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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 20:11

on avait dit.

Oui, mais que raconter ?


Ce qui passe par la tête. Des trucs drôles, tiens, pour une fois.


Donc, ah, oui, je suis en Thaïlande pour devenir "diving instructor" (vous avez remarqué comme en anglais, ça en jette tout de suite plus ?) d'une école de plongée américaine très riche et très célèbre et très répandue dans le monde —  que je ne citerai pas et si qui que ce soit a envie de s'essayer aux devinettes en commentaires, merci d'éviter, pas de noms sur la fréquence !  — . Disons qu'elle s'appelle Youhess.


Comme ça je pourrai réellement enseigner de partout le vaste monde parce que ne nous leurrons pas, mon diplôme français, il est de grande qualité, mais il ne me servira qu'en France / France outre-mer.. 

 

J'avais choisi mon instructeur — appelons le "Catch" —  avec beaucoup de soin, c'est à dire que ses tarifs étaient abordables (euh oui, en fait ça ne devrait pas être un argument... Mais à un mois et demi de salaire le voyage, ben ça commence à compter) et que, bien qu'enseignant en anglais, il est français ; par ailleurs je n'avais entendu que du bien de lui (par au moins deux copains, c'est tout dire.).


Puis tant qu'à faire, puisque l'idée c'était à terme d'être cap" d'enseigner en anglais, quand il m'a demandé si je voulais mes supports de travail en anglais ou en français, et si je voulais passer l'examen en français ou en anglais, j'ai choisi l'anglais.


Même pas peur, "tendez, je suis déjà moniteur de plongée, moi, et en France, c'est pas quinze jours qu'elle dure la formation.


Dans la vie, (NB à usage interne, attention philo de quai de gare) faut jamais pavoiser-se croire le meilleur du monde, même si peu que ce soit dans sa tête.


Le premier jour, après wouatmille heure de cours durant lesquelles je crevais de faim et à la faim fin j'en avais super marredu cours qui me faisait suer, de la clim dans mon dos qui me donnait mal au dos justement, d'avoir envie de dormir, d'avoir du mal à lire sur l'écran minuscule et P....N IL VA SE TAIRE J'EN AI MARRE   !!! — Catch nous a distribué notre premier QCM.

 

 

Oui parce qu'à l'exam, toute la théorie pure et dure se passe sous forme de QCM.  

 

Moi je pense que l'idée est la suivante : Forcément, si tu veux devenir Instructeur Youeess, c'est que tu fais déjà partie de l'élite, que t'es le plus beau le plus intelligent le meilleur, donc t'as pas besoin de prouver que tu sais des choses en formulant toi-même des réponses aux questions, il te suffit d'apprendre par coeur la réponse type demandée. Oui oui c'est pour ça que je préfère ne pas citer le nom de l'école en question, pour pouvoir garder mon droit de critique.

 

Cinq QCM, il faut 75 % de bonnes réponses dans chaque et on a droit à rattraper un QCM, pas deux sinon direction la sortie.


Bon durant l'exam j'ai commencé à me dire que j'étais folle d'avoir choisi l'anglais.

 

Il y avait des questions, je ne connaissais pas les réponses. [Euh, rappelle-moi, c'est bien toi qui croyait qu'avec toute la théorie que tu t'es enfilée pour le diplôme français, la théorie Youess serait du "finger in the nose" ? Dis ? Et là, alors, qu'est-ce qui se passe ?] Alors je les lisais, les relisais, lisais les différentes réponses proposées, les relisais, et d'après mes connaissances à moi, essayais de deviner.

 

Quand tu comprends rien, c'est un peu du quitte ou double, forcément. Encore, ils sont gentils, ils n'enlèvent pas de point aux réponses fausses.


Et puis y'avait des questions, je ne les comprenais même pas. Gné ? C'est quoi ça ? Keskimmdemandent, là ??? Dekoikimmcausent ? 


OK, OK. 


J'ai finalement rendu ma copie arrosée de quelques gouttes de sueur et j'ai attendu pendant que Catch corrigeait.


Est-ce qu'on allait avoir des cours sur ces sujets ? Il me semblait bien savoir que non. C'était de la théorie que les gens déjà issus de Youhess. avaient déjà travaillé et que moi.... Ben j'ai déjà travaillé la théorie mais pas la théorie à la Youhess — j'ai jamais eu l'occasion d'apprendre leurs réponses-types par coeur, quoi.


Et, là, juste comme ça, je me suis aperçu que jamais je ne m'étais demandé ce qui se passait si je ratais. Parce que, là, comme ça, soit dit en passant, la Thaïlande, c'est pas tout près, ma bonne dame.

Bilan des courses : sur 5 QCM, deux réussis dont un de justesse.

 

Catch m'a dit que quant à lui il était satisfait,  [hé ben il ne t'en faut pas beaucoup, me suis-je dit in petto] et m'a dit quels chapitres il fallait que j'apprenne par coeur travaille dans les 10 Go (j'exagère un peu tout de même) de science qu'il avait mis dans mon disque dur externe.

 

Ça tombe bien j'ai amené un cahier tout neuf et plein de stylos pour prendre plein de notes et faire plein de fiches.


 

Donc finalement c'est pas grave si les Thaïs (non, ça ne peut pas être les touristes...) font la fête et plein de boucan le soir, moi faut que je travaille de toutes façons.

 

Mes condisciples sont deux anglais qui parlent super vite et je ne comprends rien et un néo-zélandais qui parle super mal anglais avec difficulté et un accent à couper au couteau et je ne le comprends pas plus. Quand Catch nous fait travailler en groupe, c'est super évident, forcément.

 

Non, mais vraiment, passer le diplôme d'Instructeur Youess en France et en français, quelle idée. Ça aurait été beaucoup trop simple. (Bien comprendre que je me gausse de moi-même, là, l'auto-dérision étant le meilleur moyen pour garder contenance)  — et d'ailleurs, scredioune : Il ne sera pas dit que je rentrerai la queue entre les jambes je veux dire : sans mon diplôme.

 

Je vous laisse, là, j'ai encore 100 pages d'anglais à apprendre par coeur  lire ce soir. Trop facile.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 13:12

Avec, au passage, a special dédicace toMalgven qui a repris son blog et j'en suis bien contente mais j'ai mis du temps à le voir!!!)

Bien arrivée, donc, après quelques jours à la maison où j’ai profité des bons petits plats de maman dragon, des petites princesses de ma sœur que je n’avais pas vues depuis des mois, idem d’ailleurs pour leurs parents.


J’en ai profité aussi (sic) pour perdre mon sac à main. Enfin, je l’ai laissé dans les toilettes du cinéma d’où il a ensuite mystérieusement disparu… Sachant que monsieur Lavoisier avait déclaré en son temps « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », de deux choses l’une : Lavoisier avait tord et mon petit sac à main en toile noir décoré de tissu rose brillant, de broderies et de perles, a révolutionné le monde à lui tout seul en inventant la disparition spontanée ; soit, plus probable à mes yeux, il n’a pas été perdu pour tout le monde.

Problème : dedans, permis de conduire, carte d’identité, carte grise de la voiture, carte bleue [Oh, qu’est-ce que je vais me marrer à mon retour pour faire refaire tout ça !!! J’en suis déjà toute impatiente, tiens.].

 

Au passage, Black Swan [Qui est sorti depuis tellement longtemps que je ne pensais pas parvenir à le voir en salle], ça ne m’a pas réellement plu, (ou même « réellement pas plu » ) mais paradoxalement j’ai tout de même été contente de le voir.

 

J’ai trouvé le personnage de Nina peu crédible (on n’arrive pas à un tel niveau de danse en étant aussi fragile, me semble-t-il !), celui de Thomas « vraiment » caricatural (euh, il ne vaut pas un peu mieux que ça, Vincent Cassel ?), de même d’ailleurs que celui de la maman de Nina. Ceci dit, à titre personnel, le film  m’a faite réfléchir (si si je le jure, ça arrive.) et j’ai été contente de le voir.

 

Pour revenir à l’aventure du jour dont je me serais passée, mon passeport et mon téléphone étaient resté à la maison. Des fois j’ai quand même de la chance même quand je fais des conneries.

 


Quelques coups de téléphone, retour au cinéma, recherches, mise en opposition,  déclaration à l’hôtel de police et autres joyeusetés plus tard, les choses étaient cadrées :

— J’allais partir avec de l’argent liquide (ça m’enchantait-m’enchante toujours absolument, vous n’avez pas idée) ;

  La banque allait m’adresser une nouvelle carte bleue à l’hôtel en Thaïlande.

 

J’ai un peu crisé dans ma tête [oui oui je suis une petite chose fragile] quand la gérante de l’hôtel, ayant dans un premier temps répandu à mon mail que, oui, bien sûr, je pouvais me faire adresser du courrier chez eux, a ajouté dans un second mail cinq heures après que l’adresse   dont je lui avais demandé dés le départ de m’indiquer si elle était exacte n’était justement pas tout à fait exacte. Manquaient une ligne après le nom de la rue et un chiffre au code postal.

Évidemment, le fax destiné aux services dédiés de ma banque était parti et ma CB déjà enregistrée pour partir à la mauvaise adresse. Des fois quand ça veut pas, ça veut pas, hein, me disais-je en préparant un second fax, un peu désespérée quoique parfaitement consciente que cette mésaventure me ferait rire « plus tard »

 


Ça c’était la veille du jour où je prenais l’avion et j’ai donc pris l’avion avec mon énorme sac en soute, mon sac « cabine »  super léger (second degrés inside) avec mon ordinateur portable et mes détendeurs et sur le cœur sous mes vêtements une somme en liquide beaucoup plus importante que je ne l’aurais souhaité mais bon on fait comme on peut pas comme on veut.

 

J’ai eu une escale dans un aéroport Qatar où la zone détaxée était absolument hallucinante et où on se serait cru dans Tintin au pays de l’or noir.

 

 

C’était tard le soir avec départ au matin, j’ai dormi dans la spielplatz — la zone de jeu des gamins.

Je trouvais que c’était une très bonne tactique : en plein milieu de la nuit comme ça, ça allait être calme et, grâce au revêtement anti-trauma crânien, confortable.

 

C’était oublier que dans un aéroport international, la notion de « milieu de la nuit » est toute relative, que si l’Homme est un emm…r, son petit l’est à la puissance 10, et enfin que la clim,  ça produit du froid. Ah, vous aviez remarqué aussi ?

 

 

À l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, euh, excusez-moi pour cet accès de bucolicisme, j’ai repris un second avion et puis je suis arrivée très tard un soir, un peu assommée par le décalage horaire, en Thaïlande.


 

Thaïlande1

 

 

Chaleur, humidité, lumières, couleurs, tout a sauté sur moi mais je me suis tout de même endormie dans le mini bus.

Et pour contredire mon pessimisme congénital j’ai trouvé l’hôtel sans peine et le gardien de nuit m’a même monté mon sac.


To be continued :-)

 


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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 18:45

C’est le   thème du jour.

C’est pas comme si je devais reprendre l’avion demain. Non, non.

 

 

 

Ah si, en fait, je reprends l’avion demain pour quitter leur  (y’a pas d’autochtone par ici ? non ? Alors je me lâche) f[…]  p[…] d’île de m[…] [ça c’est mes vilaines pensées des jours où je suis de sale humeur et quand je suis de sale humeur je suis très très très désagréable et bête. C’est par exemple quand je suis crevée et que je me fais piquer tous azimuts par les moustiques. En fait je le pense pas réellement mais bref.]

Donc je disais.

Que demain je quitte la chambre où j’habite depuis quelques semaines, je rends la voiture de loc  et je prends l’avion.

J’avais un programme aujourd’hui :

            aller nager tôt à Loinlavilledeplouferie [Loin = 30 km, c’est pas une cata non plus] ;  

            rentrer tôt et faire une dernière lessive de façon à ce que ça soit rapidement sec pour rentrer dans le sac ;  

            faire de la gym ; 

            mettre de l’essence dans la voiture et la nettoyer ; 

            accessoirement j’avais prévu de bosser sur mes cours-ceux que je dispenserai cet année ;  

            et puis de regarder pour le car de demain et vérifier pour l’avion et vérifier comment on accède à la gare Sneuceuneufeu-dont-je-connaissais-pas l’existence-avant-de-la-voir-indiquée-sur-mon-billet-de-train ; 

 


Enfin bon plein de petits trucs et autres.

 

 

Bon, j’ai été nager, ça au moins.  Pour ma dernière séance de  snorkeling ici, j’avais décidée de retourner dans un site où je n‘avais pratiqué qu’une fois, où il y a pas mal de profondeur (grosso modo, plus tu t’éloignes du bord, plus ça descend… Vous m’direz, en même temps c’est logique, oui, mais non, pas partout. Et donc on n’y voit pas les mêmes choses que là où j’allais d’habitude.)

 

 http://doris.ffessm.fr/gestionenligne/photos/arothron_nigropunctatus-ga1.jpg

 

Et donc j’ai été privilégiée, en retrouvant un poisson   (le même ? Je n'ai pas osé lui poser la question  !) que j’avais déjà vu lors de ma première séance sur ce site   :  

 

un gros poisson ballon jaune

 (clic sur l'image pour le lien) d’environ 20 à 30 cm, donc vraiment très gros.

 


http://cariland.unblog.fr/files/2008/03/coffrejuvenile.jpgOr j’adore les poissons ballons, poissons coffres, et autres.


J’en ai vus pas mal dans mes séances de PMT 

 

 

(des  comme celui-ci, ici en version juvénile, craquant (clic sur l'image),

 

 

 

 

 

 

 

 

des comme celui-ci,  Capture d’écran 2011-04-09 à 18.56.10 (clic ici pour savoir où je l'ai prise) ou qui y ressemble.)

 

 

 


Donc j’étais particulièrement ravie de revoir celui de la première photo.

 

 

L’ennui c’est qu’il se terrait sous le corail, à environ 6-7 mètres de profondeur.


Du coup j’ai fait un peu d’apnée pour aller le voir de plus près… L’apnée j’adore ça, mais je ne devrais pas en faire. bouh-pas-bien.

En fait, pour une question de sécurité, on ne doit jamais faire d’apnée tout seul.

 

Mais que celui qui n’a jamais flirté avec tous les petits dangers du quotidien qu’on croit maîtriser me jette la première épine d’oursin.

Et donc comme dit j’adore l’apnée. J’en ai fait quand je plongeais avec le club là haut en haut et j’ai recommencé à en faire un p’tit peu comme ça à l’arrache toute seule dans mon coin (Aïe-eu ! Non, mais je déconnais avec l’histoire de me lancer des épines d’oursins, hein) quand je bossais pour le niveau wouatmilleplusun. Parce qu’à l’époque, j’avais besoin de reprendre confiance.

http://doris.ffessm.fr/gestionenligne/photos/fistularia_commersonii_pb4.jpg

 

 

J’ai aussi vu un beau poisson-flute (clic ici) de grande taille (il semblait faire environ un mètre...).

 

 


J’adore.

Le snorkeling, quand l’eau est tiède comme ici, qu’on fait ça tranquille juste pour voir des poissons, c’est super déstress comme activité.

Bon, donc voilà, j’ai bien nagé-bien regardé les poissons, tout ça.

 

Mais après, en rentrant, c’est devenu un peu n’importe quoi.

Bon j’ai regardé sur le Net certains des trucs que je devais regarder, mais à part ça, euh, j’ai rien fait.

 

Pas fait mon sac — la lessive est encore en train de sécher, en même temps. Pas travaillé, pas mis d’essence dans la voiture, pas proprifiée celle-ci.

Mais cliqué à droite à gauche sur Internet, mis du lait hydratant (faut que je termine le flacon, flemme de le ramener), peinturluré mes ongles de petons (va savoir pourquoi c’était urgentissime là maintenant tout de suite…)

Et puis regardé-écouté en faisant d’autres trucs une wouatmillième fois de plus Harry Potter et l’ordre du phénix. Une wouatmillième fois de plus parce que je le regarde une fois en français, une  fois en anglais (des fois que ça me fasse rentrer un peu de vocable british in the neurone, on peut toujours rêver, hein) et parce que j’aime bien. Autant j’avais trouvé que le livre était sombre, autant j’aime beaucoup le film, plus positif et même entraînant et presque joyeux par moments. Le personnage d’Ombrage notamment est fantastiquement réussi [les tenues roses, les petits tailleurs, les assiettes avec les chatons sur le mur de son bureau… Génial.] et j’ai toujours aimé l’ambiance des Harry Potter.

Maintenant il faudrait que je récupère les bouquins pour les relire.

 

 

Maintenant, ce billet a lui aussi tourné au portnawak, la lessive est toujours pas sèche, mon sac pas avancé…

Tout de suite j’ai faim et p’t’être qu’après je pourrais faire un peu de gym en attendant de pouvoir faire mon sac ?

Ou regarder Le prince de Sang mêlé, évidemment.

En même temps, j’ai encore toute la nuit, hein

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 13:50

Les deux dames, une d’âge mûr et une jeune femme, ont rendez-vous pour le vaccin d’un petit york qui là comme ça vu de haut a l’air tout à fait mignon ou disons normal.

Le chien sur la table, elle me demandent de regarder cette croûte qu’il a sous l’œil et qui revient tout le temps.

Oui, bien sûr madame, on va regarder.

Non, on va pas regarder.

Non, je te dis que non, on va pas regarder.

La bestiole se tortille dans tous les sens, tente de mordre, la dame ne tient rien du tout et je ne parviens pas à mettre de lien. En plus il s’énerve et ses muqueuses s’injectent de sang, d’ici qu’il me fasse un ACR…. Prudence.

En plus, ça les fait rigoler. Je leur décoche un regard ouvertement interrogateur, vous trouvez réellement ça drôle, auquel elles sont parfaitement insensibles.

OK, moi je ne vais pas y risquer mes doigts. Je propose une tranquillisation.

 

Quelques instants après le ver de terre piqué en intrachien est inerte sur le sol de la salle de radio, ses maîtresses renvoyées en salle d’attente.

Hou, c’était bien rapide, ça, il respire ? Hmmm, pas de respiration visible [ce qui ne veut pas forcément dire qu’il ne respire pas, juste que je ne le vois pas, là  immédiatement tout de suite] je le prends vite fait et l’emmène en consult en décochant mon stétho.

 

Le téléphone sonne, et évidemment je suis seule donc je dois décrocher, en plus va chercher à écouter le cœur d’un chien quand le téléphone te hurle dans les tympans. Au bout du fil, une dame  dont le chien a semble-t-il une tique sur le dos, et qui veut savoir comment l’enlever. Je rêve, là.  Une petite voix intérieure me rappelle que pour elle, puisqu’elle m’appelle, c’est un vrai problème. Oui, et moi aussi j’ai un peu un vrai problème, me dis-je en regardant mon ver de terre inerte, et en résistant à l’idée de tenter d’écouter son cœur d’une oreille tout en répondant au téléphone. Je fais patienter la dame un instant.

 

OK, le cœur est bon en intensité et en fréquence, en revanche je n’ai pas vu le bestiau respirer depuis les quelques dizaines de secondes que je suis dessus (oui oui c’est très français in the text), je tire sur la langue (molle) et utilise l’arme ultime, celle qui fait respirer tous les chiens chats crocodiles en apnée à l’anesthésie, que si ça ne marche pas c’est qu’il y a un problème, un gros : le point d’acupuncture situé sur la truffe.

 

Oui c’est bon ça redémarre.

Je reprends le téléphone tout en surveillant le bestiau.

… Gné ? Keskelveut la dame, là ? Je lui demande de parler plus doucement car elle parle vite, à moitié en patois local, je ne comprends rien, et elle non plus ne capte pas ce que je lui dis.

Elle finit par sembler convaincue (ou vaincue tout court) et je raccroche soulagée.

Sur la table mon york-ver de terre-piranhas respire maintenant régulièrement.

On va pouvoir commencer à travailler un peu.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 14:45

de vacances, avant de reprendre l'avion.

Quelques jours à moi, pour nager, écrire, renvoyer à la maison les colis préparés avec l'alcool local acheté en cadeaux pour moi et pour tout le monde [Non, non, on n'est pas des soiffards, je ne vois pas ce qui peut vous faire dire ça. Tout dans la modération, bien évidemment].

J'en suis à sept bouteilles d'alcool délicieusement parfumé — quand je suis allée au musée associé à la maison productrice, j'ai bien tout visité, bien lu tout ce qu'il y avait à lire, bien regardé tout ce qu'il y avait à regarder et puis j'ai surtout  goûté TOUS les alcools qui m'intéressaient. Je peux vous le dire, c'est du bon, et y'a pas de pomme de terre dedans — soigneusement emballées —  pourvu, pourvu, qu'elles arrivent entières, sinon, je vais un peu beaucoup pleurnicher.

Quelques jours pour envoyer des cartes postales, collecter du sable dans deux petites bouteilles qui vont à elles seules peser le poids d'un âne croisé avec un chameau dans mon sac (je me comprends !)

Pour profiter du soleil et haïr encore et toujours plus les moustiques, caliner Yellowthegreatdog que je ne reverrai certainement jamais, cueillir encore quelques fleurs pour les faire sécher, manger encore des fruits pleins de soleil et de goût.

Dans quelques jours de retour.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 12:05

Pour dire que ces temps ci, ça bourrine bourrine de chez bourrine et que je ne sors pas la tête de l'eau,

pardon de la bétadine,

et que je reviens dès que possible !

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 17:43

[digression : sais pas si c'est ma connexion ou OVB mais ça fait quelques fois de trop que je perds un article / un bout d'article... Quand on sait comme je me casse le c...l à mettre mes articles en forme — bon OK c'est parce que je le veux bien, n'empêche que c'est ch... — , on comprend la seconde moitié du titre.]

 

J'ai trois anecdotes au sujet de chiens croisés avec des hameçons :

Le premier, c'était il y a des années, un jeune toutou qui avait avalé un hameçon.

C'est mon patron qui avait géré, on avait suivi l'hameçon dans les intestins durant quelques jours et puis il était sorti.

Deuxième anecdote, il y a quelques années, chez le Dr Rentabilité.

Chez le Dr Rentabilité, (1) il fallait absolument que les sous rentrent, sinon on soignait pas on donnait pas les médicaments.

Ne me demandez pas ce que j'en pense, je suis perdue à ce sujet. Entre la notion qu'un véto ne peut pas travailler gratis ni donner gratis des médicaments qu'il a lui-même payés et celle que, bordel, de temps en temps on peut p't'être quand même faire preuve d'un peu d'empathie et aider les autres ?

Chez le Dr Rentabilité, (2) tout était cher.

Bref, quand j'ai eu un pas tout jeune labrador de dix ans soupçonné d'avoir avalé un hameçon, j'ai pas multiplié les examens. Un coup d'oeil à la radio(scopie, en plus, génial pour briller dans le noir après) pour vérifier, prescription de faire manger plein de légumes pleins de fibres [On peut espérer qu'elles entraînent le corps étranger] et d'éplucher au sens propre du terme les crottes. Chir dans deux jours si pas mieux.

Des fois la menace, ça sert : le WE passé, l'hameçon était récupéré.

 

Et puis il y a quelques jours, un petit chien, six mois, femelle, calme tremblant et mignon et c'est fou comme je craque sur les toutous calmes qui contiennent leur stress. Un hameçon planté dans la babine inférieure droite. Bien planté, sur un bon centimètre. Et 10 cm de nylon qui sortent de la gueule.

Examen clinique, devis pour AG et retrait parce que je n'avais jamais fait ça et que je ne me voyais pas le faire sans anesthésie générale.


Pour les non vétos, les deux trucs pour comprendre, là : hameçon

 

 

un hameçon, à cause de la petite partie rebiquée, on ne peut pas le tirer vers l'arrière. On déchirerait tout, douleur +++ et plaie importante s'ensuivraient.Il faut donc le pousser pour le faire sortir dans le sens où il s'est fiché. Ou l'extraire par chirurgie.

 

Et le deuxième : on ne pratique quasiment que des anesthésies générales, les locales sont généralement insuffisantes — va dire à un chien de ne pas bouger, toi...

 

 

 

Bref, le propriétaire était un tout jeune homme black, trés calme, chaussures et non tongs, jean, chemisette, digne. En voyant le devis, il m'a dit qu'il devait discuter avec quelqu'un et il est parti voir une jeune fille qui l'attendait dehors avec un bébé. J'ai bien dit jeune fille, pas jeune femme. Ça sentait foutument le trop jeune couple désargenté. Ils ont discuté un moment, remarque c'était déjà mieux que s'il avait refusé tout de suite.

En plus, c'était chez le Dr Docteurre, qui doit en son temps avoir été l'associé du Dr Rentabilité parce que chez lui c'est pareil : cher.

En plus, il faut payer certaines hospits et chir d'avance.

Bref quand il est revenu et m'a dit très dignement qu'il n'avait pas suffisamment d'argent, qu'il me payait la consultation et remmenait son bébé chien, là, je me suis sentie mal, m....e.

J'ai repris le chien, et je lui ai juste dit, attendez une minute, s'il vous plaît, monsieur. Juste une minute.

Posé le toutou sur la table en consult, demandé à ma stagiaire de le tenir.

J'avais repéré une paire de tenailles, va savoir ce qu'elles foutaient là, au chenil.

Donc j'ai été les chercher, et j'ai pris un porte aiguille au passage. D'abord, couper la partie de l'hameçon qui sort du chien, en en laissant un peu, ouf, elles coupent encore ces tenailles enrayées..

Ensuite, clamper fermement avec le porte aiguille, dire à la stagiaire de bien tenir le chien, et essayer de faire progresser l'hameçon dans les chairs en priant pour que ce bébé reste aussi tranquille que jusqu'ici et pitié qu'elle ne se mette pas à piailler, j'essaye de te tirer d'affaire bébé et même si ça fait un peu mal, je pense que ça sera certainement moins douloureux que si c'est ton maitre qui le fait.

Pousser un ouf de soulagement en sentant l'hameçon bouger et en le voyant sortir par l'extèrieur de la babine.

Injecter un antibio longue durée de couverture, modifier vite fait la facturation en ne conservant que consultation + une injection et ramener le bébé chien toujours tranquille à son maître.

Lui expliquer.

Le laisser régler la consultation à Rose l'ASV et rentrer dans la salle de consult en sachant que, peut-être il va croire que j'ai essayé de l'arnaquer en tentant de lui vendre une AG finalement non nécessaire (y'a des gens comme ça), mais que moi je sais que je suis de bonne foi et que même si c'est pas grand chose pour une fois je peux être un tout petit peu contente de moi. Et en plus ma stagiaire a appris un truc.

 

Donc voilà, amis pêcheurs, pitié, prenez garde à vos poissons tous frais pêchés encore hameçonnés, prenez garde à vos chiens, ils vous en remercieront et  vos portefeuilles, aussi.

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 08:59

Une interne vétérinaire :   Anecdotes véto soit dans un CHV (Centre hospitalier vétérinaire) soit en tous cas dans une "grosse" clinique... Trés intéressessant, on lui souhaite longue vie, avec plein de "s" en plus (regardez comment j'ai écrit "intéressant"... Pourtant, je le jure, on est le matin et je ne suis shootée à rien à part un bon cocktail Paraacaitamaul-dextropropoxymachin-caféine-endorphines lié à un  bon mal de crâne sans cause connue)

 

Lilou the frog : le blog d'une jeune femme qui va sur certains mêmes sites que moi (ou bien c'est moi qui vais sur certains mêmes blog qu'elle, et j'écris français à la pingouin, oui, oui, en même temps pour une véto plongeuse, voilà, quoi), du coup l'autre soir j'ai cliqué sur son lien et découvert un univers trés attachant, plein de douceur, de peps, de tendresse, de joie de vivre.

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 00:00

Ou plutôt la boulette, au féminin.

Il est très précisément 11 H 09 à ma montre, ce radieux samedi matin quand Rose me demande quelques minutes d'attention. Elle pose le téléphone en salle 2 et m'emmène en chir pour discuter sans que la cliente au bout du fil n'entende, notre téléphone n'ayant pas de "mise en attente".


Elle m'explique que, au bout du fil, c'est madame Simplette, dont je comprendrai plus tard qu'elle est bien connue dans la clinique parce qu'elle recueille tout ce qui passe comme chiens et comme chats.

Madame Simplette a fait opérer la chienne Complètementfolle à la Spaaaa locale il y a 11 jours, elle devait d'ailleurs retirer les fils ce matin (Gné ? Depuis quand un propriétaire retire les fils lui-même ?) mais elle vient de s'apercevoir que la chienne a entièrement rouvert sa plaie, elle a le ventre à l'air, elle veut l'amener.

 

[Honorable lecteur, méfies-toi du "elle" qui, de bout de phrase en bout de phrase, renvoie alternativement à madame Simplette, à sa chienne Complètementfolle ou à Rose.]

Rose, qui justement précise que la dame pourra être là dans une demie-heure, est-ce que ça va ?

Ben non ça va pas. On est samedi, on est censées fermer dans 50 minutes, donc pour faire consultation anesthésie chirurgie réveil rendu de l'animal en 20 minutes ça va juste  être temporellement pas possible donc "non, ça va pas", mais ai-je le choix ?

Voyant ma tête et espérant se réconforter, Rose me dit "de toutes façons, on ne pourra que poser des agraffes, n'est-ce pas ?"

Oui, parce que, ayant cumulé, pour l'une, 35, pour l'autre, 54 heures de boulot, on a bien envie de quitter la clinique à l'heure. Mais...


— "Malheureusement non. Si je la reçois, il faut que je fasse les choses "bien", ce qui peut vouloir dire l'anesthésier, parer  et suturer la plaie complètement..."

— "Alors on la garde ce week-end ?"

Sourire : "Surtout pas. D'une part parce que je n'ai aucune envie de faire 60 km juste pour venir  voir un chien s'il n'a nul besoin d'être hospitalisé, ensuite parce qu'on serait bien si elle bouffait de nouveau ses fils chez nous. Il vaut bien mieux que la dame la surveille. Non, je l'opère, je surveille le réveil, et dés qu'elle est rendable, j'appelle la dame."

Les choses se mettent en place dans ma tête.


— "Écoutes, cette chienne, ce n'est pas nous qui l'avons opérée, ce n'est pas forcément à nous de la revoir, vois si tu peux  la renvoyer à la Spaaaaaaaaaaaa. Si la spaaaaaaaaaaaa est fermée, dis-lui de nous l'amener, mais il faut qu'elle sache qu'elle va payer une consultation et  sa suture sous anesthésie avec la bonne TAAAC qui va bien et qu'en début d'après midi, il faudra qu'elle soit prête à la reprendre au coup de sifflet bref, dés qu'elle est réveillée."

Nous repartons chacune de notre côté.


Quand j'ai fini ma consult en cours, je croise de nouveau ma Rose, qui est une petite bonne femme adorable et très compétente, et qui me dit "madame Simplette amène la chienne, en revanche, elle ne pourra la reprendre qu'à 5 heures, elle est invitée ce midi.

C'est ça, oui, elle veut pas qu'on lui offre un café aussi ?

— "Personnellement, j'en ai à peu près RAF qu'elle soit invitée... Moi personne ne m'attend, mais je ne vais néanmoins pas lui sacrifier mon samedi après midi... Je vais voir ça avec elle, mais si on doit garder la chienne, elle va payer une hospit au tarif de garde..."

"Oui, c'est bien ce que je lui ai dit."

Quand la chienne arrive, j'entends vaguement la dame parler dans la salle d'attente, qu'elle a littéralement explosé deux collerettes et que là, ça fait deux jours qu'elle n'avait plus de collerette. Je note dans la tête. Deux jours.

On met la chienne sur la table, je jette un coup d'oeil.

Waw. La plaie d'ovario en elle même est quasiment cicatrisée mais cette stupide bête s'est provoqué une sorte de lésion de lêchage profonde avec toute une zone nécrotique qui va se détacher bientôt avec un beau sillon disjoncteur comme on nous l'a décrit à l'école, et un vilain cratère à la jonction avec la plaie chirurgicale. La plaie de lèchage part en anneau circumabdominal, étendue sur 15 cm de long, 3 cm de large, 2 de profondeur avec l'inflammation... La paroi abdominale est intacte (ouf), mais tout ça est bien surinfecté parce que, bien évidemment, ça ne date pas du tout de ce matin, et d'ailleurs comment ça se fait qu'elle le remarque maintenant seulement mais laisse tomber Dragon d'eau, question stupido-inutile...

Bon, hors de question de suturer, je ne vois pas trop ce que je pourrais suturer de toutes façons. Ça va trés bien cicatriser par seconde intention pour autant qu'"on" — suivez mon regard —s'assure que cette pauvre bête complètementfolle ne puisse plus accéder à sa plaie.

Nettoyage, pansement sec qui favorise la détersion, de grande taille et bien épais pour limiter la possibilité qu'elle l'enlève.

Antibios.

Courrier au confrère de la spaaaaaaaaa qui la reverra lundi.

Consignes strictes pour qu'elle ne retire pas son pansement.

"Mais comment je vais faire ?" se lamente madame Simplette, me racontant que chez elle elle a plein de chats mais que la chienne tue les chats, donc elle doit les séparer, et elle a déjà cassé deux collerettes et son collier, aussi...

À ce stade, j'ai passé le stade de la douceur et de la diplomatie, donc je lui dis carrément qu'elle va devoir se débrouiller. Que c'est à elle de surveiller la chienne, et comme je suis pas si méchante que ça, je lui indique tout de même qu'elle peut envisager une muselière mais pas en permanence et surtout pas trop lontemps d'affilée par pitié, qu'elle peut se débrouiller pour renforcer la collerette, que je lui donne aussi des tranquillisants légers mais là encore pas trop souvent ni longtemps d'affilée.

Que si la chienne continue ses conneries ça peut devenir grave voire irréparable et que donc c'est à elle de gérer, pas à moi. [Oui je sais, dis comme ça, j'ai l'air méchante et sans coeur, mais il y a vraiment des gens à qui il faut secouer les puces.]


Quand je lui explique le mode d'emploi des tranquillisants, elle me fait remarquer que j'ai indiqué "2 à 4 comprimé toutes les 6 à 12 heures", alors je précise qu'effectivement ce ne sont que des indications de dose minimale et maximale qui constituent un cadre dans lequel elle doit donner la quantité nécessaire pour que la chienne soit tranquille... "Bref, c'est à utiliser intelligemment, ce dont je ne doute pas que vous y parviendrez parfaitement" et j'ai même mis aucun sous-entendu ni ironie dans cette petite phras, parce que ça aurait  été se moquer et que pour moi ça ne se fait pas.

Juste pendant que je rajoute cette petite phrase, elle m'avoue d'un air un peu penaud "je ne suis pas trés intelligente" mais je fais mine de ne pas avoir entendu.


Alors qu'elle est en train de voir avec Rose les modalités du règlement, j'entends qu'elle prévoit de laisser la chienne dans la voiture pendant son fichu repas auquel elle est invitée et je rappelle comme ça en passant que la scène se passe en milieu tropical à une période où on fonctionne avec la clim en permanence dans la cliniqu et où j'ai pas encore récupéré du coup de soleil dégotté il y a huit jours simplement en nageant !

— "Pardon ? Mais madame, il fait beaucoup trop chaud ! Un chien peut mourir trés rapidement dans ces conditions, et certes ça ferait un chien complètement dingue de moins sur terre mais c'est pas une façon de procéder."

— "Ah bon ? mais elle a l'habitude, pourtant...."

Oui mais   JE VOUS DIS QUE   non. Pas s'énerver Dragon d'eau, parler gentiment à cette dame qui n'est pas sur la même planète que toi.

— "Non, vraiment madame, je vous assure, sauf si vous allez dans les hauts et qu'il fait plus frais sans soleil, sinon c'est dangereux."


Une fois la dame partie (elle est en train de réfléchir à demander aux amis chez qui elle va une corde pour garder la chienne en laisse, oui, parce que de laisse ni de collier elle n'est pourvue, et si elle devait aller à Carrouf en acheter, elle serait en retard à son fichu repas auquel elle est invitée), Rose et moi nous regardons.

 

— "Je me demande s'il est bien raisonnable de lui laisser des animaux..."

— "Je me suis dit la même chose bien des fois".

 

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Published by Dragon d'eau - dans Boulot
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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 16:44

de comptoir.

En voiture, je zappe sur la radio, quasiment toujours.

Quand je n’écoute rien, ça m’saoule, quand c’est des gens qui parlent et même si c’est super intéressant, ça m’saoule vite, quand c’est les infos ça m’saoule. Les CD me saoulent lassent vite, les musiques je suis super difficile, des fois j’écoute le début d’un morceau et deux minutes après ça m’saoule. C’est dire.


Donc là tout de suite le moment que je raconte, je suis en train de zapper les annonces de décès (mais c’est quoi cette émission où le speaker passe son temps à annoncer des décès ? Glauquissime, je vous le dis) et je tombe sur cette émission locale sucrée à vomir où les gens appellent pour raconter leur vie.

Voix sucrée à vomir pleine d’empathie de la speakerine [qui pour être, , sincère, n'a pas un taf facile avec cette émission] : « Et comment on peut lutter contre la solitude ? »

En mon for intérieur, j’approuve, bonne question, voyons voir la réponse.


La voix est féminine, un peu éraillée, difficile de la caractériser.

— « Ben, faut…. Faut… »

Là j’ai zappé, la nénette avait perdu sa chance d’éclairer ma lanterne.

Mais vous serez certainement heureux, braves lecteurs (Meuh non, je ne suis pas condescendante, enfin, con, certainement un peu comme tout le monde, descendante, non, je m’offusque.), de savoir que pour lutter contre la solitude, il faut.

C’est ça la recette, le truc ultime, et c'est super important de le savoir, parce que ça marche. Enfin, certainement. Si la nénette l’a dit sur les ondes, c’est certainement que ça marche.

Non, ne me remerciez pas, c’était un plaisir.

 

Edit : et tiens, pour faire bonne mesure, avec Mark Knopfler  au solo :  

 


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