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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 13:45

avec un propriétaire de chien inquiet parce que ses deux labradors, mâles et femelles, "sont restés collés".

[Dans cette page, regarder tout en bas à "accouplement"]


canards

Photo trouvée ici

 

Donc je lui explique le pourquoi du comment et qu'il ne faut pas s'inquiéter c'est normal c'est la nature toussa toussa, et comment refroidir les ardeurs de monsieur le chien si elles se prolongent trop.

À un moment, le propriétaire me dit "Ah, oui, parce que je trouvais que ça durait bien longtemps" et là, je manque exploser de rire au téléphone, parce que j'ai failli lui répondre "oh, vous savez ce que c'est, monsieur... Plus c'est long, plus c'est bon !"

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 09:20

Dimanche matin.

Grasse mat avant d'aller me ballader.

Sauf que... Yellowthegreatdog, le gros chien de mon employeur, un adorable toutounet, ne mange toujours pas. La veille, j'avais espéré un caprice passager, mais là, je ne crois pas, surtout qu'il chougne un peu et qu'il y a quelques gouttes de liquide sanguinolent là où, quelques minutes auparavant, il était couché. Gouttes qui ont manifestement coulé de sa zigounette.

OK.

Voiture, clefs, et me voici, trente km plus bas, devant le portail de la clinique.

Sauf que.

Deux jours auparavant, on en avait discuté avec Rose, de "si j'avais les clefs de la clinique, ou pas". Je pensais que non, elle que oui puisque j'avais le bip de l'alarme sur mon trousseau. Sur quoi j'ai essayé d'ouvrir le chenil, réussi,  et conclu qu'elle avait raison, sans vérifier les autres clefs. [Et là, honorable lecteur, tu as déjà deviné ce qui se profile.]

 

Face au grand portail, j'essaye les trois clefs, puis de nouveau chacune, doucement, en les faisant jouer... Je regarde, celle-ci est de même marque que la serrure... Mais non.

Bon.  (1) On ne va pas y passer des heures.

(2)  Il n'y a personne que je puisse appeler, et il est hors de question que je laisse tomber, d'une part p

arce que j'ai pas fait 30 km pour rien, et puis y'a un toutounet Photo prise ici

fuck you

[si vous voyiez la taille du machin vous comprendriez qu'il y a private jock dans l'appellation] qui compte sur moi.

 

Donc, et tant pis pour la file ininterrompue de voitures derrière moi,   j'escalade le mur et me réceptionne en souplesse un bon mètre quatre-vingt plus bas.

Là, deux pensées m'effleurent, que je vais être maligne si police ou gendarmerie débarquent, et aussi que comment je vais ressortir ? On verra plus tard.

Je me dirige vers la clinique tandis qu'une autre pensée me traverse, quand on s'est dit au revoir hier avec la secrétaire, elle m'a dit qu'elle devait encore... donner à manger au chien, quel chien ?

Il a dû lire dans mes pensées car il sort de derrière un buisson et je commence immédiatement à émettre des phéromones de stress, limite si je ne les perçois pas moi-même.

Un de ces chiens qu'on qualifie de "berger" en première page du carnet de santé, taille moyenne, jaune, plutôt grassouillet, une fourrure plutôt moche et, semble-t-il, plus intrigué et circonspect que disposé à défendre son territoire. Il — elle en fait — semble se poser les mêmes questions que moi à son égard : ami ou ennemi ? Mord ou mord pas ? Fuire à toutes jambes pattes ou faire comme si de rien n'était ? Fuire n'est jamais une solution face à un chien, en fait..

Je lui dis bonjour avec autant d'amabilité que j'arrive à en rassembler j'évite de le regarder dans les yeux et je me dirige doucement [ne pas courir, néviter tout mouvement brusque] vers la clinique que j'ouvre en le surveillant du coin de l'oeil.

Une demie heure plus tard, lorsque je ressors [en ayant pris des tas de trucs inutiles et en en ayant oublié d'autres qui auraient pu s'avérer utiles], c'est limite s'il ne me fait pas fête.


Si c'est ça le chien de garde :-) Ne me reste plus qu'à réescalader le mur sans rien me casser et sans me faire mordre par lui, et ni police ni gendarmerie ne m'attendent. Finalement, la journée sera peut-être correcte, sauf qu'il faut que je reste avec Yellowthegreatdog alors que j'avais prévu d'aller me ballader.

Tant pis.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 16:03

(Encore un texte qui part un peu dans tous les sens, publié plusieurs semaines après écriture)

 

 

Oui, sensation bizarre d'être ici en vacances, au milieu de tout un tas de vacanciers, sans être réellement en vacances.

Je ne suis pas retournée plonger aujourd'hui. Non que je n'aimerais pas, mais ce n'est pas donné, et je dois faire attention.

Alors j'ai été au marché et là j'ai un peu regretté. J'aurais eu envie de tout, ou de pas mal de choses.

 

http://reunion.runweb.com/watermark.asp?photo=/images/page/1306/2872/_640_Les_produits_frais_du_marche_de_Saint_Paul_les_traditionnelles_tomates.jpg&txt=&wm=

 

 

Les flacons d'eau de toilette,

les mélanges et flacons d'épices, de confitures,

les riches stands de fruits et de légumes,

les baraques de nourriture locale,

les mignonnes petites robes pour certaines de prix relativement élevé eu égard à leur qualité mais pour certaines, craquantes et pas chères du tout.

Et puis de l'artisanat en bois

et puis des bijoux de perles d'eau douce trés jolies et de prix très abordable.

J'aurais eu envie d'un collier en perles pour moi, de bijoux pour les petites princesses,

j'aimerais tôt ou tard acheter quelque chose pour Solal et Rugbyman, mais j'aurais aimé que ce soit avec mon premier salaire de moniteur de plongée, j'aimerais acheter des trucs pour mes proches, pour moi...


Oui mais.

Peut-être dans quelques mois si j'ai pu bosser un peu dans la plouferie entre temps et donc arrondir mes fins de mois.


J'attends. J'ai reçu mon beauuuuuu diplôme et mes notes ; certaines m'ont déçue [je pensais avoir mieux réussi que ça mon sauvetage... Mais l'important n'était-il pas d'avoir le diplôme ?], une surtout m'a fait plaisir même si je savais à l'avance qu'elle était bonne, et justement... ["Ça fait plaisir, n'est-ce pas Dragon d'eau, quand on a bien travaillé, de pouvoir le MONTRER ?" m'avait dit Solal à la fin de cet oral].


J'ai immédiatement renvoyée ma demande d'autorisation officielle de travail, et maintenant j'attends. Quand je l'aurai reçue (quand ?) je me ferai un petit dossier avec une photocopie de mon diplôme, de la dite autorisation, de mon permis bateau, de mon certificat de radio et mes coordonnées, de façon à pouvoir le laisser dans les clubs où je passe.


Hier, le gars à qui j'ai payé ma plongée, quand je lui ai demandé si le responsable du centre était là, m'a demandé à quel sujet c'était, m'a dit que le dit responsable revenait dans quelques jours, et m'a conseillé de rédiger une lettre de motivation. Ça m'a faite rire sous cape, j'aurais cru que le milieu de la plongée était plus adepte de contacts humains et de "jugements sur pièce", c'est d'ailleurs, sur les quelques centres prospectés, la première fois que j'entends cela.

Une lettre de motivation ! Je revois l'un des grands messieurs de la plongée française, avec qui j'ai eu le privilège de travailler cet été, me faisant remarquer qu'avec l'expérience, le moniteur acquierrait (orthographe ?) ce qu'il appelait "l'oeil du maquignon" : en gros la capacité, rien qu'à regarder un plongeur, son équipement et sa façon de s'équiper, à savoir à peu prés à quoi s'attendre avec lui sous l'eau. Je suis bien d'accord avec lui, c'est une remarque que je m'étais déjà formulée. Et un gars qui n'est même pas un professionnel me conseille de rédiger une lettre de motivation !

 


Trois réflexions à cet égard : un, la rédiger, en suivant ses recommandations, puisqu'après tout son conseil correspond peut-être effectivement à ce qu'attend le gérant du club.

Deux, revenir me présenter en personne au gérant du club.

Trois, faire attention, car je remarque depuis un certain temps une tendance chez moi à l'arrogance... Par exemple, dans mon récit médical de l'autre jour, dans ce que j'ai pensé face à ce gars, dans l'un des paragraphes précédents aussi. Or, être diplômée, être maintenant une professionnelle rémunérable et pleine de belles idées sur l'enseignement de la plongée, c'est bien ; savoir un peu ce que j'ai [ou pas] envie de faire, c'est bien aussi.

Me voire sortie de la cuisse de Jupiter, c'est pas bien. Ne pas oublier qu'il y a des tas de moniteurs non professionnels qui ont beaucoup à m'apprendre et que ce n'est pas d'avoir un beau diplôme tout neuf qui fait de moi un bon moniteur de plongée ni un bon DP.

 


Je suis impatiente de commencer à travailler. Je ne suis plus du tout dans l'ambiance "plonger pour moi".

 

Capture d’écran 2010-11-27 à 17.17.58


Hier, j'ai plongée avec une femme de niveau wouatmilleplusun et un néerlandais très sympa de niveau wouatmille-plusun-surdeux.

 

Photo prise ici

 

 

 

Une jolie plongée sympa, mais à la fin, j'avais envie d'expliquer deux-trois trucs à la nénette :

—  qu'elle était descendue comme une flèche sans attendre de voir si Gerry et moi ça allait [Moi pas de problème, même niveau qu'elle donc je sais à priori me gérer mais Gerry, on était censées toutes les deux faire attention à lui. Dans les faits, elle pas glop.]


—  qu'elle avait tracé comme une malade durant toute la plongée [quoiqu'elle a dû remarquer qu'elle passait son temps à m'attendre... Mais même si j'ai fait des efforts pour rester à une allure proche de ce qui me convenait, ça n'était pas évident et j'ai palmé plus vite que ce que j'apprécie] et que de ce fait elle avait pompée comme une malade [Je suis sortie avec 90 bars restants, elle et Gerry étaient sur réserve !!]


 —  qu'elle n'avait pas une seule fois communiqué sur sa consommation en air, tiens, puisqu'on en parle !

—  que son détendeur de secours n'était pas suffisamment fonctionnel (il était dans sa poche, certes dégageable relativement facilement en cas de besoin mais pas assez à mon goût)


—  que quand on était niveau wouatmilleplusun, même si on n'était pas en position de GP, il était bien vu de respecter la réglementation et d'avoir deux détendeurs complets (elle avait un octopus.)


Et puis en fait je n'ai rien dit.  

Un plongeur peut éventuellement faire des remarques à un autre, si elles sont importantes et argumentées, dans plusieurs circonstances parmi lesquelles : entre autonomes ou d'un moniteur à son élève.


Mais là je ne suis plus réellement une autonome et je n'avais pas la casquette de moniteur. Apprendre à se taire, c'est aussi bien, parfois. Ne pas jouer les donneurs de leçon ; ne pas se sentir meilleur que les autres.

 

[L'autre jour, j'ai plongé en même temps qu'un moniteur qui avait deux élèves avec lui, ce qui fait que j'étais un peu tranquille, je suivais "en faisant ma vie". À un moment durant la plongée, alors que je passais précautionneusement entre deux reliefs de corail, il me fait un signe et moi bêtement je le regarde et lui réponds, et sens mon bloc heurter le corail derrière moi et l'abimer, forcément.

Quand on connait la richesse et la fragilité de cet écosystème. Je n'étais pas fière de moi et s'il m'avait fait une remarque, je l'aurais acceptée l'oreille basse. Mais soit il a décidé de ne rien dire, soit il n'a pas vu. Tout ça pour dire.... Que parfois c'est aussi bien de garder un peu d'humilité. ]


N'empêche que je suis impatiente d'exercer pleinement mon rôle de moniteur.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 17:45

Les bébés de Vinblancdebenden (un bon point à celui qui en déduit le véritable nom de la bestiole. C'est tiré par les cornes mais trouvable. Sauf que, celui qui trouve, je veux la bonne explication, hein, pas une déduction hasardeuse. Avec le titre de l'auteur du livre, si ça c'est pas une piste.) ont une dizaine de jours.

Leurs yeux s'ouvrent, ils ressemblent toujours à des larves toutes mignonnes.`

Je vais les voir matin et soir, je nourris Vinblancdebenden, je la caresse un peu, je manipule un peu les bébés.

Je vois bien que Vinblancdebenden est tout à la fois amicale (elle ronronne et tend son menton aux caresses) et un peu angoissée, elle miaule souvent quand j'arrive, et si elle n'y est pas, se précipite dans le nid et se pelotonne autour de ses bébés .

Moi je m'en fiche un peu, mais mon patron m'a demandé de manipuler les petits pour les y habituer et je suis bien d'accord avec cela.

Quand j'arrive ce soir, le nid est vide, et les deux autres aussi.

Outche. elle me les a mis ?

Après quelques instants de recherche j'avise la porte du dressing entrebaillée, s'y trouve derrière une valise une grosse couverture et quatre petites larves toutes douces.

Sauf que là je ne sais pas ce qui me prend, je prends les quatres chatons pêle-mêle dans les mains et vais les remettre dans leur nid.

Je n'y ai mis aucune violence, bien sûr, mais ils posent des miaulement paniqués et stridents de bébés. Vinblancdebenden miaule aussi avec angoisse, le ton du miaulement le suggère clairement. Le temps que je revienne fermer la porte du placard, elle a déjà repris un des petits dans sa gueule pour l'y ramener et en trouvant la porte fermée, elle miaule avec encore plus de confusion.

 

Mais qu'est-ce que je fais, moi ? Je laisse le petit sur le parquet, rouvre la porte du dressing en grand et m'éclipse Quand je repasse jeter un coup d'oeil un peu plus tard tout le monde est tranquille sur la grosse couverture. Dormez bien les petits.


Ce matin j'ai euthaaaaanasié mon petit pioupiou. Il était très faible et quand j'ai ouvert sa gueule et vu les aphtes dedans j'ai compris que j'avais bien fait.

N'empêche, un plus un plus un plus un plus un plus un plus un... Je me sens nulle. J'ai mal au dos et du mal à me lever le matin. Rien n'avance ces temps ci, il faut dire. P't'être aussi que 54 heures de travail dans la semaine, c'est pas forcément top, même si j'imagine que ça fait doucement sourire les libéraux.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 09:59

Ce matin... Pardon, : ce midi, alors que je suis en train d'aller chercher dans la réserve les aiguilles et les seringues qui vont me permettre d'effectuer l'euthaaaaaaanasiiiiiiie de Arthur.`


Contexte : Arthur est un malheureux toutou même pas vraiment âgé, opéré par mon collègue, il y a un mois et demi, pour une tumeur qui pouvait éventuellement être espérée bénigne, mais qui est réapparue si vite et tellement invasive que mon collègue a conseillé l'euthaaaaanasiiiiiiie il y a quinze jours.

Et là, la dame arrive comme une fleur à 12 H 15 sans rendez-vous pour la dite euthanaaaaaasiiiiiie, toute pomponnée, se comportant comme si elle n'en avait mais strictement rien à foutre. Et moi j'ai beau avoir ma petite voix intèrieure qui me rappelle que tout le monde réagit différemment devant la douleur et que parfois le comportement affiché est à 180 ° des émotions ressenties... Quand on se pointe à 12 H 15 sans RV alors que je crève de faim et que je n'ai envie que de manger, pour une eutha prévue et en ayant l'air de s'en foutre... J'ai du mal.


Et en plus au même moment, mon téléphone sonne "Allo, Dragon d'eau ? C'est Marc-Philippe, de Abyss-plouferie, j'aurais eu besoin d'un moniteur demain toute la journée."


Tain. Fait ch.

L'idée m'a traversée très brièvement, demain, je vais bosser chez Abyss Plouferie, et puis à 8 heures, j'appelle Rose, et je lui dis que je suis au lit avec une migraine (ou une gastro, ou un cancer de la prostate ) immonde... Ouai, et puis comment je fais pour me regarder dans la glace, après ?


N'empêche que je suis deg.

Parce qu'en plus, comme je pensais à autre chose, j'ai pas expliqué que ces temps ci je ne suis dispo que le WE, patati, patata, en même temps le gars, il voulait un moniteur pour demain, il en avait RAF de mes blabla. N'empêche que  si ça se trouve, ils ne me rappelleront pas  

 

Alors pour Arthur, oui, bien sûr, ça fait ch. Et je ne doute pas (enfin, lisez la suite...) que la dame y soit attachée. Et bien sûr tout le monde gère ses émotions différemment.

Sauf que des fois, je sens, même si les gens essayent par politesse de ne pas étaler leur émotion, qu'il y a  un putain de quelque chose entre eux et leur animal, et d'autre fois, je ne ressens rien. Là quand elle m'a dit "Qu'est-ce que c'est dur ! on ne réalise pas combien on y est attaché !" J'ai répondu exacetement les mots qu'il fallait mais j'avais du mal à masquer mon indifférence. On peut toujours penser que je n'ai pas de coeur.

 

Sinon ? Le boulot se passe bien, des fois c'est calme, des fois ça l'est pas. ce matin j'ai diagnostiqué un truc super intéressant, ou qui l'aurait été si j'avais pu approfondir mon diagnostic.

Super intéressant, donc c'est super cool, le seul pépin c'est que c'est juste un petit peu de super mauvais pronostic pour l'adorable malinoise qui en est atteinte (t'tes façons, j'aurais dû m'en douter : Les crevures vivent leur vie pépère jusqu'à la date extrême limite de consommation, les animaux adorables meurent jeunes et si possible en souffrant. On peut y voir un paralèlle de la loi de Murphy.)

Et puis j'ai hospitalisé un chaton trop mignon mais bien mal parti dans la vie, et j'ai anesthésié sans filet ce matin un chat cardiaque — la propriétaire a refusé l'échocardio  et signé une décharge. Bien contente de le voir se réveiller, m'a fait peur par moments, ce matou.

 

N'empêche que qu'est-ce que j'aurais envie d'être dans l'eau ! [NB : elle est parfaitement consciente qu'elle peut se féliciter d'être en bonne santé, de vivre dans un pays où les droits de l'homme sont respectés, d'avoir un métier, un travail, de manger à sa faim, etc etc.]

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:29

Avant de partir, DPledirecteurdeplongée a demandé à tous s'ils avaient un instrument de mesure de la profondeur et du temps en état de fonctionner ["mettez le en marche pour être sûrs, s'il vous plait"] ainsi qu'une seconde source d'air.

 


Il nous a indiqué les palanquées, et en discutant avec mon binôme que je pseudote "USdiver" même s'il n'a rien d'américain et je ne sais pas où il a plongé dans le monde, j'ai un peu grimacé. Parce qu'il a été formé à l'école américaine, et même si je sais que c'est un préjugé stupide... pas trop confiance ; et puis aussi des petits trucs qui me gênent, le fait qu'il soit en shorty, d'accord l'eau est chaude, mais bon... Et puis aller à 50 mètres avec un simple profondimètre ?

— "Mais, tu plonges aux tables ?"


Il me dit qu'il se fondera sur mon ordinateur et n'ira pas plus profond que moi, mouai... Je ne le sens pas trop, ce gars ; d'un autre côté, je suis moniteur maintenant. Ce qui dans mon esprit ne signifie pas que je suis subitement devenue un plongeur d'une essence supérieure (moua-a-a-arf), mais que je suis censée être à même d'encadrer à titre préventif et de gérer toutes sortes de situation et de gens de façon à me maintenir moi et à maintenir mes binômes ou élèves en sécurité. Même pas peur.


 

EPAVE Ludwig Janssen

Image prise ici

 


On s'équipe et je regarde son équipement, petit signal d'alarme interne en comptant les flexibles qui émanent de son unique premier étage : " est ton détendeur de secours ?". "Euh...." me répond-il en ayant l'air de ne pas trop savoir de quoi je parle.


Je passe derrière lui pour dégager un flexible coincé, c'est son détendeur principal.

Constat : "Tu n'as pas de secours."


DPledirecteurdeplongée est à côté "T'as pas de secours, tu ne plonges pas." et tranquillement en douceur, il assassine le gars  : "En plus j'avais bien dit avant de partir de vérifier qu'on avait une seconde source d'air. Qui est-ce qui t'a donné ce détendeur ? C'est toi qui l'a pris ? Tu ne sais pas qu'en autonomie il est obligatoire d'avoir deux sources d'air ?"

Puis lui propose de prendre son équipement, à lui DPledirecteurdeplongée.

Bon.

Donc Usdiver s'équipe, on est maintenant 6 au bout du bateau, les 6 doivent sauter et descendre rapidement car il y a un peu de courant.

Consigne, ne pas tchatcher en surface, sauter gilet vide et descendre, sinon on va rater l'épave.

Je suis à un mètre de profondeur, je me retourne et lui fais signe de venir. À trois mètres, je me retourne et lui fais signe de se bouger ; à dix, je le vois toujours en surface qui me fait signe qu'il n'y va pas.

OK. Petit regard de regret vers ceux qui descendent et que je pourrais encore rejoindre, sauf qu'on ne change pas les palanquées comme ça dans l'eau en vrac. Je remonte tranquillement "Qu'est-ce qui se passe ?"

 


—  "Ça me gave, je n'aime pas descendre comme ça avec un équipement que je ne connais pas, désolé mais je n'y vais pas."


Là je me dis que, OK, je suis déçue, mais que je ne suis pas en désaccord avec sa démarche [juste s'il avait pu y penser avant...], que je suis moniteur [donc je dois montrer l'exemple en matière de bon esprit] et puis il y aura plein d'autres plongées, bref...  et on remonte sur le bateau.

DPledirecteurdeplongée me dit "Déséquipes-toi et on verra tout à l'heure, si quelqu'un est partant pour me faire la sécu surface pendant qu'on y va tous les deux."

— "Ah, oui, ça serait cool !"

— "Il faut voir si il y a quelqu'un pour me garder le bateau, et ce sera juste un touch and go, hein..."

Tandis qu'on attend les autres, on bavarde [Il me confie qu'en tant que DP, sur une profonde, c'est un stress permanent, parce qu'il y a des gens, tu les vois partir, et ils te font peur... Oui, tu m'étonnes !], et aprés, comme il y a un moniteur qui a déjà piloté, on y va tous les deux.

— "On part gilet vide, le premier qui arrive en bas en moins d'une minute a gagné." me dit-il en souriant. Oui, bon, je sais déjà qui va gagner, moi....

OK... Effectivement, il descend en palmant sans forcer mais amplement, et moi je le suis sans trop forcer non plus — pas envie de me retrouver saoûle comme une barrique mais du coup avec un retard de quelques mètres.


Quelques signes au cours de la descente, déjà l'épave se dessine, la visi est fabuleuse, l'eau claire et l'épave assez peu poissonneuse mais sympa. On se ballade un peu et on entame la remontée.


Bon, ben, c'était bien ce qu'on avait dit : Moins d'une minute à 50 mètres et à 10 minutes au palier. D'ailleurs on n'a fait qu'un palier de principe de trois minutes à cinq mètres.

 

Mes oreilles vont très bien, merci ! Et c'était bien sympa :-)

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 16:55

Journée de reprise finie, et je suis explosée, j'ai encore super mal dormi la nuit dernière, j'espère que j'arriverai à dormir cette nuit.

Yellowthegreatdog était tout content de me voir ce soir, il faut que je le nourrisse avant d'aller au lit.

Folinelalolle est en chaleur, j'espère qu'elle me laissera dormir (mais vous aviez peut-être compris que je suis obsédée par le sommeil ?), sinon demain, c'est civet de chat au menu. Nioufniouf son chaton commence à explorer le monde et à ressembler à un chat.

VinblancdeBenden à mis ses bébés au monde (l'épouse de mon employeur utilise le terme "accoucher" ce qui me hérisse littéralement) et ils sont fort beaux.

Tout ça n'est que fort peu intéressant, alors elle va cliquer à droite deux fois et puis à gauche, et s'effondrer dans son lit après avoir   nourri Yellow, assomé Foline (pas le courage de pratiquer une exérèse des cordes vocales à cette heure ci !) éteint toutes les lumières et réglé son téléphone.

 

 


 

 

 

Bonne nuit le monde.

Merci à Alex, Malgven et Pégottie, pour chacun leur gentillesse personnelle. Grand grand sourire.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 20:59

La vérité, ce sur quoi je butte depuis ce matin, c'est que je n'ai plus envie de m'investir dans mon métier de véto.

À l'heure actuelle, j'aurais envie de pouvoir faire quelques remplas par ci par là pour arrondir les fins de moi, et de passer le plus clair de mon temps comme moniteur de plongée.

 

sirène


Dessin trouvé ici. Cette sirène qui peut paraitre un peu tristounette me plaît beaucoup  pour sa queue d'aspect sauvage et son appendice caudal inhabituel. Pour l'anecdote, je l'ai copiée et transformée dans l'idée de ma la faire tatouer. Manque juste à perfectionner le visage et à trouver .

 


Qu'on ne s'y trompe pas : moniteur de plongée, c'est un chouette métier — toujours à l'extèrieur, au contact des gens, au contact de gens qui, normalement, ont envie.

 

 

C'est un métier d'éducateur sportif, et c'est beau.

 

 

C'est aussi un métier peu payé, exigeant physiquement, dangereux  même

 

Wassily, qui a fait deux ADD dans sa "carrière", qu'il cherche actuellement à raccrocher, serait le premier à opiner.


Mais c'est mon envie actuelle. Je crois (Tout le monde peut se tromper un jour ou l'autre, comme disait le hérisson en descendant de la brosse).

 

herisson sex hedgehog 124840

 

 

Mon envie actuelle, donc : Bosser en plongée le plus possible et en véto pour remplir les caisses. Avoir le beurre, l'argent du beurre et les calins du fermier, quoi.

 


L'ennui c'est que c'est pas comme ça que ça marche.

C'était bien tenté quand même, Dragn d'eau. Sur un malentendu, ça aurait pu marcher. Comme pensait le hérisson en regardant la brosse.

 

 

 

L'ennui c'est donc que ça ne fonctionne pas comme ça. Que si je veux continuer pour partie comme véto, il va me falloir un minimum d'investissement. Notamment en formation continue, et puis en acceptant de passer au statut de collaborateur libéral.


Alors je peux chougner dans ma tête que mon employeur, à minima, n'est que moyennement correct — àprés tout, il n'avait qu'à réfléchir avant à cette histoire de charges, d'ailleurs il l'a peut-être bien fait et il a peut-être trouvé sa façon à lui de contourner le problème, ce qui explique la notion de "à minima".

N'empêche qu'aujourd'hui, (1) j'ai besoin de bosser (2) je ne voudrais pas rentrer la queue entre les jambes


Donc un peu coincée. Un peu la rage au coeur, un peu déstabilisée par ce retournement de situation — jamais je n'avais été confrontée à ce genre de trucs, bienvenue dans le monde réel, miss Dragond'eau.


Mais bon. Quelqu'un m'a dit récemment que je retomberais toujours sur mes pattes parce que j'ai une super profession. Non : je retomberai toujours sur mes pattes — sauf à en décider autrement — parce que je suis débrouillarde. J'ai peut-être déjà racontée cette anecdote. Il est tard, et je suis fatiguée.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 06:56

Aujourd'hui, j'avais prévu d'aller marcher, simplement.


Seulement j'ai eu mon employeur au téléphone, ce matin, embêté, parce que lors de mon embauche, il n'avait pas fait attention au montant des charges que j'allais représenter pour sa structure, et il vient de voir avec son comptable que les dites charges allaient être exorbitantes pour lui.

 

 

Donc, il me propose deux solutions, et bien sûr il en existe une troisième et d'ailleurs une quatrième.

 

 


Aprés avoir passé cinq (allez dix)  minutes à lire un document sur l'une des options, je sais juste que ma journée est probablement foutue.


Aucune des quatre options  ne me convient, j'en ai peur ; toute la tactique est donc de trouver  celle des quatre qui me disconvient le moins.

 

gorgonocéphale2

 

 

Photo trouvée sur  flickr, références précises indiquées sur la photo

 

 

 

 

Donc je prévois de passer ma journée (enfin, je ne sais pas, ça ne sera peut-être pas la journée...) à y réfléchir.

 

 

 


Comme en toutes choses :

 

—  Y'a ce qui est facile (et ce qui l'est moins) ;

—  Y'a ce qui est intéressant financièrement (et ce qui l'est moins, ou en apparence moins, ou on saura plus tard) ;

 

—  Y'a ce qui est "dans les clous" à de multiples points de vue qu'il serait peu opportun de discuter plus avant (et ce qui l'est peu ou pas) ;


—  Y'a ce qui est conflictuel et qui me fatigue déjà même si ce serait peut-être pour moi le plus "simple".

 


 

En plongée, dans la grande bleue, il existe, parmi plein d'autres, une bestiole qui s'appelle en langage courant "gorgonocéphale" (allusion à la mythologie et aux grogones dont la chevelure était constituée de serpents emmêlés). On le rencontre à partir de 50 mètres de profondeur, rarement 30, ce qui fait qu'on la rencontre rarement. Tiens, il faudra un jour que je fasse un article sur mon raport, en tant que plongeuse, à la profondeur.

 

 


Et donc, cette bestiole, j'aurais pu en voir une cet été, un jour où je suis allée avec deux grands messieurs de la plongée, à 50 mètres, mais j'étais un peu narcosée et ils ne me l'ont pas spécifiquement montrée.

 

 

En revanche, j'en ai vu "pour de vrai" une en ce début d'année, quand nous avons plongé avec Krafft, Rugbyman (et qui d'autre) à 45 mètres, et c'est Rugbyman qui l'a vu et nous l'a montré. Une belle plongée, ça peut être de belles choses vues, un peu remarquables par rapport à d'autres, c'est aussi une jolie ambiance, des binômes dont on a envie de garder le souvenir. Donc, oui, cette plongée là, marquée de ce souvenir là, à garder.

gorgonocéphale1

 


Pourquoi cette digression ? (attention explication un peu longue)

Photo trouvée sur ulysseclub.com 


Parce que le gorgonocéphale craint la lumière, d'où sa présence en profondeur.

 

Que, donc, en plongée de jour, il est replié comme sur la première photo ;

 

tandis qu'en plongée de nuit ou en trés faible luminosité, il est déplié comme sur la deuxième photo et vous voyez quelle est la complexité de sa conformation  ?

 


—  Je ne m'y connais pas en mathématiques [c'est par le biais des math que j'avais, dans le temps, rencontré cette notion], mais je me demande si ça n'est pas une conformation de type fractale 

 


 

En tous cas, devoir décider aujourd'hui de l'option à prendre, ça m'apparait comme de devoir déplier un à un les multiples rameaux de deux gorgonocéphales pour déterminer lequel est le plus séduisant, ou le moins rébarbatif.


Ça me fatigue d'avance, et j'ai une boule en travers de l'estomac, de stress. Je comprends trés bien que mon employeur puisse se retrouver dans cette position là et je pense saisir toute la délicatesse de sa situation. N'empêche que moi, je suis venue à wouatmille kilomètres de la métropole avec une certaine proposition financiéro-administrative, et là, tout change, et ça me stresse.

Ce qui explique que je sois toujours à rédiger ce billet au lieu de prendre les choses à bras le corps.

Et puis en plus, il y a une faible possibilité pour que je me sois faite entuber, profond, profond, profondissime... Et là, ça, ça passe carrément mal. Même si, quand on s'est fait entuber, et ça reste encore à vérifier, il faut être conscient qu'on a souvent une part, même éventuellement très faible, de responsabilité. Suite à venir.

 

M'enfin si il y avait quoi que ce soit de vraiment facile en ce bas monde, ça se saurait. Comme en toutes choses, se prendre par la main !

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 07:28

Pour le concours de Moo  !

 

http://img.over-blog.com/300x400/3/92/29/52/IMG_0283-copie-1.JPG


Plantons le décor : Il y a wouatmille ans déjà, Dragon d'eau qui voulait passer son niveau wouatmille et qui à l'époque n'était pas douée du tout effectue une plongée d'entraînement en gravière, loindelamerlàhautenhaut et ça a son importance pour la suite de la savoir.


Immersion avec un "moniteur", tâtonnements, au bout d'un quart d'heure on trouve la profondeur recherchée de 38 mètres (je raconte aussi vite que possible parce que c'est pas ça l'histoire), on n'y voit que dalle parce qu'on est en lac à 38 mètres, le "moniteur" me fait un signe de demande d'assistance et on décolle.


Or, ami non plongeur, tu ne le sais peut-être pas, mais en plongée, (1) on ne doit pas remonter trop vite [nanananan, la remontée rapide est ton ennemie, la remontée lente est à savoir gérer, la remontée à bonne vitesse est ton amie], et surtout pas quand on a déjà passé un quart d'heure entre 20 et 40 mètres (2) pour ne pas remonter trop vite, il faut purger (vider) régulièrement l'air qu'on a dans nos gilets stabilisateurs (un par plongeur)

 

Et là ce jour là ça s'emballe. Je veux purger son gilet, je ne trouve pas sa purge, (il l'a coincée derrière sa lampe en rangeant celle-ci, même si sur le moment je ne le sais pas), je panique à moitié parce que les ordinateurs bipent et comme on remonte déjà trop vite on est déjà dans les bulles qu'on a expiré quelques instants auparavant.


Comme je panique, je ne pense pas qu'il y a plusieurs purges sur son gilet, que je peux interrompre l'exercice, purger mon gilet et le  laisser  se débrouiller, aprés tout il est censé être  "moniteur", je perds à moitié mon détendeur et je me noie à moitié, j'ai de l'eau dans mon masque, je ne gère plus rien, mon "moniteur" ne comprend rien et ne m'aide pas, il ne voit pas le signe que je lui fais, je me noie toujours plus qu'à moitié, je finis par le lâcher  et remonter à toute vitesse vers la surface.

 


Plus tard, tout le monde et surtout lui minimise l'incident, une remontée rapide ça arrive.

Moi je me sens épuisée, j'ai mal dans la poitrine mais c'est normal j'ai eu un gros flip et j'ai bu la tasse et puis je n'ai qu'une envie, me faire oublier.


Quand même, en rentrant, par sécurité, je vais consulter aux urgences.

Là, ouffffff...

Naïvement, je pensais.... Bon, je ne sais pas ce que je pensais, mais pour rester dans la théorie purement théorique,

                —  une remontée rapide de 38 mètres non suivie du protocole de sécurité décrit dans ce lien , c'est suspiscion d'accident de décompression et / ou de surpression pulmonaire qui sont tous deux des urgences pouvant évoluer de façon relativement sombre et justifiant donc une prise en charge rapide

                 —  aucun médecin ne peut émettre de diagnostic avant d'avoir examiné un patient


Alors je suppose que je pensais être examinée en deux temps trois mouvements par Ross ou Carter qui me diraient que j'étais venue pour rien et me renverraient à la maison.

 

Alors que là j'ai passé cinq heures à me morfondre sur un brancard, un peu affamée, toujours aussi épuisée mais ne me sentant même pas capable de somnoler, ayant mal partout et me répétant en boucle que j'étais aux urgences, qu'aux urgences y'avait un tri et que si on me laissait poireauter c'est qu'il y avait plus urgent que moi.

 

Qu'il fallait faire confiance aux médecins, que d'ailleurs je sentais bien que j'étais pas en train de mourir alors ferme ta g.... dragon d'eau et calmes-toi.

 

Quand finalement l'interne est venu me voir j'en avais tellement marre que je m'étais rhabillé et il a fini par m'avouer qu'il n'y connaissait rien en accident de plongée, et le médecin du saaaaamu non plus, que donc ils étaient en train d'appeler le centre de traitement hyperbare à 120 km de là, pour demander conseil au médecin de garde là-bas qui dirait s'il fallait m'y conduire en hélico.

 

Moua-a-a-a-a-a-arf.

Alors là comment dire, "docteur".

Voyons voyons.

Évidemment vous n'êtes pas plongeur, sinon vous sauriez que n'importe quel accident de plongée de type remontée rapide / accident de décompression c'est oxygène-aspirine-hydratation et aprés seulement on réfléchit et on contacte les secours médicaux. C'est du secourisme de plongée, bête comme chou, maintenant si c'est vous les secours médicaux en question, on, enfin moi quoi, n'est pas tiré d'affaires.

Parce que laisser attendre cinq heures sans une goutte d'oxy une suspiscion d'accident de plongée, c'est pas trés pro de votre part.

Après, envisager un transport en hélico cinq heures après, hmmm, OK j'adorerais prendre l'hélico, mais y'a un peu foutage de gueule, là : l'hélico c'est pour les urgences, c'est pas cinq heures après. Au prix de l'heure d'hélico, quoi.


En fait j'ai rien dit de tout ça parce qu'encore une fois j'étais pas mourante, et puis je comprenais très bien qu'on peut pas tout savoir sur tout, et puis tout ce qui m'importait était d'être prise en charge.

 

Finalement, j'ai eu droit à de l'oxygène (Bravooooooooo, z'êtes trop forts les gars !), une prise de sang artériel (j'ai eu un maaaaagnifique bleu aprés et pourtant la dame elle avait bien comprimé l'artère pour essayer de l'éviter même que j'avais fini par lui dire "vous m'faites MAL, là, à comprimer comme ça"),  un scanner thoracique.

 

Comme sur ma prise de sang y'avait augmentation des enzymes cardiaques, j'ai eu droit à la visite du cardiologue de garde et à 24 heures d'hospitalisation.


J'avais tellement pas confiance qu'au bout d'un moment j'ai retiré l'oxy : s'ils n'y connaissaient rien en accident de plongée, est-ce qu'ils connaissaient l'effet Lorrain-smith ? (Dans cette page, va à la lettre "L" pour savoir ce que c'est !).


Après ces 24 heures plus stressantes et fatiguantes qu'autre chose, je suis sortie avec mon scanner sous le bras et même pas un arrêt de travail que je n'aurais de toutes façons pas pu respecter, ce qui fait que j'étais de retour quatre jours aprés pour me faire examiner de nouveau.

 

Parce que, maintenant, je le sais, une surpression pulmonaire, même une petite sans lésions objectivables au scanner, hé bien ça fait quand même mal. Très mal. De façon insidieuse et lançinante et épuisante, et longtemps (bien deux mois).

 

Mais c'est pas ça qui m'a arrêtée ;-)))

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