dissimulé qu'insoupçonnable. Grand lit au matelas épais, couette confortable avec drap et couverture par dessous — c'est qu'il fait frisquet     — et Venise comme bouillotte pleine de ronronnements
un peu trop à mon goût parfois  — .


L'épouse de mon employeur m'a laissé une fiche de consignes : changer l'eau de Venise tous les deux jours au minimum et  lui donner un tiers de gobelet de croquettes matin et soir ; et aussi ouvrir les volets du salon tous les matins pour que ses plantes voient la lumière.
Cette jeune femme a la main verte, elle a de magnifiques orchydées toutes fleuries qu'il faut d'ailleurs que je photographie — voilà c'est fait — , simplement pour le plaisir des yeux.



"Ouvrir les volets chaque matin".... Ce qui signifie qu'il faut que je ferme les dits volets tous les soirs, je suppose [Z'avez vu comme j'ai vite capté ?  Trop forte la nestouille je vous le dis], là où moi je vis généralement tous volets ouverts en permanenceOK, je ferme et ouvre scrupuleusement les voletsd'autant que pour la première fois depuis belle lurette, je ne suis pas super rassurée le soir dans cette maison déserte dans un quartier désert avec ce vent glacial qui mugit à l'extèrieur et tous ces bruits un peu stressants. Ça me rappelle mon premier assistanat en Languedoc Roussillon, où je vivais au premier étage d'une immense clinique lugubre dans un quartier désert et j'emmenais le chien avec moi de pièce en pièce. Sauf que j'ai plus le chien pour me servir de doudou alors je gère comme une grande fille.



Aussi, la dernière fois que j'ai eu un chat en garde c'était
pour mon amie Ninianne et son à l'époque copain Franck ; elle avait laissé Mouche dans le jardin de ses parents où je passais le voir tous les jours. Le deuxième jour il n'éait pas là, le troisième jour il est arrivé miaulant sur trois pattes et bien pâlot. Je l'ai embarqué à la clinique où je travaillais, shooté, et la radio a montré une jolie fracture de Salter-Harris du fémur. P... de chat. Pansement contentif, chat en cage ; au
départ, quand je les ai appelés pour les prévenir, Ninianne et Franck m'ont dit "Rho, les chats ça cicatrise bien, pas besoin de chirurgie quand même ?" Mais quand je lui ai montré la radio, Ninianne a compris et Mouche a été opéré par un confrère. Deux p'tites broches en croix pour réparer le cartilage de conjugaison et roulez jeunesse.

Alors quand Venise demande à sortir, je lui dis de faire attention. Même si objectivement je le crois trop gros pour escalader la cloture.


Et moi ? Au boulot, c'est calme... Ce qui me permet de prendre du temps, de bien expliquer les choses aux gens et c'est plus sympa comme ça. Même si je ne suis pas sûre que ce soit bien rentable pour mon employeur mais ça, c'est pas trop "ma faute", je ne refuse pas le travail mais il ne s'en présente pas trop....
Après le boulot ?
Qu'est-ce qu'on peut faire le soir dans un petit bled quand on termine tard et qu'il fait nuit ?
  Écrire, faire de la peinture (j'ai amené ce qu'il faut, je dois m'y mettre ;) ), prendre soin de soi, lire (j'ai acheté un poche dont il faudra que je vous parle, très, très sympa), réfléchir, écrire encore, les sabliers givrés, tout et rien.
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 22:57
Donc seconde contribution de ma part à ce qui est le troisième grain des  sabliers givrés.
Amorce choisie par Saperli

« Oups, ça fait bizarre, non? Avant, il me parlait de mon succès assuré en amour, de mon impatience coupable au travail, de mes relations sociales assymétriques et là, une citation sur les gens qui se croyaient indispensables.
Ouh, j’aime pas. Ce genre de phrase, là, à deux centimes d’euros balsamiques, qu’on pourrait parfaitement ne pas sentir passer, qu’on pourrait croire qu’il s’agit d’une banalité généralisatrice pas forcément transcendante, n’importe, quoi, une phrase bouche-trou, ou même on pourrait avoir capté l’agression sous-jacente et décider qu’on ne l’a pas entendue, pas comprise, de toutes façons on est au dessus de tout cela
Sauf que j’en ai un peu assez d’être gentille et polie. Il m’aura au moins appris cela.

—  « Je suppose que vous parlez de vous-même, là  ? »
Pan dans les dents  !!! Je n’ai jamais pu le tutoyer, mon coach. Mon coach en développement personnel, appellation ronfleuse — je voulais dire « ronflante » pour ce personnage atypique, sombre et séduisant, magnétique, en tous cas en apparences... Sur lequel pour l'heure je laisse très lentement mon regard couler de son visage jusqu’aux pieds avant que de le toiser dans l’autre sens. Un truc très déstabilisant, je l’ai compris pour l'avoir subi.

— « Qu’en pensez-vous », me renvoie-t-il
, son regard brillant subitement tel les prunelles d’un loup mais masqué ou peut-être armé d’une fausse désinvolture. Très bien, l’heure des faux semblants n’est donc pas complètement passée.

—  « Que je ne sais quelle mouche vous pique, très cher… Il me semblait que notre collaboration, que vous pourriez qualifier de fructueuse et moi de dispendieuse mais néanmoins prometteuse, ne saurait se fonder sur des non-dits, des sous-entendus ou des images peu claires. Nous ne sommes que deux dans la pièce, donc ne prétendez pas que cette pseudo-banalité pseudo-généralisante n’est pas en réalité une pique. Et si vous avez quoi que ce soit à me dire, je suis toute entière à votre écoute.  »

Sourire de loup, regard acier de loup. Vas-y, crois-le, que tu vas me manger toute crue. Mes yeux soutiennent ton regard, mon sourire te répond et je ne me laisse même pas déconcentrer lorsque tu envoies la fumée de ton cigare dans ma direction. Grossier personnage, tu me préférais soumise, recueillant dévotement la sagesse que tu daignais me dispenser au cours de ces séances censées m’aider à développer mes capacités personnelles, ma confiance en moi, mon assurance en société… Aujourd’hui que je t’affronte, tu laisses maintenant totalement tomber ton voile et je suis même capable de jouir de cet instant
. Je n'en ai ni le regard, ni les dents, mais je me sens très louve, moi aussi, subitement. C'est MOI qui vais te dévorer.

—  « Je vous ai dit tout ce que j’avais à vous dire. » sourit-il lentement.
Je me trompe ou bien il ne sait pas trop que dire, là ? Allez, il est temps de l'écraser.

—  « C’était quoi, déjà ? Ah oui. Une phrase que vous n’êtes même pas fichu de citer correctement puisqu’à ma connaissance c’est un homme du nom de Denis Langlois qui a dit ou écrit « Les cimetières sont pleins de gens indispensables. Hier, on a enterré le fossoyeur. » et non pas simplement «  Les cimetières sont pleins de gens qui se croyaient indispensables. »
Résumons, voulez-vous ? "Trés cher" ? En l’espace de quelques six mois, vous m’avez soutirée une somme d’argent conséquente et non déclarée au fisc, vous avez l’esprit pratique. Vos qualités humaines m’ont toujours déçue. En loup garou vous n’êtes pas mal, en revanche. Étant donnée l’absence de critères évaluant l’efficacité de votre travail de coach, j’aurais des difficultés à vous remercier pour la dite efficacité mais je vous remercie tout court. Je vais dépenser mon argent différemment, à l’avenir.
»

Il sourit de façon beaucoup plus ouverte et détendue et mime une salve d’applaudissements.

— « Bravo. Tout simplement BRAVO. Vous vous êtes magnifiquement tirée de cette simulation. Votre cran a été imparable, vos réponses ciselées dans le feu le plus glacé qui fut imaginable. Je suis fier de vous. Vous avez fait d'ÉNORMES progrès depuis que nous avons commencé à travailler ensembles et je ne doute pas que vous puissiez en faire encore beaucoup. »
Hé hé, je l'attendais, celle-ci. Je lui souris et fais mine de me joindre à sa pseudo allégresse.

Il sera toujours temps de lui expliquer après lui avoir donné sa dernière liasse de billets de cent euros, que je pensais mots pour mots les dernières phrases que j’ai prononcées. Ça tombe bien, c’est bientôt les soldes.
»


NB quand j'ai lu l'amorce, j'ai pensé à la fin d'une histoire d'amour. Mais je n'ai pas eu le courage de l'écrire en ce sens.
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 22:57
Vous vous souvenez des sabliers ? Je n'ai plus retrouvé la règle de la session à laquelle j'avais participé mais j'y avais participé avec une première contribution et d'autres au fil des pages. Depuis il y avait eu au moins une session, à laquelle je n'avais point participé par manque d'inspiration. Cette année ce sont des sabliers givrés. L'amorce d'hier    ne m'a rien dit du tout (Vous allez me dire que ça ne cause pas, ce genre de choses, et vous aurez bien raison, n'empêche que j'ai cherché un grand moment quoi pondre dessus sans succès avant d'abandonner). Mais voici ma contribution du jour. Amorce choisie par Malgven et tirée du blog de Zub
 
Bien sûr, toute ressemblance avec des personnes de sexe systématiquement opposé à ce qui est indiqué dans le corps du texte, et / ou des faits ayant réellement existés il y a quelques années voire même très récemment  serait purement le fruit du hasard.





"Lundi, je fus pris d’un grand coup de blues. Alors je suis allé faire un tour du côté de mes balades adolescentes.
Je ne sais plus exactement quel son, quelle image, quelle pensée a provoqué cette reviviscence (ça se dit, ça ? oui !!), mais je me suis brutalement retrouvé dans la cour du lycée, l’année de mes 18 ans, l’année précédant mon bac et mon entrée en médecine.
J'ai retrouvé l'adolescent trop sage, tendu vers un but qui avait longtemps été mal définiComme moi à l’époque, d’ailleurs.
Ni grand ni petit…
Ni laid ni beau
Mais affublé de quelques bons kilos en trop, d’une peau incertaine à tendance éruptivo-érythémato-séborrhéique, de lunettes épaisses, d’un manque pathologique de confiance en lui aggravé par de brulants désirs jamais réalisés d’être recherché, apprécié ainsi que la conscience de ne pas savoir s'habiller

Cette année là, j’avais deux excellents amis : Floriansca, belle, vive, dont j’étais secrètement, silencieusement, patiemment et sans espoir, amoureux, qui partageait mon banc en sciences naturelles lorsque j’étais assez rapide pour doubler Mario en m’installant. Floriansca qui était en couple avec Lilian et qui par la suite, opérée d’une tumeur au cerveau tardivement diagnostiquée, n’est plus jamais redevenue elle-même.
Et Tino, italien de petite taille, boulot et séduisant, vif et chaleureux, sympathique et drôle. Nous marchions tous deux dans la cour du lycée en discutant ; à huit heures la cloche sonnait, nous nous regardions et repartions pour un tour. Lorsque nous arrivions en cour d’anglais au quart bien sonné, le prof soupirait mélancoliquement « late again ».
Floriansca qui elle avait passé ces quelques minutes avant la cloche à tenir la main du studieux Lilian et qui avait gagné la salle de classe dès la sonnerie me regardait en souriant avec sympathie. Très sage et raisonnable, elle avait néanmoins quelque chose de vif, joyeux, incontrôlable, qui l’attirait vers notre paire de faux mauvais lascars.

Et puis il y avait Claude et Mélisandre et toute une bande avec lesquels je m’asseyais par terre ou sur les escaliers, buvais des cafés lyophilisés sans partager leurs cigarettes (quand je dis que j’étais sage !!) et discutais de rien à perte de voix sans savoir exactement quelle était notre amitié et ce qu’elle deviendrait — rien, en fait.
Époque mêlée de légèreté, de discussions adolescentes, de retards, de dessins débordant sur la prise de notes en cours et de sérieux car l’entrée en fac de médecine et son concours se profilaient, les dimanches et les soirées étaient studieuses et acharnées.


Lorsque je me sens, pour raison « x » ou « y », un peu perdu, il m’est bon de retrouver ce petit bonhomme mal dégrossi, un peu écorché vif, très innocent
, très maladroit en de multiples circonstanceset ça ça n'a pas changé. Bien sûr, je rougis honteusement de ses côtés godiches, un peu ridicule — et je rougis encore  plus honteusement lorsqu'aujourd'hui cela m'arrive encore et que je prends conscience, toujours trop tard, de m'être  très très stupidement comporté, toujours avec les meilleurs intentions du monde — l'enfer en est pavé, n'est-il pas ?  (1).
Bien sûr, je me souviens avec malaise et regret qu‘une dispute stupidissime m’a séparé de Tino et que la maladie m’a éloigné de Florianscapourtant, que de visites à l’hopital ou chez elle je lui ai rendu avant qu’un jour sa mère épuisée ne me rembarre et ne me demande de suspendre mes visites je ne leur ai jamais redonné signe de vie 
ensuite, je ne l'ai jamais revue.

Mais ce petit bonhomme, il a donné naissance à l’homme que je suis aujourd’hui, il a grandi, mûri, appris
, et il fait toujours partie de moi.
Et la vie est un chemin long et pas toujours facile même si ça parait bateau à dire quand on sait que comparativement à bien d'autres je n'ai jamais rencontré de "gros" problèmes sur le dit chemin.
Et il m'est bon, quelquefois, de mesurer le chemin déjà parcouru. Ça me permet, notamment, de me souvenir que rien n’est jamais complètement constant, ni le bon, ni le mauvais et qu’il est toujours possible et je crois souhaitable  d’évoluer...
À la recherche de ce qui  fait du bien, et du bonheur même si on ne sait pas trop de quoi il peut être fait, même si on a parfois du mal à y croire
, même si personnellement, je rage parfois de n'être que ce que je suis — avant de me dire qu'il me faut espérer être accepté(e) et aimé(e) comme je suis."



(1)spéciale dédicace et tendresse à celui que j'ai éveillé l'autre nuit alors qu'il était fort souffrant à tous sens du terme et que j'ai encore empêché de s'endormir la nuit suivante parce que j'étais mal à l'idée de m'éloigner de lui et que j'avais besoin de parler, et à qui je n'ai pas dit combien je me sens bête de ces deux avatars.
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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 13:56
Cette année comme tous les ans, j'ai confectionné des bredele ou petits fours  de Noël et j'avais envie de partager un peu le résultat.

  Ça commence comme ça,
sur l'espèce de bar qui scinde la cuisine en deux, avec un livre de recettes, farine, sucre, beurre.... Et sur le côté une photo de femme dont je dois dire que je n'identifie pas l'origine !



Recette originale inscrite en blanc librement et paresseusement adaptée du livre Bredele et gateaux de Noël de Thierry Kappler  :
—  350 g de farine (mais j'utilise moitié farine moitié poudre de noisettes, on peut aussi mettre de la poudre d'amande et pourquoi pas utiliser de la farine de quinoa, il me semble que ça existe, farine de chataigne, j'en avais mais j'ai pas osé... Un conseil cependant : les poudres de noisettes et d'amande ne remplacent pas la farine, la pâte ainsi modifiée se travaille mal et à mon sens on ne peut pas concevoir de remplacer totalement la farine... Mais vous y auriez pensé, bien sûr !! .),
—  1
50 g de sucre semoule,
—  2 jaunes d'oeufs
(on utilise les blancs pour des meringues, nature ou au cacao et au pralin, un régal absolu !),
—  200 g de beurre
(demi sel, vous m'en direz des nouvelles),
—  1 cuillérée à soupe de rhum, 1 cuillérée à soupe de crême fraiche, 2 cuillérées à soupe de cacao,
—  fruits confits, pépites de chocolat, cerneaux de noix, raisins secs à la convenance

  Ça se poursuit ainsi

Étape 1 : Mélangez sucre (
poudre de noisette ou autre) et farine, incorporez le beurre et pétrissez jusqu'à absorption complète puis ajoutez les jaunes d'oeufs.
La pâte doit pouvoir s'étaler au rouleau donc ajouter farine ou lait de façon à obtenir la consistance désirée.
Étape 2 :   Scindez la pâte en trois parts égales ; en placer deux au réfrigérateur et à la troisième incorporer rhum, crême et cacao ; scinder en deux parts égales que l'on place également au réfrigérateur. Ensuite travailler ces pâtes comme indiqué ici, et après cuisson 18 minutes sur four moyen th 5 obtenir ce résultat final :Photo prise ici.

  Sauf que...
Moi perso, je suis un iota  paresseuse en cuisine, je cuisine comme ça me plait, à l'instinct — merci maman qui m'a tout appris en cuisine et dont je suis oh combien la digne fille sur certains points , et j'ai un rapport ludique à ces petits fours. Pour tout avouer, je me souviens encore d'une recette découpée quand j'étais enfant dans un Castor junior ou un truc comme ça, où il était indiqué comment confectionner des biscuits de Noël qu'on décorait joliment avec glaçage, perles argentées, vermicelles, et qu'on  suspendait ensuite sur une jolie branche de bois décorée. Y'avait une photo super jolie et ça m'avait faite rêver, mais rêver, et maman n'a jamais voulu qu'on le fasse.

Bref, ce qu'on n'a pas fait enfant, on a des fois envie de le faire adulte pour ses gosses-à-soi ou ceux qu'on emprunte temporairement. En l'occurence, les petites princesses
et les petits princes de frangin et  frangine.

Donc, mon truc, c'est de partir de la base de pâte sablée légèrement modifiée de poudre de noisette et arrêtée à l'
Étape 1 : .



Une fois que j'ai ma pâte, j'en prends de petites quantités (elle ne s'étale pas très bien...) auxquelles je mélange fruits confits (préférence perso pour les écorces d'agrume ; cet année j'ai testé le gingembre confit, excellent) ou pépites de chocolat (ou les deux) ou cerneaux de noix... En fait, on teste ce qu'on veut et ce qu'on aime. S'agissant des fruits confits, j'ai un truc perso, je les hache au robot avec approximativement le même volume de  poudre de noisette, ça se mélange mieux et perturbe moins le découpage des formes.
À certains j'ajoute du cacao et parfois un peu de rhum ou autre alcool au choix (je crois bien que cette année j'avais du limoncello et j'en ai mis... Bien sûr, même si la quantité d'alcool est minime, c'est déconseillé pour les enfants et certaines personnes...)

Et puis je découpe des formes (au moment de Noël, on en trouve plein dans les supermarchés.... Et ma maman qui est une femme pratique récupère les moules play-D--H dont certains jeux contiennent des sillouhettes d'animaux très sympa.... Bien les laver évidemment, et être conscient qu'il s'agit d'une utilisation aux risques et périls du cuisinier...), je mets à cuire sur plaque légèrement graissée (j'ai pas trouvé mieux...) à four moyen durant un temps moyen et je surveille.... Que ça ait un peu gonflé et pas trop coloré et puis on peut tester prudemment la consistance, on sent si c'est cuit.


=>>  Si on veut les suspendre dans le sapin, il faut creuser un trou et placer un tuteur dedans pour éviter que la cuisson ne le bouche.
=>> Conseil : avoir plusieurs plaques pour travailler, de façon à laisser les biscuits refroidir sur plaque, ils se décollent plus facilement lorsqu'ils ont durci.

   Résultat intermédiaire :

Noter la présence des tuteurs, ici de petits rouleaux de papier alu. Les gosses adorent le nounours et aussi le grand pére Noël que — va savoir pourquoi, trois semaines après — je n'ai pas utilisé cette fois-ci.

  Résultat final  :

Sympa, non ???

NB : les photos sont MA propriété. Prière de ne pas les utiliser sans mon accord.

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 00:39
NB à usage interne : Rédiger les cartes de voeux demain aujourd'hui de façon à expédier la "corvée" au plus vite.

En cette aube largement éclose 2009, me voici venue vous présenter mes voeux les plus sincères et les meilleurs, à vous tous qui me lisez, qui commentez parfois ou souvent, et à qui, honte sur moi, je n'ai pas répondu récemment, ce qui ne m'empêche pas d'avoir lu et apprécié chaque commentaire personnellemnt

Je suppose que chacun, au seuil d'une nouvelle année, comme moi, regarde la précédente et formule, plus ou moins secrètement, des espoirs et des désirs pour la suivante.
Espoirs et désirs bien évidemment intimement personnels, nous sommes tous tellement différents...
Moi qui me sens en perpétuel cheminement
au milieu de tout un tas de tous petits démons personnels inapparents, intangibles et  qu'on dirait inexistants (
Je suis le fruit d'une blessure  /  Le souffle d'un trop long combat /  Dans le silence et sans injure /  J'ai grandi dans des draps de soie / Je suis née sans éclaboussure  / Regardez-moi, rien ne se voit  / Je n'en serai jamais trop sure  / De vous a moi je ne sais pas / Et si j'm'en sors, Julie Zénatti ), je vous souhaite la même chose qu'à moi-même :

—  D'avoir, tous les jours, l'envie et la force de vous bagarrer et d'avancer

Que 2009 vous apporte [hormis la santé et la prospérité qui "vont sans le dire" et encore mieux en le disant]
—  Pas trop de piqures, griffures, tristesses, colères et détresses,  et autres, le moins possible....  mais si ce bouquet de houx est présent sur la photo, c'est parce qu'il faut avoir de temps en temps des creux pour apprécier le reste...

—  des perles de bonheur, bien lisses, nettes  et brillantes comme les petits grelots qui décoraient la table de notre réveillon, suffisamment nombreuses pour illuminer  votre année
—  De la chaleur et de la lumière comme celle dégagée par mon arbre à bougies
—  De l'amour et de la tendresse comme celle qui a présidé à l'offre de cette petite composition de fleurs à ma maman
— De la douceur et de la légèreté comme celle de ces plumes de cygnes et de canard col-vert et de paon mais on ne les voit pas recueillies dans le bassin à B... tandis que les gosses jouaient à cache-cache



Je vous embrasse tous, mes lecteurs "connus" ou inconnus, chaleureusement


[Special dédicace for you]
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 23:55







..... Pourquoi   choisir ?     Femme, tout simplement...  
La réponse à quoi ???
Ceci est en rapport avec cela...
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 19:05
Selon Wikiipédia, que l'on croira sur parole :
"
Noël est une fête chrétienne célébrant chaque année la naissance de Jésus de Nazareth, appelée Nativité.   [...]  

Aspects sociologiques et économiques

Avec la mondialisation des échanges culturels et la laïcisation de la société, les festivités liées à Noël prennent progressivement un caractère profane et familial et sont de plus en plus déconnectées de l'interprétation religieuse.  Noël redevient donc, pour certains, une fête païenne où, généralement, des membres d'une même famille se retrouvent et s'échangent des cadeaux entre eux selon un rituel assez universel  [...]

L'achat massif de cadeaux de Noël pour Noël a pour effet un pic dans la consommation, notamment sur les secteurs du jouet, du loisir et de la restauration"


L'article est bien évidemment beaucoup plus long et je l'ai trouvé intéressant. J'avais besoin de me remémorer ce qu'était Noël "à l'origine" (pour autant qu'il soit possible de parler ainsi, car il faudrait pour cela définir la notion d' "origine" mais il faut que je me couche tôt on va zapper). J'ai "apprécié" la reconnaissance sans hypocrisie de ce qui me parait un fait : Noël n'a plus grand chose d'une fête religieuse (même si j'ai reçu une éducation religieuse je ne suis ni pratiquante ni  croyante) mais est fondamentalement, pour certains une fête "de famille", c'est le cas dans la mienne,  je crois, pour d'autres simple prétexte à gueuletons et beuverie sans forcément de sens. 


Demain, je prends la route pour rentrer chez mes parents.   Dans ma famille, Noël ne fait pas exception à ce qui est fréquent : Maman aura préparé un repas festif abominablement calorique (et j'ai pas résisté ce soir à demander le menu, je confirme, ça va être !!!!), il y aura un sapin de Noël, des gosses partout (qu'est-ce que je suis impatiente de les revoir, mes petites princesses, et aussi les deux petits princes de mon frère, que je n'ai pas revu depuis hyper mais hyper longtemps), et échange de cadeaux.


Certains points dans tous cela me causent un malaise réel : la profusion de nourriture (quoique je n'ai pas de points de comparaison et je pense qu'il existe bien pire. Mais il y a aussi tant de gens qui manquent de tout et ne pourront même pas s'offrir un bon repas) et puis la profusion de cadeaux à en avoir honte (mêmes remarques que pour le point précédent)  et d'ailleurs  j'ai honte et d'autant plus que ça ne m'empêche pas de  rester dans le "système". Ça aussi on va zapper, hein.


En cherchant une photo pour illustrer cet article, j'ai retrouvé plein de photos très belles que je ne peux malheureusement pas publier. Vous allez me dire "ben alors pourquoi tu nous en causes !". C'est juste.

=> Parce que j'ai envie.

=>  Parce que je vais peut-être trouver les mots pour vous faire toucher pourquoi j'aurais envie de les publier ?

=>  Parce que je vais peut-être trouver les mots pour vous faire toucher ce qui à travers ces photos, m'a rappelé la magie de Noël et a un peu dissipé mon malaise ?


—   Frangine fait de magnifiques coiffures (des chignons un peu compliqués, ornées de petites pinces en plastique coloré décoratives, coiffures de fêtes qui sient  particulièrement à ces petits visages) à ses filles. J'ai donc plusieurs photos où l'on voit Frangine (habillée pour le réveillon mais ni coiffée ni maquillée et à vrai dire le visage plutôt fatigué) en train de réaliser le chignon de mademoiselle Leeloo. Les deux vues de profil, les petites mains de mademoiselle Leelooo agrippées à la tablette de la coiffeuse, sa tête bien droite, son visage grave et concentré, hiératique, petit nez tendre mais bien dessiné, grands yeux bleus fixés sur l'infini, dans une ambiance sépia rêveuse.


—   Nous avons une belle photo des 6 cousins (fils et filles de frangin et frangine), qui en pyjama, qui en longue chemise de nuit colorées, les blondinettes rieuses de ma soeur, ce petit typé asiatique de Siamour, le Petitcondor qui ressemble tellement à son papa et puis mademoiselle terraincognita, brunette portrait de sa maman malheureusement décédée, qui arbore toujours un sourire ravissant et un peu inquiet) en rang d'oignon devant le sapin, il y a quelques années.

—  Et puis les trois anges blonds de frangine, l'an dernier, toujours devant le sapin.

—  Et puis la toutoune et Storm (on va pas oublier les chiens, hein !).




—  Et puis les gosses en train d'ouvrir leurs paquets. Une très belle photo où on voit le visage impatient de mademoiselle chériechouchoune attendant visiblement qu'une bonne âme lui déballe un de ses jouets, qui comme tous est soigneusement fixé dans son emballage par mille morceaux de fil de fer souple, et derrière, un tout petit bout du visage de la bonne âme en question (moi) : un joli (pour une fois) sourire (joli, très probablement parce qu'il est destiné, non au photographe, mais à mademoiselle Chériechouchoune (1), la petite princesse née très prématurée et sauvée de justesse quand j'étais pour la première fois à l'étranger avec job N°2 ) et des mêches de cheveux ondulés. Je ne suis généralement pas photogénique mais celle-ci aurait été sympa si elle n'avait pas été coupée, et même ainsi.


Demain, à cette heure ci, je serai arrivée, j'espère. Ce sera le b....l, l'effervescence à la maison, elle sera pleine de monde (quoique, Frangin ne sera sans doute pas arrivé et Frangine et Beau-frère sont toujours en retard) mais voilà des mois que je n'ai vus mes parents et je sais que tout le monde m'attendra avec impatience (2) 



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(1)   Avez vous remarqué que parfois on est plus photogénique lorsque l'on regarde une personne plutôt qu'une autre sans doutes  que je me berce d'illusion mais j'ai ainsi une photo du chercheur d'or me souriant sur laquelle je le trouve particulièrement beau

(2)   À l'occasion de ces fêtes, j'aurais bien aimé faire connaître ma famille qui l'aurait accueilli sans se poser de questions, mon village natal-ou-presque et surtout la petite ville thermale où j'ai passé tous les étés de mon enfance et où j'ai tellement de jolis souvenirs au chercheur d'or, mais j'aurais dû me douter qu'il ne serait pas disponible, je regrette mais bon, je sais bien. Et si j'en parle, c'est juste que j'aime bien l'idée que certains sentiments et envies existent autre part que dans mon coeur, ma tête ou les quelques phrases qui les ont porté. Comme cette envie réelle que j'avais de partager avec toi un "symétrique" de ce que tu m'as offert.

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Et à part mes digressions persos, pour vous, comment ça va se passer ?




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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 20:46
Ce matin, Naïade l'ASV du Dr Kprime (qui est logiquement l'époux du Dr K) et moi, en train de regarder le planning, à mon arrivée (en retard, comme d'habitude, comme si je ne pouvais pas intégrer qu'il me faut plus d'un quart d'heure pour traverser la moitié de L en voiture, faire trente km d'autoroute et traverser la moitié de R....).

Naïade "Donc, à 9 H, un lapinje ne sais plus pourquoi la dame vient. 9 H 15, une euthaanisiee de chienne malade depuis des mois. 9 H 30, un chat au bout du rouleau...."
Moi "Deux euthaa coup sur coup ? Ben ça va être joyeux, ça !"
Naïade, un peu embêtée "Euh.... le chat, j'ai dit ça à cause de ce que la dame me décrivait au téléphone... Sinon je ne sais pas pourquoi elle vient. On a vu le chat l'autre jour avec le Dr Kprime, il a une hépatite"

Coup d'oeil sur le dossier que le Dr Kprime  a complété, sur les résultats de prise de sang, pourtant pas catastrophiques, l'âge du chat, huit ans, bon.


À 9 H 30 (ayant donc euthaanasiée une première chienne, ce dont vous vous souvenez certainement  qu'il ne s'agit pas d'une de mes missions préférées)  je fais donc entrer une jeune femme blonde toute simple et fort jolie nantie d'une boite à chat, d'un couffin dans lequel dort très profondément un très jeune bébé et d'un petit garçon entre un et deux ans à vue de nez.
Le couffin est soigneusement posé sur une chaise et la boite sur la table.


J'en extrais sans difficulté Minet un grand, grassouillet comme beaucoup,  et beau chat roux tabby.
Digression : Les vétos aiment les animaux — au moins au début de leur carrière — mais les animaux ne les aiment généralement pas. Tout chat connaissant le vétérinaire et normalement constitué est donc dès son arrivée dans nos locaux fermement  opposé à toute sortie de sa boite. Il faut donc souvent pratiquer ce que je surnomme "l'extraction aux forceps" : une personne prend la peau du cou et tire lentement mais surement et sans se laisser amadouer par la résistance tandis qu'une autre retient la cage. Il faut généralement soit retirer complètement la porte soit passer sa seconde main à l'intèrieur pour retirer la patte arrière qui dans une dernière  tentative désespérée d'échappatoire est coincée derrière la dite porte.
À raconter ça comme ça, je ne vais pas me faire des amis parmi les vétos spécialistes des chats dont je suis sûre qu'ils sont bien plus doués que moi pour inspirer confiance aux chats et les faire sortir de leur cage. Tant pis j'assume.


Tout ça pour dire que lorsque Minet tenu par la peau du cou se laisse aller sur la table comme un sac de patates, une petite alarme interne "oh oh, chat pas bien du tout" se déclenche.

Minet sur la table reste couché en décubitus sterno abdominal, les yeux  haves et creusés, inerte. Le pli de peau soulevé pour estimer le degrés d'hydratation reste en l'air, ses muqueuses oculaires et buccales sont oranges (orange = rouge donc déshydratation  + jaune dû à l'hépatite) et sèches. Au bout de quelques instants il tourne très lentement la tête pour regarder tout autour de lui et pousse sans raison évidente une série de miaulements très sonores, lents, égarés, plaintifs, déchirants. LE style de miaulements que tous les confrères-consoeurs reconnaîtront et qui déclenche la deuxième alarme interne "chat agonisant".

La dame a posé son fils sur la table, elle le tient
et le cajole d'une main tout en caressant Minet de l'autre et attend patiemment que je termine mon examen clinique. Elle vient de m'apprendre que Minet n'avait rien mangé du week-end et qu'il avait vomi noir ce matin. Noir.

Bon, bon, bon. Autant y'a des fois où on n'est pas sûr, autant là, il va falloir être clair...
Mon thermomètre électronique sonne, le résultat est celui que j'attendais et délibérément je prends une mine sombre en le reposant "Sa température est infèrieure à 32 °C".
— "Ce n'est pas bon ?" me demande-t-elle en se décomposant.
— "C'est malheureusement très mauvais...."
Elle éclate en sanglots tandis que je commence à parler. Au bout de quelques minutes, une décision d'euthaanisiee est logiquement prise — elle s'y attendait... Je lui dis fermement qu'elle ne peut pas assister à l'acte étant donné la présence de ses enfants et elle en convient mais souhaite bien évidemment rester auprès de Minet tandis que Naïade prépare les documents nécessaires. Elle pleure et cajole toujours son chat d'une main, de l'autre le petit garçon qui pose des questions en deux mots que je ne comprends pas et auquel elle dit que Minet va rester chez nous.

Oh, ce regard lourdement accusateur sur moi (la dame méchante qui fait pleurer maman !), oh, cette petite main potelée posée sur la tête de Minet.
—  "Vous savez, madame, je ne suis pas experte en ces domaines, mais votre petit bonhomme perçoit pas mal de choses sur ce qui s'est produit aujourd'hui. Il me parait recommandé de contacter un professionnel, peut-être le pédiatre, pour voir comment lui expliquer ce qui s'est passé."

C'est vrai, quoi. J'y connais rien en gosses, je ne sais pas ce qu'ils retiennent à cette âge, mais si ce petit gars en garde des souvenirs, il retiendra que le vétérinaire est une dame qui malgrès sa 
voix douce (que même on dirait une voix de gamine mais chut ne le dites à personne) fait pleurer maman et chez qui on laisse Minet et après on ne le revoit jamais. En voilà un qui est perdu pour la Profession. À la base on est quand même là pour soigner, donc bon.

Et puis d'ici qu'une analogie se fasse entre le docteur pour les animaux et le docteur pour les enfants, bonjour l'ambiance lors des futurs séances de vaccination et je ne parle pas d'une éventuelle hospitalisation.
Donc je recommande toujours, lorsque les petits ont assisté à ce genre de consultation, de prendre bien garde à eux. L'idéal serait bien évidemment, enfin, je suppose, d'éviter leur présence en certaines circonstances (mais ça dépend aussi de leur âge, de leur maturité et de leurs désirs en la matière lorsqu'ils sont plus âgés.)


Quelques minutes plus tard, je raccompagne la dame à sa voiture ; elle aide le petit gars à descendre les marches, le couffin, le bébé toujours endormi, dans l'autre main. Moi j'ai la boite vide, j'aurais préféré le couffin.
Elle me remercie, je n'ose pas lui souhaiter de bonnes fêtes, c'est sûr qu'elles ne vont pas être joyeuses. Je dis au revoir à l'enfant et toujours ce regard lourd sur moi.

MÉCHANTE.
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Published by Dragon d'eau - dans Boulot
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 00:29
Promis, ce n'est pas délibéré  ... D'ailleurs, le premier réflexe des gens qui regardent mes photos est souvent "Zut, elle est floue".

.... Pourquoi "zut" ? Après tout, la perfection n'existe pas (et qu'est-ce que ce serait ennuyeux, de vivre dans un monde parfait...)
....  Ben oui, elles sont souvent floues, les photos que je prends. Je ne maîtrise pas la technique du blocage de respiration, que pourtant j'ai appris en deux circonstances différentes. Et puis il doit y avoir "un truc" avec mon numérique : quand j'avais un argentique, mes photos étaient nettes, me semble-t-il. Il est vrai que je faisais très attention aux prises de vue.
S'agissant de cette photo-ci, j'avais encore l'excuse
d'avoir un bébé dans les bras et d'être en train de marcher. Justement parce que le bébé en question était fatigué et qu'il fallait rentrer le coucher.

...  N'empêche que moi je les aime bien, mes photos floues.





Eurodisney, juin 2006
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