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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 14:18

J'ai trois élèves en préparation pour le premier niveau de plongée autorisant de l'autonomie, c'est-à-dire de plonger sans encadrant.


A midi, quand on rangeait le matériel avec Dylane, Joline, la stagiaire pédagogique, m'avait parlé de deux d'entre elles qu'elle a eue ce matin, me confiant son découragement : les plongeuses en question n'ont que peu d'expérience en plongée, n'ont que pas plongé depuis des années, il est ridicule de les encourager  à passer le niveau supèrieur !

Je lui ai expliqué partager sa façon de voir (mais qu'en tant que salarié/stagiaire nous n'avons pas toujoyrs "la main"...), et que notre mission était simple en ce genre de circonstances : évaluer les élèves avec des critères précis nous permettant de leur prouver qu'ils ne sont pas au niveau, travailler avec eux pour se rapprocher du dit niveau même si on sait que dans le nombre de plongées prévues on n'y arrivera pas.

Ce aprés midi, j'ai donc les  trois, c'est-à-dire, ces deux-là plus celle que j'ai eue hier et qui a elle aussi un niveau technique plus que médiocre.

J'ai préparé une séance en fonction de ce que m'a raconté Joline et notamment prévu une remontée gilet.

C'est un exercice relativement simple dans l'absolu : on est sous l'eau à une certaine profondeur, on est stabilisé avec un certain volume d'air dans son gilet, on va initier une remontée en donnant deux coups de palme et en prenant une inspiration plus forte (poumon-ballast).

Quand on remonte la pression diminue donc les volumes d'air contenus dans le gilet et les poumons augmentent, ce qui a un effet "bouée" : il faut souffler plus que l'on n'inspire et purger son gilet pour contrôler sa vitesse de remontée.

Si un plongeur a été correctment formé et est à l'aise, une remontée individuelle se gère relativement facilement.

Là je me retrouve avec une plongeuse qui me suit à peu prés bien, une autre qui stagne trois mètres plus bas malgrés mes gestes, une autre à qui je fais signe de souffler et purger se retrouve en surface. L'instant d'aprés, l'une est au fond sur 15 mètres, la seconde trois mètres au dessus et la troisième tentant de redescendre me fait signe que ses oreilles lui font mal. Je vais l'assister en espérant éviter la rupture de tympan, essaie de faire remonter les autres qui me regardent et ne réagissent pas.

J'essaie d'enchaîner sur la suite du programme, mais on est dans l'eau depuis à peine un quart d'heure que l'une des plongeuses a séché sa bouteille d'air ou presque [c'est à dire qu'il ne lui reste plus que 70 bars d'air, ce qui nous laisserait quelques minutes de plus sous l'eau...] ; sauf qu'elle ne pense plus qu'à ça, inutile de tener un dermier pseudo exercice, je reviens au bateau dépitée, ça aurait pu être une plongée sympa et constructive .

Plus tard celle-ci vient me voir et m'explique qu'elle est stressée dans l'eau. Elle a l'habitude de plonger en mer chaude, sans combinaison, en eaux calmes. Là, la combinaison l'oppresse, elle ne paevient pas à gérer son lestage, son masque fuit ou est alternativement plein de buée.

Je ne dis pas grand chose, à quoi bon vouloir passer au niveau supèrieur quand on ne gère pas le niveau actuel ? Mais nous avons déjà eu cette conversation.

Et moi, tu crois que je ne suis pas stressée, quand j'ai simultanément à gérer trois accidents de plongée ambulants tels que vous ? [non, parce que, c'est vrai, je me sens capable de gérer pas mal de catastrophes si j'en ai une seule à la fois, mais trois c'est no possibility] J'oubliais, je suis moniteur, je ne connais pas le stress.

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 13:26

Ce soir y'a plouf de nuit ; j'assiste à un embryon de discussion entre Lepatwon et Mischaël et comprend que celui-ci espérait un peu que Lepatwon sortirait les plongeurs et que ce dernier n'en a pas l'intention.

Je sais que Mischaël est fatigué là où je me sens certes pas au top mais en forme et puis ça m'exaspère (1) de penser qu'automatiquement ce soit lui qui doive trinquer puisque Trois-pommes a prévu de partir, lui qui est en congés demain.

Mischaël est en train de dresser le planning du lendemain, Patwon et moi le regardons faire (c'est ça la France : un qui bosse et au moins deux qui regardent ;-) ) et Mischaël plaisante qu'il échange je-ne-sais-plus-quelle-mission avec la plongée de nuit ; là, patwon fait remarquer que je peux aussi sortir les ploufeurs avec  Fée-des-sept-mer. Et puis il enchaîne sur autre chose, une autre plaisanterie mais c'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde.

Un peu plus tard, je vais voir Mischaël, lui propose de prendre la plouferie de nuit, puisqu'il est fatigué, on ergotte un peu tous les deux mais puisque là ça passe sur Fée-des-sept-mers en terme de nombre de plongeurs, autant que je prenne, on ne sait pas s'il en sera de même une prochaine fois.

Il me dit, "OK, je prendrai la prochaine", et ajoute quelques conseils pratiques et sympas "ce soir tu peux laisser toutes les bouteilles dans le vestiaire et tu rentres chez toi direct (au lieu de les regonfler tout de suite aprés le retour de plongée NDLR), et puis si tu veux dormir un peu, tu peux  arriver un peu plus tard demain, y'aura pas de souci".

Il a terminé son planning, il va chercher ses affaires, me dit que j'ai une dernière chance de changer d'avis et le voyant prêt à partir, je souris : c'est gentil de sa part, mais je pense qu'il serait fort déçu que je lui dise autre chose que "non non, c'est bon, j'ai pris !"

 

Patwon quant à lui me précise quelles lampes je peux fournir aux plongeurs en cas de besoin, quoi leur facturer et me demande si je suis au point sur le briefing de sécurité et puis s'en va.

 

Par hasard, j'ai de quoi manger, alors je m'assois sur le muret qui donne sur la mer et mange tranquillement mon assiette sur les genoux.

 

Je vais rouvrir mon bateau que j'avais déjà préparé pour la nuit, installe dessus deux-trois trucs que le patwon m'a donné pour compléter l'équipement (car si Harthur est le bateau de Mischaël, Fée-des-seot-mers est plus ou moins mon bateau) et puis j'attends les clients, les fait payer, emmène leurs blocs au vestiaire.

Je suis toute seule et pour une fois je me sens vraiment opérationnelle.

 

Le site de plongée pratique pour les plongées de nuit est l'un de ceux où il existe un anneau de mouillage à 8 mètres et j'ai des amers précis pour trouver le dit anneau ; Patwon m'a conseillé d'envoyer Cireur pour amarrer sur l'anneau. Sauf qu'il fait nuit et que je ne vois pas mes amers.


Sur site, je cherche au sondeur ; le petit-flamand-rose me dit d'aller vers tribord mais je finis par lâcher le mouillage sur 10 mètres, ne trouvant pas mon anneau comme ça à l'aveugle.

J'immerge le scialume au dessus du mouillage, fait mon briefing, envoie mes ploufeurs sous l'eau et me retrouve seule sur mon bateau dans la baie, dans la nuit calme, le port, la ville et leurs lumières joyeuses pas trés loin.

Prés de moi, l'île de toutes les plongées, sur laquelle il y a beaucoup de moustiques : je me suis littéralement inondée de produit anti moustique avant et suis contente d'en sentir l'efficacité.

Un hélicoptère me survole à un moment, moi sur mon bateau dont les feux de nuit sont activés mais sur lequel j'ai éteint toutes autres sources lumineuses.

J'écoute de la musique en regardant les phares de mes plongeurs sous l'eau.

Je me fais un peu de souci, un moment, parce que Mischaël m'avait dit de me méfier du courant et de ne pas hésiter à changer de site si nécessaire et à regarder l'eau je me pose des questions, mais bon, ce qui est fait est fait.


Le couple de norvégiens a négocié une plongée d'une heure au lieu de 50 minutes préconisées par patwon, et arrive à 62 minutes mais je ne dis rien.

On rentre, je leur laisse rincer leurs affaires, je range les blocs dans le vestiaire, à 1 H 50 du matin je suis chez moi.

Quand j'émerge à 7 H, le cheveu et les neurones en vrac, je prends une bonne douche pour me réveiller.

Quand j'arrive, Mischaël a préparé mon bateau pour la journée et j'ai juste envie de l'embrasser pour cette gentillesse ; comme je ne suis pas sûre qu'il apprécierait, je me contente de le remercier.

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 07:33

J'émerge de l'eau aprés mon troisième baptême et compte tenu de la balance "moniteurs — baptêmes d'adolescents de cette colonie de vacances", c'est bon pour moi, je peux sortir de l'eau.

Et ça m'arrangerait bien parce que je suis fatiguée et que ma tendinte au talon d'achille s'est réveillée.

Mais le Petit-flamand-rose qui nous envoie les baptêmes me désigne une ado assise sur le boudin de Fée-des-sept-mers  en me disant que c'était pour moi, qu'elle a demandé à plonger avec moi, oui, moi personnellement, moi-même.

Et flute...

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, je fais connaissance avec la petite demoiselle qui s'appelle Éllinëlle et me dit avoir  la frousse.

Prendre le temps de discuter avec elle en surface, de la mettre en confiance, de la faire ballader en surface avant de s'immerger.


Nous  remontons une fois parce que ses oreilles ne passent pas et puis ensuite nous nous  balladons un moment sous l'eau.

Elle tient son détendeur d'une main et répond avec appliquation à mes signes et me fait OK d'un air "ah oui, c'est génial" quand je lui montre un joli poisson.

Quand nous  sortons elle est toute contente, me remercie joyeusement, me dit que c'était génial et qu'elle avait tellement peur avant d'y aller.

L'une de ses copines arrive et me dit qu'elle doit me faire la bise, que c'était tellement génial de faire son baptême avec moi, et puis elles échangent joyeusement leurs impressions.

C'est bon, je sais maintenant pourquoi Ellinëlle a demandé à passer avec moi personnellement.

Je ne sais pas ce que j'ai fait de si spécial (sans doute rien de plus que mes collègues masculins) mais ça fait plaisir de voir ces petites contentes de leur baptême.

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 10:25

Alors, oui, bon, du titre à la conclusion, y'a surtout un long déballage probablement pas trés intéressant.

À moins que le titre ne soit "comment j'ai testé les urgences pour la seconde fois de ma vie et comment j'ai besoin d'en parler parce que même si au final c'était rien ben pour moi dans ma petite vie ça n'a pas été si simple que ça".

Bref.

Il y a deux mois, à l'étranger, j'ai attrapé un rhume, et puis au bout d'une semaine, comme ça passait pas, que j'étais pas en forme, avec du mal à respirer par mon nez pris, j'ai été consulter, et le médecin m'a mise sous antibios en me disant que c'était une belle sinusite.

On s'en fout un peu, hein ? Oui, la suite aussi, en fait.

Et puis j'ai repris froid récemment, parce que l'eau était froide, froide, froide, et un aprés midi, j'ai carrément pas pu plonger, les sinus bouchés ne passaient pas.


Le lendemain j'étais dégagée en congés avec mission de me soigner et j'allais chez le médecin à qui j'ai demandé un traitement de cheval puissant parce que je ne peux pas ne pas plonger, vous comprenez, docteur,  mais il était un peu dubitatif mon docteur et il m'a bien demandé de le tenir au courant.

 

La semaine ça a été à peu prés même si mes sinus craquaient et que je saignais du nez en sortant de l'eau, et puis en fin de semaine, ma plongée du matin s'est bien passée, mais le soir en remontant, du palier de principe à la surface, j'ai eu l'impression que tout explosait dans ma tête, mon crâne, ma face, ma nuque, je ne savais même pas dire d'où venait la douleur mais comme j'étais pilote du bateau et responsable, j'ai serré les dents.


Le lendemain matin, mon collègue de travail m'a à peine jeté un coup d'oeil avant de me dire devant le patron que j'avais l'air mal en point mais le patron à qui j'avais déjà signalé la veille au soir que je ml'étais sentie pas bien en sortant de l'eau s'en foutait apparemment complètement    ; ce matin là j'ai pu rester en surface mais j'ai dû plonger l'aprés midi avec ces douleurs assez affreuses et le soir j'étais aux urgences.


En bord de mer, contrairement à ce qui m'était arrivé il y a maintenant quelque 5 ans, dés que j'ai dit que j'étais plongeuse, j'ai été emmenée en salle de déchoquage.

 

J'ai tenté de protester, j'étais pas en train d'agoniser, et puis je me suis dit OK, laisse les gérer, c'est leur taff et ils ont autre chose à f... que discutailler avec leurs patients.

J'ai été examinée puis j'ai vu un jeune médecin qui m'a faite passer dans un boxe classique en disant aux infirmières ou AS de reconditionner le déchoquage puis m'a demandé pourquoi j'étais là aux urgences.

Question qui tue.

Y'avait mille réponses.

(1) Parce que je me sens super mal et je vous en prie faites moi une injection une anesthésie coupez moi ce qui fait mal (la tête) mais faites cesser ça.


Parce qu'on est le soir tard et que je ne sais pas où et comment consulter un médecin généraliste d'astreinte ni où et qu'en plus je préfère vraiment être dans un centre hospitalier..

Parce que même si objectivement je ne pense pas que ce soit le cas, je me demande quand même si il n'y a pas un risque d'accident de décompression (ADD) ou de quelque chose d'autre de pas net et que c'est pas dans un cabinet  médical qu'on peut diagnostiquer ça alors que vous vous avez toute la technologie nécessaire pour tout faire comme examens et soins et vous êtes aussi à côté du caisson de décompression en cas de besoin.


Mais j'avais devant moi ce  jeune médecin et son air poliment fermé et j'avais l'impression qu'"il" estimait que je le dérangeais pour quelque chose qui ne le méritais pas.

Et moi aussi j'estimais un peu que c'était le cas, et j'avais aussi un peu honte parce que la veille au soir, si je m'étais super dépêchée et que je n'avais pas eu peur d'arriver juste à la fermeture et de le déranger et puis j'espérais que ça passerait, j'aurais pu passer chez mon médecin en sortant du boulot mais je l'avais pas fait et du coup je me retrouvais à engorger un service d'urgences le soir tard mais en même temps j'avais tellement mal et  je ne pouvais pas savoir si il n'y avait pas réellement quelque chose qui nécessitait des examens et des soins intensifs.


Alors j'ai pas su m'expliquer. De toutes façons, va t'expliquer quand tu te sens minable, vrillé par la douleur, que tout ce dont tu as envie c'est t'effondrer en larmes et supplier (voir paragraphe (1)) mais tu as encore trop de fierté en toi pour le faire ?


Aprés le premier médecin en a fait venir un autre qui m'a longuement interrogée sur mon protocole de plongée et de décompression du jour et m'a dit que pour lui c'était cohérent et que l'ADD paraissait à exclure et ce second médecin m'a laissée entre les mains du premier.

Qui m'a prescrit un anti-douleur, trois comprimés par jour.


Et là de nouveau, j'ai eu envie de m'effondrer et de supplier. Parce que cet anti-douleur, j'en ai déjà pris, je trouve qu'il ne me fait pas d'effet, moins en tous cas que ceux que j'avais pris depuis la veille.


Parce qu'il me semblait que même si on estimait qu'il n'y avait "rien", la douleur venait certainement au moins d'un phénomène inflammatoire et puisque les anti-douleurs ne faisaient pas effet, est-ce que je ne pouvais pas au moins me voir prescrir un anti-inflammatoire ? Mais je ne suis pas médecin, moi, qui je suis pour discuter les prescriptions d'un médecin d'hôpital ?


Mais j'ai pas voulu, ni supplier, ni pleurer ; dans le couloir, le médecin m'a dit gentiment que ces médicaments étaient plus forts que ceux que j'avais déjà pris et je n'ai rien répondu.


Je me suis retrouvée dans la rue à chercher la pharmacie de garde en larmes parce que j'avais toujours mal et je savais que ça n'allait pas s'arranger.

Le lendemain était férié et je l'ai passé au lit à attendre : même en doublant les doses d'anti-douleurs (ce qui était possible compte tenu de la notice et de mon poids), la douleur était bien logée dans mon crâne, ma nuque, ma face, bref... et n'avait pas l'intention de céder.


Le surlendemain, j'étais à la première heure chez mon médecin qui me prescrivait un scanner, des antibiotiques, des inhalations ; dés les premières prises je me suis sentie mieux et ai noté dans ma tête avec ironie que soit y'avait un effet placebo du tonnerre de Dieu lié à mon médecin mais je ne crois pas soit  je m'étais bien plantée en allant aux urgences plutôt que chez, donc, mon médecin.

 

Mais ça, je ne pouvais pas le savoir à l'avance et même si moi j'ai eu l'impression (et je parle bien d'impression) que ce médecin des urgences m'a rapidement catégorisée comme quelqu'un qui encombrait son service et qu'il fallait dégager au plus vite avec un service minimal, et bien, chacun, médecin, véto, etc, fait de son mieux.

[Je tiens à dire que mon idée n'est pas de déprécier le travail de ce médecin qui l'a fait comme il/elle estimait qu'il devait être fait et effectivement mon état ne nécessitait ni soins intensifs ni examens urgents au sens d'urgence vitale en tous cas.]


Et donc, pour conclure, aprés quinze jours d'arrêt maladie [15 jours loin de l'eau, 15 jours loin du bateau, 15 jours loin de mes collègues, 15 jours à m'emmerder à la maison, 15 jours à me soigner avec sans cesse l'angoisse que ça ne devienne chronique et que je doive changer de métier, 15 jours où mes collègues ont galéré et moi je me tournais les pouces], en reprenant contact avec l'eau toujours froide, j'ai décidé de m'acheter une combinaison étanche.


Comprenne qui voudra.



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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 22:21

 

C'est la fin de la saison et je cherche du travail : envoi de CV et de courriels de candidature, contacts téléphoniques, espoirs, déceptions Mais quelle vie j'ai choisie ? Mais quelle vie j'aurais si je n'avais pas choisie celle-là ? Je ne suis décidément pas faite pour la sécurité et la monotonie, même si parfois j'aimerais que les choses soient plus faciles et puis... Toute chose a sa part d'ombre et de lumière.

 

C'est la fin de saison  et, non, je n'en ai pas assez, et chaque fois qu'on me propose de rester sur la bateau, j'essaye d'aller à l'eau. Elle n'est pas trop froide encore et je profite de toutes mes plongées. Je serai bien assez enfermée après…

 

Discussion au repas  et Mischaël dit que lui il en a assez et qu'il faut qu'il pense à une reconversion mais laquelle ?  Il lui faut une activité où il voit le ciel, sinon ça ne va pas le faire. Coup au cœur, dans peu de temps moi  je serai enfermée, entre les trajets en voiture, le temps de travail et de sommeil, plus de 20 heures sur 24. Au secours.

Ne pas y penser.

Ou / et alors, se dire qu'"on" (moi) s'adapte à beaucoup de choses, qu'"on" (moi) l'a déjà fait, que finalement c'est pas si mal de naviguer entre des extrêmes et de rester toujours en tension.

 

 

La météo est difficile, du vent, de la houle… La grande Bleue est agitée et tumultueuse, toute moutonnante lorsqu'on la regarde depuis le port, magnifique. Une partie des plongeurs ont été annulés, quant à moi je plonge avec Pistou en formation niveau 1. Il est jeune et athlétique, très bien dans l'eau, je n'ai aucune inquiétude. À notre retour à la patate où devrait se trouver le mouillage, il n'y est plus, Mischaël a probablement dû le remonter parce que ça bougeait trop. Je lâche mon parachute et nous remontons tranquillement ; en surface, je veille à ce que Pistou garde son détendeur, la grande Bleue est toujours aussi agitée et c'est sportif pour regagner et remonter sur le bateau, mais je me sens bien.

Mon élève est doué mais aussi j'ai l'impression d'avoir bien travaillé avec lui. Il sort de l'eau heureux et moi aussi. C'est tellement simple, parfois !

Je me sens vivante sur ce bateau qui tangue, dans le vent qui serait tiède s'il n'était aussi intense et si nous n'étions pas mouillés, au milieu des vagues qui bousculent le bateau durant la traversée de la baie. 

 

grande bleue moutonnante


Je dis à mes parents que j'aime ce temps   et mon père a cette réflexion "quand les bouteilles tapent contre le bateau on se sent vivant". Oui, c'est presque ça, ou tellement ça, quand il y a du courant et mille poissons en suspension, quand la mer est tumultueuse sans être froide, quand il faut pousser sur ses palmes et se déhaler sur le relief et garder son détendeur en surface, s'accrocher à la ligne de vie pour ne pas trop galérer… Oui, je me sens vivante.

Un autre jour, une autre plongée.  Après les deux patates, dans la langue de sable et d'algues courtes folles, je cherche.

Je trouve très vite et sans doute par chance : forme de "s", couleur proche de celle des algues, plus marron que cet été, d'ailleurs, aspect cuirassé, petite tête parfaite de cheval des mers, c'est bien un hippocampe.

Ça faisait longtemps que nous n'étions pas venus sur ce site et ça me fait tout chaud au cœur. Savoir qu'il est là, qu'ils sont là car Typhon en a dénombré 4 au moins, c'est comme… C'est un peu de magie et de poésie sur cette terre, ou plutôt, à 12 mètres de fond dans une calanque de la grande bleue. Un peu de douceur, un peu de lumière, un peu comme si je savais où se trouve le nid d'une fée. Moi ça me réconforte toujours.

 

J'ai terminé la saison depuis un mois, je commence à reprendre du poids, je n'ai pas envie de me lever le matin  mais je ronge mon frein dix fois par jour, et je regrette ces moments sur le bateau, dans l'eau.

Pour autant, je me fais confiance, je saurai bien trouver mon chemin et retrouver la mer.

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 10:42

 

En me levant l'autre jour, j'ai appelé le centre de transfusion sanguine, expliqué comme d'hab depuis quelques mois que je connais mes jours de congés au dernier moment, toussa toussa, et est-ce qu'ils avaient de la place aujourd'hui  pour un don de plasma ?

 

Dans le temps, je donnais du sang total, ensuite j'ai donné des plaquettes et depuis quelques années, ils me prennent mon plasma. Il paraît que j'ai beaucoup d'anticorps contre l'hépatite B, c'est pour ça.

J'aime mieux, on peut donner plus souvent en plasma qu'en sang total, je me sens plus utile.

Par chance, il y avait de la place, donc je suis venue, la jeune secrétaire a fait mon admission et puis elle est revenue me demander si ça ne me dérangerait pas de donner en sang total, parce qu'ils manquaient terriblement, actuellement, de poches de sang total de mon groupe.

J'ai répondu que j'étais là pour donner ce dont ils avaient le plus besoin, et que sang total, non non, ça ne me dérangeait pas.

Ensuite, passage devant le médecin.

Une dame un peu plus âgée que moi, vaguement maternelle, potelée, soignée, joliment maquillée et habillée avec de petits talons, souriante, séduisante.

— "Vous pesez toujours 57 kg ?"

— "Oh, oui, docteur !"

Voici déjà quelques mois, l'un des médecins m'a incidemment appris qu'ils ne prélevaient pas de plasma sur des donneurs pesant moins de 57 kg ou peut-être 56, et depuis je dis à chaque fois que, non, non, mon poids n'a pas changé.

— "Hmmm…." (Regard scrutateur sur moi, j'aurais dû mettre autre chose que cette petite robe si décolletée) "j'en doute un peu… Passez sur la balance, s'il vous plaît."

— "Oh, non, docteur…"

  "Si si," me dit-elle en souriant, sortant un pèse-personne de dessous une table.

"52 kg toute habillée avec chaussures, ça fait 51 kg nue. Bon, hé bien ça tombe bien, on avait besoin de sang total de votre groupe et, si je ne peux pas vous prélever en plasma, je peux en sang total."

Bon (dépit et résignation, ça devait arriver, n'est-ce pas)…

— "Et ça signifie que je pourrai plus donner en plasma tant que je n'aurai pas repris de poids ?"

  "Effectivement."

 

Il va surtout falloir que je me débrouille pour passer devant un autre médecin qu'elle, et un peu plus habillée

 


49,8 kg sur la balance ce matin : qui a dit que le sport ne faisait pas maigrir ?

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 16:41

 

J'aime tout spécialement les congres.

Je fais actuellement la saison là où j'ai effectué mon stage pédagogique, voici deux ans. Nous allons plonger sur les mêmes sites qu'à l'époque ; dardanus calidus-so1sur l'un de ces sites (la calanque carrée), par dix mètres de profondeur, il y a une pierre carrée sous laquelle se trouvent un bernard l'hermite (techniquement, en fait un grand pagure),

 

 

Photo ffessm.fr

 

une murène et un congre, "c'est un ménage à trois, ça fait quatre ans qu'ils sont là."

Ça, c'est ce que dit Mischaël dans ses briefs.

Moi, je ne l'avais jamais vu, ce ménage à trois, et pourtant à chaque plongée sur ce site, j'avais explorées toutes les pierres de la zone. Le congre s'absentait-il ? Était-ce moi qui cherchait mal  ?

 

Conger-conger-7

Un jour, récemment, quelqu'un me l'a montré et j'ai eu ma réponse : j'avais mille fois ou peut-être une dizaine seulement, regardé sous cette pierre.  

 

Photo ffessm.fr

 

 

Le diable sait pourquoi je ne l'ai jamais vu.

 

Depuis, des congres, j'en ai vu des tas — comme si le fait d'avoir vu le premier avait débloquée ma capacité à les trouver, j'aimerais qu'il en soit autant des grandes cigales et des corbs et des mérous  —  , et j'adore leur tête timide et anxieuse.

 

muraena helena-ob1


Ce qui est curieux, d'ailleurs, c'est que la murène (aussi bestiole serpentiforme qu'on trouve dans les trous) aussi a un air inquiet (yeux fous d'anxiété, oui, je sais, c'est de l'anthropomachinchose, gueule ouverte...), pourtant elle ne m'inspire aucune sympathie.

 

Photo ffessm.fr

 


 

Pour en revenir à nos moutons poissons, depuis quelques jours, le congre de la calanque ronde (car nous avons nos chouchous que nous visitons à chaque passage sur le site) a un hameçon planté dans la gueule, un sacré morceau de ferraille d'aprés Riton — moi je n'ai vu que le fil de pêche qui sortait de dessous la pierre et éprouvé de la main que quelque chose y était accroché ; comme je venais de voir le congre rentrer sous la pierre, la triste conclusion était toute faite.

 

Nous nous sommes concertés pour savoir ce que nous pourrions faire pour lui mais personne ne veut prendre le risque de se faire mordre (en quoi ils ont sans doutes raison)  et nous ne ferons finalement probablement rien.

C'est stupide — Y'a tellement de misère autrement plus grave sur terre — mais ça me fait de la peine. Alors je mets de côté.

En fait, tout ce qui renvoie à l'absence, à la mort, me rend malade. Alors je mets de côté.


Quand quelque chose fait mal, il suffit de faire comme si on avait un précipice autour de son jardin : l'isoler par une grande cloison, même pas spécialement solide, mais complètement étanche. On ne voit plus le précipice, on ne sait même plus qu'il est là. Il suffit de ne pas s'approcher, jamais, jamais, de la cloison. Évidemment plus facile à dire qu'à réaliser.


À relier à mon incapacité à fonder un couple et à mon isolement : j'ai peur de perdre, tellement que quelque chose en moi me fait rester seule, parce que mieux vaut être seul que risquer de perdre ce / ceux qu'on aime.

Théorie de comptoir ? N'empêche que ça fait un moment qu'elle s'applique, la théorie de comptoir.

N'empêche que ma mère a perdu la sienne très jeune et n'a jamais été capable de m'en / nous en parler et moi de la pousser à le faire. C'est normal, de ne pas parler de ce qui fait mal ?

N'empêche que mon père a été séparé du sien trés jeune par sa mère qui, aprés son divorce, a soigneusement évité de laisser son fils voir son ex-mari. Là encore, silence radio.

Et ce n'est pas maintenant que, sans prévenir, mes parents semblent eux-mêmes se transformer  à vitesse grand V en vieillards, que je vais en parler avec eux.

Ils ont toujours nié que j'aie un quelconque problème psychopaslogique  — alors que tout le monde en a... et moi j'ai toujours (suite également à un début d'analyse, voici quelques années) pensé qu'une bonne partie de mes fractures internes, (qu'on les considère ridiculement bénignes ou pas) sont d'origine familiale.


Je n'ai pas envie de me disputer avec mes parents ; ils ont fait de leur mieux avec ce qu'ils étaient,  moi je n'ai pas été capable plus tôt de parler avec eux et maintenant je n'en ai pas envie.


D'aprés mon oncle par alliance et sa compagne qui elle est ma tante, mes parents sont trés fiers de moi — de tout ce que je suis. Certes, je veux bien le croire — mais j'aimerais bien que cela se manifeste au quotidien parce que, moi, je perçois au mieux indifférence ou rejet des activités qui me tiennent à coeur et du coup les sujets de conversation ne sont pas nombreux.

 


Difficile de se dépétrer de son enfance dont pourtant tout porterait à croire qu'elle a été rose.

J'aimerais parvenir à faire la paix en moi vis à vis de tout cela de façon à ne plus leur en vouloir de tant de "choses" confuses. Des fois, j'ai l'impression d'être sur le chemin.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 12:17

  (le titre est une référence à mon patron de l'an dernier qui, en guise de briefing avant plongée disait souvent  "bon, hé bien, plouf glou glou."

Donc l’eau est toujours froide. (ne vous étonnez pas, honorables lecteurs, du décousu dans la publication des billets : c’est comme je peux quand je peux, aussi bien l’écriture que la publication.)


Froide, froide, froide, sans thermocline, c’est à dire qu’on ne peut même pas espérer remonter un peu pour se sentir mieux.

 

Et mouillée, aussi, et plus j’y plonge, moins je sèche, je ne comprends pas (c’est là qu’il fallait sourire ou même rire, pour ceux qui veulent être polis).

   

 

Deux plongées par jour, les premiers jours je sortais de là épuisée, la tête enserrée dans un étau insidieux et pénible et puis ça a été mieux, progressivement.

 

En plus, insidieusement, je me retrouve plus ou moins affectée au matériel (distribution des combis, paires de palmes et détendeurs aux clients et forcément leur restitution après la plongée) (mais ça va changer car j’ai dit carrément à mon patron que ça me faisait ch…. et qu’il était absolument hors de question que cela devienne mon poste attitré) donc je remonte au club la dernière et il n’y a plus que de l’eau tiède dans la douche.


Et (oui oui j’ai des vrais problèmes dans ma vie, Xème degrés inside of course) je ne vois rien de plus insupportable qu’une douche à peine tiède quand tu es à moitié gelé (et la vessie tellement prête à exploser que paradoxalement il te faut te concentrer pour parvenir à en éliminer le contenu, j’avais peut-être oublié de dire, je suis poète à mes heures aussi) et que tu rêves d’une longue douche brûlante.

 

Donc je rêve (encore) d’un règlement intérieur  où il serait inscrit que les mecs n’ont droit qu’à trois minutes de douche chacun, pas plus (ben quoi, trois minutes c’est largement généreux quand on a les cheveux courts) (et, oui, je suis pour l’instant la seule fille de l’équipe) comme ça il restera toujours de l’eau chaude pour moi.  

À part ça, je ne suis pas égocentrique du tout, non, non.

 

          (ça c'est parce que j'aime beaucoup  cette

          chanson  et qu'allez savoir pourquoi j'ai

          des envies de douceur)
 

      Les premiers jours, pour

      diverses  raisons  un peu plus

           sérieuses que la température des douches

           tout de même, j’étais un

           peu découragée   et   je

       me demandais un peu si

        j’allais terminer   la   saison

            (par  ailleurs   à  peine   débutée…),   je me voyais à moitié tout  planter là et remettre une annonce dans notre Vet hebdo favori, mais je ne crois pas que c’était « sérieux », même dans ma tête. Je pense plutôt que c’est un réflexe humain  d’autoprotection, se dire qu’on a le choix et toute cette sorte de conneries.

 

 

 

Et puis j’ai commencé à prendre le rythme, j’ai commencé à prendre conscience que des tas de choses ont mûri dans ma tête depuis l’obtention de mon diplôme et que même si je suis toujours capable de faire des conneries à mourir de honte, peut-être un jour si j’arrive à persister dans cette voie je serai un bon moniteur et que parfois je suis capable de faire des trucs tout à fait bien.

 

journal 1Et l’autre jour j’ai vu ça dans le journal que mon patron achète tous les matins et que du coup tout le monde lui pique à un moment ou un autre.

 


Ça m’a fait sourire et j’ai attendu quelques jours pour le découper et le coller dans mon journal perso.


Si même mon horoscope le dit !

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 11:17

 

Voilà, je me suis remise à l’eau.

Qui était froide, comme prévu.

 

eau froide


 

 

 

 

La photo date de l'an dernier — l'eau de cette photo devait être aussi froide qu'actuellement —  mais si on pouvait avoir une aussi jolie visibilité ces jours ci...

 

 

 

Dieux merci, je rentre dans ma combinaison l’autre jour, je me suis demandé, un peu désolée, s’il était possible de perdre cinq kilogrammes en deux jours.

J’ai retrouvé Mischaël et Riton, et il y a  Vador, que je connais très peu mais avec un à priori positif, qui va travailler avec nous.

 

Mischaël m’a demandé s’il me foutait la paix aujourd’hui — je ne prends le travail officiellement qu’après demain — mais j’ai répondu qu’au contraire, j’étais partante pour qu’il me remette dans le bain.

 

Du coup il m’a faite piloter le semi rigide, faire le briefing — fort utile puisqu’il n’y avait sur le bateau ce jour là que des moniteurs aguerris et connaissant les sites, le club et la plongée mieux que moi et m’a dit plein de trucs.

 

La bonne et la mauvaise nouvelle c’est que j’ai vraiment l’impression que je vais être parachutée en plein dans les bonnes grosses responsabilités du moniteur de plongée alors que je suis aussi débutante que juste après mon diplôme — l’an dernier, je n’ai rien fait, que balader des gens sous l’eau.

 

Limite, de stress à cette idée, j’aurais envie de démissionner d’emblée, mais ça  c’est moi (et pas moi en même temps car je n’ai jamais été, justement, démissionaire…).

 

Au lieu de ça, je vais prendre une bonne grosse nuit de sommeil et commencer à préparer deux trois trucs dans ma tête et réviser le secourisme — le genre de trucs dont on espère ne jamais  avoir besoin mais Mischaël a déjà effectué sa première évacuation de la saison il y a quelques jours.

 

Je me suis promis de prendre soin de moi cet été : bien boire (de l’eau !), bien m’hydrater (n’aurais-je pas dit deux fois la même chose ?), soigner ma peau et mes cheveux, dormir un maximum.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 15:54

Ou pas.

 

J'avais pensé écrire vite fait mal bien fait un billet fourre-tout comme j’en ai la spécialité pour dire une énième fois que j'aurais-envie-d'écrire (gnan-gnan va, si t’as envie, vazy c’est tout) mais-les-journées-qui-n'ont-que-24-heures (povchérie, tiens, comme si t ‘étais la seule) —les-trucs-qu'on-peut-pas-écrire-tout-de-suite-parce-que-des-gens-risqueraient-de-se-reconnaître-et-pour-vivre-heureux-vivons-cachésl'envie-d'aller-aux-toilettes-qui-va-notablement-raccourcir-ce-billet-là-tout-particulièrement-et-ci-et-ça et…

 

Mais avant ça, j’avais eu envie d’écrire un petit billet vite fait mal bien fait rapide pour vous soumettre la photo de ce petit objet que je viens d’acquérir et finalement j’ai pas terminé le post parce que, (1) j’avais vraiment trop envie d’aller aux toilettes (How poetic is this blog, c’est une merveille, des fois je suis fière de moi, c’est vrai, quoi) (2) j’avais pas de cordon pour faire passer la photo dans l’ordi et j’ai pas pensé à utiliser la ouebkam.

 

Objet dont je viens de décider qu’une véto une plongeuse une femme  un être humain dans mon genre, disons, devrait en avoir un sur soi en permanence.

 

as-de-pique


Ce après en avoir manqué trois soirs de suite, entraînant un calamitage en règle que si je vous en disais plus vous comprendriez trop vite ce dont il s’agit.

Alors à votre avis c’est quoi ? **

                               Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii ?

Nooooooooooooon ?

                                C’est trop simple ?

C’est trop dur ?

                                 (Tout le monde s’en fiche ?)

(Y’a plus personne sur ce blog ?) 


(et, oui, avoir décidé d’avoir cet objet sur moi en permanence, je ne suis pas très sûre que ça soit très « distingué ». Indéniablement la preuve d’un certain esprit pratique, certes, mais pas forcément très distingué. Quoi que. Il est plutôt élégant, non ? ***)

 

À part ça, y’a pas mal de gens qui arrêtent leurs blogs actuellement… Ce qui me fait penser que malgré mon envie d’écrire, je ne parviens pas à être très présente sur le mien actuellement. Alors, est-ce que ça sent le sapin, ou pas, don’t know !

 

(**À part un as de pique en métal chromé appuyé sur un ordinateur dont l’écran est tout crade)

***  Non, ce n’est pas un sex toy

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