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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 15:54

Ou pas.

 

J'avais pensé écrire vite fait mal bien fait un billet fourre-tout comme j’en ai la spécialité pour dire une énième fois que j'aurais-envie-d'écrire (gnan-gnan va, si t’as envie, vazy c’est tout) mais-les-journées-qui-n'ont-que-24-heures (povchérie, tiens, comme si t ‘étais la seule) —les-trucs-qu'on-peut-pas-écrire-tout-de-suite-parce-que-des-gens-risqueraient-de-se-reconnaître-et-pour-vivre-heureux-vivons-cachésl'envie-d'aller-aux-toilettes-qui-va-notablement-raccourcir-ce-billet-là-tout-particulièrement-et-ci-et-ça et…

 

Mais avant ça, j’avais eu envie d’écrire un petit billet vite fait mal bien fait rapide pour vous soumettre la photo de ce petit objet que je viens d’acquérir et finalement j’ai pas terminé le post parce que, (1) j’avais vraiment trop envie d’aller aux toilettes (How poetic is this blog, c’est une merveille, des fois je suis fière de moi, c’est vrai, quoi) (2) j’avais pas de cordon pour faire passer la photo dans l’ordi et j’ai pas pensé à utiliser la ouebkam.

 

Objet dont je viens de décider qu’une véto une plongeuse une femme  un être humain dans mon genre, disons, devrait en avoir un sur soi en permanence.

 

as-de-pique


Ce après en avoir manqué trois soirs de suite, entraînant un calamitage en règle que si je vous en disais plus vous comprendriez trop vite ce dont il s’agit.

Alors à votre avis c’est quoi ? **

                               Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii ?

Nooooooooooooon ?

                                C’est trop simple ?

C’est trop dur ?

                                 (Tout le monde s’en fiche ?)

(Y’a plus personne sur ce blog ?) 


(et, oui, avoir décidé d’avoir cet objet sur moi en permanence, je ne suis pas très sûre que ça soit très « distingué ». Indéniablement la preuve d’un certain esprit pratique, certes, mais pas forcément très distingué. Quoi que. Il est plutôt élégant, non ? ***)

 

À part ça, y’a pas mal de gens qui arrêtent leurs blogs actuellement… Ce qui me fait penser que malgré mon envie d’écrire, je ne parviens pas à être très présente sur le mien actuellement. Alors, est-ce que ça sent le sapin, ou pas, don’t know !

 

(**À part un as de pique en métal chromé appuyé sur un ordinateur dont l’écran est tout crade)

***  Non, ce n’est pas un sex toy

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 12:18

Je ne suis quasiment jamais "taguée". Non, je corrige, je ne suis jamais taguée, sauf aujourd'hui. Et au fond j'aime mieux pas parce que je trouve souvent cela stupide. Mais cette fois ci c'est différent, parce que j'apprécie beaucoup le blog (de) (et) la personne qui m'a taguée (sans la connaître du tout, du tout) et aussi parce que je trouve sympa.

Donc, 11 questions m'ont été posées par Samantdi à qui du coup je ne peux pas renvoyer l'ascenseur, et je vais tâcher d'y répondre de mon mieux et j'ai tellement tergiversé que je suis la dernière, et puis je pose 11 questions à 11 autres personnes. Qui ne répondront peut-être pas :  je doute que certain(e)s lisent mon blog et....

 

Les 11 heureux (si, si, allez :-) ) élus  :

 

Julie, Nina et le petit boy

Virgibri

Aurélie

Stéphanie

La mante 

Pupuce 

mademoiselle Patate

Annliz

les chercheurs d'oz

Lovewriter

Clémentine et Victor et leur maman

 

Les questions auxquelles je "dois" répondre  :

 

1- Y-a-t-il un chat dans votre vie ? Y-en-a-t-il eu un ?

Vu mon métier, il y a des tas de (griffes, dents, coucougnettes, ovaires de) chats qui traversent mon quotidien. Aucun en revanche qui s'attarde sur mes oreillers personnels. Avant, plusieurs greffiers ont partagé mon enfance et mon adolescence mais ça demanderait des pages et des pages de parler de Grizzly le premier, Zébra l'incrusté qui annonçait son arrivée de grands miaulements touchants, Fractale le discret, Teddy la petite minette sauvage...


2- Dans quelle ville avez-vous passé le permis de conduire ?

Dans le village devenu depuis petite ville-banlieue de grande où j'ai passé mon enfance et mon adolescence. J'ai eu 18 ans l'été avant mon entrée en classe prépa et j'ai mis les bouchées doubles (deux heures de conduite quotidienne, beaucoup de tension, de concentration et d'espoir) dans l'idée de l'avoir avant de partir. Du coup j'ai passé la veille du jour de mon départ (c'était la première fois que je partais en internat) à pleurer à grosses larmes parce que j'avais raté mon permis et que je ne me sentais pas réellement prête à quitter mon enfance. (comment ça, je me suis débrouillée pour ne pas répondre à la vraie question ?)


3- Quel est le dernier déguisement que vous ayez porté ?
Pour le premier de l'an il y a deux ans (trois ?) c'était soirée costumée de rigueur.

Parmi les costumes disponibles à la location, seul celui de sorcière me plaisait, avec son chapeau pointu et sa robe toute simple et néanmoins  élégante, mais j'avais encore trouvé moyen de l'agrémenter à ma sauce d'un maquillage psychédélique et d'ailes de plumes rouges, histoire de faire mi ange mi démon. (Oui oui je sais que je devrais raconter tout ça à un psy compétent)


4- Etes-vous parapluie ou plutôt capuche, voire capuchon ?
Généralement je suis plutôt sous-équipée et obligée de me faufiler entre les gouttes, mais là il faut que je m'achète (Non je me suis acheté) un poncho.


5- Mettez-vous des pantoufles quand vous arrivez chez vous ?

Oui et non, généralement j'enfile une tenue confort et soit des basketts soit des (fausses) crocs. (et je m'en fous je suis sexy quand je veux si je veux)


6-Avez-vous déjà vendu quelque chose sur le Bon Coin ?
Sur le bon coin non, j'ai essayé sur ebay et ça a été un piteux échec.


7- Quelle est la chose que vous savez le mieux faire et que vous pourriez m'apprendre ?
Le manque de confiance en soi et l'autodévaluation, mais j'aimerais moi-même désapprendre !!!


8- Dormez-vous toujours du même côté du lit ?
J'essaye de penser à me mettre au milieu puisqu'aprés tout c'est mon lit à moi toute seule... Mais je me retrouve souvent à gauche.


9- Qui a été votre premier chanteur préféré ?
Grosse hésitation :  Alphaville ? Clic, clic, clic.... Oh là là là, ce que les clips ont vieilli ! JJG ? Clic clic (seulement deux pour celui-ci car il y en aurait beaucoup plus !)

 

10- Où en êtes-vous avec Facebook ?

J'y passe tous les jours, j'essaye de ne pas trop cliquer sur "j'aime" parce que ça ne veut pas dire grand chose ; en même temps, quand quelqu'un a liké un de mes statuts ça me fait plaisir, donc j'y vais à l'instinct. J'essaye d'en profiter pour communiquer avec les quelques amis que j'ai mais avec mes cousins c'est le flop complet.


11-Quel est le prénom de vos parents ?

Leur second prénom est respectivement Albert et Estelle. Comment ça, c'était pas la question ? Ah, j'ai glissé, alors. :-))

 

Les questions que je voudrais poser (Hou...)

 

—  Est-ce que vous cuisinez ?

—  Qu'est-ce que vous cuisinez ?

—  Durant vos (éventuels) trajets en voiture, CD, radio, silence ou discussions à batons rompus avec vos covoiturés ?

—  Vous habillez-vous de couleurs vives, pastels ou sombres ?

—  Quelle (qui) est pour vous l'image de la Femme (une photo, un vêtement, un accessoire, une personnalité) ? De l'Homme ? (que le premier qui cite les pubs Jean-Paul Gauthier aille pourrir mourir de honte loin de ce blog)

—  Qu'est-ce que vous emmenez partout, partout avec vous, sans quoi vous vous sentez nu ?

—  Mer ou montagne et pourquoi ?

—  Aimez-vous dessiner, peindre, coudre, décorer... ?

—  Est-ce que ce qui vous fait peur vous attire aussi ?

—  Rêvez-vous beaucoup, éveillé ou endormi  ?

—  Aimeriez vous partir au bout du monde ?


Et comme ici c'est moi le chef, j'invite qui veut à se prêter au jeu. Dit elle en soupirant de soulagement d'avoir fini.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 13:44

Maintenant que l'été est booké, second dossier de la rentrée : l'appart de là-haut-en-haut.

Cet appart que j'ai acheté en octobre 2007 (déjà ? et oui, déjà...), meublé avec amour, habité avec bonheur.

Il parait que les sages sont détachés des choses de ce monde, que ce n'est pas les objets qui font le bonheur.

Oui bon d'accord.

N'empêche que c'est bon d'avoir un chez soi, un à soi et de s'y sentir bien, et pour moi ça passe par "de la place", "de la lumière", et puis j'aime mes tableaux, mes bibelots, le bahut et la table hérités de ma grand-mère, le service en porcelaine hérité de mon autre grand mère, la ménagère offerte par ma grand-mère, etc etc. Tous objets qui n'ont pas ou peu de valeur financière mais une valeur sentimentale énorme.

 


Non, je ne suis pas une sage, et, oui, bien sûr, c'est ballot de s'attacher à des biens mobiliers qui peuvent disparaître. (Mais bon on peut discuter longtemps sur l'impermanence des choses et des êtres aussi).

 

P1040275.jpg

ça c'est une photo à moi, donc pas d'utilisation où que ce soit ailleurs sur le Net, merci.

Tout ça pour dire quoi ?

 

Donc quand j'ai quitté Làhautenhaut, l'appart est resté vide un certain temps, puis j'ai cherché à le mettre en gestion locative, puis j'ai changé de gestion locative, ils m'ont (difficilement) trouvé un locataire...

Qui est parti au bout de peu de temps, c'était l'époque des problèmes avec le syndic, etc etc.


Maintenant l'appart est en vente depuis prés de un an, à peu prés aux trois quart du prix d'achat (la crise, ma bonne dame), et ne se vend pas plus d'ailleurs qu'il ne se visite.


J'ai perdu confiance en l'agence à laquelle je l'avais confié et je vais changer.

Envoyer des mails à de nouvelles agences immobilières, ça c'est fait, maintenant reste à

                    résilier le précédent mandat, ce qui signifie résilier au passage le mandat de gestion locative jusqu'ici simplement suspendu puisqu'ils devaient tenter de le vendre.                   

                    monter sur place vérifier comment il est, récupérer clefs DPE etc etc et confier tout cela à une autre agence.


Il va probablement falloir baisser encore le prix de vente, et il va y avoir la résiliation du précédent mandat, le train, la nuit d'hotel.


Sans doutes suis-je beaucoup trop calculatrice et toute cette sorte de chose et on est bien d'accord qu'il y a des tas de gens qui se bagarrent sur des terrains beaucoup plus vitaux (style parce qu'ils ont un cancer ou le SIDA ou trois gosses sur un seul smic, oui, on est d'accord, il y a quantité de vrais problèmes sur terre auprés desquels les miens ne sont que pets de chats au vent).


Mais quand je pense à tout ce fric qui part au vent, justement, alors que j'ai toujours été super économe et qu'encore aujourd'hui je réfléchis chaque dépense et me prive de pas mal de menus plaisirs pour....


Quand je pense, donc, à tout ce fric durement gagné (ben oui quand même ! même si je ne vais pas non plus à la mine tous les jours) et qui s'envole, ça me fait un peu mal au ventre. Voire beaucoup.

Mais bon, c'est sur, il y a quantité de trucs bien plus graves sur terre.


Alors on retombe sur ses pattes (oui parce que les dragons comme les chats retombent toujours sur leurs pattes, si, si), on arrête de pleurnicher  (bon, c'est pas non plus comme si j'avais tenté de remplir les nappes phréatiques locales à moi toute seule) et on prend chaque problème aprés l'autre  pour le régler.

 


Et vous, vous êtes plutôt cigale ou fourmi ? Dragon d'intérieur ou fée volant au vent  ? Vous rêvez de maison ou d'appartement ou de rien du tout ?


Par ailleurs, j'essaierai de répondre à chacun, mais merci pour toutes les réactions au dernier article : ça m'a fait trés plaisir.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 15:03

Un début d'année, c'est quelque chose de prometteur, comme une possibilité de  nouveau départ.

 

C'est pour ça que j'ai du mal à rédiger ce billet, depuis déjà quelques semaines : j'ai du mal à être dans le trip.

 

 

 

 

                                                Parce que je suis un peu ensevelie sous des lettres de motivation et envois de CV qui pour porteurs de promesse qu'ils soient sont tout aussi décourageants quand on sait que la majeure partie des contacts ne recrutent pas et qu'on envoie le CV comme une bouteille à la mer.

 

 


                                                Parce que j'ai vu (entreaperçu) mon frère, que je n'avais pas vu depuis deux trois ans et que je me demande avec un peu de désolation comment on peut en arriver là, à me sentir comme une vague connaissance pour mon frangin et à m'y sentir un peu indifférente. Seule preuve que tel n'est pas tout à fait le cas, si j'avais pu, j'aurais changé mes billets de train pour rentrer plus tôt.

 

 

 

 


Mais cette nouvelle année, c'est aussi, justement, tous ces CV à envoyer à ces adresses au soleil et toutes ces photos de plongées dans des eaux à 28 °C pleines de poissons multicolores sur lesquelles je rêve au passage (et oui, à force de rêver, ma productivité d'envoi de CV en prend un coup, mais souvenez vous d'Émilie jolie et d'Henri Salvador "faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve").

 

 

 

 

C'est le bébé de MissA, amie de ma soeur, qui est  née et ça fait plaisir de voir ses photos et de lire le bonheur de sa maman sur FB, et le petit bonhomme de Julie qui est si joliment attendu.

 

 

 

 

 

 

Si je devais me souhaiter à moi-personnellement-moi-même (aprés tout, on n'est jamais si bien servi que par soi-même) quelque(s) chose(s) pour 2012, ce serait de la lumière, des couleurs, de la douceur, de la chaleur, comme sur cette photo.

 

 

 

Noël 2012

  (Lampe reçue pour Noël, made in China mais tellement jolie sur ce miroir et entourée de mes flacons de parfums préférés)

 

 


Et puis des découvertes et de l'émerveillement toujours, des rires, de la tendresse et du bonheur

 

(et quelques larmes pour mieux goûter le contraste avec le bonheur, mais pas trop, juste un peu)

(et  la santé et la prospérité  bien sûr, comme tout le monde dit et je déteste dire comme tout le monde mais ma foi la vox populi a parfois bien raison ma bonne dame.)

 

 

 

 

Et donc je vous souhaite la même chose, à tous ceux qui me lisent et me laissent parfois des commentaires super gentils et aussi à ceux qui me lisent parfois en sous-marin.

Bonne année à tous.

 

 

edit 1 : 2012 sera aussi l'année d'un changement de décennie pour moi, je dis ça, je dis rien, les années c'est dans la tête, hein ? Alex, j'ai oublié de te le préciser dans ma réponse à un mail dont tu te souviendras peut-être : on dit "madame le dinosaure". ;-)


edit 2 : ffffiou, j'ai neuf abonnés, neuf. J'en suis toute épatée — oui oui je sais, il m'en faut peu pour être heureuse. Merci :-)

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 22:28

C’est Fondant au chocolat le chat de la clinique qui est content : il a squatté ma couette  quasiment toute la nuit.

Je me suis couchée après la première consultation d’urgence et j’ai cherché le sommeil.  Fondantchoco1

La dernière fois, je croyais que c’était à cause de mon sac de couchage trop étroit que j’avais eu du mal à m’endormir.

 


Là j’ai pris ma grande couette douillette qui pliée en deux fait un sac de couchage de grand luxe, pourtant j’ai toujours du mal à dormir. Mon nez et mes yeux me piquent, il doit y avoir trop de poussière en suspens  dans la chambre de garde aménagée sous les combles de cette vieille bâtisse et j’ai du mal à respirer.

À 23 H 10 très exactement, au bout de trop peu de minutes de sommeil le téléphone de la clinique a sonné et j’ai écouté le silence. Le répondeur devait être en train de préciser « et en cas d’urgence seulement, vous pouvez contacter le vétérinaire de garde au ..  ..  ..  ..  .. »

Appelleront, appelleront pas ? Quelques minutes plus tard, je somnolais déjà quand le portable a sonné.

À mon retour suivant dans la chambre de garde, Fondant au chocolat était tranquillement étalé au beau milieu de la couette, la tête sur l’oreiller. Je l’ai poussé un peu  pour trouver une place. J’étais à peine couchée qu’il progressait délicatement vers mon oreiller et je me suis retrouvée avec un chat dans les bras et un véritable moteur dans les oreilles.

 

Fondantchoco2

 

Une torsion d’estomac sondage laparotomie splénectomie gastropexie plus tard (enfin, moi j’ai fait la splénectomie et recousu, mon patron a fait la pexie et le ménage tandis que je cousais), je retrouvais ma couette et mon Fondant au chocolat confortable comme à la maison et il s’est de nouveau lové contre moi en ronronnant comme une locomotive.

 

À 7 H 30 quand le portable a sonné, j’ai émergé comme d’un coma le cheveux de travers, le dos raide avec l’impression que je venais de m’endormirce qui n’était pas si faux tandis que mon european tabby  s’étirait tranquillement et descendait du pas souple du félin bien reposé les marches de l’escalier de bois.
« Surtout, ne dis pas merci pour la couette et l’oreiller… » (ça c’était avant d’apprendre que l’ironie ne sert à rien) mais si une partie de son anatomie m’a entendue, ce ne pouvait guère qu’être l’orifice de sortie situé sous son appendice caudal fièrement dressé…

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Published by Dragon d'eau - dans Boulot
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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 12:47

au précédent article.

En fait quelqu'un (que je ne veux pas vexer, c'est pourquoi d'ailleurs je ne validerai le commentaire que si son auteur le souhaite) m'a écrit un commentaire qui de façon certainement involontaire m'a fait bondir (j'explique plus bas ce qui exactement m'a heurtée).


Je suis parfaitement consciente que les gens ne connaissent pas forcément le système d'ungence vétérinaire, je vais donc essayer de vous en parler. Je suis également trés consciente de la différence de vision qu'ont le vétérinaire et le propriétaire : j'ai eu un chien, je sais ou j'ai su ce que c'est que d'être inquiète. Cela n'empêche pas, quand on connait un peu mieux le système, de respecter le professionnel.

 

Le système des urgences vétérinaires, tout d'abord :

—  Le traitement des urgences (ou permanence des soins) est une obligation légale, incluse dans notre code de déontologie lui-même inclus dans le code rural, article R. 242-32 et suivants.

           Art. R.* 242-48. - Devoirs fondamentaux.  [...] 

 
            IV. - Il assure lui-même ou par l'intermédiaire d'un de ses confrères la continuité des soins aux animaux

            qui lui sont confiés.

 

Il faut savoir que ce système peut être assuré de plusieurs façons.

          Dans les grandes villes, vous pouvez avoir un CHV (centre hospitalier vétérinaire) qui fonctionne 24 H sur 24. Ce sont notamment les écoles vétérinaires (Pschhhhhhht la Vieille Maison ! , aheum, excusez-moi, je m'égare) mais aussi de grosses grosses cliniques vétérinaires.

J'imagine**** que dans ces CHV il y a des vétos qui consacrent leur nuit aux urgences et sont de repos le lendemain.

          Il existe également (plutôt aussi dans les grandes villes) des systèmes d'urgences vétérinaires à domicile les vétérinaires ainsi organisés ne font souvent "que cela"**** et ont tout leur matériel dans des malettes (ou autres) spéciales. Ils restent néanmoins limités (enfin, je pense ?) dans les examens complémentaires : je doute qu'ils emmènent un appareil de radio, d'échographie et un analyseur de biochimie-hématologie avec eux.

[****mais en fait je n'en SAIS rien, alors si un véto urgentiste à domicile ou en CHV a des précisions à fournir, je serai ravie de corriger mon texte en incluant un retour d'expérience personnalisé et compétent sur ce sujet]

          Mais la plupart des vétos, quand ils sont de garde de nuit, doivent assurer également leur journée de travail le lendemain.

 

 

Second point, pour moi en tant que vétérinaire faisant partie du dernier paragraphe précédent, la gestion des appels d'urgence répond à une définition et un principe qui sont les suivants :

—  Une véritable urgence serait un problème pathologique (ou PP) **   survenant de façon aigüe et influant le pronostic vital (pour parler français, "menaçant la vie de l'animal") à court terme. Donc c'est quelque chose qui ne peut objectivement pas attendre le retour en horaires ouvrables.

On peut ajouter  éventuellement à cela les PP traités et suivis faisant l'objet d'une complication brutale en pleine nuit / WE / jour fériés ainsi que tout ce qui est phénomène hyper douloureux : même si ils ne menacent pas forcément la vie de l'animal, on ne va pas laisser un chien / chat / cochon d'inde se tordre de douleur (c'est une image !).

 

 

**mention spéciale pour Mr M, grand nom de la médecine vétérinaire française qui nous disait toujours que le terme "pathologie" renvoyait à la science étudiant les maladies,  leurs causes et leurs symptômes et que son utilisation pour désigner la maladie était impropre.

Qu'il fallait donc parler de "problème pathologique" pour parler d'une maladie précise.

 


 

Pour moi (et je pense que beaucoup de vétos seront d'accords), devraient être exclus de la notion d'urgence à proprement parler tous les problèmes qui traînent depuis des heures / jours / semaines (rayer la mention inutile), la personne n'a pas eu le temps ("vous comprenez, je travaille, moi", ah oui, et moi tu crois que je m'amuse, là tout de suite ?) ou la présence d'esprit ("je pensais que ça allait passer"...) de venir consulter dans les horaires ouvrables et puis là subitement ce soir / samedi après midi / jour férié, elle regarde son animal différemment et réalise qu'il a réellement un problème et qu'il faut consulter.


Tous ces PP là sont pour moi*** à qualifier d'"urgences ressenties".

[*** Bon, il peut y avoir des approximations involontaires dans ce que je dis, ou des opinions personnelles avec lesquelles d'aucuns ne seraient pas en accord, n'est-ce pas !]

 

—  Moi par téléphone, quel que soit (ou presque) le motif d'appel, je ne peux pas être sûre de faire le tri entre une véritable urgence et quelque chose qui peut attendre le (sur)lendemain.

Donc quel que soit (ou presque) le motif d'appel, je vais proposer de faire venir l'animal pour un examen. Je le répète, on ne peut pas faire de télémédecine : pour émettre un diagnostic ou un avis fiable et proposer un traitement adéquat, il faut examiner l'animal de visu, avec ses mains, ses yeux et ses oreilles.

 

On parle bien de "faire venir" l'animal. Hors de question pour moi de me déplacer en urgences. Je travaille dans une clinique vétérinaire que je ne peux pas transporter au chevet d'un animal, je n'ai pas non plus de malette d'urgence. Quasiment tous les "petits" animaux de compagnie sont transportables à condition d'y mettre les moyens (oui oui je sais c'est parfois plus facile à dire qu'à faire), et pour les gens qui n'ont pas de voiture, il existe un peu partout des services d'ambulances animalières.

 

—  Et c'est bien là que la vision du vétérinaire diverge de celui du propriétaire. Celui-ci en effet voudrait souvent être rassuré sans avoir à se déplacer ou à dépenser les wouatmille euro de consultation d'urgence.

Ben non, ça marche généralement pas comme ça, alors lire des trucs du style "Oui, je comprends, ce n'est pas agréable d'être réveillée et je compatis.  Et en même temps, si vous veniez à mon domicile, , nous serions toutes deux rassurées : moi, pour mon chien  et vous pour la suite de votre nuit. Merci !" ;-))) ." , ça me fait bondir.

Et c'est là que je suis gênée vis à vis de toi qui a imaginée cette réponse peut-être "pour rire". Je ne veux surtout pas te vexer, et j'ai une facheuse tendance à trop réagir au premier degrés quand il faudrait prendre un peu de distance et d'humour. Mais justement ce genre de réponse est trop proche de certains comportements vus en réalité (Kastor83 et Didou semblent le vivre aussi, et probablement bien d'autres) pour être drôle. Vraiment désolée, et crois bien qu'il n'y a pas d'attaque personnelle, simplement une tentative pour expliquer.


Quand j'ai quelqu'un au téléphone en urgence, le fond du problème n'est pas d'être "rassurée pour ma nuit", mais de faire correctement mon travail.

Et mon travail, c'est de soigner des animaux, même la nuit, et je le fais, pas toujours avec enthousiasme, mais toujours  avec conscience professionnelle.

Donc si un animal a besoin d'être vu, je sacrifie mon sommeil sans me poser de questions.

Mais justement, faut pas pousser mémé dans les orties non  plus.

                ....    Et donc faut pas me demander de faire de médecine par téléphone (ou en d'autres termes, faut pas me demander de sacrifier mon sommeil pour ne pas faire mon travail),  

                ....   faut pas penser  que je vais aller à domicile (y'a d'autres vétérinaires pour ça, cf supra) sauf cas trés exceptionnels (j'ai quand même un coeur, faut pas croire) (enfin j'ai aussi à coeur de travailler en sécurité donc les visites à domicile de nuit... ),  

                ....   faut pas penser qu'on puisse me déranger plusieurs fois dans une même nuit pour une connerie (ce qui signifie que je vais trouver une autre réponse à ce type de situation puisque manifestement l'ironie n'est pas un bon moyen de me faire comprendre)

et il ne faut surtout pas essayer de pousser mémé dans les orties et tenter de faire passer le truc d'un faussement gentil "je compatis".


Pourquoi "faussement gentil" ? parce que les gens qui te dérangent la nuit, soit ils sont réellement inquiets (et dans ce cas là ils te disent un truc du style "je suis désolé de vous déranger mais..." et ils viennent — témoin cette jeune femme qui aprés m'avoir demandé si je ne pouvais pas la rassurer par téléphone m'a dit "écoutez, je case ma fille parce que je ne veux pas l'emmener" et je vous rappelle.") soit ils n'ont pas conscience de te déranger (par exemple parce qu'ils croient que tu es le véto de nuit qui prend son service à 20 H, le termine à 8 H et va dormir ensuite), soit ils s'en fichent  complètement et c'est plus agaçant qu'autre chose qu'ils essayent de te manipuler en faisant semblant du contraire.

 

..... À part ça, je voulais écrire un truc tout à fait futile mais ça sera pour une autre fois.

 .... et vous, vous voulez me raconter ce qui vous insupporte dans votre métier, sur le thème, "c'est pas mon boulot et on essaye quand même de me rouler dans la farine " ?

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Published by Dragon d'eau
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 15:00

Ah-heum.

Aujourd'hui, chers lecteurs dont le nombre ne cesse d'augmenter m'est inconnu, j'ose même pas regarder mes statistiques, t'tes façons, si je cherchais à être célèbre, je crois qu'il faudrait que je m'y prenne différemment

 

Aujourd'hui, disais-je donc, un petit sondage vous est proposé.

Je raconte une histoire et vous cochez  la proposition qui correspond à votre réaction putative.

Si rien ne correspond, vous avez le droit d'inventer une case "C" et la réponse correspondante.


La plus drôle gagnera pas grand chose, une jolie carte de ma blanche griffe manucurée de frais peinturlurée n'importe comment. (Tu m'étonnes que j'ose pas lire mes statistiques si c'est tout ce qe je propose pour motiver les gens à répondre à mon malheureux sondage).

 

L'histoire :

Vous êtes une brave dame, à la voix, 40-45 ans au compteur (les messieurs ont le droit de jouer aussi, imaginez imaginez).

On est dimanche soir (pas lundi ou mardi ou samedi, hein), et il est minuit et demi (pas 18 heures ou 21 heures, hein.)

Vous avez un rat des villes (comprendre un chien de moins de 10 kg, non, non, je ne suis pas raciste) qui vous inquiète parce qu'il a, disons, de la diarrhée depuis quelques heures, il n'a plus rien à émettre mais il pousse et il a mal.


Vous appellez votre vétérinaire dont le répondeur vous dit en cas d'urgence et en cas d'urgence seulement de composer le "" "" "" "" "" "" pour avoir le vétérinaire de garde.


Au téléphone, une voix de femme qui dit peut-être "urgences vétérinaires bonsoir", ou peut-être seulement "allo, oui ?", vous commencez à raconter ce qui vous préoccuppe et au bout de plusieurs secondes, la véto de garde, puisque c'est bien elle dont il s'agit, vous interrompt "excusez moi madame, est-ce que vous pourriez recommencer depuis le début ?"

 

Donc vous reprenez l'histoire de  votre rat, et vous précisez que vous souhaitez savoir ce que vous pouvez administrer au rat pour le soulager (parce que vous ne le dites pas mais on est dimanche soir demain matin votre véto rouvre ses portes et vous ne voulez pas payer une consultation d'urgence, juste savoir comment soulager votre chien).


La véto vous pose deux-trois questions et vous dit qu'elle ne pratique pas la médecine par téléphone, si vous voulez qu'elle fasse quelque chose pour votre chien il faut lui amener en consultation.


Vous repartez tel un train sur ses rails à lui raconter les symptômes de votre chien et ce que vous lui avez déjà administré comme médicaments et la véto reprend sur ses rails à elle parce qu'elle ne le dit pas mais elle n'en a pas grand chose à foutre de ce que vous lui racontez puisque tout ce qu'elle peut faire de constructif c'est examiner le chien et lui administrer elle-même des médicaments.

 

Vous finissez par lui dire "Bon, je vais voir comment ça évolue et si j'ai besoin, je vous rappellerai dans un moment."

Blanc au téléphone et puis la véto dit vivement "Mais je vous en prie, madame, surtout n'hésitez-pas à me réveiller une deuxième fois, je suis là pour ça !!"

 

Alors, là, vous répondez quoi, vous ?

 

—  Pas grand chose,

                   je raccroche et retourne au chevet de mon rat,

et je n'hésiterai effectivement pas à rappeller la véto,

                    parce qu'elle est effectivement là pour ça, t'tes façons, les vétos se font des couilles en or déjà en semaine, alors le WE à plus forte raison, ils peuvent bien répondre au téléphone

et j'en ai rien à f.... qu'elle travaille le lendemain, que le cas de mon rat ne soit pas une urgence à proprement parler et que ça ne fasse pas partie de son travail de pratiquer la télémédecine !

 

—  Je comprends le message à demi mot et m'excuse  ;

 

—  Je remercie chaleureusement cette véto vraiment trop sympa et serviable, lui assure que je n'hésiterai effectivement pas et raccroche d'un air ravi.

—  ...

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 13:37

 

 

 

mais j'ai pas grand chose à raconter, ou plutôt, tous des petits trucs de rien du tout, des petits moments du quotidien, des petits bouts de vie

(et tandis que je cherche mes mots et plus tard mes couleurs sur ce clavier, j'avais prévu d'aller chez le coiffeur, et j'espère que je vais y parvenir encore aujourd'hui, encore heureux que ce soit sans rendez-vous).25 11 2011 1

 

 

 

Par exemple, je ne sais trop pourquoi, j'avais envie de vous dire

 

 

…  la douceur d'une fenêtre éclairée dans le noir...

 

Il s'agit d'une maison assez isolée, en contrebas de la route que je prends pour rentrer chez moi le soir, au tiers environ de l'heure et demi de route qui me sépare de mon chez-moi.


La voiture tourne et tourne sur ces petites routes, au milieu des arbres, il n'y a rien autour (et ça fait vraiment "wer reitet so spät durch nacht und wind..." grand classique personnel-clic  que fut un temps je connaissais en grande partie par coeur), et puis soudain sur la gauche, une lumière, et la vision fugitive d'une lampe avec un grand abat-jour, une lumière douce et chaleureuse, un phare dans la nuit, quoi.25 11 2011 4


 

…  la poèsie du conte diffusé hier soir

 

(mais comme d'hab, le temps que je rédige ce billet, ça ne sera plus "hier soir")  sur Radio classique

 

(Des histoires en musique, Élodie Fondacci, 20 H-20H05)...                                                   Vous vous souvenez (clic), je vous avais raconté avoir vu des surfeurs 

 

 

Je pense que c'est diffusé tous les soirs, moi je suis tombée par deux fois desssus... 

 

 

25 11 2011 5Le passage est annoncé par un morceau de Casse-noisette, un des rares morceaux de musique classique que j'aime bien,  

 

la voix de la conteuse est très douce même quand elle tente de la durcir pour être le serpent de mer ou le lion (ou peut-être surtout) et l'imaginaire porté par le récit s'envole entre deux arbres dans la nuit noire.

 


J'ai pas mal de temps libre actuellement (limite carrément beaucoup trop à mon goût /-) ), du temps que je pourrais occupper à plein de choses

 

(utiliser les belles feuilles de papier et cartons colorés ainsi que mes fournitures de peinture que j'ai à la maison pour confectionner mes futures cartes de voeux par exemple, écaler toutes les noix que maman-dragon m'a données — y'a quelques années, quand j'habitais encore là-haut-en-haut, une année, j'avais ramassé plein de noix dans l'idée d'avoir des cernaux tout prêts pour faire des bons gateaux, seulement, quand j'ai eu passé des heures et des heures à toutes les écaler et mis mes beaux cernaux  tous propres dans des bocaux, ils ont tout moisi et j'ai plus eu qu'à tout jeter alors que j'y avais passé des heures et des heures, oui je sais je l'ai déjà dit, c'est pour souligner combien j'étais chagrine, du coup cette année, maman-dragon s'est souvenu de cette anecdote et m'a ramassé des noix, bon, ce qui aurait été encore plus cool, c'est qu'elle les écale pour moi, hein :-)— , réviser la réglementation de plouferie, faire des diaporamas pour des cours...)

 

et que j'utilise effectivement à plein de choses25 11 2011 6

              ....   aller voir des copains, manger au restau avec eux, 

  

 

....  marcher sur le bord du mer et dans les collines,

 


et la Grande bleue est toujours aussi belle, dans toutes ses humeurs, à mes yeux

 

25 11 2011 3

 

 

 

              ....  revisiter complètement mes placards

 

pour mettre de côté les vêtements d'été et ressortir ceux de demi saison et d'hiver (ouffffff.... le nombre de vêtements que j'ai....)


....  regarder des séries en finissant la veste que je me suis commencée au crochet il y a maintenant bientôt deux ans (peut-être sera-t-elle finie cet hiver ? La balle est maintenant dans le camp de maman-dragon-oui-toujours-elle pour le montage et la doublure)

 

 


              ....  rêver en regardant les profils FB des copains qui partent pour des destinations qui me font rêver (j'aurais pas utilisé deux fois le même mot, moi ?), en regardant les petites annonces immobilières, en regardant les grands voiliers et catamarans dans les ports (et je suis définitivement bourrée de contradictions car je n'ai jamais aimé la voile et j'ai encore peur de la mer à certains aspects, et pourtant je rêve de partir sur les mers dans l'un de ces oiseaux, et peut-être un jour, qui sait ?).

 

 

 

 

 

 

 

 

et vous, qu'est-ce que vous faites de votre temps libre, et qu'est ce qui   (sans vouloir être indiscrète...)  vous fait  rêver ?

 

 

 

 

 

 

  

25 11 2011 2

 

 

 

 

 

 

en bonus, une

 

rencontre marrante au détour des rayons du super marché :-)

 

 

 

 

 

 

 

 


et en second bonus, une de ces chansons qui m'aspirent !

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 11:24

Ça a commencé avec Belzébuth, fort mal nommé, d’ailleurs.

 

Porcelaine de son état, 5 mois environ d’après le père de son maître qui l’a déposé. Rondouillard, avec de grosses pattes, des longues oreilles, une minuscule paire de coucougnettes bien en place (alors ça, c’est typique des vétos : toujours vérifier les coucougnettes des mâles…. Je parle des chiens, bien évidemment), une gentille bedaine pendouillant agréablement.

 

Il avait une « plaque dans le dos » et le monsieur voulait le laisser, il avait des rendez-vous ce matin, enfin, chez nous c’est sans rendez-vous qu’il s’était présenté, mais passons.

 

Donc j’ai pris les 17 kg de chiot dans les bras et je l’ai mis en salle 2, attaché à un anneau au sol, en maugréant un peu qu’il n’avait rien du tout ce chien et ça servait à rien de nous le laisser.

 

Un moment plus tard, dés que j’ai pu, je l’ai repris pour le soigner.

Sagement couché en rond, la truffe sur la racine de sa queue, il chougnait discrètement parce que, vraiment, la vie de chiot, c’est trop dur.

 

Un coup de tondeuse sur sa plaque de rien du tout qu’il avait sur les lombes, un petit traitement local, et zou.

Et là, j’ai raté le coche, c’est à dire, la photo. Parce qu’en fait de coup de tondeuse et zou, ça a été tondeuse, calin et zou, et en fait de zou, j’ai pas pu m’empêcher de m’amuser à lui faire un nœud avec ses oreilles (faut dire qu’avoir des oreilles longues comme ça quand on est gentil comme ça, c’est littéralement pousse au crime, c’est pas d’ma faute, monsieur’l’juge.).

 

Et là devant la tête piteuse qu’il arborait avec cet espèce de casque d’oreille (je tiens à préciser qu’aucune paire d’oreille n’a été maltraitée ni endolorie ce faisant) sur le crâne, j’ai vraiment regretté de ne pas avoir l’appareil, juste avant qu’un vif secouage de tête n’envoie les oreilles  voler façon Dumbo.

 

fenris 

 

 

 

 

 

 

 

Et une photo qui n'a pas grand chose à voir à part qu'il s'agit d'un chiot aussi ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Plus tard, c’est Sasha, un petit berger allemand de 3 mois que j’ai soigné pour un hot spot sur les lombes.

 

14 kg au compteur, des pattes énormes, de jolies petites dents aiguës, une seule coucougnette (aheum…. Cf supra), une dense fourrure laineuse, l’oreille droite saluant la gauche elle-même branlante, et un punch  (des fois on est limite de faire un test anti dopage) !

 

 

Monsieur propriétaire, son maître, s’accrochait fort pour le tenir et Madame propriétaire tentait vainement de le réconforter tandis qu’il piaillait à la terre entière d’une petite voix aiguë qu’on le maltraitait  et c’était un scandale, il dirait tout à sa maman, à son papa, à la présidente de la SPA et ça aurait dû être interdit… — en fait un simple coup de tondeuse, certes pas très agréable pour lui, mais là absolument nécessaire.

 

Après il a piaillé et chougné parce qu’il aurait voulu se lécher et qu’on lui avait mis un entonnoir, un vrai scandale là encore, vous avez remarqué comme certains chiots ont tendance à considérer que tout est scandale ? Ensuite il a cessé temporairement de chougner parce qu’il était parvenu à s’enlever son beau carcan rouge pourtant assorti à son collier et qu’il était fort occupé à creuser lécher soigneusement son hot spot. On lui a remis juste avant qu’ils ne partent et je leur ai dit au revoir en me demandant quel chien il serait plus tard.

 

 

et chez vous, elle était comment la journée de boulot ? Sourieuse (NDLR : porteuse de sourire) ou pénible ? Intéressante ou ennuyeuse ?

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 15:08

Bon, j'ai au moins trouvé un titre pour ce billet, même si j'ai triché, puisque c'est le titre d'un billet d'un blog que je lis ces temps ci, mais comme c'est un billet dissimulé dans wouatmillion d'archives et qu'en plus je ne vais pas pour l'instant vous en livrer l'adresse (c'est moche, c'est moche, de plagier sans citer ses sources.... Bouh...), personne n'ira voir que j'ai copié, ça reste entre vous et moi, ok ?


Ces temps ci, (au milieu de trombes d'eau et de vent, et ma cuisine toujours inondée, tu éponges ça se reforme, parce qu'apparemment y'a rien à faire pour l'éviter, dixit mon proprio qui m'a demandé si j'avais mon certificat de plongée, woua-a-a-a c'était drôle), je cogite, je cogite.


Le thème du jour, de la semaine, du mois, c'est qu'est ce que je veux vraiment ? Est-ce que je mène une vie qui me convient, ou pas, et qu'est-ce qu'il faudrait que je fasse pour arriver là où je voudrais être ?

Hou là là prise de tête (mais pourquoi elle se prend toujours, la tête, hein ?).

Entre deux prises de tête....


Je travaille... Des vaccins, des catstrations (la faute de frappe, c'est fait exprés), des ovarios (pour la première fois depuis mon tout tout premier job, j'ai accepté (!!!) de faire une ovario de chat par le flanc et ai eu le fugitif mais extrême bonheur de réussir parfaitement du premier coup. La grande question, c'est "serais-je capable de répéter ce ni plus ni moins qu'exploit  ?" (oui oui je me moque  gentiment de moi-même), du quotidien, quoi...

Je fais des gardes,"urgences vétérinaires bonsoir" et tout et tout, et des fois c'est frustrant avec de grosses impressions de merdouiller péclotter et des fois c'est stimulant. Je réalise que j'ai, oui, c'est même sûr, des petits moments de plaisir au boulot, mais à part ça, c'est toujours pareil, bref.

 

Je compte mes sous et je budgettise à mort ;

 

Je cherche du travail, je réponds scrupuleusement à toutes les annonces possibles, mais  je rêve sur les annonces pour des postes de moniteur de plongée en mers chaudes ;

 

(et en m'abstenant de répondre à une offre en Nouvelle calédonie je me demande si je manque du cran nécessaire pour partir au bout du monde en tant que moniteur, et puis aprés je réalise que quand on a des projets de vie tout à la fois ici et ailleurs, il faut faire des choix, et que ça n'est pas forcément par manque de cran que je ne réponds pas à telle annonce mais que je manque de l'expérience professionnelle, et à tous points de vue, des moyens me permettant pour l'instant, de répondre à ces annonces.)

 

Je rêve de m'acheter une maison en bord de mer (enfin, à 10-20 km de bord de mer, en fait — et j'ai eu envie d'assassiner ma cousine quand elle m'a dit en riant que ces maisons là étaient inaccessibles, mais peut-être un petit studio — tais-toi conasse et laisses-moi mener ma barque), pour pouvoir revenir entre deux voyages, alors je regarde les petites annonces sur Internet et je rêve sur des tas de chouettes photos et de trucs prometteurs beaucoup trop chers pour moi dans l'état actuel de mes finances mais j'ai confiance en mon opiniatreté et mes capacités à économiser.

 

Je profite de ballades sur le bord de mer (l'autre jour, y'avait plein de surfeurs, j'ai halluciné et j'ai aussi croisé Mischaël et bavardé un moment avec lui, c'était super sympa) de bons petits déjeuners dans des cafés.

 

Les vraies questions, c'est est-il possible de vouloir tout à la fois être parti(e) une partie de l'année et en même temps avoir un chez soi confortable et douillet ici en France et pas loin de la mer ? Parfois j'ai l'impression de ne penser (entre tous mes espoirs d'économie, la vie au quotidien et les frais d'avocats et autres pour l'appartement de là-haut en haut) que fric en permanence et parfois aussi l'impression d'attendre ma vie au lieu de la vivre.


Parfois aussi j'ai simplement l'impression d'être en chemin et que peut-être bien je serai en chemin toute ma vie. Et que c'est bien d'avoir des tas d'envie et de projets, de me donner les moyens de les réaliser (la vie nous limite suffisamment sans qu'on ne se bride soi-même, et que je profite quand même aussi au quotidien.

Et que personne n'est heureux tout le temps.

 

(et au moment où j'écris ça, il y a dans le petit snack plein de courants d'air dont je me connecte aujourd'hui, des reportages sur tous les gens qui ont souffert et beaucoup perdu au cours des intempéries... et oui je sais que j'ai la chance de ne manquer de rien.)


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