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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 08:59

Une interne vétérinaire :   Anecdotes véto soit dans un CHV (Centre hospitalier vétérinaire) soit en tous cas dans une "grosse" clinique... Trés intéressessant, on lui souhaite longue vie, avec plein de "s" en plus (regardez comment j'ai écrit "intéressant"... Pourtant, je le jure, on est le matin et je ne suis shootée à rien à part un bon cocktail Paraacaitamaul-dextropropoxymachin-caféine-endorphines lié à un  bon mal de crâne sans cause connue)

 

Lilou the frog : le blog d'une jeune femme qui va sur certains mêmes sites que moi (ou bien c'est moi qui vais sur certains mêmes blog qu'elle, et j'écris français à la pingouin, oui, oui, en même temps pour une véto plongeuse, voilà, quoi), du coup l'autre soir j'ai cliqué sur son lien et découvert un univers trés attachant, plein de douceur, de peps, de tendresse, de joie de vivre.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 09:20

Un an et demi après la dernière édition, voici la suivante.

Tous les endroits où je vais traîner mes envies de lire sur le Net, quoi. En revanche j'ai supprimé (quasiment tous) les commentaires perso que j'avais mis par le passé, parce que forcément, à repasser par la page trente six mille fois par semaine, ils me sortaient par tous les orifices possibles.

 
Y'a des blogs de vie avec ou sans bout'd'chou, avec ou sans 4"pattes

 

                             Lilou the frog


 Nina, le blog garanti sans pépins  Il est sous mot de passe, en revanche, de même que le blog de Clémentine et Victor que j'aime beaucoup et c'est pourquoi je le mentionne...
                  Mélina, Anaïs

Samantdi offre de partager  sa vie commune : c'est plein de réflexion et  de chaleur

 Une "autre" prof : Virgibri
                 
Chulie
 Fou rire garanti : le blog du Grumeau  morceaux de vie racontés en dessins et textes hilarants

                  Envies de fraises

 Saramour  Jolis récits d'une jeune maman trés attachante et belles photos.
                   le journal du chat


 Sushi et Pedro  : Elle est véto mais son blog parle de mode.
                  
P'tite vie d'une famille  :  Aurélie est sage-femme, maman d'une jolie petite puce, elle fourmille d'idées de création manuelles diverses et variées,  elle cuisine, et elle raconte tout ça !
Fractale et compagnie :

                                Nanicroche ou les aventures de Stéphanie , son mari, leurs  enfants et du chien Bastoche. Un style inimitable  souvent trés drôle à  lire.

Les triplés

 


Pupuce, Cher et tendre, leurs chevaux, biquettes et chats   Un blog remonte-moral inégalable.



Y'a des blogs vétos :

Des blogs qui ne parlent pas que de véto mais qui en parlent pas mal tout de même (en volume) et trés bien (en qualité de récits).

 

À noter   que j'ai supprimé des liens de blogs morts ou mourants ou en tous cas ça paraît tout comme et peut-être oublié d'autres blogs que je ne connais pas.

Que personne ne se vexe et ne m'envoie une bombe assaisonnée de D...l...l, je suis toute prête à découvrir des blogs inconnus et toute  prête à remettre des liens si on me le demande gentiment :-).  Donc y'a  : 

                                  Une interne vétérinaire

la vétérinaire est au vert

                                               Dis-donc-Doc  qui raconte plein de trucs savoureux
Sophie,  sa vie des fois un peu bousculée de véto équin

                             Mi chien mi chat... 

Steuf 

                     Malgven  

Boules de fourrure  : un véto polyvalent (rural et canin) qui s'attache à expliquer plein de choses, à démystifier certains grands thèmes à aborder des thèmes d'actualité... Raconte ses rencontres, ses déceptions, ses tristesses et ses bonheurs... 


Lo-la-Véto  :     une jeune femme véto pleine d'allant et d'enthousiasme, qui fait plaisir à lire


Y'a des blogs de (futurs) médecins


Juste après dresseuse d'ours  Couettes et récits professionnels. Beaucoup d'humour et de fraîcheur.
Le spychologue
n'est pas médecin mais psychologue, mais vous auriez trouvé ça tout seuls...

Stockholm ou Mimi sont internes en chirurgie ; Petite interne en ????





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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 18:08

« Quand on proclama que la Bibliothèque comprenait tous les livres, la première réaction fut un bonheur extravagant. Tous les hommes se sentirent maîtres d’un trésor intact et secret. Il n’y avait pas de problème personnel ou mondial dont l’éloquente solution n’existât quelque part : dans quelque hexagone. L’univers se trouvait justifié, l’univers avait brusquement conquis les dimensions illimitées de l’espérance. »

Jorge Luis Borges, « Fictions » : La bibliothèque de Babel.

Lorsque j’ai déménagé toutes mes affaires, de làhautenhaut pour partie vers un garde meuble et pour petite partie vers icienbas, j’ai bien sûr regardé avec perplexité mes étagères de livres.

Lesquels emmener ?


Diapositive2-copie-6.jpg

 

Il y avait tous mes « beaux » livreslivres de photos, livres de peinture, de cuisine, livre contant l’histoire de Lavieillemaison. Pour certains, j’avoue, je ne les ai jamais lus. L'idée ne m'en gêne pas, un livre pour moi, c'est un capital, un trésor acquis, un bien "possédé" mais que l'on peut offrir, aussi, prêter, abandonner, dont l'on peut s'éloigner et vers lequel on peut revenir. Ces livres qui dorment aujourd'hui,  quelques jours je les découvrirai.


Il y avait tous mes poches, tous mes romans (certains acquis en grand volume, d’autres longuement attendus pour leur sortie en poche), et puis ceux donnés par papadragon.

C’est sur tous ceux là que portaient mes hésitations. Ce sont eux qui accompagnent mes trajets en train, mes repas, mes soirées d’insomnies…

 

Parmi eux, certains ne m’intéressent pas vraiment : après leur première lecture, ils finiront quelques jours donnés ou bookcrossés [Et malheureusement, le poche que je viens de m'acheter finira également ainsi, ce qui est un peu agaçant !] ; d’autres constituent de petits trésors que je lis et relis par période et par petits morceaux, que je finis par connaître par coeur et que je dois alors abandonner quelques temps.

 

 

Forcément, je voulais en emmener, mais pas non plus en trop grand nombre, et si possible des qui me tiendraient longtemps à lire et relire.


Huit mois après, une chose est sûre : je regrette beaucoup de mes choix, ne sait jamais de quelle lecture accompagner mes repas et n’ais ni réellement le temps d’aller sur la grande ville la plus proche me choisir des livres ni, d’ailleurs, le budget [quoique la notion de gestion de mon budget soit un chapitre en soi sujet à controverses…]

Cependant, j’avais triché en mettant de côté certains de mes poches sous la télé, peu accessibles.


L’autre jour, je suis retombée sur le Borges, avec délices.

C’est un livre de nouvelles. J’avoue que certaines me restent aussi impénétrables que lorsque je l’ai acheté mais d'autres font encore et de nouveau mon bonheur.

Pour l’étrange saveur de leur langue recherchée, ciselée, pour l’étrangeté de leurs récits et concepts, pour l’étrange clarté que certaines phrases éveillent en moi.

J’aime beaucoup aussi « les ruines circulaires » aussi incluse dans le même petit bouquin.

« Au bout d’un temps que certains narrateurs de son histoire préfèrent calculer en années et d’autres en lustres, il fut réveillé à minuit par deux rameurs : Il ne put voir leurs visages, mais ils lui parlèrent d’un magicien dans un temple du  nord, capable de marcher sur le feu et de ne pas se brûler. Le magicien se rappela brusquement  les paroles du Dieu. Il se rappela   que de toutes les créatures du globe, le feu était la seule qui savait  que son fils était un fantôme. »

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 21:18

"S'il est minuit et que l'on résume la vie sur terre à une seule journée,

les dinosaures ont vécu entre treize et vingt heures

Lucie est née il y a dix minutes,

l'homme contemporain il y a à peine deux centièmes de seconde.

Les requins, eux, existent depuis sept heures du matin."

Eric Clua, Dr Vétérinaire (pschhhhhhhhtttttt :-) ), plongeur (pschhhhhhhhtttttt :-) ), réalisateur et spécialiste en écologie marine.


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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 17:14
et comme on le voit y'a un copyright sur l'image même si moi personnellement moi même j'ai oublié où je l'avais originellement chipée


"Au delà du Fleuve des Bénis, nous nous sommes assis, oui, et nous avons pleuré en nous souvenant d'Avalon.
Nos épées étaient cassées dans nos mains et nous avons pendus nos boucliers au vieux chêne.
Les tours d'argent étaient tombées, dans une mer de sang. Combien de lieux jusqu'en Avalon ? Point, je dis, et plus qu'on n'en peut compter. Les tours d'argent sont tombées."


Roger Zelazny, Les fusils d'Avalon
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 00:23
Toujours entre deux ports d'attache plus ou moins temporaires
Journée productive aujourd'hui, réglage de plusieurs petits détails (administratifs, pratiques....) avant que de reprendre la route demain.

J'embarque avec moi des torchons
(On a toujours besoin de torchons, dans la vie....), des taies d'oreiller (Bon pas des tonnes non plus, hein), des vêtements encore (Ça, en revanche.... Un dragon une femme a toujours besoin de plein de vêtements....), des produits de toilettes, des produits d'entretien, et puis j'ai choisi dans ma bibliothèque quelques (il y en a tout de même une bonne dizaine ) livres de poche que j'aime bien, et qui comme d'habitude m'accompagneront en toutes choses et partout, du petit déjeuner au lit...

et ça, c'est quelques uns de mes bopuquins de poche....


Et papa dragon a eu la gentillesse de me ramener quelques livres à lui que j'aime beaucoup et que j'avais envie de relir
e.
Au supermarché, je tombe sur un bouquin de Bernard Giraudeau. Je le connais peu en tant qu'acteur, je n'ai jamais rien lu de lui, à part cette phrase que je trouve magnifique «La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent.»
[ Bernard Giraudeau ] - Extrait de Les Hommes à terre

J'en reparlerai
[ du bouquin, pas de Bernard Giraudeau quoi que, Bernard... "petits coeurs dans la voix" ] si je l'apprécie.

Par le passé, je passais toujours beaucoup de temps à choisir mes bouquins, quand je les achetais, je les avais déjà beaucoup parcourus, j'étais quasiment sûre de les aimer. Aujourd'hui, je manque de temps, et il m'arrive trop souvent à mon goût d'en acheter que je ne termine pas ou que je n'apprécie pas.
Ainsi j'ai donné à maman Dragon (Oui, parce qu'yfautqu'jevous dise,  papa et maman Dragon, lassés de ne pas voir leur courant d'air de fille, sont venus me retrouver chez moi lors d'un de mes passages.... Un peu honte, miss Dragond'eau, sur ce coup ; d'un autre côté, j'avais quant à moi proprosé de passer à la toujours maison familiale, finalement ils ont préféré venir eux, bref) une bonne douzaine de bouquins que je ne souhaitais pas garder.

J'ai repéré, dans le village où vivait précédemment le Chercheur d'or, un système de libération de livres.... En gros, devant l'Office du Tourisme siégeait une petite caisse de livre que l'on pouvait emprunter à titre gratuit, temporairement ou définitivement. M'étant renseignée, je m'étais promis d'y amener mes poches dédaignés. Finalement c'est donc maman Dragon qui les a embarqués avec mission de les donner si elle ne les garde pas elle-même.


Ce soir j'ai eu des amis à dîner ; tout de suite je blogue alors que je devrais débarrasser la table, mettre le lave-vaisselle en route et terminer mes bagages.
Demain je serai crevée, cherchez l'erreur...
Demain je reprends la route vers l'été, la mer, Plouf ! et tous les gens auxquels je me suis attachée là-bas.
Et je rêve de soleil, de mer, et de choses positives dont j'aurai tout le temps de parler...

Connexion erratique les temps à venir, ça ne changera pas grand chose, vous m'direz. Bises à tous avec mon plus joli sourire
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 00:23
[   "Vous allez partir tout de suite pour la capitale.
En route, changez fréquemment de monture. [...]
" Galopez jusqu'au palais du Président de la Cour métropolitaine. Un gong d'argent est suspendu devant le grand portail. Tout citoyen de l'Empire fleuri victime d'une injustice a le droit de venir le frapper. Faites-le résonner bien fort, mes amis, et quand vous serez à genoux devant le président, remettez-lui ce rouleau. Vous n'aurez rien d'autre à ajouter.
[...]
--  Il faut que ce document ait une importance extraordinaire, Votre Excellence ! s'exclama Tsiao-Taï en serrant son ceinturon.
Le juge Ti croisa ses bras dans les longues manches de sa robe.
--  Il concerne le mandat du Fils du Ciel, répliqua-t-il.
Avec un éclair de compréhension, Tsiao-Taï se mit au garde-à-vous et s'écria :
--  Dix mille années de vie à la Maison impériale !
Jetant un regard surpris à son camarade, Ma Jong compléta automatiquement la phrase séculaire :
--  Et vive à jamais l'Empereur !  ]





Robert Van Gulik est un hollandais né en 1910, "fils d'un médecin de l'Armée royale des Indes hollandaises". [Je ne sais pas pour vous, mais moi, rien que cette expression qui renvoie à l'époque des colonies me fait miroiter les mystères de l'Histoire qui m'ont toujours été impénétrables.]
Il vivra quelques années à Java entre 1916 et 1922, son père y étant en poste et c'est là que naît "sa grande histoire d'amour avec la Chine et tout ce qui s'y rattache."
Polyglotte, il étudiera notamment "la langue et la littérature chinoises (et japonaises !)" et "s'adonne[ra] chaque jour de façon rituelle  [...] tout au long de son existence à la calligraphie chinoise au pinceau." Il devient diplomate, est affecté à Tokyo, en Afrique orientale, en Egypte et à New-Delhi, épouse la fille d'un mandarin impérial, est transféré à la Haye, à Beyrouth, en Malaisie...

"J'étudiais depuis une quinzaine d'années la langue et l'histoire chinoises quand [s'] éveilla en moi un soudain intérêt pour la littérature criminelle de ce  pays."
C'est ainsi que Robert Van Gulik commence à rédiger les enquêtes du juge Ti,   fondées sur un personnage ayant réellement existé, le juge  Ti Jen-Tsié, né en 1930 sous la dynastie des T'ang, magistrat ayant effectivement exercé en diverses provinces de l'Empire Fleuri et résolu un nombre considérable d'affaires criminelles délicates.

Les aventures relatées par Robert Van Gulik naviguent harmonieusement entre origines "historiques" (le personnage du juge, les sujets méticuleusement recherchés dans des ouvrages anciens de littérature chinoise, traités de médecine ou de criminologie), inventions (les lieutenants du juge Ti) et connaissance de la réalité de la vie en Chine à l'époque du juge.

Tout cela donne des romans policiers intéressants et sympathiques dans lesquels le lecteur glane au passage de nombreuses notions concernant la culture chinoise, ses traditions, son mode de vie, certaines croyances... Bien évidemment le dit lecteur s'il recherche des informations fiables sur la Chine historique se méfiera du tissage imaginaire-réel de ces oeuvres...

Personnellement j'aime beaucoup ces livres qu'en temps j'ai piqué à mon père [comme pas mal même si aujourd'hui c'est parfois moi qui lui fait découvrir certains bouquins] et que je me suis rachetés récemment.
J'aime bien l'extrait précédemment cité, par exemple, trés révélateur de quelque chose que nos sociétés d'aujourd'hui ne connaissent pas, la révérence adressée par son peuple à l'Empereur, considéré  comme le fils du Ciel, et qui laisse bien entrevoir tout un monde de valeurs si éloignées de nos sociétés actuelles (désolée pour la répétition) et pour certaines curieusement séduisantes (j'ai bien dit "pour certaines" et il est un peu tard pour m'étendre sur le sujet, je vais plutôt aller m'étendre dans mon lit ;-) )
En déplacement pour près de un mois, j'ai pris les quatre avec moi et ils m'ont bien occupée...

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 22:55
Ou devrais-je parler de "délire" sur le thème de l'amorce proposée par BBT  ?


"Ce matin, derrière la petite porte du n°5, des trucs pas très ragoûtants… Un œil orange et gélatineux, et un alien bleu à cheveux verts.

J’ai essayé de ne pas regarder mais le contraste entre le orange de l’œil, le vert citrin de la créature et ses cheveux (cheveux ? Crête de cornes très fines ?) bleu profond ont capturé mon œil et me voici scotché à la devanture. J’ai dû intimer à mes jambes l’ordre de se remettre en marche et elles n’ont obéi qu’avec difficultés.
Décidément, habiter à côté d’une échoppe de farces et attrapes ne me réussit pas. D'un autre côté je suis persuadé que les problèmes viendront de là et sachant que je semble le seul à réaliser ce qui se trame, que faire d'autre que veiller  ?

J’aurais bien besoin de dormir après avoir fait des ménages à la Défense toute la nuit, mais la situation est trop instable pour cela. Depuis quelques mois les objets inanimés tendent à prendre des libertés avec, justement, leur qualité d’objets inanimés. Certains bougent, parlent ou projettent une communication non verbale dans mon esprit, d’autres envahissent mes rêves. Depuis peu certains de mes organes ou diverses parties de mon corps commencent également à n’en faire qu’à leur tête. Mais je garde un strict contrôle.
Bref, inutile de vouloir me coucher. Au mieux mes rêves seront peuplés de créatures démesurées dotées d’un unique œil occupant quasiment toute leur face et qui, bien sûr, passeront très exactement tout le temps de mon sommeil à me pourchasser,  le tout entrecoupés de réveils en sueur et le cœur battant. Au pire je ne parviendrai pas à m’endormir.
Inutile également de penser prendre un petit-déjeuner ou même un café, mon estomac trop serré n’accepte plus que très peu de nourriture. Et ça, ça fait des jours que ça dure. J’ai beau lui parler, lui dire de se décrisper, rien n’y fait.

Le docteur Desvalles que j’ai consulté à ce sujet et à qui j’ai parlé de tout cela voulait m’adresser à l’hôpital en taxi pour une consultation spécialisée, mais tandis que sa charmante assistance avait la gentillesse de m'appel
er un taxi, il s'est produit quelque chose — une sorte de déchirure dans l'après midi. L'instant d'après le docteur était étendu face contre terre, inanimé, et son diplôme suspendu au mur me prévenaitqu’une invasion mondiale d'origine extra-terrestre était en cours de préparation et qu’il fallait éviter les hopitaux et sortir par la fenêtre d’urgence. Curieusement ma main gauche et mon poignet étaient très douloureuxj'ai failli ne pas pouvoir ouvrir la fenêtre.
Depuis j’ai quitté mon emploi de trader et mon appartement et trouvé cet emploi d’homme de ménage où je suis à peu près tranquille. Mais, oui, l’alien me dit que l’invasion se précise, ce n'est plus qu'une question d'heures.

J’aurais vraiment besoin de dormir mais comment me l’autoriser à quelques heures de la fin du monde ?"


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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 22:12
Ma participation de ce soir au jeu des sabliers givrés, amorce proposée par benjamin

"La tripoteuse de tête est rentrée de vacances. On se revoit donc, dans le moelleux de son cabinet. Tout est doux chez elle, les tapis, le fauteuil, son sourire, ses yeux. Pas sa voix. Elle a le phrasé râpeux. Toujours au bord de la quinte de toux. Tout du moins quand elle parle.
Elle parle peu, d’ailleurs. Elle semble ne pas aimer cela et préférer se cantoner dans ce mutisme sans réserve, accueillant, doux et chaleureux. Tous les mardi, à 18 heures, j’entre chez elle après avoir à peine frappé à la porte de bois épais.
Elle vient vers moi, me salue d’un sourire qui ne découvre jamais ses dents, envahit ses yeux bruns chauds, éclaire tout entier ce visage de femme plus toute jeune, belle dans sa maturité. Elle me laisse suspendre, selon les saisons, mon manteau ou mon blouson sur le portant. Je m’installe ensuite dans ce fauteuil de cuir rouge vieilli profond, moelleux. Elle se place derrière moi et se met à l’œuvre dans ma nuque et sur ma tignasse tandis que je ferme les yeux et me laisse emporter par le parfum ambré subtil de son cabinet.
Ses mains sont chaudes et fermes, apaisantes par leur seul contact. Je tente toujours de retenir quels mouvements elle effectue sur mon cuir chevelu et dans ma nuque afin d'essayer de les reproduire ensuite mais jamais je n’y parviens. De toutes façons j’ai le sentiment que ses mains renferment un fluide guérisseur, à moins que ce ne soit sa voix.  En s'occupant de ma tête, elle chante en effet, doucement, de cette voix rauque et profonde qui perd alors sa tonalité écorchée et m’envoute littéralement.

Durant cette heure hebdomadaire chez Kassandra, le feu qui couve en permanence sous mon cuir chevelu s’apaise miraculeusement. Une heure après mon arrivée environ, je la sens terminer ses manipulations par ma nuque. Quelques minutes après je sors de chez elle merveilleusement bien. L’effet dure généralement « presque » jusque la semaine suivante et il est rare que je doive reprendre rendez-vous. Les spécialistes du centre anti-douleurs ont peiné à dissimuler leur air goguenard lorsque je leur ai dit qu’il m’avait été suggéré de la consulter. Une rebouteuse. C'est l'un d'eux qui l'a qualifiée de tripoteuse de tête. Pensez-vous.

N’empêche que depuis l’accident il y a 15 ans, le trauma crânien, la trépanation, elle est la seule qui soit parvenue à apaiser ces douleurs qui m’ont martyrisé si longtemps.
"


Ah, ça m'a mieux convenu, ce soir...

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 22:57
Donc seconde contribution de ma part à ce qui est le troisième grain des  sabliers givrés.
Amorce choisie par Saperli

« Oups, ça fait bizarre, non? Avant, il me parlait de mon succès assuré en amour, de mon impatience coupable au travail, de mes relations sociales assymétriques et là, une citation sur les gens qui se croyaient indispensables.
Ouh, j’aime pas. Ce genre de phrase, là, à deux centimes d’euros balsamiques, qu’on pourrait parfaitement ne pas sentir passer, qu’on pourrait croire qu’il s’agit d’une banalité généralisatrice pas forcément transcendante, n’importe, quoi, une phrase bouche-trou, ou même on pourrait avoir capté l’agression sous-jacente et décider qu’on ne l’a pas entendue, pas comprise, de toutes façons on est au dessus de tout cela
Sauf que j’en ai un peu assez d’être gentille et polie. Il m’aura au moins appris cela.

—  « Je suppose que vous parlez de vous-même, là  ? »
Pan dans les dents  !!! Je n’ai jamais pu le tutoyer, mon coach. Mon coach en développement personnel, appellation ronfleuse — je voulais dire « ronflante » pour ce personnage atypique, sombre et séduisant, magnétique, en tous cas en apparences... Sur lequel pour l'heure je laisse très lentement mon regard couler de son visage jusqu’aux pieds avant que de le toiser dans l’autre sens. Un truc très déstabilisant, je l’ai compris pour l'avoir subi.

— « Qu’en pensez-vous », me renvoie-t-il
, son regard brillant subitement tel les prunelles d’un loup mais masqué ou peut-être armé d’une fausse désinvolture. Très bien, l’heure des faux semblants n’est donc pas complètement passée.

—  « Que je ne sais quelle mouche vous pique, très cher… Il me semblait que notre collaboration, que vous pourriez qualifier de fructueuse et moi de dispendieuse mais néanmoins prometteuse, ne saurait se fonder sur des non-dits, des sous-entendus ou des images peu claires. Nous ne sommes que deux dans la pièce, donc ne prétendez pas que cette pseudo-banalité pseudo-généralisante n’est pas en réalité une pique. Et si vous avez quoi que ce soit à me dire, je suis toute entière à votre écoute.  »

Sourire de loup, regard acier de loup. Vas-y, crois-le, que tu vas me manger toute crue. Mes yeux soutiennent ton regard, mon sourire te répond et je ne me laisse même pas déconcentrer lorsque tu envoies la fumée de ton cigare dans ma direction. Grossier personnage, tu me préférais soumise, recueillant dévotement la sagesse que tu daignais me dispenser au cours de ces séances censées m’aider à développer mes capacités personnelles, ma confiance en moi, mon assurance en société… Aujourd’hui que je t’affronte, tu laisses maintenant totalement tomber ton voile et je suis même capable de jouir de cet instant
. Je n'en ai ni le regard, ni les dents, mais je me sens très louve, moi aussi, subitement. C'est MOI qui vais te dévorer.

—  « Je vous ai dit tout ce que j’avais à vous dire. » sourit-il lentement.
Je me trompe ou bien il ne sait pas trop que dire, là ? Allez, il est temps de l'écraser.

—  « C’était quoi, déjà ? Ah oui. Une phrase que vous n’êtes même pas fichu de citer correctement puisqu’à ma connaissance c’est un homme du nom de Denis Langlois qui a dit ou écrit « Les cimetières sont pleins de gens indispensables. Hier, on a enterré le fossoyeur. » et non pas simplement «  Les cimetières sont pleins de gens qui se croyaient indispensables. »
Résumons, voulez-vous ? "Trés cher" ? En l’espace de quelques six mois, vous m’avez soutirée une somme d’argent conséquente et non déclarée au fisc, vous avez l’esprit pratique. Vos qualités humaines m’ont toujours déçue. En loup garou vous n’êtes pas mal, en revanche. Étant donnée l’absence de critères évaluant l’efficacité de votre travail de coach, j’aurais des difficultés à vous remercier pour la dite efficacité mais je vous remercie tout court. Je vais dépenser mon argent différemment, à l’avenir.
»

Il sourit de façon beaucoup plus ouverte et détendue et mime une salve d’applaudissements.

— « Bravo. Tout simplement BRAVO. Vous vous êtes magnifiquement tirée de cette simulation. Votre cran a été imparable, vos réponses ciselées dans le feu le plus glacé qui fut imaginable. Je suis fier de vous. Vous avez fait d'ÉNORMES progrès depuis que nous avons commencé à travailler ensembles et je ne doute pas que vous puissiez en faire encore beaucoup. »
Hé hé, je l'attendais, celle-ci. Je lui souris et fais mine de me joindre à sa pseudo allégresse.

Il sera toujours temps de lui expliquer après lui avoir donné sa dernière liasse de billets de cent euros, que je pensais mots pour mots les dernières phrases que j’ai prononcées. Ça tombe bien, c’est bientôt les soldes.
»


NB quand j'ai lu l'amorce, j'ai pensé à la fin d'une histoire d'amour. Mais je n'ai pas eu le courage de l'écrire en ce sens.
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Dragond'eau En Quelques Plumes

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