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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 13:46

C@line a écrit en commentaire quelque chose de tellement adorable d'une part et de tellement joli d'autre part que je trouvais que cela devait figurer en partie publique. Tout le monde en effet, ne lit pas les commentaires et celui-ci est tellement beau...

"Tu me manques, Dragon.

Parfois j'imagine les méandres de ta queue qui ondulent au fond de l'eau, les couleurs qui illuminent en alternance tes écailles, au gré du rayon de soleil qui perce les profondeurs, le reflet de ton oeil dans le glauque de l'eau marine. Et puis tu disparais, d'un souple mouvement de tes nageoires qui te propulse plus loin, dans le silence. Il ne reste que quelques bulles irisées qui remontent en tournoyant.

Reviens, Dragon, reviens !"

 


Le pire, c'est que je ne suis pas loin du toutJe passe souvent sur le blog, je lis ceux des autres, je valide les comm et j'essaye d'y répondre de mon mieux. Mais j'ai perdu ma spontanéité à écrire.
Finalement, on écrit tous pour être lus. Par qui, pourquoi, sont des questions auxquelles il est plus difficile de répondre et qui n'ont pas forcément de réponse.
Au début, c'était ça pour moi. C'était comme d'envoyer une bouteille à la mer, en espérant que les pages écrites fin et serré seraient lues.
Lues par un/des inconnus qui auraient le choix de les jeter ou de les lire
dont je pourrais espérer qu'ils soient amicaux, sympathiques, qu'ils auraient envie de me répondre (et contrairement au système des bouteilles à la mer, les blogs permettent un échange) mais ils resteraient des inconnus.
Je relis parfois ce que j'écrivais il y a encore quelques mois et j'aimerais bien m'y remettre parce que ça me plaisait. De passer du temps sur le blog, d'écrire dedans.

 

 

 


Mais entre temps, dans ma vie, il y a eu le Chercheur d'or. Il y a eu toute la confiance naïve que j'ai mise en lui, y'a eu mon amour pour lui, y'a eu lui.


Y'a eu le "vrai", celui qui a quitté ma vie de façon mochecelui que j'ai revu de temps en temps cet été, et je ne savais pas ce qui faisait le plus mal, de le voir, de ne pas le voir là où on aurait normalement dû se croiser (et pour moi il était hors de question de changer mes habitudes de façon à l'éviter), de le voir avec sa nouvelle compagne, d'éviter de lui répondre  réellement quand il me disait bonjour gentiment, façon copain-copine, de le voir indifférent quand c'était moi qui "devais" (faut sauver les apparences...) lui dire bonjour gentiment façon copain-copine.


Y'avait eu aussi, avant,  celui qu'il paraissait être. Celui dont je suis tombée amoureuse. Celui avec qui on s'était promis qu'on serait toujours amis. Je serais toujours sa petite fée, il serait toujours mon ami. Quand on en parlait je savais que ça serait difficile. C'est beau, de se dire que si (quand) on ne sera plus amants, on restera amis. C'est soit trés naïf et puéril, soit trés beau. Je savais que quand il me quitterait (je savais déjà quelque part que sans doutes ce serait lui qui partirait) j'aurais du mal à rester son amie. Mais à partir du moment où je l'avais dit, je savais que j'essaierais et donc que je réussirais si j'étais seule à entrer en compte et je croyais que comme moi il ne donnait pas sa parole à la légère.

Celui qui s'inquiétait pour moi au téléphone, (je m'étais brûlée, le bras, de façon impressionante mais bénigne, il l'avait appris par le blog, il m'avait gentiment reproché de ne pas lui avoir dit que je m'étais brûlée.) J'avais trouvé ça fantastique, quelqu'un qui se souciait de moi de cette façon là. P't'être que pour les gens qui lisent ce blog ça n'a rien d'exceptionnel, mais... En 200... 6 ? 2007 ?, j'ai eu un petit accident ; Y'avait personne pour m'emmener à l'hosto parce que sur le moment personne parmi les présents n'a réagi    et c'est moi qui quelques heures aprés ai réalisé que je ne me sentais pas super bien ; bref  j'ai été toute seule à l'hosto, j'ai prévenu personne sauf mon patron de mon absence, j'ai fait mes 24 heures d'hosto toute seule comme  une grande et je suis rentrée chez moi toute seule comme une grande aussi. Parce que justement je suis un peu grande pour appeler papa-maman dés que je tousse de travers et qu'en plus je ne voulais pas les inquiéter. Mais bon, ça m'a un peu frappé c't'histoire. Alors, aux tous débuts de notre "histoire", penser qu'à part la famille il y avait quelqu'un qui se souciait de moi, c'était juste un petit bonheur tout doux, quelque chose qu'à ce moment là j'avais savouré avec émerveillement.

 

 


Celui qui me parlait de son papa et de leurs liens (voir dans la seconde moitié du lien, aprés "Et puis j'ai aussi beaucoup d'autres choses en tête en plus du NWouatmilleplusun.").

Celui que j'admirais pour son côté "je sais faire un peu de tout dans pas mal de domaines", qui s'intéressait à tout. Celui qui m'avait demandé de le réveiller alors que je partais de nuit, j'avais trouvé ça  adorable, craquant, touchant, s'agissant de quelqu'un qui a autant de mal que lui à se réveiller le matin.

Celui surtout qui me paraissait au long de nos discussions partager certaines valeurs avec moi, la droiture, l'honnêteté, la franchise, le sens de l'honneur, par exemple.

 



Bref. L'amour, ça va, ça vient, rien n'est immuable, je le savais, je le sais.

Le plus dur n'est pas qu'il aie cessé ou n'aie jamais été (aussi) amoureux de moi (que je l'étais de lui) mais que ça se termine comme ça, en queue de poisson, sur une trahison moche et tellement inutile, m... pourquoi les gens ne peuvent pas se comporter de façon civilisée, fut-ce en amour ?

Je pouvais accepter beaucoup de choses de lui, j'aurais pu en accepter beaucoup, dans la vie, y'a énormément de couleuvres qui s'avalent, c'est finalement affaire de consentement (ou de refus) éclairé. La frontière en l'occurence, c'était l'honnêteté et la franchise, même si en l'occurence elles devaient être  douloureuses et eussent-elles été postèrieures à la rupture.

Le plus dur c'est aussi la façon dont aujourd'hui il se comporte, comme si jamais il ne s'était rien passé entre nous, comme si jamais on n'avait été, ni amants, ni même amis. Nier quelqu'un et les rapports qu'on a eu avec, c'est moche et c'est affreux pour la personne niée.

 


Bien sûr je suis une idiote, certainement ça "devait" se terminer comme ça.  Certainement, j'ai été stupide, naïve. J'en souris jaune, j'imagine parfaitement qu'une histoire similaire est survenue à des milliers de gens, ça n'a rien d'exceptionnel.

Sauf que c'est mon histoire, mon coeur qui bat, donc pardonne-moi le monde de raconter une histoire éculée comme si elle était neuve.

Et bien sûr, je savais à l'avance que ça pouvait se passer comme ça, sauf  que bien sûr mais sans en être vraiment consciente  je me croyais plus forte et plus intelligente que toutes les autres femmes avant moi, et je croyais que mon Chercheur d'Or était un être exceptionnel incapable de se conduire aussi bassement que ça.

Et puis dans la vie, on ne sait jamais où exactement vous conduit un chemin, avant de l'avoir suivi. Même si ça ressemble à ce qu'a vécu le voisin, même si telle situation est hyper classique, nous ne sommes guère que des êtres humains, tous différents, tous uniques, et voila, même si je savais que ça partait mal et que ça risquait de mal tourner, j'ai voulu y croire, j'ai suivi le chemin jusqu'au bout et faut-il me taxer de bêtise, de courage, ou quoi que ce soit, j'ai été trés loin sur ce chemin. Les derniers temps, je sentais bien qu'il y avait un problème. (quelle intelligence supèrieure !!!!  ) J'attendais qu'il me dise les choses, qu'il soit franc avec moi.

 

 

 

 

Je ne m'en veux pas (trop). Je me dis que bon, ça c'est fait, OK, je lui ai fait confiance, je lui ai offert ce que j'avais de plus beau en moi, il n'en a pas voulu.

OK, j'ai p't'être bien eu tort d'offrir tout ça à cet homme là parce que j'aurais pu me méfier beaucoup plus tôt,

OK, il ne s'est pas bien comporté, une méchante trahison qui ne s'imposait pas dans l'absolu, que je n'ai pas méritée,

OK, néanmoins y'avait eu des belles choses avant,

OK, j'ai du mal à me réfugier dans le souvenir de tout ce qu'il y a eu de joli, tellement c'est sali par la trahison et ce silence dans lequel il m'ensevelit [et j'ai encore des belles photos de lui mais je ne les regarde jamais, j'ai des jolies choses qu'il m'a écrites par voie électronique, je devrais sans doutes les jeter mais j'ai pas le courage, j'ai encore mal au ventre d'avoir accidentellement perdu tous ses textos, vous vous souvenez ?  — ]

OK, OK, OK, OK, de toutes façons, tout additionné, le bon et le mauvais, c'est terminé, y'a pas réellement à réfléchir, à repenser, à s'appesantir ni sur le bon ni sur le mauvais, non plus besoin ni utilité de sourire ou de me fustiger sur le fait que j'aurais pu voir j'aurais dû me méfier, pas besoin, surtout pas, de me demander si au moins il est heureux maintenant, c'est plus mon problème, c'est fini, c'est fini, il faut que je tire un trait et que je reparte dans ma vie.


Sauf que plus facile à penser qu'à faire.
Sauf qu'en wouatmille ans de vie, je ne suis tombée amoureuse que d'un homme, un seul. C'est pas que j'ai pas cherché, au contraire en quelques sortes, ou plutôt je suis toujours restée open. Et c'est pas que je veuille rester coincée dans cette histoire, au contraire j'aimerais bien penser à autre chose, d'ailleurs faut pas croire je ne passe pas mon temps à chialouner. Sauf que comment je fais pour oublier ?

D'ailleurs j'ai pas envie d'oublier. Tout ce qui nous arrive nous construit, il est stupide de vouloir enterrer des trucs, ça ressort toujours. J'aurais eu envie qu'il termine notre histoire avec correction et dignité, en me respectant, de façon à me permettre d'en conserver au moins les bons souvenirs, la chaleur, la douceur et la tendresse.

Et là du coup, donc,  tout bien additionné, je me retrouve un peu vide. Pas facile d'écrire maintenant. Si, des lignes et des lignes, juste au début, à lui, ou sur lui, qui tournaient en rond, un véritable serpent qui se mord la queue, et l'un des seuls trucs qui me réconfortent (on fait ce qu'on peut avec ce qu'on est), c'est de ne lui rien avoir adressé de tout cela, de ne pas l'avoir pourchassé. Et il ne se passe quasiment pas de jours sans que je ne croise des gens qui le connaissent, et à chaque fois j'ai envie de leur dire, d'un ton faussement dégagé "Oh, et au fait, t'as des nouvelles du Chercheur d'Or" et petite satisfaction, ça ne dépasse pas mes lèvres.

 


Y reste le boulot, y reste la plongée, y reste la famille, y reste tous les petits moments de bonheur quotidien qui passent si vite qu'on aurait du mal à les goûter si on n'y faisait pas attention, y reste tous les sourires, tous les contacts humains qu'on peut avoir dans une journée.

Et puis certes c'est un peu idiot de se sentir vide à cause d'un homme et notamment à cause d'un homme qui s'est comporté comme ça. Je ne vais quand même pas me laisser tuer, si peu que ce soit, par un homme capable de se comporter ainsi.

Entendons-nous. Je sais trés bien que ce n'était qu'une histoire d'amour parmi toutes celles que le monde a porté au cours des temps, et qu'elle n'a rien d'exceptionnel. Je ne sais pas si j'en vivrai d'autres, ça viendra comme ça viendra. Je ne passe pas mon temps à y penser, je ne déprime pas, je dors, je ris, je regarde les enfants, les couples, les gens, les chiens, les chats, les paysages, je plonge, je vis, quoi.

Mais tout ça, ajouté au fait que, par le passé, il lisait ce blog (je sais pas s'il le lit toujours, je ne pense pas, mais aucunes des deux options n'est un encouragement à me remettre à écrire), tout ça explique que j'aie un peu de mal à écrire, que j'aie perdu ma spontanéité. 


Mais ça reviendra, je me fais confiance sur ce point, et ne serait-ce que d'avoir conté tout cela ça fait du bien  même si c'est pas forcément évident à sortir

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commentaires

C@line 27/10/2009 11:11


Je n'ai pas voulu répondre à chaud à ce post très intime.
Il me semble que l'on peut en dire une chose très importante : tu devais écrire tout cela.
Le mettre noir sur blanc. Ou plutot jaune, bleu, rouge, vert orange... sur bleu marine...
Tu mettras peut-être longtemps à te remettre. Et je crois qu'il vaut mieux une crise longue, dont on ne se remet peu à peu qu'une histoire brutalement enterrée, que l'on croit oubliée, enfouie à
ouatmille lieues sous les mers, mais qui pourrit, qui s'enkyste et qui revient te détruire dix ans plus tard.
Je parle en connaissance de cause.
Tu as dû remarquer que la bonne cicatrisation part du fond de la plaie, rapport à ton métier... ;-) Alors ne laisse la peau se refermer d'abord, si c'est nécessaire remet un petit de lancette de
temps en temps. Et du Lotagen aussi. Faut pas que ça bourgeonne.
BiZ.


Dragon d'eau 28/10/2009 22:58


Cela faisait un moment que je n'avais pleuré en y repensant mais plouf, c'est reparti en te lisant. C'est sûr le chemin est long...
Pas de souci pour le lotagen, ma plaie (pour utiliser ce terme qui n'est pas forcément pour me plaire...) en est abondamment saupoudrée assez
fréquemment.
Merci pour ta gentillesse et  pour avoir encore une fois tout compris... Et ça vaut bien que je t'embrasse à nouveau


Caroline 09/10/2009 22:28


J'appartiens aussi à la cohorte des lecteurs silencieux mais assidus (même si le commentaire arrive 3 semaines après la publication du billet!) et tout comme Fourrure l'écrit ici même, je ne sais
souvent pas quoi ajouter. 
Pourtant, je suis souvent touchée par ce que tu écris, pour plein de raisons.
Donc voilà, je profite de ce billet là pour t'envoyer plein de pensées positives!


Dragon d'eau 09/10/2009 23:23


C'est gentil... Merci.
:-)


Dragon d'eau 21/09/2009 14:09

Un petit mot pour vous dire à tous merci pour votre gentillesseMalgven, Sarah, c'est pas du tout la même chose, mais j'aime vos blogs, ils me touchent, je me sens proche de vousPegottie : Bienvenue chez moi, même si tu lis en sous-marin depuis quelques temps . Merci de ce que tu as écrit, ça fait trés plaisir et au plaisir, justement, d'autres échangesEnora : Mais non, c'est pas un gros coup de blues, juste des trucs qui avaient besoin de sortir, depuis plusieurs mois maintenant.En revanche, vois-tu, même si, étant parfois incohérente, j'en fais moi-même, je m'insurge par principe contre les généralisations faciles du style "les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus". Chacun d'entre nous, qu'il soit homme ou femme, blond ou brun, occidental ou oriental, grand ou petit, bref, quel qu'il soit, a le choix de la façon dont il se comporte. Alors, faut pas se cacher derrière des généralisations...En tous cas je suis ravie que tu apprécies mon blog : merci.Fourrure : Parfois, il ne faut pas se demander si ce que l'on a à dire est pertinent ou pas, mais suivre son instinct et ses émotions... Moi "aussi" je lis ton blog et j'ai souvent du mal à y commenter, trés probablement parce que nous écrivons de façon tellement différente, sur des sujets et avec des approches tellement différentes, que j'ai du mal... Ce qui ne m'empêche pas d'apprécier. :-)

Fourrure 20/09/2009 18:30

Oui, il y a des gens qui lisent. Mais qui n'ont pas souvent quelque chose de pertinent à dire.

asv enora 18/09/2009 15:31

Et bien quel coup de blues, je me sent moins seule malheureusement.   L'amour est tellement agréable quand c'est partagé et si dur quand ca ne l'ai plus . rien de pire je crois . Le coeur a ses mysteres et plus les  histoires sont compliqué plus on s'y accroche il me semble . On est compliqué les filles et les hommes sont si dur avec nous parfois avec leur doux mots et leur actes si pervers (roooo la je derive)bref je crois que le mois de septembre est déprimant de maniere general . vivement qu'il se finisse.Et si ecrire sur votre blog vous soulage et bien moi , vous lire me passionnecordialement Enora

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