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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 09:40

Je me lêve tôt, généralement je mets trois réveils dans l'idée de paresser entre les trois parce que je me rendors facilement le matin et que j'aime cette sensation de sommeil dilué, tranquille.

Sauf que généralement je saute du lit dés la première sonnerie en m'encourageant d'un "lève-toi, et brille", parce que j'ai envie d'aller aux toilettes / besoin de me réveiller sous la douche (quitte, en cette saison, à me rendormir sous la couette aprés, cherchez l'erreur) / super faim / besoin de me préparer à manger pour la journée avant de partir / besoin de partir plus tôt que d'habitude / besoin de m'épiler avant de partir.


Je ne fais même pas mon lit, à peine si je tire la couette mais inutile de replier le canapé lit, quand bien même déplié il occupe 80 % de l'espace vital, puisque je ne reviendrait pas d'ici le soir et que pour le peu de temps que je vais passer ici, j'ai juste besoin de pouvoir m'asseoir avec mon assiette sur les genoux.


Je pars tôt, mais pas toujours aussi tôt que je voudrais.

Arrivée à Ys, je cherche une place gratuite et la trouve généralement.

Si j'ai travaillé la veille, je sais quelle est mon affectation du matin et des fois je tire une gueule pas possible tout en me disant "mais arrête de faire la gueule, un peu de maturité que diable", préparer fée-des-sept-mers pour la journée, monter la voiture qui sert à transbahuter toutes les bouteilles de plongée. Des fois je m'occupe aussi de Harthur, quand j'ai besoin d'y prendre mes affaires de plongée ou quand Mischaël n'a pas bossé la veille et que je veux lui rendre service mais s'il y a un truc que j'ai appris à son contact et que je commence à savoir un peu appliquer, c'est de faire mon taf avant d'aider les autres dans le leur.

J'aime ce moment où je suis toute seule avec le bateau, comme j'aime le fait de travailler dans un club de plongée, sur un bateau, en mer.


J'ai le sentiment d'être en permanence dans le concret, dans le brut, dans l'essence de la vie. Les seules illustrations que je puisse donner à ce sujet étant des contre-exemples, comme ces moments où on écoute attentivement à la VHF, l'opératrice du CROSS gérant un accident (parfois accident de plongée) et demandant si le coeur circule, s'il il y a prés de la victime un secouriste en train de pratiquer le massage cardiaque et où on réalise que c'est un club de plongée voisin, qu'à quelques km d'ici il y a quelqu'un qui l'instant d'avant remontait de plongée et se trouve maintenant entre la vie et la mort, comme ces moments où on commence à regarder sa montre parce qu'on attend des plongeurs, qu'il y a de la houle et du courant et qu'on se dit que d'ici dix minutes, il faudra lever le mouillage, partir dans le sens du courant les chercher, peut-être déclencher les secours.

Être vétérinaire, pourtant c'est tout aussi voire beaucoup plus (???) concret, mais je n'ai jamais ressenti la même chose. C'est peut-être parce que, encore et toujours, j'ai le sentiment que si j'avais été la même personne, alors, je serais devenue tout autre chose que vétérinaire.

 


La journée file souvent trés vite et arrive le moment de partir, faire quelques courses avant de rentrer, manger, manger manger (la triple répétition soulignant l'urgence limite hypoglycémique) et puis me coucher télé allumée que j'éteindrai dans la nuit sans avoir, lorsque tout va bien, rien vu des séries du soir.


Je me dis souvent que j'aimerais  sortir un peu plus, voir des gens, profiter de ma vie, et en même temps je n'ai pas le sentiment de ne pas en profiter.


Je suis routine parce que je sais que je vais bientot changer de vie de nouveau. J'angoisse d'ailleurs un peu à ce sujet : que ferai-je passée cette saison ? Que ferai-je l'an prochain ?

Mais je commence à réellement comprendre que c'est ma vie, elle est comme ça parce que je suis comme ça et il me faut apprendre à vivre l'instant présent, à profiter du bon en sachant que sur le long terme le moins bon s'écarte de toute façon de ma mémoire.

À quoi bon se morfondre à l'avance, je trouverai un autre point de chute, un autre lit, d'autres routines.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 12:43

Quand j'arrive sur Ys, la ville où je travaille, j'ai le choix entre le boulevard et la route du bord de mer.


Le premier circule sur deux voies, à 50 km/H et est trés fréquenté.
La seconde est en bord de mer (ça vous aviez peut-être compris ?), elle est entourée de restaus qui ont leur cuisine à tribord et leur terrasse à babord (tribord, c'est la main où on a le pouce à babord, n'est-ce pas, je dis ça au cas où vous ne seriez pas au point sémantique-marinement parlant, ne me remerciez pas c'est cadeau), elle est entrecoupée de gendarmes couchés et on y circule à 30 km/H.


L'avantage de cette route c'est la vue et que parfois le soir elle circule mieux que le boulevard (le matin d'ailleurs aussi, à vrai dire ça dépend de l'heure à laquelle on passe mais moi je triche, je viens super tôt) (en revanche, si vous suivez, le soir, les cuisines sont à babord et les terrasses et donc la mer à tribord.)


Et donc moi le soir j'ai tendance à prendre le boulevard, je ne sais pas trop pourquoi (ou peut-être parce que mon collègue de travail avec qui j'ai fichtrement envie de faire crac-boum-hue mais lui pas passe par cette dite route du bord de mer et je me sens suffisamment transparente à ses yeux pour avoir envie de garder un peu de dignité), mais le matin, j'arrive par le bord de mer.


Et tous les matins, à côté de l'un des restaus de plage, il y a une voiture avec un couple en train de décharger tout le b...l dont on a besoin pour passer la journée à la plage et un chien attaché à la voiture

Une sorte de (à vue de nez voiture) batard de chien de chasse croisé de labrador, noir et roux avec des oreilles pendantes et la grande queue qui va bien, sage, qui attend patiemment.

Si je passe plus tard, la voiture n'y est plus, papy et mamie sont installés sous leur parasol et toutou est couché en sphynx sur le sable, toujours calme et sage.

C'est même pas le lever du soleil sur la mer, c'est même pas la vision de tous les voiliers au mouillage dans la baie, ni les gens qui se baignent, ni la mer, qu'elle soit d'huile comme ces derniers jours, ou agitée et moutonneuse.

Mon plaisir du matin, ces temps ci, c'est ce chien.

Et vous ?

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 09:44

A suivre les jolis billets quotidiens de Samantdi, et compte tenu du fait qu'à l'heure où je commence le mien elle n'a pas encore publié son billet quotidien, il semble que l'on soit le 88 ème jour de cette année bissextile.

Faute d'autre idée, ce sera donc mon titre du jour.

 


Hier soir, quand je suis rentrée de mer, le tableau du lendemain (donc aujourd'hui) était fait, et mon nom n'y figurait pas. Comme je suis parfois une stressée de la vie j'ai sauté sur  demandé pourquoi à mon patron, précisant que ça ne m'arrangeait pas d'être de congès aujourd'hui,  que j'avais un rendez-vous vendredi.

Mon patron, (il a plein d'autres inconvénients), mais c'est un très brave homme, la gentillesse même. Il est venu voir le tableau avec moi, un peu perplexe, c'était Mischaël, en sa qualité de moniteur-chef, qui l'avait établi, Patron ne savait pas, mais on verrait avec Mischaël qui lui était reparti en mer.


Car on a des groupes ces temps ci, alors Mischaël pilote et drive (avec l'assurance de son expérience) son bateau Harthur, moi je pilote et drive (de mon mieux avec toute ma maladresse naturelle et mon manque d'assurance) mon bateau Fée-des-sept-mers (en vrai il ne s'appelle évidemment pas Fée-des-sept-mers, mais il a un assez joli nom tout de même), et on n'est pas toujours au même moment en mer, au vrai on s'était croisés à l'entrée du port (on rentrait, il partait).

Aprés j'ai réfléchi, regardé le tableau des moniteurs : mardi 8 mai, il y avait plein de noms d'inscrits, et vendredi il n'y a pour l'instant que Mischaël, Vador et moi, et toujours autant de clients.

 

"Ne refuses jamais un jour de congès quand on te le propose" m'avait conseillé Mischaël la semaine précédente : quand il est rentré et que patron lui en a parlé, j'ai dit que, finalement, congès aujourd'hui, ça serait parfait, si si.

 


Ce matin, j'ai donc paressé jusqu'à 8 heures (d'habitude c'est 5 H 40 le réveil) dans ma chambre baignée de soleil blacket je m'étais fait un petit programme des trucs à faire :

—  décommander mon rendez-vous de vendredi,

—  rappeller madame Z, fonctionnaire, qui devait me renvoyer des documents que je n'ai pas reçus,

— appeller le centre des impôts,

essayer de passer donner mon plasma


et aussi au magasin d'articles de plongée acheter un protecteur d'écran pour ma toute belle toute neuve montre-ordinateur de plongée...

 

 

(ça c'est ma toute belle toute neuve montre-ordinateur de plongée, et le 41:49 en bas signifie que je ne l'ai pas immergée depuis 41 heures 49 minutes donc je me dessèche en surface depuis lors)

 

J'avais juste oublié un truc, mardi 8 mai = férié.

Du coup, je vais avoir toute la journée pour ne rien faire, prendre soin de moi, continuer à bosser sur ma déclaration de revenus, et je ne sais quoi d'autre...

 


                 À part ça, 7 ans à peine aprés avoir été opérée des yeux (le motif à l'époque étant qu'aprés plus de vingt-cinq ans de binoclarderie, je ne supportais absolument plus que mon premier geste du matin soit de chercher mes lunettes à tatons), j'ai dû me refaire faire des lunettes. Bon, je savais que ça devait venir :  j'avais le sentiment de ne pas voir super bien depuis un moment et la prescription de l'ophtalmo en poche depuis trois mois.

En les mettant sur mon nez, j'ai réalisé que j'avais oublié depuis un moment (quelques mois ? Un an ? Un peu plus ?) ce qu'il en était de réellement BIEN voir et, un peu dégoûtée,  me suis dit "Ben merci la vie !" (oui, parce que, quand même à l'époque je pouvais espérer que l'effet soit nettement plus durable.)

Ou pas. Elles sont jolies mes lunettes et il y a bien plus ennuyeux dans la vie, quoi.

 

 

                 À part ça,  j'ai craqué voici un mois et me suis achetée (enfin, il s'agit d'une avance sur mon anniversaire)  l'ordinateur-montre de plongée dont je rêvais depuis si longtempsDiapositive2-copie-3.jpg   

(souvenez-vous c'était là)   

( sauf que le bracelet en titane pour les petits poignets c'est pas adapté donc bracelet élastomère, le mot est moche mais le bracelet moins et ils ont sorti une version black superbe cf photo plus haut). 

 

Et même hier soir je suis parvenue à étalonner la boussole incluse dedans  (reste à voir si je parviendrai à l'utiliser, ce qui est encore différent.)

 

 

 

                 À part ça, l'autre jour il y avait une baleine dans la baie, et les plongeurs sur Harthur l'ont vue à moins de 100 mètres de distance. Ça fait rêver...


grande bleue                 À part ça, voilà ce que je voyais depuis mon bateau hier : la grande bleue, du soleil, et mes plongeurs en train de revenir gentiment vers le bateau....


(le truc vertical à peu prés au milieu, dont on ne voit pas qu'il est orange vif, c'est un parachute de palier et, oui, la photo est aproximative et floue... Mais le moment, lui, ne l'était pas...)

 

                 À part ça, je ne me hasarderais pas à attendre quoi que ce soit de ce qui s'est passé dimanche, ni à le dire, mais si ça devait être le cas, je crois que ce serait trés proche de ce que dit Virgibri.

 

                 À part ça,   il est des jours de légèreté et de douceur...tri de printemps 

 

 

 

 

(et cette dernière photo, c'est un hommage à un grand moment de solitude bisannuel, celui où je ressors mes vêtements pour la prochaine saison....

 

Ma technique à moi c'est de tout sortir en vrac sur le lit, d'où effectivement un grand moment de solitude et de désordre insupportable, de trier et de tout reranger... Et vous, vous faites ? Le changement de place des vêtements selon la saison ? Du tri ?  )

 


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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 10:09

Là où j'ai remplacé il y a déjà quelque temps, j'occupais en son absence la maison de mon remplacé.

Une jolie maison sympa.

 


Il m'avait prévenue que j'aurais à m'occuper des chats, mais je n'avais pas trop compris s'il y en avait un ou deux.


Bon, le premier jour, j'arrive à midi, je monte mes valises dans la chambre, je redescends dans la pièce à vivre, un chat noir s'y trouve. OK. À sa demande, je lui ouvre pour qu'il sorte, je me fais à manger et puis il demande à rentrer et disparait dans la maison.

Et puis quelques minutes aprés, il redemande à rentrer de nouveau et disparait dans la maison.

....  Euh ?


Le soir quand je suis rentrée,  j’ai compris qu’il y en avait deux, quasiment jumeaux, à tel point qu'au départ, je ne les distinguais pas.

 

Après j’ai vu et compris qu’il y en avait un qui restait peu à l’intérieur tandis que l’autre sortait peu, un mince et l’autre grassouillet, un extraverti et  un timide, chacun des "ceci" allant logiquement avec chacun des "cela".

 

 

chats jumeaux


 

Photo trouvée ici sur le Net, à noter que la différence de tour de taille entre "mon" mincinet et "mon "grossinet" était moins flagrante qu'entre cet adulte quand même un peu obèse et ce chaton !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’ai jamais regardé s’ils étaient mâles ou femelles. J‘aime mieux les chats mâles, en effet (si c’est pas désolant pour un véto de pratiquer de la discrimination féline sur le sexe), donc ne pas regarder c’était leur laisser toute opportunité d’être des mâles sympas.


 

Le pli a été vite pris : leur ouvrir le matin, les faire rentrer le soir, les nourrir à peu prés à volonté (aprés tout je n'avais pas d'instructions sur ce point et c'était moi qui me coltinais les récriminations félines quand les gamelles étaient vides, mais bon, Dr Remplacé, si vous passez par ici, j'ai quand même fait attention à ce que Grossinet n'enfle pas comme une baudruche...)

 


Sauf que Grossinet a lui aussi très vite pris son propre pli : sortir vite fait avant mon petit-déj et demander implorer  de rentrer avant mon départ. Du coup moi, dés la première semaine, je lui ai mis une litière. J’ai beau avoir peu d’odorat, l’odeur de pipi de chat sur le joli petit tapis devant l’évier, ça allait deux minutes. Je l'ai lavé une fois, j'avais pas l'intention de le refaire tous les deux jours.


 

Quant à Mincinet, lui aussi il est rentré un matin avant que je ne parte au boulot. Du coup, le soir, il a  voulu sortir quand moi je suis revenue et il n’est jamais rentré de la soirée et donc de la nuit. Pas très fière que j’étais car madame l’épouse de mon patron avait bien insisté par l’intermédiaire de l’ASV pour que ses chats dorment dans la maison  la nuit et rassurée j'étais quand il s'est pointé à la porte fenêtre au matin.


 

La seconde fois où il m’a fait le coup, jamais je ne l’ai laissé ressortir, et il a miaulé longtemps en me tournant autour, d’une voix aigue, intense, exaspérante.

 

 


Mincinet et Grossinet ne pouvaient pas se voir en peinture.

Les deux gamelles de croquettes devaient être éloignées d’a minima cinquante centimètres, hors de question de boire ensembles dans la gamelle d’eau largement suffisante pour deux chats. De temps en temps j'entendais cracher et levant le nez de ce que je faisais je voyais que, oh préjudice grave, ils s'étaient retrouvés à moins de cinquante centimètres l'un de l'autre.


Au bout de quelques jours, habitué à moi, Grossinet dormait sur mon lit tandis que Mincinet, esseulé, se roulait en boule sur le canapé au rez de chaussée. J'avais un peu mal au coeur personnellement, mais bon...

 

 

Un soir, il (Mincinet) a voulu monter à l’étage. Grossinet était quant à lui placé en plein milieu de l’escalier. C’est-à-dire, en plein milieu, dans le sens de la hauteur, et en plein milieu de la marche.

 

 

Mincinet a fait trois tentatives accompagnées de crachats et grondements dont il était impossible de dire de qui ils venaient, et puis finalement il a sagement abandonné et est revenu sur son canapé.

 

 

Un autre soir — celui, justement où il-mincinet voulait sortir et moi je n’étais pas d’accord, au bout d’un moment, il-mincinet s’est un peu énervé, et il s’est carrément mis à courser Grossinet qui, doublé de volume, crachant et soufflant n’avait certainement jamais autant couru de sa vie.

 


C’était très drôle à voir, mais je n’ai pas cédé à ce chantage indirect (comment ça, anthropomorphisme ?), en revanche, ça m'a fourni une bonne anecdote à raconter aux ASV le lendemain.

 

Oui, je sais, c'était pas trés gentil. En même temps, on rigole de ce qu'on peut, hein.

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 12:30

Journée de congès inopinée mais bienvenue.


Petit déj : ça, c'est fait ! Un de mes grands plaisir lors de mes jours de congès, venir petit-déjeuner au village, dans un café sympa, d'un énorme chausson aux pommes avec de la compote maison. C'est tout juste miamm.


En revanche, mon plaisir est un peu gâché lorsque vient me faire la bise  et en me tutoyant comme une vieille connaissance ce vieux monsieur que je croisais avant souvent au port dans mon ancien club de plongée. Il serait temps que j'en guérisse, et pourtant, si j'ai plaisir à croiser sur les spots de plongée Lechefl'intimidant, je n'ai aucune envie de revoir tous ces gens que je croisais au port quand j'étais amoureuse et puis aprés encore.

 

Dans le même thème, j'aime bien les amoureux qui se bécottent sur les bancs publics, mais ceux qui se font des bisous supers bruyants chez MaacDau, et dont on peut suivre la conversation à deux mètres de distance, ça me saoûle.

Envieuse et aigrie ? Ce sont des questions que je me pose toujours, il n'est pas facile d'assumer socialement son célibat quand on n'est pas sûr justement de l'assumer intimement. En même temps, sincèrement, non je ne crois pas. Justement parce que je suis capable de regarder des couples en souriant et en me disant qu'ils enjolivent le monde.

 

cahier1

 

 

 

 

Alors, ça, c'est un des trucs qui m'ont fait trés plaisir récemment : cette photo très nulle est celle d'une bouteille de plongée (vous auriez reconnu, non ?) Qui comme il est écrit dessus a été dégagée du service actif car rouillée à l'intèrieur.

Un de ces jours, quand j'aurai du temps, je la décaperai, la repeindrai, y ajouterai un socle et la transformerai en lampe dont je serai à tort ou à raison très fière ;-)

 

 

 

 

 

 

J'aime bien sortir de chez moi et sentir l'odeur particulère d'ici, j'aime moins quand le temps est gris et froid, mais marcher sur le bord de mer reste toujours aussi sympa, d'ailleurs je vais y aller, sinon, je vais assassiner le couple d'à côté.


À part ça :

Faire mes comptes, ça c'est fait.

              Regarder la météo pour demain, aussi.

Réviser pour demain, reste à faire, de même que... le reste, et d'aller me coucher tôt.cahier2

 

 

 

En même temps, il n'est que midi et demi et sinon, oui, il va être temps de quitter MaaacDooooo et Internet pour retourner à la liste des trucs à faire.

 

 

 

 

 

 

et comme vous l'auriez peut-être compris, il se passe actuellement un stage niveau 4 au club de plongée et ce soir là je faisais les exercices en même temps que les candidats histoire de dérouiller les neurones.

 

 

 

 

 

 

Et chez vous, qu'est-ce qu'il raconte, ce mois d'avril ?

 


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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 19:02

 

.... que j'aurais pu poster ce billet, rédigé après un week end de quelque jours sur l’île de beauté, à Ajaccio très précisément où j’étais venue déjà il y a quelques temps

 

"et que je retrouve avec plaisir.

 

Je suis partie léger, j’ai juste quelques vêtements et une paire de basketts et même pas d’appareil photos dans une petite chambre prêtée sur les hauteurs d’Ajaccio.

Une longue petite trotte — mais je suis bonne marcheuse, à force, ce qui pique un peu c’est de commencer par la descente et de devoir avaler la montée au retour — le long de la route en regardant la mer, les bateaux ancrés dans la baie, les ferrys en train de partir ou de charger ou d’arriver et me voici en bord de mer, au début de la route des sanguinaires, ou en centre ville.

 

 

Il y a des zones très agréables, à Ajaccio, par exemple le vieux port avec ses restaus aux serveurs / menus / vues sur la mer / terrasse (cocher la mention préférée)  plus attractifs les uns que les autres.

 

Difficile de choisir ce qui me plaît le plus, entre la citadelle avec ses ânes et chèvres broutant tranquillement dans les douves (les a-t-on descendus par hélitreuillage ? Avec la copine qui m’accompagnait ce jour là, c’est ce que nous nous sommes amusées à imaginer), la vue de la mer bleue vert azur, émeraude, transparente, depuis les remparts, les petites rues.

 

 

Mais j’avais aussi envie de vous parler d’un endroit extraordinaire, que j’avais déjà repéré au cours d’un premier touch and go sur l’île il y  a quelque temps : Le bistrot du cours.

Je l’avais repéré parce que je passais quasiment tous les jours devant lors de mon premier séjour à cause de tous ces livres et de la mention wifi et puis parce que la déco de la façade est vraiment sympa [oui oui j’utilise ce mot à toutes la sauces et pour tout dire].

 

 le bistrot du cours

Photo http://www.cityvox.fr, clic sur la photo

 

Je suis donc passée des tas de fois devant, aux heures d’ouverture ou à des heures où il était fermé, et j’étais subjuguée par  cette accumulation improbable et tellement fascinante de livres. Des poches par dizaines, centaines, milliers peut-être, des grands formats, tellement attirants pour moi qui ne m’en achète jamais tant par nécessité budgétaire — c’est cher scredioune, les livres !! Déjà en poche, alors en grand format ! — que par économie de place chez moi. Des vieux livres aux belles reliures.

Des livres qui visiblement avaient vécu et d’autres qui semblaient avoir été peu ou pas lus.

 

 

Plusieurs fois, alors que le rideau était fermé, j’ai lorgné l’étagère de métal sise à côté du bistrot, et les livres qui restaient dessus, attendant quoi ?

 

Personne ne semblant se formaliser, je me suis laissée aller à feuilleter l’un ou l’autre et puis un gars est passé alors que j’étais plantée là et m’adressant un rapide sourire de « salut-tu vas bien- on ne se connaît pas mais on partage une mince complicité de part notre présence au même endroit pour la même raison », a déposé deux bouquins et est parti.

Alors j’ai osé en emprunter un que j’ai reposé deux heures après, ayant lu ce qui me suffisait dedans.

 

 

Et puis le lendemain, je suis revenue, avec mon gros sac à ordinateur. Je suis rentrée, le propriétaire( ??)-serveur un homme mince  aux cheveux ras, grisonnants, au nez aigu et aux petites lunettes, portant un grand tablier noir de bistrot (?) — m’a croisée avec un plateau de verres en me disant bonjour et je suis restée plantée là,  regardant autour de moi,  attendant de demander si je pouvais brancher mon ordi et sur quelle prise.

 

Un autre homme — cheveux mi longs frisés pantalon-veste ouverte m’a demandé s’il pouvait m’aider et je lui ai exposé ma question.

Il m’a répondu « Oh, sans doutes, mais on va demander. ». L’homme au tablier revenait et l’homme à la veste lui a posé ma question qu’il lui a retournée « Ben qu’est-ce que t’en pense, toi ? ».

J’ai attendu sagement qu’ils aient terminé de me bizuter gentiment, déterminant entre eux qui était le chef et pouvait m’autoriser le grand accès à l’électricité et donc à Internet et puis ne pouvant du fait de la place de la prise utiliser une des banquettes d’aspect confortable, je me suis assise, sic, sur une chaise de jardin très jolie mais pas confortable du tout et j’ai commandé un grand crème décaféiné et j’ai passé des heures sur Internet.

Un moment il y a eu de la musique — une play list diiiizer branchée depuis un ordinateur visible depuis le recoin menant aux toilettes — et puis les nouvelles locales sur la télé. Je me suis enfuie quand, beaucoup plus tard, le match de foot a commencé.

 

À un moment j’ai demandé à l’homme au tablier pourquoi ils étaient là tous ces livres, et j’ai dû lui faire répéter sa réponse tant il parlait doucement « Pour tourner ».

C’était exactement la réponse que j’espérais.

Alors, je ne sais pas si le Bistrot est une entreprise rentable (et à vrai dire, vu le temps passé depuis la rédaction de ce post, j’espère qu’il existe encore)…

Et qu’est-ce que je déteste positionner  ce genre de question alors que le bistrot est surtout, pour moi, une fantastique caverne d’Ali-Baba, un lieu de convivialité, de partage, d’échange, de rêve, parce que pour moi, lire, c’est avant tout s’évader et rêver ce qui explique que je n’aie jamais su lire de livres qui puissent être qualifiés de « sérieux ».

Mais je pense que cet endroit vaut vraiment le coup d’y aller, d’y prendre un café ou même plusieurs, une bière corse ou autre chose, de lire les citations écrites sur les murs, d’y amener des bouquins et d’en emprunter."

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 15:03

Un début d'année, c'est quelque chose de prometteur, comme une possibilité de  nouveau départ.

 

C'est pour ça que j'ai du mal à rédiger ce billet, depuis déjà quelques semaines : j'ai du mal à être dans le trip.

 

 

 

 

                                                Parce que je suis un peu ensevelie sous des lettres de motivation et envois de CV qui pour porteurs de promesse qu'ils soient sont tout aussi décourageants quand on sait que la majeure partie des contacts ne recrutent pas et qu'on envoie le CV comme une bouteille à la mer.

 

 


                                                Parce que j'ai vu (entreaperçu) mon frère, que je n'avais pas vu depuis deux trois ans et que je me demande avec un peu de désolation comment on peut en arriver là, à me sentir comme une vague connaissance pour mon frangin et à m'y sentir un peu indifférente. Seule preuve que tel n'est pas tout à fait le cas, si j'avais pu, j'aurais changé mes billets de train pour rentrer plus tôt.

 

 

 

 


Mais cette nouvelle année, c'est aussi, justement, tous ces CV à envoyer à ces adresses au soleil et toutes ces photos de plongées dans des eaux à 28 °C pleines de poissons multicolores sur lesquelles je rêve au passage (et oui, à force de rêver, ma productivité d'envoi de CV en prend un coup, mais souvenez vous d'Émilie jolie et d'Henri Salvador "faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve").

 

 

 

 

C'est le bébé de MissA, amie de ma soeur, qui est  née et ça fait plaisir de voir ses photos et de lire le bonheur de sa maman sur FB, et le petit bonhomme de Julie qui est si joliment attendu.

 

 

 

 

 

 

Si je devais me souhaiter à moi-personnellement-moi-même (aprés tout, on n'est jamais si bien servi que par soi-même) quelque(s) chose(s) pour 2012, ce serait de la lumière, des couleurs, de la douceur, de la chaleur, comme sur cette photo.

 

 

 

Noël 2012

  (Lampe reçue pour Noël, made in China mais tellement jolie sur ce miroir et entourée de mes flacons de parfums préférés)

 

 


Et puis des découvertes et de l'émerveillement toujours, des rires, de la tendresse et du bonheur

 

(et quelques larmes pour mieux goûter le contraste avec le bonheur, mais pas trop, juste un peu)

(et  la santé et la prospérité  bien sûr, comme tout le monde dit et je déteste dire comme tout le monde mais ma foi la vox populi a parfois bien raison ma bonne dame.)

 

 

 

 

Et donc je vous souhaite la même chose, à tous ceux qui me lisent et me laissent parfois des commentaires super gentils et aussi à ceux qui me lisent parfois en sous-marin.

Bonne année à tous.

 

 

edit 1 : 2012 sera aussi l'année d'un changement de décennie pour moi, je dis ça, je dis rien, les années c'est dans la tête, hein ? Alex, j'ai oublié de te le préciser dans ma réponse à un mail dont tu te souviendras peut-être : on dit "madame le dinosaure". ;-)


edit 2 : ffffiou, j'ai neuf abonnés, neuf. J'en suis toute épatée — oui oui je sais, il m'en faut peu pour être heureuse. Merci :-)

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 15:08

Bon, j'ai au moins trouvé un titre pour ce billet, même si j'ai triché, puisque c'est le titre d'un billet d'un blog que je lis ces temps ci, mais comme c'est un billet dissimulé dans wouatmillion d'archives et qu'en plus je ne vais pas pour l'instant vous en livrer l'adresse (c'est moche, c'est moche, de plagier sans citer ses sources.... Bouh...), personne n'ira voir que j'ai copié, ça reste entre vous et moi, ok ?


Ces temps ci, (au milieu de trombes d'eau et de vent, et ma cuisine toujours inondée, tu éponges ça se reforme, parce qu'apparemment y'a rien à faire pour l'éviter, dixit mon proprio qui m'a demandé si j'avais mon certificat de plongée, woua-a-a-a c'était drôle), je cogite, je cogite.


Le thème du jour, de la semaine, du mois, c'est qu'est ce que je veux vraiment ? Est-ce que je mène une vie qui me convient, ou pas, et qu'est-ce qu'il faudrait que je fasse pour arriver là où je voudrais être ?

Hou là là prise de tête (mais pourquoi elle se prend toujours, la tête, hein ?).

Entre deux prises de tête....


Je travaille... Des vaccins, des catstrations (la faute de frappe, c'est fait exprés), des ovarios (pour la première fois depuis mon tout tout premier job, j'ai accepté (!!!) de faire une ovario de chat par le flanc et ai eu le fugitif mais extrême bonheur de réussir parfaitement du premier coup. La grande question, c'est "serais-je capable de répéter ce ni plus ni moins qu'exploit  ?" (oui oui je me moque  gentiment de moi-même), du quotidien, quoi...

Je fais des gardes,"urgences vétérinaires bonsoir" et tout et tout, et des fois c'est frustrant avec de grosses impressions de merdouiller péclotter et des fois c'est stimulant. Je réalise que j'ai, oui, c'est même sûr, des petits moments de plaisir au boulot, mais à part ça, c'est toujours pareil, bref.

 

Je compte mes sous et je budgettise à mort ;

 

Je cherche du travail, je réponds scrupuleusement à toutes les annonces possibles, mais  je rêve sur les annonces pour des postes de moniteur de plongée en mers chaudes ;

 

(et en m'abstenant de répondre à une offre en Nouvelle calédonie je me demande si je manque du cran nécessaire pour partir au bout du monde en tant que moniteur, et puis aprés je réalise que quand on a des projets de vie tout à la fois ici et ailleurs, il faut faire des choix, et que ça n'est pas forcément par manque de cran que je ne réponds pas à telle annonce mais que je manque de l'expérience professionnelle, et à tous points de vue, des moyens me permettant pour l'instant, de répondre à ces annonces.)

 

Je rêve de m'acheter une maison en bord de mer (enfin, à 10-20 km de bord de mer, en fait — et j'ai eu envie d'assassiner ma cousine quand elle m'a dit en riant que ces maisons là étaient inaccessibles, mais peut-être un petit studio — tais-toi conasse et laisses-moi mener ma barque), pour pouvoir revenir entre deux voyages, alors je regarde les petites annonces sur Internet et je rêve sur des tas de chouettes photos et de trucs prometteurs beaucoup trop chers pour moi dans l'état actuel de mes finances mais j'ai confiance en mon opiniatreté et mes capacités à économiser.

 

Je profite de ballades sur le bord de mer (l'autre jour, y'avait plein de surfeurs, j'ai halluciné et j'ai aussi croisé Mischaël et bavardé un moment avec lui, c'était super sympa) de bons petits déjeuners dans des cafés.

 

Les vraies questions, c'est est-il possible de vouloir tout à la fois être parti(e) une partie de l'année et en même temps avoir un chez soi confortable et douillet ici en France et pas loin de la mer ? Parfois j'ai l'impression de ne penser (entre tous mes espoirs d'économie, la vie au quotidien et les frais d'avocats et autres pour l'appartement de là-haut en haut) que fric en permanence et parfois aussi l'impression d'attendre ma vie au lieu de la vivre.


Parfois aussi j'ai simplement l'impression d'être en chemin et que peut-être bien je serai en chemin toute ma vie. Et que c'est bien d'avoir des tas d'envie et de projets, de me donner les moyens de les réaliser (la vie nous limite suffisamment sans qu'on ne se bride soi-même, et que je profite quand même aussi au quotidien.

Et que personne n'est heureux tout le temps.

 

(et au moment où j'écris ça, il y a dans le petit snack plein de courants d'air dont je me connecte aujourd'hui, des reportages sur tous les gens qui ont souffert et beaucoup perdu au cours des intempéries... et oui je sais que j'ai la chance de ne manquer de rien.)


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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 21:25

(J'ai comme un doute sur l'accord du participe passé...)

Cf ce billet.

Quatre mois aprés tout de même. (comme le temps passe, ma bonne dame.)

Vous me croirez ou pas, c'est la première fois que je me fais de nouveau les ongles en quatre mois.

 

griffes1

Orange corail pétant, j'aime beaucoup. À part ça, comme j'ai rien à dire, ben....

édit 1  :  Admirez, SVP, la façon dont la photo est artistiquement prise pour faire ressortir les couleurs, et de suffisamment loin pour qu'on ne voit pas (trop) les imperfections.

édit 2 : Oups, j'aurais dû flouter ma montre, je prends des risques avec mon anonymat, moi.... [NB : c'est suffisamment clair que c'est du second degrès, j'espère ? :-) ]

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 20:26

Repassée par l'appartement de làbasenbas et maintenant déjà sur un nouveau lieu de travail.

Ce retour sur le continent sonne décidément un peu comme une déroute.

 

Avant de reprendre du travail comme véto, j’aurais peut-être dû penser à me reposer un petit peu. Parce que, là, comme ça,j ‘aurais peut-être pu penser que, objectivement, quatre mois de moniteur de plongée, c’était « un peu » fatiguant.

 

Donc, oui, j’suis crevée. Crevée à avoir mal dans les jambes et du mal à me relever quand je m’accroupis, crevée à avoir la nuque comme un morceau de bois et mal au crâne en permanence, c’est charmant.

 

 

À part ça, depuis des jours et des jours, depuis que j’ai arrêté de plonger, en fait, ou presque, je dors super mal, je me réveille dix fois dans la nuit en étouffant, alors je me lève pour dénouer le nœud de mon diaphragme et puis je me pelotonne de nouveau sous la couette en essayant de faire le vide dans ma tête pour pouvoir me rendormir.

 

J’avais lu je ne sais plus quand ni ou que les pratiquants de sports subaquatiques dormiraient mieux que les autres (une histoire qu’ils sécréteraient de la sérotonine), mais c’est certainement moi qui somatise (j’ironise, là, au cas où quelqu’un ne suivrait pas).

 

 

Et puis je m’emmerde au boulot, je m’emmerde, (et je ne devrais pas le dire, déjà bien heureuse d’en avoir je devrais être, je le sais, et je le suis, d’ailleurs) les journées sont longues, longues, pourtant la structure est sympa, mon patron qui partage son temps entre la rurale et la canine, les horaires, les clients ne sont pas chiants.

 

 

Ma petite collègue de travail, blondinette aux angéliques yeux bleus, toujours charmante et qui jamais ne me reproche de lui poser une question dont j’ai la réponse sous les yeux, me dit de façon tout à fait incidente qu’elle trouve que les français sont des râleurs pathologiques, jamais satisfaits de ce qu’ils ont, pourtant, on est dans un pays où plein de choses ne sont pas si mal que ça, et il faudrait savoir apprécier les petits moments de bonheur qui se présentent pour ce qu’ils sont.

Je lui avoue franchement n’être pas meilleure que les autres sur ce point et en même temps je m’interroge , est-ce que je sais, ou pas, profiter des petits moments de bonheur qui se présentent ?

Non, je suis toujours trop en train de cogiter et en même temps je me revois profiter de certains moments cet été, et puis d’autres, avant et je me dis que, si, quand même, je sais être heureuse, des fois, pas tout le temps, évidemment.

 

 

Tandis que Plouf-ploufette stresse parce  qu’elle passe bientôt le même examen que moi il y a un an (et j’aurais envie de lui dire que le plus dur n’est pas l’exam, mais la suite, mais ça ne serait pas très sympa, et puis ça ne sera peut-être pas comme ça pour elle),  Blanco qui l’a eu en même temps que moi, le dit examen —, sur sa page faissbouch, commente mélancoliquement que le retour dans ch’nord est dur (comprendre, « après la saison de plongée en Maiditerranés »)  « à qui le dis-tu ! » me dis-je en souriant, et sans doute soucieux de ne pas trop se plaindre, précise en commentaire « reste plus qu’à se trouver une destination au soleil et à repartir », à quoi j’opine également.

 

 

Rackhamlerouge, un collègue cet été, m’avait dit « c’est dur pour vous les saisonniers, il vous faut beaucoup de force intérieure : vous êtes toujours en suspens, toujours sur vos gardes, toujours en train de devoir anticiper la saison prochaine » et je ne m’étais pas reconnue dans ce « vous, les saisonniers ».

 

Peut-être parce que, pour moi, il ne s’agit pas de force intérieure, justement, mais plutôt d’une fuite en avant, d’un refus de se poser, de s’engager.

 

Ou peut-être, à contrario,  parce que je ne perds pas espoir de pouvoir vendre l’appartement là-hautenhaut et me racheter une maison à moi, avec mes jolis meubles, mes cadres, et mes pierres, et tout ce qu’il y a de féminin en moi que je ne peux pas exprimer l’été quand je passe mon temps entre combinaison néoprène et maillot de bain. Une maison pour pouvoir revenir entre deux saisons, deux remplas—ACD… 

 

Quand j’avoue à mamandragon rêver devant les maisons sur les sites Internet d’immobilier, elle me répond, inquiète, qu’il me faut d’abord trouver une région où je pourrais avoir du travail en plongée au moins une partie de l’année. [Quel que soit l’âge de leurs enfants, les mamans sont toujours la voix de la raison]. J’opine en me disant que de toutes façons rêver n’engage à rien, de toutes façons effectivement je n’ai aucune idée où les vagues me porteront à l’avenir et pas de sous pour une maison.

 

 

Parfois je suis découragée et souvent je me dis que j’en ai marre de me bagarrer et que j’aimerais disparaître sans manquer à personne, sans laisser autre chose que de la lumière dans le cœur de mes proches.

 

Souvent aussi je réalise la chance que j’ai d’être celle que je suis, là où je suis, en bonne santé. Et qu’il faut croire en ses rêves et savoir être gourmand, que vouloir tout et son contraire, c’est être vivant et qu’à ma façon patiente et obstinée je saurai bien trouver mon chemin en ce monde.

 

 

En attendant, au cours des quelques jours que j’ai passé à mon appartement de là-bas-en-bas, j’ai rincé  et fait sécher toutes mes  affaires de plongée en attendant le prochain départ et pris un nombre considérable de pantalons, jupes, robes et chaussures, sans oublier de jolis collants multicolores et des chaussures à talons, beaucoup plus que n’en nécessitent un mois pas tout à fait et demi d’assistanat, suffisamment pour satisfaire toutes mes envies de féminité.

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