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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 19:40

C'est un épagneul breton d'une douzaine d'années et bien sûr l'épagneul breton, lorsqu'il est calme sage et sympa, fait partie des toutous que j'aime bien, et je devrais toujours me remémorer le diction "chien pistonné, chien enterré", mais là je déflore la suite, accompagné d'un papy.


Il est indiqué sur son dossier qu'il s'appelle Simbad, le chien, pas le papy, hein.

En faisant rentrer le couple, je vois qu'il boite, non, c'est pas qu'il boite, c'est qu'il manque une patte arrière.


Tout en commençant à laisser mes mains et mes yeux courir dans la courte fourrure douce, je demande au papy ce qui l'amène.

 

Il me dit que son chien manque d'appétit et qu'il vomit, et puis il y a cette grosseur sur l'épaule gauche (vraiment très grosse, sous-cutanée, non adhérente, mobilisable, ferme) et cette autre sur les côtes à droite, adhérente et dure, celle-ci, non mobilisable.

 

 

Et puis parmi les éléments non donnés par le papy, cette pâleur des muqueuses, et cette masse intra abdominale, caudale, énorme, ferme et non douloureuse.

 


Je bavarde en l'examinant le toutou et là comme ça l'air de rien, demande quand, et pourquoi il a été amputé de la patte arrière.

 


Il y a trois mois environ, chez un autre véto, et le vieux monsieur m'avoue honnêtement qu'il n'a pas compris pourquoi il fallait l'amputer.

 

OK, OK...


J'explique au monsieur qu'il faut chercher l'origine de ces soucis et propose des radios et un bilan sanguin ; le monsieur me laisse Simbad sans difficultés ni poser de questions quelles qu'elles soient (du style keskila, mais kombiençavacoûter, par exemple).


Simbad étendu de tout son long sur le côté sur la table de radio se laisse faire, même pas besoin de le tenir (alors que la plupart des chiens détestent être placés dans cette position) et supporte la ponction veineuse avec résignation.

 


Anémie (diminution des globules rouges), augmentation des globules blancs et surtout un (enfin, des, quoi...) poumons constellés de vilaines tâches blanches...

 

 

 

...  mon patron qui "tombe" sur moi en train de regarder cette lugubre image me demande de lui expliquer de quoi il s'agit et conclut "il a sans doutes été amputé à cause d'un ostéosarcome qui a maintenant métastasé un peu partout."


Nous n'aurons pas grand chose à proposer.

 

 

J'installe Simbad dans une grande cage avec de l'eau et des croquettes. Il s'étend sur le flanc et je  le caresse un moment sans savoir si ça lui fait "plaisir".


Courage, petit gars, quand j'aurai parlé à ton maître je pourrai t'endormir et te soulager.

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 19:18

Merci pour tous les commentaires et les conseils, il y en a juste un que par maladresse j'ai supprimé au lieu de le valider...

Toutes mes zexcuses.... :-(((

Sinon, pour l'instant, la stratégie de l'évitement a porté ses fruits : plus (en tous cas pour l'instant)  de contacts mal venus, je peux me concentrer sur autre chose  !

Vielen dank, vraiment :-)

 

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 22:34

.... Ça va peut-être faire rigoler certains, je ne sais pas.


Grosso modo, dans mes différents jobs, je n'ai pas le sentiment, ou de façon rarissime, d'avoir des soucis à cause de mon sexe.

Là j'en ai un.

Je fais d'ailleurs des histoires pour pas grand chose, car le monsieur en question s'en va très bientôt.

Oui mais très bientôt seulement, dans dix jours, quoi, et je ne crois pas que je piuisse supporter cela bien longtemps.

 


En fait, il s'agit du papa d'un de mes employeurs. Mon employeur-collègue a un an de plus que moi, le papa est relativement très âgé, je dirais 70-75 ans.

Un monsieur très gentil, qu'on voit dans les quatre à cinq fois par jour actuellement (il est en visite chez son fils). Il m'a prise en amitié et vient vers moi du plus loin qu'il me voit, me sort de grands compliments. (il parait que je suis gentille et travailleuse, je ne vous dis pas comme ça me fait plaisir ce genre de compliments !)

 

Mais surtout il est sans cesse en train de me toucher. Oh, ça ne va pas bien loin : un pinçon à la taille alors qu'il arrive derrière moi par surprise (moua-a-a-arf, et bien entendu, il ne voit pas mon bond en retrait) et quand il est face à moi, il est souvent en train de me "malaxer" le bras.

 

Je ne sais trop comment l'interpréter ni comment réagir. En effet, à partir du moment où ces gestes ne dépassent pas certaines limites et n'atteignent pas certaines zones de mon anatomie, il n'y a pas réellement "outrage".

 

Sauf que moi ça m'insupporte. Je suis quelqu'un de très sensuel, j'adore qu'on me touche, qu'on me caresse.

 

Sauf que très trés trés rares sont les gens dont j'ai envie qu'ils me touchent, et ce  monsieur n'en fait pas partie. ["Bien sûr" dirai-je même.] Il y a à peu près 99,99 % des gens que je rencontre dont je n'ai aucune envie qu'ils me touchent. Je n'ai quasiment pas de pudeur corporelle au sens où ça ne me dérange pas (dans certaines circonstances) qu'on me voit nue, de me changer dans la même pièce que des gars. Mais me toucher, pas question.

 

Alors je ne sais que faire. Enfin, si. Après avoir passé une partie non négligeable de la soirée à me morfondre sur ce sujet, je me dis que demain, quoi qu'il se passe, il faut que je réagisse. Avec délicatesse, en essayant de ne pas vexer mais fermement. Il faut que ça cesse.

 

Des mains de vieux sur moi ? Ne serait-ce que sur mon bras ? Non, c'est plus possible.

 

 

Parmi les femmes qui me lisent, des conseils ??

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 21:02

Ou pas, évidemment.

À vrai dire, j'y crois pas moi-même.

Je veux dire, que je sois capable de redevenir sérieuse, vraiment, définitivement.

T'tes façons, j'ai toujours eu du mal avec la notion de "définitif". C'est bien long, le définitif. Trop pour moi.

Si, de toutes façons, "sérieux" veut dire "revenir à la profession vétérinaire", alors, "oui, non, merci bien". Par période certainement, pour remplir les caisses, ne pas perdre la main, toussa toussa.


Mais pas plus que par le passé il n'est question que cela dure.

Et même si je me désole souvent à part moi de ne pas savoir où je serai dans six mois, dans un an, je profite de tous les petits moments du quotidien et du fait d'avoir plusieurs vies.

 

 


Actuellement, donc, je bosse. Comme véto, je veux dire.

Dans une clinique avec plusieurs employeurs sympas et deux collègues sympas.

Des ASV sympas aussi, des horaires trés corrects, une ville sympa. Des clients sympas.

 

 

Bon, après, j'avoue, je m'emmerde souvent. ("Comment ça ? Alors que j'ai un teeeeeeeeeeeellement beau métier ?"

Oui, bon, alors on va dire un truc tout de suite, c'est que je vis les choses comme je veux ou comme je peux et j'emmerde les gens qui sont pas à ma place et qui pensent que tout y est beau-gentil-joli-rose et riche.)

 

Attendre la fin de la journée, la fin de la semaine. Encore un vaccin, encore une dermatose, sourire, plaisanter, parler, écouter, reformuler.


Poser quatre fois la même question et avoir envie de m'énerver parce que la personne ne comprend rien. (et en même temps, quand en face on ne me comprend pas, j'pourrais p't'être me dire que c'est à moi de formuler différemment, objecterez-vous, et vous avez raison, sauf que même si j'ai pas d'exemple en tête, des fois, c'est juste pas possible et juste la personne en face qui n'a pas la lumière à tous les étages.)

 


Ce qui ne m'empêche pas, du coup, maintenant que je suis replongée dans le milieux, d'apprécier ce que j'ai tojours aimé dans mon premier métier : le fait de chercher, de me creuser la tête, la stimulation intélectuelle. Pas un jour sans que je ne cherche dans les bouquins, pas un jour sans partage ni échange, même si des fois c'est décevant (de tenter d'éduquer des gens pour qu'ils éduquent correctement leur animal, et les voir partir en sachant que j'ai parlé pour rien)

 


Et me dire que p't'être dans quelques temps, quand les choses (quelles choses au juste ?) se seront décantées, p't'être je pourrais faire le Ceuhavé de médecine interne qui doit certainement coûter un bras et deux yeux vu que les prix ne sont pas accessibles sur le Net, ce qui peut-être, me permettrait de réactualiser mes connaissances (oui oui je sais qu'y'a d'autres moyens ;-) ) et de me sentir plus en confiance.

P't'être.

Gagner au loto, ça serait pas mal aussi.

 

En attendant je suis déjà impatiente de commencer la saison comme moniteur de plongée.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 19:17

Enfin, entendons-nous : Moi, j'ai le droit de le dire. Vous, chers lecteurs (;-) ), je vous serais reconnaissante d'être gentils et de rigoler en silence.

Je m'explique.

Vous aurez peut-être remarqué que ces temps ci, j'ai un peu bourlingué. En avion, notamment, et sur de longues durées (une fois un mois, une fois quatre.).

 


Le dragon d'eau moyen, sachez-le, n'est pas fichu de voyager léger.

En même temps :

Le matériel de plouferie : gilet stabilisateur, palmes, masque, tuba, deux détendeurs, ordinateur de plongée ;

                            Des habits pour parer un peu à tous les vents et tous les temps ;

Idem pour les chaussures ;

                              une petite [ah-heummmm] pharmacie pour soigner les maux de crâne-de ventre-allergies diverses et variées-gouttes pour nyeux sensibles-gouttes pour noreilles de plongeurs ;

une petite  [ah-heummmm, bis repetita] trousse de toilette avec tout ce qu'il faut pour les cheveux, la peau, les dents...

                               Et puis encore un livre de poche (flute, et encore, c'est le minimum  ! ronchonne le dragon d'eau moyen qui aime bien lire avant de s'endormir ) et l'appareil photo et l'appareil électrique pour s'épiler (oui, oui, j'en vois des qui se moquent et qui seraient les premiers à se gausser ou à se détourner d'une femme aux jambes  poilues) et les lunettes de soleil...


Bref, en partant : 23,6 kg en soute, 10 en cabine (ordinateur portable dont je suis incapable de me séparer + détendeurs + mini trousse de toilette).

 

Avant de rentrer de voyage numberone, pensant faire preuve de l'intelligence la plus affutée [on arrête de rire vous là dans le fond, je vous vois !!!], j'avais viré du sac à l'avance tout un tas de trucs, et les avais renvoyés avec un certain nombre de litres d'alcool soigneusement emballé, à la maison.


Quasiment 16 kg, qu'ils pesaient, mes deux paquets (et je vous dis pas leur poids en euro, mon porte monnaie vient tout juste de cesser de pleurer, je ne voudrais pas qu'il replonge).

 

Jour du départ, j'arrive comme une fleur au comptoir d'embarquement, avec mon sac qui aurait dû être tout léger tout mini tout gentil (c'était pas le même qu'à l'aller, celui avec lequel j'étais arrivée ayant connu un décés brutal au cours des quatre mois) dont je trouvais bien qu'il était sacrément lourd, mais bon... Je me disais que je m'étais ramolli...

 

30 kg. Et l'hôtesse au sol de me dire qu'il faut que je l'allège ("je peux pas l'alléger, espèce de  [....]" me suis-je dit en la regardant avec une haine difficilement masquée sous un vernis de civilisation) ou que je paye 10 euro par kg soit 50 euro. Un peu complètement verte, je sors ma CB et sous l'effet d'un éclair d'intelligence demande tout de même d'un air dégagé - l'air de s'en moquer un peu au fond "Mais, y'a pas une tolérance pour les plongeurs ?"


— "C'est du matériel de plongée que vous avez là ? Vous avez une licence, quelque chose ?" (sous entendu "pour me prouver que vous êtes effectivement plongeuse")


Ben non, j'avais rien, mais ne reculant devant aucun effort pour économiser 50 euro, j'ai derechef escaladé le tapis roulant et mon sac pour l'ouvrir et lui montrer.

Elle m'a gentiment dit que je pouvais ranger ma CB, ce que j'ai fait d'un air tout aussi dégagé que précédemment - non, mais vous savez, je m'en moque un peu au fond  .

Bon trés bien.

 

Ça c'était donc  au premier voyage, pour les ceusses qui ne suivent qu'à moitié.

Second voyage, avertie par le premier, je pars un peu plus légère et n'achète, oh, quasiment rien sur place, en revanche, formation oblige, je rentre avec un second "mini" sac à dos (type bagage cabine) plein de documentation bien lourde [le poids de la science, toussa toussa].

 

Sur la balance de l'aéroport,   30,3 kg  pour le sac qui va en  soute et qui contient notamment mon gilet stabilisateur, mes palmes, mes habits...

 

Là, je fais un peu la tête, flute, j'espérais qu'il serait plus léger qu'au précédent voyage et pas trop galérer pour rentrer.... Enfin bon, tant pis, même pas peur, t'es un dragon d'eau ou une fiotte ?


Heureusement, c'est une autre compagnie aérienne et eux ne tiquent pas.

 

 

 


L'avion, le RER, le métro, le train, j'arrive enfin à la maison parentale où je défais mon sac sans faire plus attention que cela.

 

Quelques jours passent et je refais mon sac.

 

En mettant mon gilet stabilisateur dans le sac, je le trouve bien lourd.

 

Tiens ? Il y aurait encore de l'eau dedans ? Je l'emmène dehors, le secoue, tente de le vider par les purges mais non, y'a pas d'eau.

Je rentre et l'étale sur le tapis, histoire d'aller explorer les poches (vides) et puis les poches à lest.

 

 

[Poche à lest qui sont de petites poches incluses, s'agissant de mon gilet, derrière le dosseret de celui-ci, et qui permettent d'emmener 2 kg de plomb afin de pouvoir s'immerger]

 

Poches à lest dont je sais très bien que je vais les trouver vides, le clip de fermeture battant au vent.

           Poche de droite... Tiens, il est où le clip ? Pourquoi elle est tirée vers le bas comme ça, cette poche ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nan.... J'ai pas fait ça...

 

Ben si. Poche de droite, un kg, poche de gauche, un kg. Que je n'avais jamais retirés de mon gilet après la dernière plongée.

 

 

 

Dragon d'eau, où l'art de se compliquer un voyage de retour [parce que, quand même, j'avoue, j'ai galéré un peu dans le RER et le métro...]. Quand on sait qu'en plus, il est cassé, mon gilet, probablement pas réparable ce qui signifierait que je l'aurais ramené pour RIEN...

Ben ça m'a faite sourire pour la journée.

 

 

En même temps, on sourit de ce qu'on peut, hein.

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 20:57

à la maison familiale, un peu jet-laggée, j'ai récupéré l'éléphant rose la voiture (tiens, je crois bien que c'est la première de mes voitures à n'avoir pas de petit nom, ou alors je l'ai oublié, mais à la réflexion, l'éléphant rose, ça lui convient très bien, et maintenant qu'on en cause, j'ai oublié le nom de la cliooooox bleue qui l'avait précédée).


Ballades du chien, shopping avec maman dragon, et une soirée chez ma soeur.


Au cours de laquelle on a joué au pendu avec Mademoiselle Leeloo et mademoiselle Chériechouchoune qui était toute contente de jouer mais c'était un peu trop au dessus de sa petite tête quand même.


pendu

 

À noter (1) qu'on est parfois passé pas très loin de la pendaison mais j'ai aussi un peu forcé mon manque de talent par moments, ce qui d'ailleurs n'est pas forcément une bonne chose mais je me pose trop de questions, (2) qu'elles ont un jeu spécial pour jouer au pendu. Avec des lumières et des sonneries pour quand tu t'es trompé, quand tu as trouvé la bonne lettre et quand tu as gagné ou été pendu, et puis des tas de petites lettres dont une partie est perdue.

 


Inconvénient : on ne peut écrire que des mots de moins de 9 lettres et depuis quand on a besoin d'autre chose qu'une feuille, un stylo et de la bonne humeur pour jouer au pendu ?


Je vous laisse admirer la haute technicité des mots choisis...

 

....  enfin, vous noterez le joli "sphinx" ["Leeloo, écris en majuscules dans ce genre de circonstances" "Ah, oui, tata..." réponds la petite qui s'applique] qui convenablement placé en scrabble vaudrait son pesant de bonbons, et on a aussi sur une autre feuille utilisé "anticonstitutionellement" dont je crois savoir qu'il est le mot le plus long de notre langue, d'ailleurs finalement pas dur pour un adulte, mais pour des gosses ! et c'est d'ailleurs pas moi qui l'ai proposé !!!  et "Ornythorinque"  qui donne l'occasion d'une petite leçon de choses

 

...  et deviner qui a écrit quels mots, sachant que mademoiselle Chériechouchoune est trop petite pour savoir lire-écrire et qu'une hésitation est possible pour l'un des mots et qu'en plus je vous ai déjà donné une piste.

 

 


Sinon, je me demande moi-même pourquoi ISSI-ASSA ?

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 17:34

Ben j'ai

passé mon exam ;

été très fière de ma prestation à l'écrit (on se demande pourquoi ! on rappelle en effet qu'il s'agissait d'un QCM...), de mon exercice de sauvetage que je n'avais jamais si bien réussi et de ma leçon en piscine ;

été plutôt déçue de ma réussite à la leçon en mer et à l'oral ;

 

Et au final j'ai eu mon exam.

Qu'après ça j'ai digéré par une petite semaine de vacances et une croisière (Yessssss ! It's done ! Une croisière rien qu'à moi rien que pour moi dans les iles Caïmans Similans.)

Au passage je remercie officiellement papa et maman dragon qui ne connaissent pas l'existence de ce blog mais qui sont formidables et m'ont offert ma croisière.

 

Alors une croisière plongée telle que je l'ai faite, c'est vraiment vraiment pour les plongeurs.

Parce que sur le bateau le confort est sommaire (je crois même qu'ily a bien pire) : petite cabine sans rangement, couchette étroite sans draps avec juste une mince couverture que tu regardes un peu suspicieusement en te demandant si elle est propre, au moins, WC et douches chaudes sur le palier.arrière bateau2

 

 

 

Ça c'est le drapeau de pirate humoristiquement arboré par le bateau....

 

 

 

 

 

L'emploi du temps est immuable : 6 H 30 réveil, light breakfast, 7 H first dive, 8 H  full breakfast, 9 H second dive, 11 H third dive, 13 H lunch 15 H fourth dive, 19 H repas du soir (commentkondit déjà en anglais, j'ai déjà oublié), 20 fifth dive.

En gros, manger, plonger, manger plonger, dormir de temps en temps.

 

Je n'ai rien vu de formidable, allez, si, un Napoléon (cf croquis), des tortues, et un minuscule poisson ghost fish.

Napo2

 

 

 

 

Pas de raie manta, snif.

 

 


Mais j'ai pris du plaisir, tout simplement, comme ça faisait longtemps que je n'en avais pas eu.

 


Des  plongées limitées à 45 minutes, limitées à 30 mètres pour la plus profonde, avec profondeur décroissante dans la journée. Alors moi, franchement, la notion de profondeur dans le Youess système, ça me fait mourir de rire.

En gros les gars, ils sont censés faire des plongées sans paliers — la profondeur, c'est le Mal, pour paraphraser Stockholm. L'azote aussi, c'est le Mal, et bou, pas de plongées à décompression, la décompression, c'est le Mal, aussi.

Dans l'absolu, aucun problème, c'est une façon de plonger, un système, fondé sur certains principes. Si l'on écoute un formateur de formateur, Catch en l'occurrence, on se dit que c'est bien. OK, mais comment ça se fait que sur le terrain, on trouve des blaireaux comme celui-ci ? Ah, scusez-moi, on me dit dans l'oreillette qu'il y a des blaireaux partout et que d'un exemple il ne faut pas tirer une règle.

N'empêche que pour revenir à nos poissons, j'aurais bien aimé descendre un peu plus.

Donc j'ai franchement rien vu d'extraordinaire. En fait, ce que j'ai le plus aimé, c'est de n'avoir aucune, mais aucune responsabilité.

On était par binômes et tous les binômes étaient guidés par un même divemaaaster. Aucune responsabilité, hormis jeter un oeil sur mes binômes et me gérer.

De l'eau tiède, des poissons, et juste le plaisir d'être en appesanteur. Je crois que c'est LA sensation que j'ai redécouverte. L'appesanteur, le fait d'être en suspens au milieu d'une colonne d'eau, au milieu d'une masse d'eau, descendant très doucement au milieu de cathédrales de rocs immenses posés les uns contre les autres au milieu du sable, ou bien remontant toujours aussi doucement au dessus d'un jardin dans lequel broutent une, deux, quatre, cinq tortues... Aucun geste, pas un coup de palme, juste être posé dans son équipement comme dans une nacelle, monter ou descendre au grès de ta respiration, sentir ses oreilles vibrer sous la pression de l'eau et me sentir curieusement en vie.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 16:35

Alors, oui, le « elephant trekking », c’est un truc pour touristes et on pourrait même dire  une arnaque pour touriste.

 

Plantons le décor : vous êtes un quidam très moyen, venu en Thaïlande en vacances ou pour passer un examen et plonger.

Au cours de vos allées et venues, vous avez souvent vu les éléphants et vous adorez les éléphants, peut-être un vieux souvenir d’enfance même si de mémoire vous n’avez jamais été une grande fan ni de Dumbo ni de Babar. Donc à un moment ou à un autre de votre séjour vous avez négocié et réservé votre trek à dos d’éléphant.

 

Le jour dit, un charmant jeune homme vient vo
éléphants3  us chercher dans un taxi pour le moins rutilant tout neuf tout beau et tout propre et vous dépose à l’endroit où sont les éléphants.

Sans attente vous êtes installée dans un bât sur le dos de l’animal et vous partez.

Pour, à tout casser, 800 mètres de tour.

L’éléphant, c’est lent, et ça pourrait donner le mal de merà un estomac sensible. Mais sensible, votre estomac n’est pas — vos quelques séjours sur les bateaux thaïs vous ont bien amarinée, et vous profitez de la balade.

 

Certes, vous préfèreriez que votre cornac (je crois que c’est comme ça qu’on dit) soit un peu plus gentil avec votre monture — Hou là…Vous êtes en vacances, alors y’a pas le feu à la queue de l’éléphant, please, monsieur, laissez lui faire pipi-popo à son aise, j’ai tout mon temps, moi, et puis pourquoi vous l’embêtez alors qu’il a juste envie de brouter un peu le bas côté ? — [Comment ça, je vis dans un monde de bisounours, moi ?]

 

Arrivés dans la forêt, le cornac fait stopper son animal et en descend, et vous explique que puisque vous avez réservé une heure d’éléphant, il faut poireauter là. Vous comprenez donc que, une demie heure ou une heure, c’est le même tour, et évidemment vous avez payé plus même si dans l’absolu vous n’avez pas payé bien cher, c’est une question de principe. 

 

 

Fataliste, vous vous dites que vous auriez dû le deviner et vous vous préparez donc à poireauter le temps nécessaire en bavardant avec le cornac qui s’est allumé une clope    vous apprend le nom de son éléphant — Tah-noy —, son âge « Thirty » et qu’il s’agit d’une « lady ». Toutes questions que par ailleurs vous lui aviez déjà posées et auxquelles il avait répondu durant le début de ballade.

 

Il précise que dans leur cheptel, ils ont un « man » et il mime des défenses.

 

éléphants2

 

 

Et là vous vous souvenez opportunément qu’en montant le chemin vous avez bien cru voir dans un pré ( ???) un éléphant à défense [que vous croiserez sur le chemin du retour, d'où la maaaagnifique photo ], et par ailleurs vous partez dans une intense méditation interne pour essayer de vous rappeler les différences entre les éléphants d’Asie et d’Afrique.

 

De sombres histoires de nombre de « doigts » à l’extrémité de la trompe, de défenses, effectivement, et d’oreilles, mais vous n’êtes plus sûre.

 

Du coup puisqu’il faut attendre, vous aimeriez bien descendre et dire bonjour à votre monture, mais il vous dit que, non, vous ne pouvez pas descendre .

En revanche, il vous propose de prendre des photos, et vous invite du coup à vous installer sur la nuque de l’éléphant.éléphants1

Là, vous êtes ravie. Parce que, même si c’est du vieux cuir plein de soies qui piquent vos jambes nues, vous êtes vraiment, vous personnellement vous-même à cet instant assis sur le toit du monde   à califourchon sur la nuque d’un éléphant, vous penchant pour regarder ses yeux et sa trompe, caressant son front, touchant ses oreilles : une vraie gosse.

 

 

Le gars prend très sympathiquement plein de photos et vous êtes contente parce que c’est bien rare qu’il y ait qui que ce soit pour vous prendre en photo hormis dans le cercle familial.

 

Au passage, le cornac vous demande avec espoir si vous êtes « happy, happy » ? Et comme vous lui confirmez que oui, il vous invite à déposer des sous dans le gobelet fixé sur le bat de l’éléphant, précisant que c’est pour nourrir celui-ci « Fifty kilogrammes food a day » [Ah-hem…. Ça ne serait pas plutôt pour acheter des clopes et entretenir votre toux, monsieur ?].

 

Vous vous dites que vous n’avez pas payé le trip bien cher de toutes façons [oui oui je sais je l’ai déjà dit] et puis peut-être le gars sera sympa avec son éléphant si celui-ci lui fait gagner plein de pourboires  [Comment ça, je vis dans un monde de bisounours, moi ? (bis repetita) ] et peut-être quand même qu’une partie passe dans l’estomac du pachyderme, donc vous donnez 100 THB (dans l’absolu une petite somme, pour le pays un pourboire relativement correct pour vous qui êtes en fin de séjour et bien fauchée, une somme « relativement » importante).

 

À l’arrivée, comme le gars a repris plein de photos et que vous êtes ravie d’avoir fait le voyage de retour à la place du cornac, directement sur la nuque d’un éléphant et vos pieds nus sur ses épaules, ses oreilles calant vos jambes, vous redonnerez 100 THB de plus.

 

En revanche, quand vous demanderez si vous ne pouvez pas approcher directement les éléphants, à pieds, on vous tendra un panier de banane en vous disant que c’est 100 THB de plus, et là quand même, vous vous dites que, non, tant pis, un peu déçue néanmoins.

 

Alors, oui, le « elephant trekking », c’est un truc pour touristes et on pourrait même dire une arnaque pour touriste.

 


Et sans doutes que si on est vraiment concerné par la cause des éléphants, on devrait peut-être plutôt boycotter ce genre de truc plutôt que de cautionner ce système je ne suis pas sûre que ces pauvres bêtes soient   il semble fort probable que ces pauvres bêtes ne sont pas correctement traitées.

 

D’un autre côté, boycotter c’est facile, faire bouger certaines choses moins.

Et même si je suis pas sûre d’avoir « de quoi être fière  de moi », ben j’ai approché les éléphants et je suis contente. Un vrai touriste, sans cerveau, on a dit. Pfft. :-))

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:31

Rien à voir entre le titre et le schmilblick, c'est juste qu'en cherchant sur le net des trucs sur la Thaïlande pour trouver un titre, je suis "tombée" sur ce conseil pas forcément justifié d'ailleurs : moi je n'y avais absolument pas pensé et ça  passe....

 

J’ai une petite chambre dans une « guesthouse » ( !!) dans une petite rue qui donne sur la route du bord de mer.


 marchand statues

 

 

 

C’est toujours très animé (et notamment aux heures où je voudrais bien dormir), il y a plusieurs guesthouse, des restaus, des vendeurs de vêtements de marque à moins de 20 euro (Naaaaaaaaaaaaaaaaaaan.... Des tee-shirts D...l, C..n..l à ce prix là ? Ça peut quand même pas être de la contrefaçon ?), des boutiques de massage, un magasin de belles statues de fer, bronze et pierre, et deux tailleurs. 

 

 

 


J’en ai repéré un, tailleurd’une part parce qu’une robe tout à la fois sobre et très pétillante, élégante et détendue, m’avait fait de l’œil, et puis à cause du chien dans la vitrine.

 

 

Un golden pas tout jeune, un peu gras, que l’on nommera fatboy pour les besoins présents.

 

 

 

La première fois que je l’ai vu, il était étalé dans la vitrine très exactement comme s’il avait voulu occuper le plus de place possible

 

 

et il était revêtu d’un tee-shirt rouge vif (OK, d'accord, sur la photo, le tee-shirt est bleu clair, ça lui va beaucoup moins bien au teint, j'y peux rien malheureusement, ceci dit, en terme de coupe de tee-shirt, celui-ci est bien mieux, croyez moi). La taille resserrée sur son ombilic par un nœud, le col baillant un peu sur son encolure, les pattes sortant des manches.

 

fatboyJe me suis approchée pour le regarder et le photographier à travers la vitre, il a à peine ouvert un œil et a paresseusement battu de la queue à mon encontre.


J’ai vu aussi le lendemain qu’il y avait un autre golden d’aspect plus fin et peut-être plus jeune — disons qu’il s’appellera slimboy.


Quelques jours après, rentrant le soir à la nuit tombée, je vois que la porte du tailleur est ouverte, que fatboy et slimboy sont dehors ainsi que deux jeunes femmes typées indiennes.


Slimboy est devant sa boutique et flaire quelque chose, Fatboy est 30 mètres plus loin, devant la boutique fermée du marchand de statue d’art dont il renifle la porte avec une amicale  insistance.


Les jeunes femmes l’appellent et essaient de le faire rentrer, sans trop de succès, il ne semble pas les entendre.


Je m’accroupis et lui tends la main (Pas bien, ça, faut-il vous rappeler qu’il y a de la Rage en Thaïlande, mademoiselle Dragon d’eau ?). Il vient la flairer, de même que Slimboy, et retourne à la contemplation de la porte fermée.

L’une des deux jeunes femmes me rejoint et essaye de nouveau de le faire rentrer.


Finalement elle me raconte « Here, there is a dog witch is his girl friend. » puis montrant Slimboy « This is his wife » (OK, donc slimboy est en fait slimgirl, simple détail) « and here is his girlfriend ».

D’où l’on peut déduire que la vie sentimentale des chiens est aussi compliquée que celle de leurs maîtres.


Intéressant, n’est-il pas ?

Et à part ça, ça bosse, ça bosse… Quasiment que des bonnes notes aux écrits (comme quoi le travail, ça paye !!)  aux leçons, et des fois des râteaux totaux ( ???) en pratique.

Ça se rapproche, ça se rapproche.


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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 19:19

.... Il parait qu'en Thaï, ça veut dire "Thaïlande", merci wikipédia en laquelle je n'ai d'ailleurs qu'une faible confiance. Ceci dit, c'est sûr que c'est plus joli comme ça.

 

J’aime ce pays.

Je pourrais y rester, quelques temps au moins, si j’avais du boulot, un petit chez moi. La question ne se pose pas. À cause du boulot que je n’ai pas, et puis parce qu’ici, Catch, m’en a prévenue, on ne gagne pas sa vie. Et puis le monde me tend les bras, tout de même.

En attendant, j’étudie et je profite.

Tous les soirs, sur mon ordinateur, dans le manuel du moniteur prêté par Catch. Lire, relire, recopier, souligner, refaire des tests, préparer des leçons pour la piscine ou la mer.


Mais je profite, aussi, je me balade, un peu. Je regarde les bébés d’ici, que je trouve absolument craquants.

Je rêve de faire une croisière dans les (je sais même pas comment elles s’appellent ces îles) pour plonger, avoir une chance de voir des raies mantas et des requins, et puis pour la croisière.souk


Parce que, oui, OK, on a plongé un peu, passé en fait pas mal de temps dans l’eau, mais à peine vu trois poissons se battre en duel. Faut dire, quand on reste sous le bateau et qu’on bosse.

 


Je regarde les éléphants quand on passe dans les rues dans le camion du centre de plongée. On peut faire des tours à dos d’éléphant ; il y a un éléphanteau qui est souvent enchaîné à une place bien visible pour attirer le touriste.  


Je suis un parfait touriste, j’ai pas de cerveau et envie de monter sur les éléphants, même si le bébé enchaîné me fait un peu de peine. D’un autre côté j’ai pas assez de sous pour faire quoi que ce soit en faveur de la cause des éléphants en Thaîlande.croco

  

Quand je vais me chercher à manger, je baguenaude dans les « souks » où tout me fait envie, les robes colorées à deux sous (enfin j’ai pas demandé les prix mais y’a des chances), les robes du soir magnifiques qui doivent valoir — euh — légèrement plus, les sandales, les tongues en cuir, les articles de maroquinerie, les bijoux à deux sous et ceux qui doivent valoir, euh, légèrement plus, les pinces à cheveux. 

 

 


Je photographie les statues en pierre et la mer, les restaurants richement éclairés.

 

crêpes


  

Je m’achète de la soupe et des plats locaux à des vendeurs ambulants que sans doutes je devrais craindre la tourista, le ver solitaire ou au moins une petite salmonellose de derrière les fagots, mais c’est super bon et j’ai jamais été malade.

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