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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 10:25

Alors, oui, bon, du titre à la conclusion, y'a surtout un long déballage probablement pas trés intéressant.

À moins que le titre ne soit "comment j'ai testé les urgences pour la seconde fois de ma vie et comment j'ai besoin d'en parler parce que même si au final c'était rien ben pour moi dans ma petite vie ça n'a pas été si simple que ça".

Bref.

Il y a deux mois, à l'étranger, j'ai attrapé un rhume, et puis au bout d'une semaine, comme ça passait pas, que j'étais pas en forme, avec du mal à respirer par mon nez pris, j'ai été consulter, et le médecin m'a mise sous antibios en me disant que c'était une belle sinusite.

On s'en fout un peu, hein ? Oui, la suite aussi, en fait.

Et puis j'ai repris froid récemment, parce que l'eau était froide, froide, froide, et un aprés midi, j'ai carrément pas pu plonger, les sinus bouchés ne passaient pas.


Le lendemain j'étais dégagée en congés avec mission de me soigner et j'allais chez le médecin à qui j'ai demandé un traitement de cheval puissant parce que je ne peux pas ne pas plonger, vous comprenez, docteur,  mais il était un peu dubitatif mon docteur et il m'a bien demandé de le tenir au courant.

 

La semaine ça a été à peu prés même si mes sinus craquaient et que je saignais du nez en sortant de l'eau, et puis en fin de semaine, ma plongée du matin s'est bien passée, mais le soir en remontant, du palier de principe à la surface, j'ai eu l'impression que tout explosait dans ma tête, mon crâne, ma face, ma nuque, je ne savais même pas dire d'où venait la douleur mais comme j'étais pilote du bateau et responsable, j'ai serré les dents.


Le lendemain matin, mon collègue de travail m'a à peine jeté un coup d'oeil avant de me dire devant le patron que j'avais l'air mal en point mais le patron à qui j'avais déjà signalé la veille au soir que je ml'étais sentie pas bien en sortant de l'eau s'en foutait apparemment complètement    ; ce matin là j'ai pu rester en surface mais j'ai dû plonger l'aprés midi avec ces douleurs assez affreuses et le soir j'étais aux urgences.


En bord de mer, contrairement à ce qui m'était arrivé il y a maintenant quelque 5 ans, dés que j'ai dit que j'étais plongeuse, j'ai été emmenée en salle de déchoquage.

 

J'ai tenté de protester, j'étais pas en train d'agoniser, et puis je me suis dit OK, laisse les gérer, c'est leur taff et ils ont autre chose à f... que discutailler avec leurs patients.

J'ai été examinée puis j'ai vu un jeune médecin qui m'a faite passer dans un boxe classique en disant aux infirmières ou AS de reconditionner le déchoquage puis m'a demandé pourquoi j'étais là aux urgences.

Question qui tue.

Y'avait mille réponses.

(1) Parce que je me sens super mal et je vous en prie faites moi une injection une anesthésie coupez moi ce qui fait mal (la tête) mais faites cesser ça.


Parce qu'on est le soir tard et que je ne sais pas où et comment consulter un médecin généraliste d'astreinte ni où et qu'en plus je préfère vraiment être dans un centre hospitalier..

Parce que même si objectivement je ne pense pas que ce soit le cas, je me demande quand même si il n'y a pas un risque d'accident de décompression (ADD) ou de quelque chose d'autre de pas net et que c'est pas dans un cabinet  médical qu'on peut diagnostiquer ça alors que vous vous avez toute la technologie nécessaire pour tout faire comme examens et soins et vous êtes aussi à côté du caisson de décompression en cas de besoin.


Mais j'avais devant moi ce  jeune médecin et son air poliment fermé et j'avais l'impression qu'"il" estimait que je le dérangeais pour quelque chose qui ne le méritais pas.

Et moi aussi j'estimais un peu que c'était le cas, et j'avais aussi un peu honte parce que la veille au soir, si je m'étais super dépêchée et que je n'avais pas eu peur d'arriver juste à la fermeture et de le déranger et puis j'espérais que ça passerait, j'aurais pu passer chez mon médecin en sortant du boulot mais je l'avais pas fait et du coup je me retrouvais à engorger un service d'urgences le soir tard mais en même temps j'avais tellement mal et  je ne pouvais pas savoir si il n'y avait pas réellement quelque chose qui nécessitait des examens et des soins intensifs.


Alors j'ai pas su m'expliquer. De toutes façons, va t'expliquer quand tu te sens minable, vrillé par la douleur, que tout ce dont tu as envie c'est t'effondrer en larmes et supplier (voir paragraphe (1)) mais tu as encore trop de fierté en toi pour le faire ?


Aprés le premier médecin en a fait venir un autre qui m'a longuement interrogée sur mon protocole de plongée et de décompression du jour et m'a dit que pour lui c'était cohérent et que l'ADD paraissait à exclure et ce second médecin m'a laissée entre les mains du premier.

Qui m'a prescrit un anti-douleur, trois comprimés par jour.


Et là de nouveau, j'ai eu envie de m'effondrer et de supplier. Parce que cet anti-douleur, j'en ai déjà pris, je trouve qu'il ne me fait pas d'effet, moins en tous cas que ceux que j'avais pris depuis la veille.


Parce qu'il me semblait que même si on estimait qu'il n'y avait "rien", la douleur venait certainement au moins d'un phénomène inflammatoire et puisque les anti-douleurs ne faisaient pas effet, est-ce que je ne pouvais pas au moins me voir prescrir un anti-inflammatoire ? Mais je ne suis pas médecin, moi, qui je suis pour discuter les prescriptions d'un médecin d'hôpital ?


Mais j'ai pas voulu, ni supplier, ni pleurer ; dans le couloir, le médecin m'a dit gentiment que ces médicaments étaient plus forts que ceux que j'avais déjà pris et je n'ai rien répondu.


Je me suis retrouvée dans la rue à chercher la pharmacie de garde en larmes parce que j'avais toujours mal et je savais que ça n'allait pas s'arranger.

Le lendemain était férié et je l'ai passé au lit à attendre : même en doublant les doses d'anti-douleurs (ce qui était possible compte tenu de la notice et de mon poids), la douleur était bien logée dans mon crâne, ma nuque, ma face, bref... et n'avait pas l'intention de céder.


Le surlendemain, j'étais à la première heure chez mon médecin qui me prescrivait un scanner, des antibiotiques, des inhalations ; dés les premières prises je me suis sentie mieux et ai noté dans ma tête avec ironie que soit y'avait un effet placebo du tonnerre de Dieu lié à mon médecin mais je ne crois pas soit  je m'étais bien plantée en allant aux urgences plutôt que chez, donc, mon médecin.

 

Mais ça, je ne pouvais pas le savoir à l'avance et même si moi j'ai eu l'impression (et je parle bien d'impression) que ce médecin des urgences m'a rapidement catégorisée comme quelqu'un qui encombrait son service et qu'il fallait dégager au plus vite avec un service minimal, et bien, chacun, médecin, véto, etc, fait de son mieux.

[Je tiens à dire que mon idée n'est pas de déprécier le travail de ce médecin qui l'a fait comme il/elle estimait qu'il devait être fait et effectivement mon état ne nécessitait ni soins intensifs ni examens urgents au sens d'urgence vitale en tous cas.]


Et donc, pour conclure, aprés quinze jours d'arrêt maladie [15 jours loin de l'eau, 15 jours loin du bateau, 15 jours loin de mes collègues, 15 jours à m'emmerder à la maison, 15 jours à me soigner avec sans cesse l'angoisse que ça ne devienne chronique et que je doive changer de métier, 15 jours où mes collègues ont galéré et moi je me tournais les pouces], en reprenant contact avec l'eau toujours froide, j'ai décidé de m'acheter une combinaison étanche.


Comprenne qui voudra.



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commentaires

samantdi 03/08/2013 19:47


Comme quoi, mieux vaut une consultation avec son médecin qu'une consultation aux urgences... Les crises de sinusite sont très dououreuses, j'en garde un souvenir très pénible.


Bonnes plongées avec la nouvelle combinaison !


 

Dragon d'eau 05/08/2013 09:06



Les miennes de sinusites, sont douloureuses quand je plonge surtout...


Sinon, consulter le médecin traitant a ses multiples avantages et le contexte hospitalier les siens.... En l'occurence, ça l'aurait peut-être mieux fait chez le médecin traitant enffectivement.


Merci de ton passage :-)



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