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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 21:25

(J'ai comme un doute sur l'accord du participe passé...)

Cf ce billet.

Quatre mois aprés tout de même. (comme le temps passe, ma bonne dame.)

Vous me croirez ou pas, c'est la première fois que je me fais de nouveau les ongles en quatre mois.

 

griffes1

Orange corail pétant, j'aime beaucoup. À part ça, comme j'ai rien à dire, ben....

édit 1  :  Admirez, SVP, la façon dont la photo est artistiquement prise pour faire ressortir les couleurs, et de suffisamment loin pour qu'on ne voit pas (trop) les imperfections.

édit 2 : Oups, j'aurais dû flouter ma montre, je prends des risques avec mon anonymat, moi.... [NB : c'est suffisamment clair que c'est du second degrès, j'espère ? :-) ]

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 14:06

Il est 23 H 50 quand le téléphone sonne, une jeune femme, à la voix.

D’après la description, un chien avec un épillet dans l’oreille, et, oui, elle veut venir, je suis où exactement ?

Oui, oui, les tarifs d’urgence, elle a l’habitude.

 


Une demie heure après, ils sonnent à la porte, un couple, lui dans les 40 ans, méditerranéen un peu buriné, elle paraissant beaucoup plus jeune, maigre, plutôt jolie, habillée un peu excentrique, le nez percé, les cils maquillés de vert émeraude, cheveux roux courts coiffés en pétard.

 

Je les fais rentrer et mettre le chien sur la table, c’est monsieur qui le tient.

Quelques questions, rapide examen clinique général et je passe aux oreilles, en commençant par celle qui n’est « pas suspecte », OK.

Dans l’autre « ah, oui, y’a du monde. »

Donc vazy pour l’extraire, j’ai tout de prêt, mon otoscope avec le gros embout pour pouvoir rentrer confortablement la pince coudée pour attraper les épillets, le petit embout qui est moins désagréable pour un petit chien et justement c’est un style bichon, la pince coudée, donc,  le chien et le mec qui le tient.

 

Seulement le chien bouge.

Le style ça va je bouge pas et pffiou, pile au moment où tu voies l’épillet et essayes de l’attraper, un petit bond en l’air imprévisible, incontenable avec bien sûr  le jappement qui va bien, style « au secours c’est ni  plus ni moins que de la torture, à l’aide Brigitte Bardot !!! »

Une tentative, deux tentatives, j’essaye d’expliquer au gars comment BIEN le tenir, j’essaye de me faire aider de la nénette qui chougne non, non, qu’elle ne peut pas.

 

 

OK, je vais pas y perdre ma nuit, je dis qu’il va falloir tranquilliser la bestiole.

Et là ça part en vrille.

Parce que la nénette ne veut pas alors que le gars est d’accord, parce qu’ils s’énervent l’un contre l’autre, contre moi aussi, qui me suis placée en retrait, les observe un peu médusée.

J’essaye d’expliquer, je m’énerve un peu à part moi, leur dis fermement que je ne suis pas là à cette heure là pour supporter ce genre de scène, à quoi bon, je suis devenue quasi transparente.

                 « Ben t’as qu’à  la tenir toi qui es si forte »

                 «  Non je ne peux pas, c’est toi qui la tient »

                 « C’est bon, on ne va pas y passer la nuit ! Il faut la tranquilliser ! »

                 « Non, mais ça ne va pas, je ne veux pas, elle va mourir, tu m’entends !!!! »

                 « Oh c’est bon, débrouilles-toi » il lui colle le chien dans les bras, sort en claquant à moitié la porte et elle lui court après en pleurs en exigeant qu’il ne la laisse pas comme ça.

 

 

Bon, qu’est-ce que je fais, là ?

Bien envie de lui (« leur »  mais maintenant elle est mon seul interlocuteur) dire qu’elle peut reprendre son chien et aller se faire voir avec.

                      Parce que ce qu’il a n’est pas un cas d’urgence, dans le sens où ça ne menace pas sa vie. Même si bien évidemment, la sensation pour lui doit être relativement affreuse.

                      Parce que moi aussi je suis fatiguée et que, non, je n’accepte pas ce genre de comportement. Sans parler du fait que ça me saoule un peu, ce qu’elle a dit, là, « elle va mourir », c’est sûr, je propose aux gens des actes thérapeutiques qui vont en fait faire mourir leur animal, mais bien sûr.

                       Parce que si elle n’accepte pas ce que je lui propose, je ne peux pas travailler et puis c’est tout.

 


Une chose surtout me retient, au delà de l’intérêt du chien pour lequel j’estime avoir déjà fait de mon mieux.

La chose en question, c’est l’aspect financier.

               Si je leur dis de repartir, je ne leur fais rien régler, là pour moi c’est une évidente notion d’éthique, car si j’ai posé un diagnostic, celui-ci était à moitié évident, et je n’aurai rien soigné.

               Si je ne leur fais rien régler, moi, je ne suis pas payée pour mon dérangement de nuit.

Or l’argent c’est le nerf de la guerre, et la seule chose qui me réconforte un peu  quand je suis dérangée de nuit, c’est de savoir que je vais gagner quelques pépettes de plus.

 


La jeune femme a reposé son chien sur la table et elle pleure en le serrant contre elle, se parle à elle-même, c’est pas possible, il est minuit et demie, elle est épuisée, elle a 11 heures de travail derrière elle, et elle n’est pas couchée, c’est pas possible.

Et puis elle s’énerve à nouveau contre moi, comment ça se fait que je sois seule, elle serait venue en journée, il y a toujours des assistants pour tenir les animaux, et là, de nuit, elle va payer deux fois plus qu’en journée mais il n’y a même pas quelqu’un pour m’aider ?

« S’il y avait quelqu’un pour m’aider, tu payerais QUATRE fois plus, ma grande » me dis-je in petto, mais je garde sagement cette réflexion au vrai peu constructive pour moi.

 

 

Elle me fait un peu pitié, cette jeune femme trop maigre, épuisée, et lâchée par son mec. Et d’un autre côté, je  n’ai toujours pas l’intention d’y passer la nuit.

 

Je tente de nouveau, en douceur, quelques travaux d’approche, laisse pour l’instant de côté la tranquillisation, face à ce type de phobie irraisonnée, ce n’est pas à cette heure ci et dans son état de tension présent que j’obtiendrai quoi que ce soit, lui réexplique comment tenir la bestiole.

 

Celle-ci s’est elle laissée intimider par la tension environnante ? A-t-elle sécrété suffisamment d’endorphines pour avoir moins de sensations ? Je parviens à extraire un épillet.

Ouf.

Je jette un coup d’œil de vérification, il ne semble pas y avoir quoi que ce soit d’autre, un tube de crème à instiller matin et soir pendant quelques jours .

 

 

Du coup tout s’est apaisé et en rédigeant l’ordonnance, on peut bavarder un peu, elle me dit à ma demande qu’elle bosse dans la restauration, signe son chèque, me remercie, même, repart avec son chien dans les bras vers la voiture dans laquelle l’homme attend.

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 20:26

Repassée par l'appartement de làbasenbas et maintenant déjà sur un nouveau lieu de travail.

Ce retour sur le continent sonne décidément un peu comme une déroute.

 

Avant de reprendre du travail comme véto, j’aurais peut-être dû penser à me reposer un petit peu. Parce que, là, comme ça,j ‘aurais peut-être pu penser que, objectivement, quatre mois de moniteur de plongée, c’était « un peu » fatiguant.

 

Donc, oui, j’suis crevée. Crevée à avoir mal dans les jambes et du mal à me relever quand je m’accroupis, crevée à avoir la nuque comme un morceau de bois et mal au crâne en permanence, c’est charmant.

 

 

À part ça, depuis des jours et des jours, depuis que j’ai arrêté de plonger, en fait, ou presque, je dors super mal, je me réveille dix fois dans la nuit en étouffant, alors je me lève pour dénouer le nœud de mon diaphragme et puis je me pelotonne de nouveau sous la couette en essayant de faire le vide dans ma tête pour pouvoir me rendormir.

 

J’avais lu je ne sais plus quand ni ou que les pratiquants de sports subaquatiques dormiraient mieux que les autres (une histoire qu’ils sécréteraient de la sérotonine), mais c’est certainement moi qui somatise (j’ironise, là, au cas où quelqu’un ne suivrait pas).

 

 

Et puis je m’emmerde au boulot, je m’emmerde, (et je ne devrais pas le dire, déjà bien heureuse d’en avoir je devrais être, je le sais, et je le suis, d’ailleurs) les journées sont longues, longues, pourtant la structure est sympa, mon patron qui partage son temps entre la rurale et la canine, les horaires, les clients ne sont pas chiants.

 

 

Ma petite collègue de travail, blondinette aux angéliques yeux bleus, toujours charmante et qui jamais ne me reproche de lui poser une question dont j’ai la réponse sous les yeux, me dit de façon tout à fait incidente qu’elle trouve que les français sont des râleurs pathologiques, jamais satisfaits de ce qu’ils ont, pourtant, on est dans un pays où plein de choses ne sont pas si mal que ça, et il faudrait savoir apprécier les petits moments de bonheur qui se présentent pour ce qu’ils sont.

Je lui avoue franchement n’être pas meilleure que les autres sur ce point et en même temps je m’interroge , est-ce que je sais, ou pas, profiter des petits moments de bonheur qui se présentent ?

Non, je suis toujours trop en train de cogiter et en même temps je me revois profiter de certains moments cet été, et puis d’autres, avant et je me dis que, si, quand même, je sais être heureuse, des fois, pas tout le temps, évidemment.

 

 

Tandis que Plouf-ploufette stresse parce  qu’elle passe bientôt le même examen que moi il y a un an (et j’aurais envie de lui dire que le plus dur n’est pas l’exam, mais la suite, mais ça ne serait pas très sympa, et puis ça ne sera peut-être pas comme ça pour elle),  Blanco qui l’a eu en même temps que moi, le dit examen —, sur sa page faissbouch, commente mélancoliquement que le retour dans ch’nord est dur (comprendre, « après la saison de plongée en Maiditerranés »)  « à qui le dis-tu ! » me dis-je en souriant, et sans doute soucieux de ne pas trop se plaindre, précise en commentaire « reste plus qu’à se trouver une destination au soleil et à repartir », à quoi j’opine également.

 

 

Rackhamlerouge, un collègue cet été, m’avait dit « c’est dur pour vous les saisonniers, il vous faut beaucoup de force intérieure : vous êtes toujours en suspens, toujours sur vos gardes, toujours en train de devoir anticiper la saison prochaine » et je ne m’étais pas reconnue dans ce « vous, les saisonniers ».

 

Peut-être parce que, pour moi, il ne s’agit pas de force intérieure, justement, mais plutôt d’une fuite en avant, d’un refus de se poser, de s’engager.

 

Ou peut-être, à contrario,  parce que je ne perds pas espoir de pouvoir vendre l’appartement là-hautenhaut et me racheter une maison à moi, avec mes jolis meubles, mes cadres, et mes pierres, et tout ce qu’il y a de féminin en moi que je ne peux pas exprimer l’été quand je passe mon temps entre combinaison néoprène et maillot de bain. Une maison pour pouvoir revenir entre deux saisons, deux remplas—ACD… 

 

Quand j’avoue à mamandragon rêver devant les maisons sur les sites Internet d’immobilier, elle me répond, inquiète, qu’il me faut d’abord trouver une région où je pourrais avoir du travail en plongée au moins une partie de l’année. [Quel que soit l’âge de leurs enfants, les mamans sont toujours la voix de la raison]. J’opine en me disant que de toutes façons rêver n’engage à rien, de toutes façons effectivement je n’ai aucune idée où les vagues me porteront à l’avenir et pas de sous pour une maison.

 

 

Parfois je suis découragée et souvent je me dis que j’en ai marre de me bagarrer et que j’aimerais disparaître sans manquer à personne, sans laisser autre chose que de la lumière dans le cœur de mes proches.

 

Souvent aussi je réalise la chance que j’ai d’être celle que je suis, là où je suis, en bonne santé. Et qu’il faut croire en ses rêves et savoir être gourmand, que vouloir tout et son contraire, c’est être vivant et qu’à ma façon patiente et obstinée je saurai bien trouver mon chemin en ce monde.

 

 

En attendant, au cours des quelques jours que j’ai passé à mon appartement de là-bas-en-bas, j’ai rincé  et fait sécher toutes mes  affaires de plongée en attendant le prochain départ et pris un nombre considérable de pantalons, jupes, robes et chaussures, sans oublier de jolis collants multicolores et des chaussures à talons, beaucoup plus que n’en nécessitent un mois pas tout à fait et demi d’assistanat, suffisamment pour satisfaire toutes mes envies de féminité.

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 18:50

Chateaux3

 

 

 

Après la journée de travail, quand on n'est pas trop fatigué, on peut aller marcher sur la plage....


 

Elle a juste la bonne longueur pour que ça fasse une heure de flânerie tranquille, aller-retour.

Une heure à délasser les chevilles dans l'eau fraîche et les plantes de pied dans le sable.

 

 

Comme il fait super chaud, il y a encore du monde, pas mal de monde, et il faut parfois slalomer entre les gens

Chateaux2

qui jouent aux raquettes, les gosses et même carrément parfois les nourrissons s'amusant à la limite des vagues, 

les baigneurs indécis (j'y vais ? J'y vais pas ?).

 

 

 


Tout au bout de la plage, il y a une zone de sable où l'eau pénètre dans une sorte de petite lagune.


Le sable y est doux, l'eau forme un courant entrant ou sortant, selon les heures ; Chateaux1elle est généralement agréablement chaude.

 

 

Le promeneur dérange des bancs de petits poissons transparents que l'on voit à peine.  

 

 

Sur le côté, sous les rochers, des petits crabes.

 

Chateaux4Au retour, la plage est désormais quasiment vide.


 Parfois une pelle ou un seau gisent oubliés.

 

 

 

 Parfois un homme ou une femme restent rêveurs à contem pler la mer au soleil couchant, assis dans le sable, un bébé sur les genoux : douceur....

 

 

 Chateaux5

 

 

 

 

Parfois aussi, on découvre que quelqu'un vient de passer par ici avant soi....

 

 


 


 Moi ce qui me touche, ce sont toutes ces oeuvres d'art éphémères que des   enfants ou adultes ont sculptées dans le sable...

Chateaux6

 

 

 

 

 

Je crois que si j'avais des gosses, j'adorerais faire des chateaux de sable avec eux.

 

et vous, vous avez fait de beaux chateaux de sable, cet été ???

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 20:44

Fin de saison un peu difficile : tout le monde est fatigué.

Moi j'entrevois avec un mélange de soulagement et de regret le moment où je ne passerai plus une heure (ou presque) matin et soir dans l'eau (au secours, comment je vais faire ?).

L'eau âpre lorsqu'il faut s'immerger à contre courant dans la houle.

L'eau fraîche en profondeur.

L'eau pleine de mystérieuses cathédrales de pierre  couvertes de gorgones bleues, abritant d'énormes mérous qui imposent le respect, majestueux dentis et corbs....

L'eau tiède qui vide la tête.

L'eau dans laquelle l'on ne pèse que le poids d'une respiration.

L'eau dans laquelle n'existe  aucune tracasserie administrative.

 


Ce soir, je profite de la maison vidée de ses habitants. Je ne suis décidément pas faite pour la vie en communeauté, d'autant que certaines personnes abusent délibérément décidément des autres.

 


Demain, après la grasse mat et un bon petit dej" (qui reste mon repas préféré, et lorsque l'on connait les vertus réconfortantes de la nourriture chez moi, l'assertion a son prix, même si on d'accord tous le monde à par moi s'en fout), il faudra me replonger dans divers papiers pour l'appartement de là-haut-en-haut qui se révèle une source pour l'instant inépuisable de soucis (mais quand tu es dans une relative mouise et que tu n'y peux rien à part rester souple sur les pattes arrières et essayer d'économiser pour être prête, à quoi sert de se mettre la rate au court bouillon ?), pour mon prochain boulot, et encore terminer de rédiger une lettre pour mon assureur.


Entre fatigue, tensions [et] non dit[e]s avec mes employeurs, en sachant que ce qui n'est pas dit devrait être considéré comme n'existant pas, mais que c'est sacrément difficile...


Bref, dans tous ça, le dragon d'eau se sent un peu sous pression (vous me direz, un bar tous les 10 mètres de profondeur, hein...) et a le sentiment de se placer toute seule en position d'échec (et à côté de ça, je sais très bien que j'ai jamais été une flèche, que chez moi l'expèrience se construit beaucoup plus lentement que chez beaucoup d'autres, que la plongée pour moi n'a jamais été quelque chose de spontané ni de facile, alors j'essaye de rester zen dans la tête et de ne pas regretter).


Parfois, je me dis que ("une fois de plus") je quitterai cette île sans regrets.


Non que l'expérience  aura été (oui, non, ça n'est pas trés français) mauvaise, au contraire, je pense qu'avec le temps, en démêlant le gris du jaune, il y aura au contraire beaucoup plus de jaune que de gris. Mais quand même, des fois c'est pas évident.

 


Et puis avant-hier, j'ai pas eu le courage de rentrer à la maison et de dîner avec mon patron et sa compagne et mon collègue, ou de poireauter en les attendant, ou que sais-je. Alors j'ai pris ma douche, des sous, et je suis allée dîner au restau (ce qui m'a permis d'en profiter pour écrire plein de choses dans mon cahier-journal-b...l ambulant, où je note mes listes de courses, fais mes comptes, écris les titres de livres que je repère, etc etc).

 

 

Et en me balladant sur le port de la ville d'à-côté au soleil couchant, je me suis sentie le coeur tout gonflé par cette beauté et je me suis dit que, non, je n'avais pas envie d'être ailleurs à cet instant précis et que je ne regretterais pas cet été.

Même si tout. Ou rien.

 

  


 

Sans transition,

 

une  vidéo que c'est même pas la peine de chercher la traduction des paroles,

 

mais que j'aime bien écouter pour m'endormir.

 

 

 
 


 

 


 
Sans transition non plus, à regarder, le dernier maître de l'air de M. Night Shyamalan.
Un beau film plein de bons sentiments, de fantastique, avec une créature géante volante à six pattes qui donne envie de l'avoir comme peluche, une princesse qui se sacrifie pour son peuple, des méchants, des héros même parmi ceux qu'on croyait méchants....
Bref, un film qui correspond bien à la greluche rêveuse et idéaliste que je suis, que j'ai depuis des mois, que je regarde et re-regarde et même que j'aimerais bien qu'il y ait une suite.

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 22:40

 

J’ai trois plongeurs avec moi : Sukhoi et Caroline, un couple, et Daniel. Ils n’ont pas plongé depuis, pour certains, cinq ans, pour le dernier, deux ans, donc plongée de réadaptation, tranquille.


Le bateau ancré près de l’île, nous nous sommes immergés et sommes partis roche à droite mais  une fois mes plongeurs remis en palme, je change vite d’avis, on ne verra rien par ici.


Alors on fait demi tour, on repasse sous le bateau, on descend gentiment un peu plus profond en explorant les trous dans les rochers.

 

 


Tiens, les bulles d’autres plongeurs.

Ils sont deux, un black qui semble être moniteur et un plongeur qui bouge beaucoup trop. Le black et moi nous saluons du regard puis de la main, j’ai l’impression qu’entre encadrants on se reconnaît tout de suite, peut-être à la position dans la palanquée ou à l’aisance. Il rigole quand je lui fais signe que je trouve l’eau fraîche et puis on se croise et s’éloigne.

De loin, je vois qu’il montre quelque chose à son plongeur, sous un rocher. Je garde le fait en mémoire, on repassera par là.

 

Un peu plus tard, nous revenons donc, en longeant l’espèce de falaise sous marine sur notre droite, et puis à un moment, celle-ci effectue une sorte de décrochement perpendiculaire, sur la droite, creusé d’une sorte de vaste « grotte » sous-marine, avec un énorme bloc de rocher qui masque en partie l’entrée de celle-ci.

Comme l’autre moniteur, je passe la tête entre le rocher et l’entrée de la grotte…

 

 

WAW !!!!

Je contourne le rocher pour revenir face à l’entrée de la caverne tout en faisant des signes à mes plongeurs, venez voir, venez voir !!!!

La grotte est vaste, profonde de peut-être trois  mètres, son ouverture en demi lune a la même largeur et une hauteur de deux  mètres environ.

Forcément, la grotte est sombre et on y voit mal, je doute un instant de ce que j’ai vu et me rapproche doucement, mais, non, je ne me suis pas trompée.

Sukhoi s’approche et regarde, se tourne vers moi « Ben, quoi ? Il n’y a rien  à voir! » et je lui réponds par signe, « si, si, regardes mieux « 

Il s’agit d’un mérou. Un énorme vieux père de mérou. Je ne vois de lui que sa tête, une tête énorme, avec derrière, la crête jaunâtre hérissée.

 

mérou

 

 

 

Photo prise ici

 

Il est en suspens  à mi profondeur de grotte, il nous regarde, immobile si l’on excepte les ondulations de ses pectorales, nous le regardons statufiés. Il doit faire, quoi, 40 centimètre de diamètre au niveau de la tête, je ne vois pas son corps, je n’en ai jamais vu d’aussi grand. Placide comme tous les mérous ici [Nous plongeons dans une réserve, NDLR], il fait face, suspendu à l’entrée de sa grotte, et cette immobilité associée à son gigantisme, à sa crête hirsute (j’ai pensé à Méduse / clic…) et sa gueule entrouverte dans laquelle perlent de belles dents donnent presque une impression de sauvagerie.

Je m’aperçois que Daniel, lui aussi fasciné, s’approche insensiblement, beaucoup trop près à mon goût de cette bête immense.


Deux heures après, je parle de cette rencontre qui a enchanté ma journée à Alex, je lui raconte et lui demande quelle aurait été la réaction du mérou si nous nous étions approchés.


Un peu surpris, il me dit que celui-ci serait probablement venu nous voir plutôt qu’il n’aurait fui « vu sa taille, il n’y a probablement pas beaucoup d’autres mérous qui lui cherchent noise » mais que, non, le mérou n’est absolument pas un animal agressif .

Oui, bon, tout ça je savais ; n’empêche, je ne regrette pas d’avoir été prudente et aussi et surtout respectueuse.

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 18:11

Bien longtemps que je n'étais revenue ici.

Ma saison de moniteur de plongée a commencé, c'est pour ça.

Et finalement, j'ai pas grand chose à vous raconter.


(Parce) que je vais de haut en bas, de moments où je me sens nulle (et c'est rarement complètement immérité, juste, je me fatiguerais moins moi-même si je parvenais à réellement intégrer le fait que je ne peux pas  être parfaite et que tout le monde commet des erreurs, surtout quand on débute) et d'autres où je suis contente de moi, mais que je retiens comme d'habitude plus les premiers.


(Parce) que  quand je ne suis pas sous l'eau, j'attends d'y retourner.


(Parce) qu'il est tellement difficile d'expliquer, tellement impossible de mettre en mots, combien les rencontres sous-marines sont fugitives et précieuses, chacune en son style :

 poulpeCe poulpe (clic pour savoir d'où vient la photo et se culturer un peu) parce que, derrière le tas de cailloux qui forme son nid et le protège de ses prédateurs, il n'a pas bougé depuis trois jours, que son oeil à moitié fermé me fait me demander s'il est malade.  (et on appelle quel véto quand un poulpe est malade, hein ?)

  À moins qu'"il" ne soit "elle en train de pondre" ?

 

 

 

 

 

umbraculumCet umbraculum mediterraneum   (clic pour savoir d'où vient la photo et se culturer un peu) parce qu'Alex m'a spécialement remmenée le voir alors que nous avions tous deux remonté nos plongeurs sur le bateau, parce qu'il a pensé à me demander si je l'avais vu et qu'il savait que j'avais envie d'en voir un.

 

 

 

 


barracuda

Ce banc de barracudas  (clic toujours pour la même raison)  parce q'ils étaient magnifiques, que nous étions (presque, Alex m'a doublée sur ce coup) la première palanquée à l'endroit où ils sont toujours (et qui dit premiers sur les lieux dit qu'on en vu plus que tous ceux qui sont passés après, et de plus beaux — t'tes façons c'est simple, quand on est repassés au retour, ne restait que "l'arrière garde", peu nombreux et petits), qu'après certes 5 ou 6 plongées en tout sur ce site, je commence enfin à en avoir compris une partie de la topographie et que ça a regonflé ma confiance en moi.

 


 

(Parce) que je bosse avec une équipe de mecs sympas et ou mais un peu machos, et que pour mille et mille petites raisons et aussi parce que je suis moi, ça n'est pas simple tous les jours.

 

 

 

Mais, là même où, quand je commençais à travailler comme véto, je freinais des quatre fers dans ma tête en pensant confusément "oui certes magnifique métier super intéressant super enrichissant mais alerte alerte alerte, qui va me bouffer si je n'y prends pas garde",   que d'une manière générale je me sens plutôt heureuse plutôt dans l'envie de continuer à  explorer ce beau métier prometteur.

 

 

 

C'est simple, je me lève avec le sourire... Et ça, c'est précieux, oh, combien.

C'est simple, quand je ne vais pas dans l'eau, je me sens punie.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 21:03

Yiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiik ! couine-t-elle avec autant d'exubérance que lui permettent son nez transformé en fontaine mâtinée de cocotte-minute menaçant d'exploser à chaque instant, ses yeux gonflés et brûlants et son envie de dormir.

 

                Demain, il faut :

— que je vérifie un truc sur ma déclaration de revenus (qui a été un vrai cauchemar, encore plus que les autres années, mais bon c'est fait. Et pour les adorables ceusses qui s'en sont préoccupés,

(va sur le site des impôts pour attester ses propos)

.....

(vit un grand moment de solitude)

.....

(va vérifier l'accusé de réception de sa déclaration)

.....

Oui, donc en fait, je ne sais pas si c'est moi qui n'ai pas les yeux en face des trous, ce qui est fort possible mais pas mon genre, mais je croyais que la date limite était le 30 juin. Donc en déposant le 23 (réelle date butoir pour mon département, flute maintenant vous savez que j'habite dans un département de numéro compris entre 50 et 974, c'est malin, tiens.), je pensais être en avance.

Bon, en tous cas c'est fait et même à temps.

 

—  Que je dorme, que je soigne mon rhume et toussa toussa ;

                          —  Que je fasse du ménage dans l'appart et que je teste la seconde chambre avant qu'un coloc n'arrive ;

—  Que je fasse mes comptes, parce qu'il m'a été plus ou moins proposé de particper à un voyage en novembre prochain... Un beau voyage cher, très cher, mais...

                            —  Que j'essaye quand même de profiter de mon jour de congés ;

—  que je prépare quand même des mails et autres à envoyer ;

 

                   —  Que je prenne un petit peu soin de moi (style me faire les ongles ? Si j'y parviens, et si tout le monde est sage et gentil, photo demain.

 

 

Sinon, je suis agacée ce soir, parce que mon patron m'a dit avant de repartir en consult "Termines, ce que tu as à faire et rentre te reposer, tu me sembles très fatiguée et quand tu es fatiguée, tu es irascible".


Ce qui m'agace, c'est la double étiquette "fatiguée" "irascible". Pas fausse, d'ailleurs, mais je n'aime pas les étiquettes et j'aurais aimé avoir la réactivité de lui répondre en direct que certes j'étais fatiguée mais que j'avais eu de bonnes raisons de réagir comme je l'avais fait dans les deux situations dont je soupçonne qu'elles sont à l'origine de cette remarque.
Quand est-ce que j'apprendrai à avoir du répondant ?

Ça me désole toujours autant.

Sur ce, je vais me coucher.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 19:17

Quand je rentre du taf, j'ai les yeux tous brûlants tous piquants de fatigue et juste envie de prendre une douche, de manger (je crève la dalle tous les soirs, une horreur), de soigner toutes les petites plaies qui ne cicatrisent pas sur mes mains et qui font super mal et d'aller au lit.

 


           Faudrait que je m'épile les gambettes (oui désolée pour les ceusses qui trouveraient ça pas glamour, le dragon d'eau est une fille et puis voilà).


Faudrait que je fasse ma déclaration d'impôts.


Le ménage dans l'appart où je suis logée actuellement et où c'est d'un crade, j'ai un peu beaucoup honte

.

Au lieu de ça, tous les soirs, je mange, je prends ma douche et je comate sur le net parce que je ne suis capable que de ça.


Allez, ce soir il est tôt, après la douche, je m'attaque à la déclaration.

Ou pas, évidemment.

 

 

......

Promis, la prochaine fois que je me fais les ongles, je prends une photo. On sera prié de ne pas se moquer trop ouvertement ;-))

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Published by Dragon d'eau
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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 20:31

J'avais déjà depuis longtemps l'habitude, chaque fois que possible, de décorer mes ongles de petons de vives couleurs.

Dernièrement, j'ai commencé à faire de même sur les ongles des mains.

Avec beaucoup de bonheur, d'application, de maladresse, et pour un résultat que peut-être je suis la seule à trouver heureux.

Pas de photo pour cette raison.

 


Pourquoi pas un résultat heureux ?

...  les couches successives de vernis  ne sont pas étalées avec régularité parce que je ne suis pas douée, malgré toute mon application


            ... malgrè tout le mal que je me donne à les laisser sécher longtemps (dix minutes par couche, je trouve que ça fait longtemps !) il est bien rare que, recommençant à utiliser mes mains parce que je crois que "c'est sec", je ne froisse mon vernis au moins en un point


…  ça déborde un peu par ci par là parce que je ne suis pas douée et après c'est difficile d'effacer les ratures... snif...


             …  en plus malgrè mes bonnes intentions (c'est à dire que j'ai cliqué sur google pour savoir comment on se faisait une manucure, notamment pour virer les cuticules), je n'ai pas le matériel ni la technique pour virer les cuticules, donc forcément c'est pas top.

 


…  passer plusieurs couches de couleur différent les unes par dessus les autres, certes, ça fait un résultat final "chiné" très joli (je vous conseille argent sur bleu nuit, argent sur vert pâle, violet foncé sur argent qui donne un violet métallisé magnifique) mais c'est aussi idéal pour avoir des petits points d'une couleur ou de l'autre sur le côté qui salissent l'effet d'ensemble

 


Alors oui, non, pas de photo parce que probablement on pourrait se dire que c'est même pas super joli.


Mais moi j'aime.

 

Je trouve joli, je trouve féminin et ayant bien du mal à être féminine dans mes vêtements de travail informes, avec mes mains toujours irritées, griffées, déshydratées, aux ongles hyper courts, ça me plaît de  voir du violet métallisé pétant sur les doigts qui tiennent le thermomètre dans le schtroumph du chien.

 

Après tout il n'y a pas grand chose de parfait en ce bas monde et je trouve qu'on peut aimer quelque chose d'imparfait presque justement parce que c'est imparfait.

 

Reste à voir combien de temps je parviendrai à me faire les ongles trois fois par semaine.


Puis c'est un peu décourageant de passer une heure à se faire les ongles et avoir deux doigts d'écaillés le ledemain.

 

Après deux heures de plongée ce WE et divers travaux plus ou moins manuels sur la journée, il serait difficile de s'étonner mais snif tout de même.

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