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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 16:35

Alors, oui, le « elephant trekking », c’est un truc pour touristes et on pourrait même dire  une arnaque pour touriste.

 

Plantons le décor : vous êtes un quidam très moyen, venu en Thaïlande en vacances ou pour passer un examen et plonger.

Au cours de vos allées et venues, vous avez souvent vu les éléphants et vous adorez les éléphants, peut-être un vieux souvenir d’enfance même si de mémoire vous n’avez jamais été une grande fan ni de Dumbo ni de Babar. Donc à un moment ou à un autre de votre séjour vous avez négocié et réservé votre trek à dos d’éléphant.

 

Le jour dit, un charmant jeune homme vient vo
éléphants3  us chercher dans un taxi pour le moins rutilant tout neuf tout beau et tout propre et vous dépose à l’endroit où sont les éléphants.

Sans attente vous êtes installée dans un bât sur le dos de l’animal et vous partez.

Pour, à tout casser, 800 mètres de tour.

L’éléphant, c’est lent, et ça pourrait donner le mal de merà un estomac sensible. Mais sensible, votre estomac n’est pas — vos quelques séjours sur les bateaux thaïs vous ont bien amarinée, et vous profitez de la balade.

 

Certes, vous préfèreriez que votre cornac (je crois que c’est comme ça qu’on dit) soit un peu plus gentil avec votre monture — Hou là…Vous êtes en vacances, alors y’a pas le feu à la queue de l’éléphant, please, monsieur, laissez lui faire pipi-popo à son aise, j’ai tout mon temps, moi, et puis pourquoi vous l’embêtez alors qu’il a juste envie de brouter un peu le bas côté ? — [Comment ça, je vis dans un monde de bisounours, moi ?]

 

Arrivés dans la forêt, le cornac fait stopper son animal et en descend, et vous explique que puisque vous avez réservé une heure d’éléphant, il faut poireauter là. Vous comprenez donc que, une demie heure ou une heure, c’est le même tour, et évidemment vous avez payé plus même si dans l’absolu vous n’avez pas payé bien cher, c’est une question de principe. 

 

 

Fataliste, vous vous dites que vous auriez dû le deviner et vous vous préparez donc à poireauter le temps nécessaire en bavardant avec le cornac qui s’est allumé une clope    vous apprend le nom de son éléphant — Tah-noy —, son âge « Thirty » et qu’il s’agit d’une « lady ». Toutes questions que par ailleurs vous lui aviez déjà posées et auxquelles il avait répondu durant le début de ballade.

 

Il précise que dans leur cheptel, ils ont un « man » et il mime des défenses.

 

éléphants2

 

 

Et là vous vous souvenez opportunément qu’en montant le chemin vous avez bien cru voir dans un pré ( ???) un éléphant à défense [que vous croiserez sur le chemin du retour, d'où la maaaagnifique photo ], et par ailleurs vous partez dans une intense méditation interne pour essayer de vous rappeler les différences entre les éléphants d’Asie et d’Afrique.

 

De sombres histoires de nombre de « doigts » à l’extrémité de la trompe, de défenses, effectivement, et d’oreilles, mais vous n’êtes plus sûre.

 

Du coup puisqu’il faut attendre, vous aimeriez bien descendre et dire bonjour à votre monture, mais il vous dit que, non, vous ne pouvez pas descendre .

En revanche, il vous propose de prendre des photos, et vous invite du coup à vous installer sur la nuque de l’éléphant.éléphants1

Là, vous êtes ravie. Parce que, même si c’est du vieux cuir plein de soies qui piquent vos jambes nues, vous êtes vraiment, vous personnellement vous-même à cet instant assis sur le toit du monde   à califourchon sur la nuque d’un éléphant, vous penchant pour regarder ses yeux et sa trompe, caressant son front, touchant ses oreilles : une vraie gosse.

 

 

Le gars prend très sympathiquement plein de photos et vous êtes contente parce que c’est bien rare qu’il y ait qui que ce soit pour vous prendre en photo hormis dans le cercle familial.

 

Au passage, le cornac vous demande avec espoir si vous êtes « happy, happy » ? Et comme vous lui confirmez que oui, il vous invite à déposer des sous dans le gobelet fixé sur le bat de l’éléphant, précisant que c’est pour nourrir celui-ci « Fifty kilogrammes food a day » [Ah-hem…. Ça ne serait pas plutôt pour acheter des clopes et entretenir votre toux, monsieur ?].

 

Vous vous dites que vous n’avez pas payé le trip bien cher de toutes façons [oui oui je sais je l’ai déjà dit] et puis peut-être le gars sera sympa avec son éléphant si celui-ci lui fait gagner plein de pourboires  [Comment ça, je vis dans un monde de bisounours, moi ? (bis repetita) ] et peut-être quand même qu’une partie passe dans l’estomac du pachyderme, donc vous donnez 100 THB (dans l’absolu une petite somme, pour le pays un pourboire relativement correct pour vous qui êtes en fin de séjour et bien fauchée, une somme « relativement » importante).

 

À l’arrivée, comme le gars a repris plein de photos et que vous êtes ravie d’avoir fait le voyage de retour à la place du cornac, directement sur la nuque d’un éléphant et vos pieds nus sur ses épaules, ses oreilles calant vos jambes, vous redonnerez 100 THB de plus.

 

En revanche, quand vous demanderez si vous ne pouvez pas approcher directement les éléphants, à pieds, on vous tendra un panier de banane en vous disant que c’est 100 THB de plus, et là quand même, vous vous dites que, non, tant pis, un peu déçue néanmoins.

 

Alors, oui, le « elephant trekking », c’est un truc pour touristes et on pourrait même dire une arnaque pour touriste.

 


Et sans doutes que si on est vraiment concerné par la cause des éléphants, on devrait peut-être plutôt boycotter ce genre de truc plutôt que de cautionner ce système je ne suis pas sûre que ces pauvres bêtes soient   il semble fort probable que ces pauvres bêtes ne sont pas correctement traitées.

 

D’un autre côté, boycotter c’est facile, faire bouger certaines choses moins.

Et même si je suis pas sûre d’avoir « de quoi être fière  de moi », ben j’ai approché les éléphants et je suis contente. Un vrai touriste, sans cerveau, on a dit. Pfft. :-))

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 07:28

Pour le concours de Moo  !

 

http://img.over-blog.com/300x400/3/92/29/52/IMG_0283-copie-1.JPG


Plantons le décor : Il y a wouatmille ans déjà, Dragon d'eau qui voulait passer son niveau wouatmille et qui à l'époque n'était pas douée du tout effectue une plongée d'entraînement en gravière, loindelamerlàhautenhaut et ça a son importance pour la suite de la savoir.


Immersion avec un "moniteur", tâtonnements, au bout d'un quart d'heure on trouve la profondeur recherchée de 38 mètres (je raconte aussi vite que possible parce que c'est pas ça l'histoire), on n'y voit que dalle parce qu'on est en lac à 38 mètres, le "moniteur" me fait un signe de demande d'assistance et on décolle.


Or, ami non plongeur, tu ne le sais peut-être pas, mais en plongée, (1) on ne doit pas remonter trop vite [nanananan, la remontée rapide est ton ennemie, la remontée lente est à savoir gérer, la remontée à bonne vitesse est ton amie], et surtout pas quand on a déjà passé un quart d'heure entre 20 et 40 mètres (2) pour ne pas remonter trop vite, il faut purger (vider) régulièrement l'air qu'on a dans nos gilets stabilisateurs (un par plongeur)

 

Et là ce jour là ça s'emballe. Je veux purger son gilet, je ne trouve pas sa purge, (il l'a coincée derrière sa lampe en rangeant celle-ci, même si sur le moment je ne le sais pas), je panique à moitié parce que les ordinateurs bipent et comme on remonte déjà trop vite on est déjà dans les bulles qu'on a expiré quelques instants auparavant.


Comme je panique, je ne pense pas qu'il y a plusieurs purges sur son gilet, que je peux interrompre l'exercice, purger mon gilet et le  laisser  se débrouiller, aprés tout il est censé être  "moniteur", je perds à moitié mon détendeur et je me noie à moitié, j'ai de l'eau dans mon masque, je ne gère plus rien, mon "moniteur" ne comprend rien et ne m'aide pas, il ne voit pas le signe que je lui fais, je me noie toujours plus qu'à moitié, je finis par le lâcher  et remonter à toute vitesse vers la surface.

 


Plus tard, tout le monde et surtout lui minimise l'incident, une remontée rapide ça arrive.

Moi je me sens épuisée, j'ai mal dans la poitrine mais c'est normal j'ai eu un gros flip et j'ai bu la tasse et puis je n'ai qu'une envie, me faire oublier.


Quand même, en rentrant, par sécurité, je vais consulter aux urgences.

Là, ouffffff...

Naïvement, je pensais.... Bon, je ne sais pas ce que je pensais, mais pour rester dans la théorie purement théorique,

                —  une remontée rapide de 38 mètres non suivie du protocole de sécurité décrit dans ce lien , c'est suspiscion d'accident de décompression et / ou de surpression pulmonaire qui sont tous deux des urgences pouvant évoluer de façon relativement sombre et justifiant donc une prise en charge rapide

                 —  aucun médecin ne peut émettre de diagnostic avant d'avoir examiné un patient


Alors je suppose que je pensais être examinée en deux temps trois mouvements par Ross ou Carter qui me diraient que j'étais venue pour rien et me renverraient à la maison.

 

Alors que là j'ai passé cinq heures à me morfondre sur un brancard, un peu affamée, toujours aussi épuisée mais ne me sentant même pas capable de somnoler, ayant mal partout et me répétant en boucle que j'étais aux urgences, qu'aux urgences y'avait un tri et que si on me laissait poireauter c'est qu'il y avait plus urgent que moi.

 

Qu'il fallait faire confiance aux médecins, que d'ailleurs je sentais bien que j'étais pas en train de mourir alors ferme ta g.... dragon d'eau et calmes-toi.

 

Quand finalement l'interne est venu me voir j'en avais tellement marre que je m'étais rhabillé et il a fini par m'avouer qu'il n'y connaissait rien en accident de plongée, et le médecin du saaaaamu non plus, que donc ils étaient en train d'appeler le centre de traitement hyperbare à 120 km de là, pour demander conseil au médecin de garde là-bas qui dirait s'il fallait m'y conduire en hélico.

 

Moua-a-a-a-a-a-arf.

Alors là comment dire, "docteur".

Voyons voyons.

Évidemment vous n'êtes pas plongeur, sinon vous sauriez que n'importe quel accident de plongée de type remontée rapide / accident de décompression c'est oxygène-aspirine-hydratation et aprés seulement on réfléchit et on contacte les secours médicaux. C'est du secourisme de plongée, bête comme chou, maintenant si c'est vous les secours médicaux en question, on, enfin moi quoi, n'est pas tiré d'affaires.

Parce que laisser attendre cinq heures sans une goutte d'oxy une suspiscion d'accident de plongée, c'est pas trés pro de votre part.

Après, envisager un transport en hélico cinq heures après, hmmm, OK j'adorerais prendre l'hélico, mais y'a un peu foutage de gueule, là : l'hélico c'est pour les urgences, c'est pas cinq heures après. Au prix de l'heure d'hélico, quoi.


En fait j'ai rien dit de tout ça parce qu'encore une fois j'étais pas mourante, et puis je comprenais très bien qu'on peut pas tout savoir sur tout, et puis tout ce qui m'importait était d'être prise en charge.

 

Finalement, j'ai eu droit à de l'oxygène (Bravooooooooo, z'êtes trop forts les gars !), une prise de sang artériel (j'ai eu un maaaaagnifique bleu aprés et pourtant la dame elle avait bien comprimé l'artère pour essayer de l'éviter même que j'avais fini par lui dire "vous m'faites MAL, là, à comprimer comme ça"),  un scanner thoracique.

 

Comme sur ma prise de sang y'avait augmentation des enzymes cardiaques, j'ai eu droit à la visite du cardiologue de garde et à 24 heures d'hospitalisation.


J'avais tellement pas confiance qu'au bout d'un moment j'ai retiré l'oxy : s'ils n'y connaissaient rien en accident de plongée, est-ce qu'ils connaissaient l'effet Lorrain-smith ? (Dans cette page, va à la lettre "L" pour savoir ce que c'est !).


Après ces 24 heures plus stressantes et fatiguantes qu'autre chose, je suis sortie avec mon scanner sous le bras et même pas un arrêt de travail que je n'aurais de toutes façons pas pu respecter, ce qui fait que j'étais de retour quatre jours aprés pour me faire examiner de nouveau.

 

Parce que, maintenant, je le sais, une surpression pulmonaire, même une petite sans lésions objectivables au scanner, hé bien ça fait quand même mal. Très mal. De façon insidieuse et lançinante et épuisante, et longtemps (bien deux mois).

 

Mais c'est pas ça qui m'a arrêtée ;-)))

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 18:03

avec le temps, d'écrire sans trop me dévoiler.

 

Par exemple, je suis maintenant diplômée, Moniteur de plouferie et compagnie, on est d'ailleurs prié, dés maintenant, de ne s'adresser à moi qu'en m'appellant "Mademoiselle le moniteur" [j'plaisante, hein.... :-( ],

et je vous aurais bien raconté, l'exam, et "tout". Parce que sur le moment, y'a eu des moments de stress, de nerfs et même des larmes,


et puis y'a eu des sourires, de la complicité, quelqu'un qui a été fantastique, même si probablement il estime n'avoir fait que son boulot, et puis un vrai sourire joyeux, heureux, un moment privilégié pour moi mais que je ne peux pas trop raconter.

 

Y'a eu l'écrit plein de pièges et sentant bien que je n'avais pas super bien réussi, j'ai fui toutes les discussions à ce sujet — je voulais rester concentrée sur la suite des épreuves et pas me faire du souci.


Y'a eu moi travaillant dans des couloirs Centre d'exam1

et pestant parce qu'on était logées à quatre dans une minuscule chambre et surtout surtout c'était avec colloc (clic) que j'ai assez vue pour toute ma vie et peut-être les dix suivantes, et parce qu'aucune salle n'était dispo, dans ce f.... p.... de b.... D... de b.... de m.... de centre d'examen !!!!

 

 

 

y'a eu la pédagogie avec Suédois et Passe-Partout, et ce moment le soir où ne sachant que faire de moi je me suis enfermée dans des toilettes et ai pleuré longtemps comme une gosse, simplement parce que j'étais fatiguée, déçue, simplement parce que j'avais besoin de relâcher la pression avant de repartir à l'attaque, à fond


y'a eu la remontée — on est partis avec Phallenaël et Suédois, et je savais déjà que ce serait le premier qui me ferait un faux malaise, et p.... d... comme j'ai assuré, sur le moment quand Solal m'a demandé si ça avait été, je lui ai dit "pas de grosse catastrophe, je crois", mais en réfléchissant aprés, j'ai eu le sentiment qu'elle était "vraiment" pas mal du tout ma remontée.


Y'a eu l'oral avec Solal et Nicodéhël, mes fou-rires nerveux et la question de Nicodéhël, THE question que peut-être moi aussi je poserai plus tard, si je me retrouve dans des coditions similaires, quand je serai aussi grande qu'euxSolal et Rugbyman, Phallénaël et Nicodéhël — j'y pense déjà, ce qui est pour le moins prématuré, mais je crois que j'ai besoin de défits pour avancer.

 

Y'a eu ce moment, l'après midi du troisième jour, Centre d'exam2-copie-1où je suis sortie du centre de formation et suis allée sur la digue, m'étendre au soleil sous ce vent qui nous pourchassait de puis des jours, j'avais fini, fini, FI NI, et j'étais bien....

 


Sur tout ça, j'avais écrit quatre pages, ou peut-être plus, mais je ne peux pas les publier, trop perso, trop identifiables, et on ne sait jamais.

 

 

 

En tous cas, c'est un dragon tout neuf qui ressort de l'eau, tout émerveillé d'avoir fait ça et vécu ça, et qui, hormis quelques passages à vide [Vous aviez déjà noté, hein, mes tendances cyclothymiques ?], se sent prêt à dévorer le monde, ni plus, ni moins.

 

 

Mais je pense que je risque d'écrire pas mal dans les temps à venir, et vous comprendrez plus avant pourquoi.

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 23:23

Ce soir je suis restée travailler tard dans la salle Poney 2 du centre de formation, et il y avait aussi Staff et Gélemoyen, et Binôme [Mon binôme de plongée handi de cet aprés-midi, c'est fou le nombre de trucs que j'aurais à raconter si j'avais le temps.]

Mais là, il faut que j'aille dormir, un peu, si je ne veux pas être trop HS demain.

Plus je travaille et plus j'ai l'impression qu'il me reste de trucs à travailler.

L'avantage, c'est que vus mes antécédents, je sais que je dispose des qualités nécessaires d'une bête à concours.

Sinon y'aurait de quoi se stresser :-) Ça ne va d'ailleurs pas tarder, et je pense que bientôt ça va être stress, engueulades et larmes à tous les étages du centre de formation, et en particuliers au mien.

Enfin, on a quand même bien travaillé, rigolé pas mal [Binôme est un gars assez comique] et terminé en allant chercher des bières dans le coffre de mon poney à moteur à moi.

Enfin dans bientôt, l'aventure sera finie, et waw, ils vont me manquer, tous.


 

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 00:08
C'est vrai, en plus.
J'ai pas spécialement peur des chiens.

Généralement, j'ai un bon contact avec eux. Tout simplement je les aime bien et j'ai le sentiment de bien savoir décoder leurs humeurs, au faciès, au maintien, au port du fouet.

Alors je suis relax et ça détend l'athmosphère
. Les maîtres des chiens de travail, quand ils m'amènent un gros BA ou un belge muselé, un chien qui fait du mordant, de la défense et que sais-je, ça les fait sourire, de me voir m'accroupir et tendre la main au chien en disant joyeusement "et salut, Loulouuuuuuuuuuuu ! Comment tu vas ?" Généralement ça marche bien et le chien me saute dans les bras ou quasiment.

                   "Videmment y'a aussi les fois où je suis de sale humeur et ça se sent donc "ça" ne marche pas.
Puis y'a aussi les fois ou je ne le "sens"  pas, le toutou, donc je ne déploie pas mon charme pour l'amadouer et ça marche moins bien.
Puis y'a encore les fois où le zozo m'accueille en grondant
tandis que son maitre ou sa maitresse le cajole et là ça part mal, enfin, vous connaissez tout ça..


Donc, pour revenir en arrière, j'ai généralement pas peur des chiens. Sauf quand j'ai peur quand même.

En ballade dans les rues de ma ville, petite rue quasi déserte dans l'aprés midi.
Un déplacement, trés vif, derrière moi et puis un contact à l'arrière de ma cuisse, vif et léger.
Je m'immobilise. Intuition ou perception subconsciente, je sais déjà ce qui se passe et donc je me statufie littéralement et jette un regard trés prudent autour de moi.

Image trouvée ICI


Gagné. Un gros rott, 40, 50 kilo, en train de flairer l'arrière de mon genou.
               Bien gros.
Bien musclé.
                                Bien mâle, pas besoin de voir les coucougnettes pour le dire. Puis d't'tes façons ça changerait rien si c'était une fille..
      Bien tout raide et le poil à moitié hérissé.
                     Bien tout seulY'a personne à l'horizon. Il a dù--oui c'est ça -- sortir d'un jardin.
Et là je suis devant chez lui, donc quasiment   chez lui. Un intrus -- une intruse en l'occurence, mais je doute que ça change là encore quoi que ce soit. Charmant.

Hou j'aime pas, ça
. J'ai jamais eu vocation à me faire bouffer par un rott, moi et j'aime pas du tout qu'un rott tout raide et tout seul vienne me flairer avec insistance comme ça. [Au fait, vous connaissez la différence entre un york et un pitt-buul ? Un pitt-buul, quand il est en train de lever la patte sur ton jean, tu le laisses faire. Maintenant vous savez un truc supplémentaire sur moi : quand je suis stressée ou fatiguée, j'ai un humour de m.... qui de plus me fait bien rire, mais c'est pas toujours partagé.]


Heureusement, au bout de quelques instants il délaisse l'arrière de ma cuisse, va lever la patte contre un arbre et rentre dans son jardin.
Dont je referme la porte prudemment aprés avoir sonné pour engueuler le maître lui signaler que son chien ouvre la porte de son jardin et qu'un rott n'a rien à f.... sur la voie publique mais personne ne répond.
P'tain, j'suis vraiment c..., moi, s'il est sorti une fois, il sortira une autre et puis j'aurais fait quoi s'il avait rouvert et s'était jeté sur moi ?

Je me tire en m'avouant que si j'avais eu le temps, j'aurais quand même bien eu la frousse.
Y'a pas, le rott, c'est pas mon chien préféré


A noter néanmoins que cet article ne se veut absolument pas dévalorisant s'agissant de la race mentionnée : il ne s'agit que d'une anecdote !!
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 18:32
J’ai eu wouatmille ans cet été.
Y’en a qui font des bébés, moi je me suis acheté une moto.



NB à usage interne : en floutant la plaque, c'est mieux... 


Elle est magnifique (n'est-ce pas ? ), c’est une 600 cc, une « moto de folle » (ça, c'est un truc qu'on m'a dit en allusion au fait qu’elle pourrait, m’a précisé le "on" en question « monter » jusque 200 km/H.)
Bien-
bien-bien. Oserai-je préciser que récemment (je l’ai depuis deux mois) j’ai atteint 137 km/H sur l’autoroute ? Je l’ai noté, c’était exceptionnel.)
Elle est quasi neuve, la personne qui me l’a vendue n’avait que très peu roulé avec.


Au bout de ces deux mois, une petite liste des
« aime » « aime pas »
ou plutôt :
J’ai détesté :

— Le premier jour,
sept heures du mat,
j’enlève les deux antivols de ma belle moto toute neuve 
ou presque (vous devinez la suite ou faut que j'en rajoute ?) et un peu stressée je la démarre et aborde le passage délicat que constitue la loooooooongue montée gravillonée et au milieu de laquelle il faut effectuer un virage de chez ma propriétaire. Arrive ce qui devait arriver, ma belle machine toute neuve ou presque par terre et moi catastrophée essayant vainement (bien sûr, elle pèse 200 kg environ) de la relever. C’est difficile à expliquer, je me suis sentie comme une gosse le jour de Noël, qui aurait cassé un beau jouet tout neuf ou presque, et pas n'importe lequel mais le plus beau, le plus précieux, le plus attendu. Un sentiment de désolation totale, inexorable, inrattrapable et en même temps la notion que de toutes façons y'avait rien d'autre à faire que trouver quelqu'un pour m'aider à la relever et repartir. Ce que j'ai fait.

— Les premiers jours, le stress à chaque instant, dans les virages, aux feux-rouges, les doutes (l’avoir rayée le premier jour n’incitait pas à la confiance) « est-ce que je n’ai pas eu tort de l’acheter ? », les tendinites dans les deux poignets, le dos crispé en permanence, les courbatures dans les cuisses, la fatigue, les gens qui excédés par ma lenteur me klaxonnaient en me faisant sursauter violemment et ceux qui me doublaient en me frôlant et en me faisant peur.

—  Les deux autres fois où elle est tombée, toujours à l’arrêt, et très probablement parce que les deux fois, aprés une journée de travail, j’étais plus ou moins en hypoglycémie et fatiguée.
(On se trouve les mauvaises excuses qu'on peut, hein...)



Mais j’aime

—  M’épater un petit peu tous les jours, parce que « ça revient ».

Avant de l’acheter, j’avais le permis depuis des années et pas du tout piloté entre temps. Alors j’ai repris des leçons, avec un gars — Nounours — qui aprés une petite évaluation de mon niveau l'amplitude du désastre, m’a dit « écoutes, je ne vais pas te remettre sur un plateau type permis, ton permis, tu l’as, mais on va travailler ensembles de façon à ce que tu puisses dépasser tes appréhensions et reprendre le moto en douceur et en sécurité ». Il a été fantastique, Nounours, mais il est décédé
juste avant que j’aie la moto et d'un accident de moto en plus, je vous dis pas comme ça m'a aidé à avoir confiance, ça, tout particulièrement. Alors j’ai voulu refaire quelques leçons avec un autre moniteur, et celui-ci m'a justement fait repasser sur le plateau type permis, circuit lent, pour ceux qui connaissent. Et aprés ça, il a fait la gueule en me recommandant d'attendre un peu avant de reprendre une moto et il m'a demandé combien d'heures de moto j'avais reprises avec Nounours, et ce que j'avais fait avec lui.   Donc j’ai arrêté les leçons, un peu tôt sans doute.
Mais maintenant je suis contente parce que ça revient, je me sens de plus en plus à l’aise. Même je double les fils de voiture au feu rouge ou dans les encombrements, tout en douceur et avec prudence, mais je le fais. Même je double sur l’autoroute. Oh, pas souvent et juste les gens qui sont encore plus « boulet » que moi mais, si, si, en deux mois j’ai bien dû doubler une dizaine de voitures, plus quelques camions et cars. En revanche, j’ai pas compté tous ceux qui m’ont doublée, parmi lesquels des voitures et même des scooters. (La honte totale , heureusement qu’on n’en meurt pas 
-- j'plaisante, hein !! --)


—  Commencer à reprendre du plaisir à piloter
  et je le vois au fait que, quand je dois prendre la voiture, je regrette la bécane.
—  Parvenir à avancer un peu (130 Km/H, quoi !!!)  sur l'autoroute
sans me répéter en boucle "respire, tout va bien"


—  Croiser d’autres motards et échanger un signe avec eux.

Sur la route, des pilotes de deux-roues, on en voit de tout et de rien :
Des boutonneux sur des scooters qui ne ressemblent à rien, des fois à trois dessus, souvent sans casque ou sans la jugulaire
(et on ne répétera jamais suffisamment qu'à deux roues, porter un équipement adapté, qui me parait devoir au minimum être pantalon blouson  gants et casque intégral, c'est une question de sécurité), souvent en short et en tongs.

Des pas boutonneux sur des gros scooters qui ressemblent juste à des broutards




 (quoi, je suis raaciste ? OK d’accord, un petit peu).
(Cette photo d'aprés notre ami Grogggle, ce seraient des broutards siemmenthal -- Coucou les broutards siemmenthal  !  et la photo a été prise ici.)




Des pas boutonneux sur des belles motos, en short et en tongs, ou pour les filles, en leggings et jolies sandalettes. On leur a déjà expliqué ce que ça laisse comme cicatrices, une dermabrasion de toute la jambe ? Non que j’aie déjà eu, juste j’imagine, puis d'ailleurs puisqu'on en cause, je pense que tous les vétos ou presque  ont vu comme moi leur compte de chats ou chiens avec des moches luxations complètes ouvertes d'un jarret par abrasion, et ça incite franchement à se protéger et à rouler tranquille.


Des bikers sur des harley ou des fois des motos qui y ressemblent pour la profane que je suis, et c’est juste un régal pour les yeux que ces magnifiques bécanes chromées rutilantes.

Et puis bien sûr, toute une faune bizzare et colorée. Parmi laquelle des motards  chevauchant des motos qui ressemblent un peu à la mienne (plus ou moins grosses, plus ou moins carénées, d’une part on ne voit pas tout en roulant, d’autre part j’y connais rien en moto, mais bon, des motos qui ressemblent un peu, quoi), soigneusement équipés.
Ceux-là, quand je les vois arriver, ou d’ailleurs me doubler
sur leurs belles motos, avec leurs casques, leurs gants et leurs vêtements de protection, je les regarde et je me dis qu'ils ont de la gueule. Alors quand ils me font un signe de main, ou un décrochement du pied en me doublant, ou même quand on échange trois mots et un sourire au feu rouge, je trouve ça super sympa et j’suis toute fière dans ma tête. Comme si j'étais accueillie dans une confrérie, moi le canard boiteux qui se fait encore doubler par les voitures.
Et quand je croise mon reflet dans une vitrine, je me dis « Waw. Moi aussi je ressemble à un motard». Avec fierté.

Étape suivante : ne plus se faire doubler par tout le monde, tout en continuant à rouler tranquille et AVEC PRUDENCE.
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 11:04
Pour ceux celles qui s'en foutent complètement n'auraient pas suivi, j'ai passé récemment le fameux niveauwouatmilleplusun et je l'ai eu.



Passage par toutes les couleurs de l'arc en ciel au préalable :


Un stage intensif et bien évidemment bien crevant

Entrainement intensif...

Impact dans 3 secondes... , impact dans 2 secondes..., impact dans...

Image trouvée ici



même si aux premiers regards ça pouvait apparaître "assez cool" puisque....
     ...  l'eau a été tiède durant les deux semaines de stage, 21 - 22°C sans thermocline et le temps a été trés beau au début, un peu moins au milieu, frisquet à la fin mais trés correct dans l'ensemble, on a juste perdu une journée de plongée à cause du vent

     ... 
les journées débutaient à 8H15 ou 8 H 30 chaque matin, terminaient entre 17 H 30 et 18 H environ -- d'autres stages dans d'autres centres débutent à 7 H 30 et se terminent parfois assez tard, 19 h 30, 20H, 21 H, c'est du vécu 
     ... 
on avait une bonne grosse pause repas de deux heures, toujours respectée -- non allez y'a eu une exception le second jour d'examen  -- qui permettait de faire la sieste ou réviser, au choix
     ... 
il y avait des douches chaudes dont nous avons usé et abusé et c'était boooooooooooooooooooon   -- d'autres centres n'ont pas de douches et bien sûr c'est aussi du vécu...)


Des plongées d'entrainements plus ou moins ratées
, plus ou moins réussies,
des nuits chaotiques
                                  Formation niveau 4

 

Image trouvée ici

à chercher le sommeil en essayant de ne pas penser au programme du lendemain, de dormir, et puis de la concentration, concentration, essayer de visualiser les choses à l'avance pour mieux réagir durant la plongée, comprendre ce qui se passe, intervenir correctement.


Une ambiance trés agréable, avec des formateurs pédagogues (trés, trés trés trés trés... D'ailleurs c'est par ici) et
sympas et drôles et un excellent groupe soudé, qui s'est bien soutenu


De bonnes grosses crises de rire
sur des thèmes aussi divers et variés que "tel problème touche le cerveau mais vous les filles vous ne risquez rien de ce côté-là" et "évidemment on aurait dû mettre du rose sur cette diapo" "Bon, on va bien décortiquer le cours sur le matériel, pour les filles"
                Du chocolat noir pour se remonter le moral, des pâtes ou du riz à tous les repas, à s'en dégoûter, une cure de barres de céréales entre les ploufs
Le plaisir sans cesse renouvelé de remettre combinaisons et chaussons mouillés, le soin apporté à protéger nos oreilles


Un gros coup de fatigue le lundi de la deuxième semaine [Ils nous avaient dit en rigolant gentiment que c'était toujours le lundi de la deuxième semaine que les filles pleuraient, ben j'ai été la première à craquer et notre  O-lesuperchefdestage a été très gentil]
Un gros malaise à la fin de l'antépénultième épreuve physique de l'examen
(j'ai failli ne pas sauver Arthur le mannequin), l'un des deux "chefs" du centre inquiet "mais tu as déjà eu ce type de problème ? Réchauffes-toi, poses-toi et on va voir si tu peux continuer...", et moi "Il faut absolument que je termine l'examen" [Mon idée c'était plutôt "il faut absolument que j'aie ce p.... de f... examen de m... parce que je ne sais pas si j'aurai le courage de recommencer" mais bon c'est le genre de choses qu'on peut penser mais qu'il ne faut pas dire, pour des tas de raisons] et sa réponse abrupte par inquiétude et parce que des fois il faut  "C'est pas toi qui décide, on ne va pas aller au carton si tu ne vas pas bien."



Finalement ça a été un peu mieux et j'ai pu terminer les épreuves, mal, certes,     j'ai un peu satellisé O-lesuperchefdestage au cours de la remontée de trente mètres,
bon pas autant que sur le dessin ;-)

               remontée rapide  ou comment grever la surface

 

Image trouvée ici
mais j'ai même pas fait le tour d'horizon, enfin bref c'était un peu lamentable sur cette épreuve en tous cas.



Et puis en fin d'aprés midi, les résultats, et je l'ai, je l'ai, je l'ai, je saute sur mes pieds et m'étire en grand, mains vers le ciel avant de me réassoir en boule sur ma chaise autour de ma joie, je l'ai, je l'ai, je l'ai. Je ne me sens toujours pas au niveau, j'ai encore énormément à apprendre, beaucoup d'expérience personnelle à me faire, je l'ai toujours su, que ce diplôme n'était qu'un point de départ. Mais le principal, je l'ai, je  l'ai, je  l'ai !

Nous avons préparé un apéro et les autres sont dans le vestiaire, je les rejoins et je saute de nouveau vers le ciel en poussant une sorte de miaou bizzare de pure joie, et l'une de mes binômes de stage m'accueille et me serre dans ses bras avec un bonheur aussi important que le mien. J'embrasse tous nos moniteurs avec bonheur, merci, merci, merci pour tout. Pour votre pédagogie, pour votre gentillesse, pour votre humour, pour partager ma joie, merci.



Waw.
Et puis aujourd'hui, retrouver l'appart déserté depuis deux semaine
s, trier des tas de trucs arrivés en mon absence, chercher du repos parce que je suis crevée physiquement et à plat mentalement (vous savez ce que c'est... Arrivé en haut d'une montagne, forcément, y'a plus, soit qu'à redescendre et faire autre chose, soit à commencer à prévoir la suivante, mais bon, de toutes façons, on est au but et y'a passage à vide.)
Des textos gentils qui partagent ma joie, d'autres gens qui semblent ne pas souhaiter la partager ou me le dire
, d'autres qui n'ont peut-être pas reçu la nouvelle, le retour d'un dossier de candidature super important pour moi irrecevable tant que je n'aurai pas fourni des documents que je pense bien impossibles à obtenir dans le laps de temps imparti.


R
etour sur terre, quoi. Se remettre à réfléchir [Y'a jamais de problème, il n'y a que des solutions] et à avancer.
Et cette douleur qui pulse dans mon crâne, souvenir d'hier, qui m'a empêché de dormir et dont j'aimerais bien qu'elle se taise.
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 10:40
En lisant (en retard) la Semaiine Vétérinaire, hier, j'ai trouvé un article sur l'ascension de l'Everest par un véto.

Photo empruntée ici



Pierre Schwinte, je l'avais croisé quelques fois, pas beaucoup, il y a des années (wouatmille, je crois bien ), juste assez pour me souvenir de lui, et puis bien sûr, je l'ai "re" "croisé" quelques fois dans la presse professionnelle, vu ses activités (comme pas mal d'autres vétos pratiquant le référé, disons.)
J'ai eu envie de publier cette note parce que "Waw". L'ascension de l'Everest. Et en plus l'Everest avec la somme de galères qu'il s'est coltiné.
Et puis  qu'est-ce que j'admire les gens qui comme lui, parviennent à se dépasser et à repousser leurs limites. [et à ce sujet, question repoussage de limite, il a fait fort, là, le confrère.... lisez la page mise en lien ]
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 00:01
J'ai fait il y a peu quelque chose de très mais très sympa : une ballade en rivière souterraine.
Le principe ?
Prenez une grotte dans laquelle coule une rivière souterraine, bien connue des spéléoologues locaux ainsi d'ailleurs que des spéléooplongeurs locaux, prenez un encadrement de spéléoologues chevronnés et des novices.
Auxquels sera recommandé, outre divers documents administratifs, de se procurer des gants et des chaussons de plongée qui ne craignent rien, une combinaison de plongée ni trop ni trop peu épaisse, un bleu ou autre combinaison de travail, un casque avec de la lumière étanche-paske même quand on n'a qu'un cerveau de dragon d'eau il est recommandé d'y faire attention, des palmes...

Emmenez ce petit monde sous terre après leur avoir fait signer un testament en faveur de l'encadrement-nan je plaisante, y compris, donc,  une dragon d'eau qui y est allé "à-la-one-again-j'ai-même-pas-peur" sans se demander si les relents de claustrophobie qu'elle ressent parfois [c'est vrai en plus] n'allaient pas poser problème [Claustro-quoi ? Nan, nan, a eu aucun souci.... Comme quoi "des fois" faut pas se poser de questions dans la vie !]...

Bon, il a fait froid quand même et j'ai vite été couverte de boue des pieds jusque dans les moindres mèches de cheveux (rha, je suis incapable de ne pas toucher mon visage !

Et j'ai adorée cette initiation. C'était fatiguant physiquement (rien d'insurmontable !) mais qu'est-ce que c'était beau en dessous. Les encadrants avaient des sacs étanches avec ravitaillement, trousse de secours, piles de rechange et autres et comme y'avait pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui portent, j'en ai pris un et c'était drôlement bien : le bidon étanche (bidon étanche dans sac étanche pour mieux garantir l'étanchéité  ) faisait flotteur dans l'eau, j'avais plus qu'à palmer un peu. En revanche, au retour, c'était à contre-courant donc forcément moins glop.
"On" m'avait dit que le lendemain je serais couverte de bleus  mais ça n'a même pas été le cas.
[Et flute, je regrette... J'ai des magnifiques photos, dont quelques-une de moi déguisée en miss-bains-de-boue-tout-partout.... Mais je ne peux pas les publier, parce que si Sergio, Vieux-Prof et Oleps tombaient sur leurs photos, ils ne trouveraient pas ça très sympa, même en indiquant leurs initiales dessus ou quoi que ce soit...]

Bon, en fait ça ressemblait à ça



Pris ICI
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 21:18
Chers lecteurs,
              Fidèles de la première heure (comme je me la joue, moi !!!!)
              Ou de la deuxième
              Égarés de la toile qui cherchent désespérément comment soigner un dragon d'eau (moi ça va très bien, merci, mais contrairement à d'autres blogueurs, mes statistiques de fréquentation par le biais des moteurs de recherche sont d'une platitude désespérante)
              Vétérinaires recherchant sur la toile un peu de confraternité et de solidarité (pas la peine d'en espérer dans la vie réelle, quoique ça dépende de la génération des confrères en question)
              et tous les autres  (Viendez tous, plus on est de fous plus on rit  !!)



Bref, amis lecteurs, je préfère vous avertir franchement et solennellement avant que vous n'ayez pénétré plus avant le corps de ce billet : Son contenu  disputera avec une belle constance entre le summum de l'ininitéressant, les profondeurs les plus abyssales imaginables du pitoyable et enfin un petit côté "gore" des moins charmants. Mais c'est mon blog, je raconte keskejeveux.

Donc, si vous avez encore bonne opinion de moi aprés avoir lu  mes 210 précédents billets, n'hésitez pas à continuer à lire, ça devrait régler le problème, sinon vous pouvez passer allègrement votre chemin, vous ne perdrez rien.



Mais revenons au sujet de ce billet. Le thé vert, vous en avez entendu parler, n'est-ce pas ? Excellent pour la santé et tout et tout ?
Tiens, je ne résiste pas à vous donner la liste des dites vertus, prises dans un site dont je tairais l'adresse tant la liste en question m'apparait limite ridicule (vous croyez que je vais me faire écharper ? Si l'auteur des lignes passe par ici y'a des chances mais je prends le risque...)
Tada, tada, tadam (roulement de tambour) : Les vertus du thé vert.
           Augmentation de la vigilance  /  stimulation de l’intellect  / 
           Action vasodilatatrice  /  diurétique  /  anti-infectieuse  / 
           contre la diarrhée  /  amaigrissante  /  réduction des méfaits du tabac  / 
           prévention de la carie dentaire et de la parodontite  /  stimulation du système immunitaire  /
           action préventive contre le cancer  /   contre les maladies cardio-vasculaires  /  céphalée  /  vieillissement
Voilà, donc le thé vert, c'est dit, c'est BON POUR LA SANTÉ.



Bien disciplinée, j'ai plein de thé vert à la maison. Bon, j'en bois pas beaucoup, je suis plutôt café au lait. [Et encore, pas n'importe quel café au lait. Ma recette à moi, c'est de faire du café n'importe comment, plutôt léger mais complètement au pifomètre dans une vieille cafetière mélior, et puis dans un bol le plus grand possible — ma mère tente de prétendre que mes bols à petit dej sont en fait des petits saladiers mais elle est mauvaise langue —, je mets 50 % d'eau du robinet, 40 % de lait écrêmé, je fais chauffer dans les 5 minutes parce qu'en cette saison ça a du mal à chauffer, et enfin 10 % de café. Je parie que personne d'autre que moi ne boit ça mais moi j'aime et puis c'est trés bon pour la diurèse.]



Bref, le but de mon propos n'était point, pour une fois, de raconter stupidement ma vie, mais de vous le dire franchement : On vous cache tout, on vous dit rien et même  on vous ment. Le thé c'est PAS bon pour la santé. D'ailleurs j'aurais dû m'abstenir d'en boire (ou en tous cas de le renverser ???). ;)
J'en veux pour démonstration les photos (Gore, j'avais prévenu, j'espère que les enfants sont au lit) suivantes.

Celle-ci, ça va.
Ce pansement tout sage et tout joli, tout vierge et quasi nuptial dissimule....

Ceci ! [Non, non, j'ai pas fait de bêtises récemment avec un Phénix, ou en tous cas ça ne vient pas de là] Cool, non ? Et encore je vous ai épargné la  vision hier avec la  gentille enflure inflammatoire des tissus mous et là c'est tout propre et tout joli que ça n'était pas hier ni encore ce matin.




Donc voilà, qu'on se le dise et qu'on le dise autour de soi, le thé c'est dangereux.


Ah ? Oh ?   On me souffle dans l'oreillette que cet article c'est n'importe quoi, inintéressant, pitoyable et gore, bon, ça j'avais prévenu, mais aussi que ma conclusion est stupide.


OK, alors je reformule : Le thé, ça n'est pas bon pour la santé quand on s'en renverse, bouillant, sur  un bras   nu   non prévu à cet effet. D'ailleurs, telle que vous me voyez, je retourne me préparer un café au lait.




NB 1 : Tout le monde se moque toujours de la taille de mes pansements... Mais je peux vous le dire, le secret pour faire tenir un pansement sur une patte (1), sur le segment allongé, qu'il soit du niveau radius-ulna ou humérus, c'est de le serrer correctement, ni trop ni trop peu et ça ça ne vous avance pas c'est dans les doigts que ça se sent, mais également de le faire laaaaaaaaaaaaaargement déborder de la zone malade. Et je fais d'excellents pansements, certes pas économiques, mais qui sont fonctionnels et qui tiennent. Et j'emm royalement ceux à qui mes pansements ne plaisent pas.
NB 2 : Pour ceux que ça intéresse, c'est pas surinfecté ni rienle dragon d'eau est de bonne nature et ses écailles —  sa joli peau de bébé tout comme le reste sont peu sujets aux infections — , ça fait quand même atrocement   assez  "un peu" mal mais en changeant le pansement trois fois par jour avec d'abondantes applications de S...z...ne, ça va. En revanche, Caliméro aimerait bien se faire chouchoutter un petit peu ;)
(1)  NDLR : Un bras, c'est pareil que pour une patte.


NB 3 : On rappelle que l'automédication ça peut être assez dangereux et donc, quoi qu'on puisse en croire, j'ai vu un docteur un vrai [Enfin j'ai pas vérifié si c'était un vrai, faudra que je pense à lui demander de me montrer son diplôme, une fois, pour rire] et je me soigne pas toute seule même que je sois vétérinaire ! ;)







À part ça, point de vus "summum de l'inintéressant" et "abysses du pitoyable", vous croyez que j'ai touché le fond ou que je peux faire encore mieux ? Euh, non, finalement, je préfère que personne ne réponde à cette question  ! ;)
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Dragond'eau En Quelques Plumes

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