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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 23:04
Je parlais récemment  du fait que j'étais capable de me mettre dans des états pas possibles sur des animaux...
Récit qui date de deux ans au moins...sanglier-marcassin-1.jpg
Image tirée de ce site.


Je rentrais de M..., j'allais pour prendre l’autoroute, il faisait nuit et il n'y avait pas d'éclairage
et sur le bas-côté de la voie rapide j’ai vu un corps (que j’ai cru être celui d’un chien)  ; le temps d’hésiter, j’étais trop loin pour m'arrêter alors j’ai bifurqué sur C..., ai trouvé un endroit pour faire demi-tour, suis revenue en arrière.
Après ce détour de deux-trois kilomètres, je suis revenue comme si je sortais de l’autoroute. J’étais donc sur l’autre voie de la route où était le corps et c’est là, en retournant sur M...
pour faire demi tour au rond-point et revenir m’arrêter prés du corps, que j’ai vu un autre corps puis un troisième. Je n’ai absolument pas capté et je me disais “mais qu’est-ce-que c’est que ce b...l ?” Me voilà donc garée, j’ai été voir à la lumière de ma lampe de poche qui pour une fois marchait et le premier corps, c’était un marcassin d’une quinze-vingtaine de kilos, et là j’ai compris ce que j’allais probablement trouver de l’autre côté de la route mais j’y suis quand même allée et bien sûr c’était trois marcassins.
La mère n’était pas là. Je suis repartie trés vite, j'avais envie de pleurer et j'ai effectivement pleuré comme une idiote, comme une gamine, sur l'image de ces trois marcassins tués par les voitures. Trois bébés marcassins encore rayés donc sous la mère.... Est-ce que la laie avait été tuée par des  chasseurs et ils étaient paumés ? Ou est-ce qu’elle avait réussi à traverser la route sans dommage et pas eux ? Tant qu’à faire, j’aurais mieux aimé trouver quatre corps. Ça m’aurait évité d’imaginer les trois marcassins perdus sans leur maman ou au contraire la laie cherchant ses marcassins et les trouvant morts.
Quand je vous dis que je cogite trop... Entre parenthèse, ça, ça s'appelle de l'anthropomorphisme...  Et c'est pas du tout une bonne réaction, notamment pour un véto...

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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 09:00
Aujourd'hui, (dimanche 12 août 2007) je devais aller plonger.
Le réveil devait sonner à 6 heures et il a effectivement sonné. Le problème, c'est que 6 heures, c'est l'heure à laquelle je me lève quand je travaille à l'autre bout (ou presque) du département, et je n'ai pas eu  le courage de me lever et de traverser également  le département pour aller plonger.
Donc je suis restée au lit et je n'ai pas plongé. Il y aura toujours de l'eau et des poissons la semaine prochaine...
Demain, à l'heure à laquelle je vais planifier la parution de cette article, je serai au boulot, à S... et je serai sans doutes déjà énervée.
Comme dit, je ne supporte plus Alphonsine, la fille avec qui je bosse demain (et mardi), et à part prendre sur moi, je vois mal ce que je peux faire.
Alphonsine est un peu plus jeune que moi, charmante, trés trés gentille, trop, je trouve, c'est une fille qui se laisse bouffer, qui ne se défend pas assez et dieu sait qu'il faut savoir se défendre de nos jours (en même temps, je dis ça, mais je n'ai pas testé d'autres jours, donc...). Elle est séduisante, sympa...

Je bavarde toujours avec les gens avec qui je bosse. Est-ce parce que je supporte pas le silence ? Je ne crois pas. Mais nous sommes deux (x) êtres humains et si nous sommes là pour travailler, nous avons aussi nos vies personnelles, nos soucis qui peuvent entacher sur le boulot, et puis tout simplement besoin de bavarder d'autre chose que le travail. Ça aide à passer le temps durant les chirurgies de raconter des conneries, de parler de tout et de rien, de ce qu'on a fait le WE, du déménagement à venir. Ça détend entre deux consultations.
Alphonsine m'a soûlée trés vite.
Je la trouve terriblement centrée sur elle-même. En l'écoutant, j'ai envie de la secouer, de lui dire d'arrêter de se plaindre, de cesser de se regarder le nombril. Qu'elle n'est pas la seule à être célibataire, pas la seule à avoir des soucis d'argent, pas la seule à se bagarrer pour arriver à faire quelque chose de sa vie.
Alors quand je l'entends me dire qu'elle a la gniak, qu'elle se bagarre, qu'elle est une battante (elle parle d'elle-même à la troisième personne) mais que p... la vie ne lui fait pas de cadeaux, j'ai envie de lui dire d'arrêter son char. D'arrêter ses jérémiades et d'avancer.

Pas besoin de ce genre de grands discours...
Bon, je ne suis pas à sa place, donc je serais mal venue de porter un quelconque jugement... Je ne lui dis pas, par exemple, qu'à mes yeux c'est d'une stupidité monstrueuse de participer à une émission de télé-réalité dans l'espoir de trouver l'âme soeur et que travailler à 300 km de chez soi le WE pour arrondir ses fins de mois n'est pas vraiment la preuve d'un véritable esprit pratique...
Mais je sais trés bien qu'on est parfois coincé dans quelque chose qu'on sait quelque part être une erreur ou une suite d'erreurs. Et l'expérience n'est pas transmissible, il faut (dans certaines limites) laisser les gens vivre leur vie et leurs expériences.
Elle est auss
v--to.gifi terriblement gnian gnian susucre. Dans mon métier nous vivons parfois des moments assez durs émotionnellement (qu'est-ce que je ne voudrais pas être médecin...). Notre rôle n'est alors pas de nous apitoyer sur les animaux et leurs maîtres, pas de nous mettre à pleurer avec le maître ou dans l'arrière salle aprés son départ.
Quel est notre rôle ? Aider. Soigner quand c'est encore le moment, aider l'animal à partir quand c'est nécessaire (non, je n'écrirai pas le mot en question, pas envie de me retrouver dans les moteurs de recherche par ce mot clé là !). Aider les gens à prendre des décisions éclairées, qui aillent dans le bon sens. Essayer de les aider si il y a
une décision définitive à prendre ou aprés. Ce n'est pas si facile et c'est pour cela qu'à mon sens il vaut mieux ne pas trop s'impliquer émotionnellement. Non que je sois sans coeur ; au contraire, je suis capable de me mettre dans un état assez lamentable pour des animaux.... Mais pas quand je suis de service. Finalement, sur de nombreux points Alphonsine est la trés exacte antithèse de ce que j'apprécie : On a donc vu que du côté humain pur, ça ne colle pas. Du point de vue émotionnel dans le boulot, elle réagit d'une manière que personnellement je trouve complètement anti efficace.
Et puis elle ne me respecte pas... Je suis Dr Vétérinaire, et même en tant que remplaçante, j'ai droit à une certaine latitude d'action et de décision, qu'avec elle il faut se bagarrer pour avoir à certains moments. Ce n'est pas réellement sa faute : elle
ne fait que me transmettre la façon dont son patron que je remplace fonctionne. Mais, moi, je n'ai pas à fonctionner comme le monsieur en question et s'il a des choses à me dire, qu'il m'appelle pour le faire lui-même, de véto à véto ! Et Alphonsine devrait le lui dire "écoutez, c'est pas à moi de dire à  Dragondeseaux que VOUS voulez qu'elle fasse comme ci et comme ça !" Mais elle ne le fait pas et elle m'agace, elle est bête ou quoi ? N'importe qui comprendrait où est le problème...
[En fait, j'ai besoin de ce boulot, et j'ai donc décidé que dans certaines limites je pouvais m'adapter aux méthodes de travail du monsieur.... Donc je ne l'ai pas appellé pour lui dire son fait et je travaille comme il le demande... En prenant beaucoup sur moi et en râlant un peu au passage tout de même...]
Bref, tout ça pour dire que demain et mardi, fini la petite pause WE. Heureusement aprés c'est fini...

Image trouvée sur ce site.


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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 15:44
....
(Au fait, il y a déjà quelqu'un qui est passé sur mon blog ? Comme ça juste par hasard ?
Bon, je n'ai commencé qu'avant-hier.... Mais je me demandais si des lecteurs étaient déjà passés (je me demandais en effet si les visiteurs affichés en statistiques, il y en a trois sur disons deux jours, avec 62 pages visitées) ne sont pas tout simplement moi quand je vais vérifier le résultat de mes bidouillages.
....
Il ne faut pas trop être impatiente....
Mais si quelqu'un passe par là et a cinq minutes, dites moi si le design vous plaît ainsi que la couleur des textes. Sur les cinq premiers textes, que préférez-vous comme couleurs ?
Moi j'adore le design "celtic" même si tout ce vert c'est pas trés joyeux en soi, et je sais ce que moi je préfère en couleurs de textes : c'est celui où j'ai cité des bouts de dialogue et utilisé plusieurs couleurs.
Bon, je sais ce qu'il me reste à faire...
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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 09:30
À la fin de la semaine prochaine, je vais partir faire un stage de saut en parachûte pas trés loin de chez moi.
Ça faisait longtemps que j'en rêvais. Pourquoi le saut en parachûte ? pourquoi pas le parapente ?
Sais pas... Mais je crois que, tout simplement, j'ai la sale manie d'aller vers ce qui me fait peur... Et c'est vrai que le vide me fait un peu peur. J'ai fait une initiation à l'escalade il y a longtemps, sans souci. Mais dés que je suis dans un immeuble de grande hauteur, le vide à la fenêtre m'attire autant qu'il me fait peur. J'ai failli habiter dans un immeuble au neuvième étage. Appartement trés bien, résidence trés "sécurité" par rapport à l'endroit où je suis actuellement (deux vélos volés, un placard et la cave fracturés... Ais-je déjà dit que je rêve de me tirer ?).
La vue était superbe. Vraiment génial... Mais j'ai jeté un coup d'oeil directement en bas du balcon et je me suis dit "nan... nan, c'est pas une bonne idée."
Pour en revenir au saut en parachute, pour découvrir, on a le choix entre un saut en tandem, un stage de Progression Accompagnée en Chûte, un stage traditionnel.
Le saut en tandem, ça ne m'intéressait pas, c'est trop passif à mon goût. Comment savoir, ainsi, si de SOI-MÊME, on parviendra à passer la porte ? Non, autant affronter immédiatement la difficulté.
Pour le choix entre les deux autres options, j'ai eu plusieurs fois l'occasion d'en discuter avec des instructeurs d'école, parce que j'ai plusieurs fois différé ce projet dans le temps. Tous me disaient que la PAC était plus formatrice et plus intéressante.

tradi.jpgNB Image trouvée sur le site de la fédération française de parachutisme.

Oui mais beaucoup plus chère aussi, et je ne voulais pas trop économiser encore et attendre encore... Donc j'avais de toutes façons choisi le stage tradi.
Ensuite j'ai eu l'occasion d'en parler avec un homme qui avait déjà pratiqué, qui m'a dit que j'avais eu raison.
"Parce que", m'a-t-il expliqué, "en stage tradi, c'est VOUS qui gérez. C'est vous qui affrontez les difficultés, qui agissez contrairement au stage PAC".
Et puis aprés j'en ai discuté avec un copain lui aussi ancien pratiquant qui m'a soutenu un discours différent, me disant que la PAC permettait une progression beaucoup plus rapide, que si c'était à refaire c'est ce qu'il choisirait. Sa compagne, Radiofleur, m'a précisé qu'elle -même n'était jamais parvenue à franchir le pas d'acquérir l'autonomie en chûte. [C'est-à dire que lors des premiers sauts l'ouverture du parachûte est automatique et il faut ensuite prouver que l'on parvient à actionner une poignée fictive pour pouvoir sauter avec un parachute dont l'on actionne soi-même l'ouverture.] Donc Radiofleur n'y était pas parvenu et ça c'est vrai que ce n'est pas trés engageant.
Bon...
Mais le constat de base, mon désir d'affronter mes peurs et de repousser mes limites, reste le même. Donc j'y vais et si je n'y parviens pas, je laisserai tomber. Pourquoi se compliquer la vie ?

Mais au juste pourquoi est-ce que je n'y parviendrais pas ? Pour tout avouer, je ne suis pas forcément trés douée pour tout ce qui est apprentissage de gestes. Je mets toujours trois fois plus longtemps que tout le monde pour des trucs tels que : apprendre à danser (le rock, le madison, la valse), passer mon permis moto, passer mon niveau 2 de plongée. N'empêche que j'y suis toujours arrivée et je ne vois pas pourquoi des progrés lentement mûris ne seraient pas aussi valables que d'autres plus rapidement acquis. Allez zouille, on arrête de discutailler et on y va ! Je dirai comment ça s'est passé.

Et à part ça, il y a des pratiquants du parachutisme qui ont eu la patience de me lire ? Vous avez des avis sur le débat PAC-Tradi ?
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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 22:06
Donner son sang ou son plasma ou ses plaquettes, c'est purement gratuit et c'est un geste qui n'a pas de valeur chiffrable. C'est donner la vie, tout simplement.
C'est quelque chose de trés important pour moi, depuis toujours, ou presque : je me souviens avoir voulu donner, au lycée, alors que je n'étais pas majeure. D'où refus...
Je me souviens avoir donné, alors que j'étais en classe prépa, et que j'étais trés fatiguée par le travail demandé...
N'hésitez pas à vous renseigner  ici sur les différents types de don.  
Il faut cependant être raisonnable : Ne pas donner pour avoir un test de dépistage, il existe des  centres de dépistage anonyme et gratuit  pour cela, ne pas donner si l'on n'est pas en bonne santé, bref... Et surtout, ne pas cacher d'information au médecin du centre de transfusion.

Personnellement, aprés plusieurs années de dons, je trouve que la ponction est de plus en plus douloureuse. Et alors ? Ce n'est qu'un (petit) mauvais moment à passer, et cette pochette que je donne, j'espère qu'elle contribuera à sauver une vie...   
Aprés le don, il y a toujours une collation, et tout le monde est super sympa dans les centres de transfusion !

Autre point à envisager, franchir le pas de devenir  donneur éventuel de moëlle osseuse mais également d'organes.
La différence est trés bien expliquée sur le site de France ADOT précédemment mis en lien. Pour résumer, dans les deux cas, il s'agit d'un don de vie, à quelqu'un de malade qui en a cruellement besoin.
Moi je suis donneuse de plasma (je l'étais de plaquettes mais je fais des allergies donc le médecin a mis une alerte pour que je ne puisse plus donner en plaquettes), inscrite sur la liste des donneurs de moëlle (en espérant pouvoir un jour donner) et sur celle des donneurs d'organes (et celle-là je n'espère pas trop donner....
Mais si je décèdais prématurément, autant que tout ça puisse servir !!!)
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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 21:56
Hier et aujourd'hui, j'aurais dû ne pas travailler.
Ça m'arrangeait bien,  d'une part parce que, donc, je suis un peu crevada-crevouille, aussi parce que j'avais plusieurs courriers un peu importants à écrire, et puis des trucs à faire. Et puis aussi que je suis en train de développer des anticorps contre Alphonsine, la fille avec laquelle je bosse actuellement et que j'avais bien besoin d'une pause.
Par ailleurs, hier c'était vendredi, et vendredi, c'est mon jour. Le jour où je vais le plus souvent possible (soit tous les 15 jours) donner mon plasma (voir prochain article) au centre de transfusion sanguine , le jour où les  Sapeurs-pompiers de la caserne prés de laquelle j'habite ont recyclage de secourisme, et j'essaye d'y aller aussi souvent que possible.
Bref, j'y étais, au recyclage de secourisme, quand mon portable a sonné.
C'était le collègue véto : "Écoute, désolé de te déranger, mais là j'ai un problème, l'épouse de mon employeur est en train de mourir, il faudrait que je rentre..."
Collègue véto et moi même pratiquons, en permanence en ce qui me concerne et en dilettante s'agissant de lui, tout du moins de ce que j'en sais, le noble art de remplaçants vétérinaires. C'est à dire que nous sommes tous deux docteur vétérinaires en titre, parfaitement compétents, et que, par choix en ce qui me concerne (et pour boucher les trous de son planning en ce qui le concerne), nous nous "contentons"  de remplacer nos collègues quand ils partent en congés.
À nous les (discussion imaginaire.... mais issue d'exemples vécus) "Dr "X" est en congés ? Vous auriez dû me le dire ! C'est scandaleux !"
— (secrétaire) "Mais enfin, madame  vieillepeau, le Dr "Y" a toute la confiance du Dr "X" pour le remplacer !"
— "Bon, je veux bien qu'il vaccine chamimi, mais je vous préviens, ne me faites plus ce coup-là !"

Ou bien :
— "Vous êtes stagiaire ?"
— "Ah, non, Mr Duc....n, je suis docteur Vétérinaire diplômé et thésé, sinon je n'aurais pas le droit de  remplacer le Dr "X"."
Le tout en gardant toujours le sourire et une attitude scrupuleusement aimable, c'est super important. On peut parfaitement dire aux gens qu'ils sont des c.ns (seulement lorsqu'ils le méritent, bien évidemment...), si on le fait avec amabilité, ça a toutes les chances de passer comme une lettre à la poste. Bref...
Donc, la discussion avec collègue véto...
Petit cri de consternation et de sympathie de ma part au téléphone, tout d'abord, puis je lui dis
— (moi) "Oui, donc tu m'appelles pour savoir si je peux faire cet aprés midi à S..., à ta place..."
— (Collègue véto) "euh, oui, en fait, j'aurais besoin de savoir ce que tu peux me faire, parce qu'il y a cet aprés midi et aussi demain matin..."
— "Ah, oui, bien sûr..."


Bon, ça ne m'arrangeait pas du tout de remplacer collègue... Mais  dans des circonstances comme ça, sachant qu'il s'agissait "simplement" de renoncer à mes projets perso et que c'était possible, j'ai dit OK, que je le remplaçais tant pour l'aprés midi sur N... que pour la matinée sur M.... le lendemain.
L'aprés midi, j'ai donc retrouvé Alphonsine... Dommage pour la pause !
  Mais je ne pouvais pas laisser tomber collègue, même si je ne le connais pas trés bien.



 
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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 19:57
Hier soir je sortais de mon appartement au moment où les voisins du dessus arrivaient.
J'ai été alertée tous d'abord par les pleurs d'un bébé, ou c'est ce qu'il me semblait.
Il s'agit d'une famille de la plus belle couleur ébène : une grande jeune femme mince avec des lunettes, son compagnon ou mari, trapu et qui parait plus âgé, un bébé de quelques six mois à vue de nez et une petite fille qui parait avoir deux trois ans et qui court souvent dans l'appartement.
La jeune femme passe donc devant moi avec un sourire, "bonsoir vous allez bien ?" et continue à monter tandis que je ferme ma porte à clef. J'ai eu le temps de remarquer que le bébé, dans ses bras, est fort calme, et que les pleurs viennent de plus bas.
Effectivement, deux volées de marche derrière sa maman, la petite fille est l'image de la désolation.
Je l'ai rarement vue de prés (les gens viennent d'arriver dans l'immeuble et pour ceux qui ont lu mon premier article, ce ne sont pas ces voisins-là qui font du bruit dans l'escalier). Elle est toute petite, craquante avec ses joues rebondies et ses cheveux de petites black attachés en couettes. Elle porte une robe rouge vif, un collant blanc épais, elle tient serrées contre son coeur ses chaussures noires et elle pleure tout haut en grimpant l'escalier avec une certaine difficulté (c'est haut, ces marches, pour des pattounes de toute petite fille !)
J'imagine bien qu'elle a dû faire une bêtise, ne pas être sage... Mais je craque, m'agenouille devant elle et lui offre mon plus beau sourire "Hey, il ne faut pas pleurer quand on est jolie comme toi !"
Elle me regarde sans rien dire, se remet à gémir et me tend la main tout en recommençant à grimper.
Je la prendrais bien dans mes bras pour la porter jusqu'en haut mais je ne voudrais pas que la maman le prenne mal, alors je me contente de tenir la menotte et de l'accompagner. Nous arrivons sur mon palier et curieusement elle lache ma main et ses chaussures toujours étroitement serrées contre son coeur, s'appuyant d'une main potelée contre le mur, elle continue son ascension, toujours en larmes.
Je commence à redescendre en souriant : "ah, ces gros chagrins d'enfant !"
Derrière elle, une forte jeune femme black que je n'avais encore jamais vue la rejoint et lui dit gentiment de cesser de pleurer.
À mon retour quelques minutes aprés, elle est déjà en train de courir au dessus de ma tête.
"Ah, ces gros chagrins d'enfant.... Ça passe aussi vite que c'est venu !"
NB : Toutes les petites filles sont des petites princesses...
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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 19:30
Ma vie pour la tienne de Jodi Picoult

Brian (Sapeur Pompier) et sa femme Sarah (ancienne avocat ayant arrêté de travailler) ont deux enfants et on peut légitimement supposer qu'ils vivent heureux.
Kate, la cadette, a deux ans lorsqu'un soir dans le bain Jesse fait remarquer à leur mère un bleu dans son dos
"de la taille et de la forme d'un trèfle à quatre feuilles." "Maman, demande-t-il, est-ce que ça veut dire qu'elle a de la chance ?"
Ce serait plutôt le contraire puisque dans les jours qui suivent est diagnostiquée sur la petite une LAP (Leucémie aigüe promyélocytaire, soit une forme de leucémie décrite dans le bouquin comme de pronostic particulièrement sombre.)
Afin de lui permettre de bénéficier d'un don de moëlle osseuse venant d'un donneur autologue (c'est à dire, pour schématiser, d'un donneur aussi compatible que l'étendue des connaissances scientifiques permettent de l'établir), Brian et Sarah ont recours à la sélection d'embryon.
Andromeda, dite Anna est donc né
"parce que je pouvais sauver ma soeur Kate. [...] Vous voyez, à la différence des autres, je ne suis pas arrivée ici par accident. Et si vos parents vous ont eu pour une raison précise, alors cette raison a intérêt à exister. Parce que, si elle disparait, vous disparaissez aussi."
Deux jours aprés la naissance d'Anna, le sang de son cordon ombilical est transfusé à Kate qui entre en rémission.
Cinq ans plus tard elle est à nouveau malade...
"— Et combien de temps faudra-t-il pour faire venir les lymphocytes ? [...] — Ça dépend. Dans combien de temps pensez-vous pouvoir être là avec Anna ? [...] Pour Anna c'est un jour de fête."
Elle donnera des lymphocytes, de la moëlle osseuse...
Anna a treize ans lorsque Kate, parvenue à un stade terminal d'insuffisance rénale, a besoin d'un rein.

"Sauf que moi, j'ai le choix. C'est précisément pourquoi c'est à moi de faire cette démarche." Cette démarche : engager un avocat, demander à être émancipée sur le plan médical, de façon à ce que plus aucune décision médicale la concernant ne puisse être prise sans son consentement formel.

Le livre est écrit à plusieurs voix, avec des allers et retours dans le passé qui m'ont un peu déconcertée,
mais j'ai moi-même un mode de lecture un peu décousu, ceci explique peut-être cela ; et ce n'est qu'à la fin du livre que moi en tous cas j'ai remarqué le silence de l'un des principaux protagonistes.
Il est également à mon sens bourré de mini incohérences dont je n'ai pas su si elles étaient dues à des licences artistiques ou à des différences "culturelles". Peut-être aprés tout les firefighters américains, face à un gros traumatisme crânien ne pratiquent-ils pas le maintien tête alors même qu'ils prévoient une pose de collier cervical, peut-être sortent-ils une victime d'une voiture accidentée comme c'est décrit, apparemment à l'arrache sans bilan ni collier cervical ou quoi que ce soit...
Mais c'est un livre qui se lit trés facilement (aucune envie de me prendre la tête quand je lis), et qui recèle plus de profondeur que sa lecture facile ne le laisserait supposer. Il s'en dégage également un certain charme.
La fin surprend tout d'abord, et puis à la réflexion, un dénouement de ce type était inévitable, à moins de tomber dans le sucré style "ils vécurent heureux, eurent beaucoup d'enfants (et des sous et de la place pour les élever, et de l'énergie à revendre ou du personnel de maison...).
Quant aux questions philosophiques sous jacentes, à chacun de se faire son avis... Quant à moi, à m'imaginer, pour autant que ce soit possible, à la place d'Anna, plein de choses m'ont frappée. Mais est-il possible de s'imaginer à la place de ses parents ?

"— Vous croyez que vous pouvez tout exposer en mots noir sur blanc, comme si c'était simple. Mais vous ne représentez qu'une seule de mes filles, monsieur Alexander, et seulement dans ce tribunal. Moi, je les représente toutes les deux également, partout, en toutes circonstances. Je les aime toutes les deux également, partout, en toutes circonstances."
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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 00:05
Minuit et demi, impossible de dormir alors que je suis HS-crevouille et toute cette sorte de chose (bien sûr je bosse demain) et morte de froid malgrés la superposition de deux bas de pyjama, d'un sweat et d'une laine polaire. P1010817.JPG
Il pleut dehors, les voisins vont et viennent en faisant un bruit infernal dans les escaliers (je suis trés sensible au bruit mais j'ai perdu depuis déjà plusieurs mois tout espoir d'obtenir quoi que ce soit d'eux : je rêve juste de me tirer de ce mini immeuble...) : je crois que ça que ça ne peut pas commencer plus mal...
Voilà des semaines (des mois ?) que je lis les blogs des uns et des autres en ayant trés envie d'en commencer un moi aussi.
Oui, mais est-ce que ma p'tite vie va intéresser qui que ce soit ? Est-ce que je vais trouver au quotidien, de quoi écrire sans ennuyer tout le monde ? Quelle importance ça a au fond ?
Il faut essayer pour le savoir...
Je risque aussi d'avoir du mal à écrire sans "trop" me dévoiler. Disons que j'exerce mon métier de telle façon que la conjonction (ça se dit, ça ? Réponse du dictionnaire : "Oui. n.f. (lat conjunction) Rencontre, réunion) de plusieurs renseignements me rendrait facilement repérable aux quelques personnes qui me connaissent, ce que je ne souhaite pas forcément. À cet égard, le titre de mon blog est trés vrai : je suis toujours coincée entre pénombre et clarté.
Est-ce que je vais me contenter d'étaler à la face du monde tout ce qu'il y a de tristesse, de solitude, de quasi désespoir en moi, ou est-ce que je parviendrai à montrer aussi que je sais être heureuse, pas toujours trés longtemps, pas toujours trés souvent, mais toujours intensément (je suis trés exaltée par moments...).
Trés sensible au bruit, je le suis aussi à la musique et il me suffit parfois de peu pour m'envoler sur un morceau.
Enfin, quel que soit le résultat, j'espère que moi au moins j'en serai satisfaite. Et quoi qu'il y ait dans ce blog ce ne sera jamais qu'"
Une voix de plus dans la cacophonie des écrivains du net
." comme le dit joliment lechalotte (www.ahlavache.com/) dont j'aime beaucoup le blog, dommage qu'il soit en pause actuellement. Cette femme me touche. Il y a beaucoup de gens dont les écrits me touchent, je mettrai des liens au fur et à mesure.

Pour finir, avant d'essayer de me recoucher, les paroles d'un coup de coeur musical datant d'il y a déjà plusieurs semaines :

Kim Richey "A Place Called Home"

Well, it's not hard to see
Anyone who looks at me
Knows I am just a rolling stone
Never landing anyplace to call my own
To call my own

Well, it seems like so long ago
But it really ain't you know
I started out a crazy kid
Miracle I made it through the things I did
The things I did

Someday I'll go where there ain't no rain or snow
Til then, I travel alone
And I make my bed with the stars above my head
And dream of a place called home

I had a chance to settle down
Get a job and live in town
Work in some old factory
I never liked the foreman standing over me
Over me

Oh Id rather walk a winding road
Rather know the things I know
See the world with my own eyes
No regrets, no looking back, no goodbyes
No goodbyes

Someday I'll go where there ain't no rain or snow
Til then, I travel alone
And I make my bed with the stars above my head
And I dream of a place called home
Et on l'écoute ici sur le blog de Macha, Jade et Timothée.
Et donc il est maintenant presque une heure du matin : viendra ou pas le sommeil ?
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Dragond'eau En Quelques Plumes

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